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Homesman Broché – 5 mai 2014

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Descriptions du produit

Extrait

S.E. 2, section 10,
Commune 8, Terrain 4E.

À la fin de l'été, Line lui apprit qu'elle était enceinte de deux mois. Encore une bouche à nourrir. Et puis, dit-elle, elle était trop vieille à quarante-trois ans. Il aurait une tête comme un melon, dit-elle, ou un bec-de-lièvre, ou il serait infirme car Dieu devait être en colère après eux, après tout, voyez ce qui leur était déjà arrivé cette année.
Au printemps, la maladie du charbon avait emporté tout leur troupeau, à l'exception d'une vache et de son veau.
A la même époque, Virgil, leur unique fils de seize ans, un garçon débordant d'ambition, s'était enfui pour aller chercher de l'or et de la pyrite en Californie.
La grêle de juillet avait détruit leur blé et en août, alors que le maïs sortait de terre, deux semaines d'un vent venu tout droit de l'enfer en avaient brûlé tant qu'une fois l'automne venu ils avaient décroché les maigres petits épis à la main avant de les décortiquer plutôt que de s'embarrasser à les porter jusqu'au moulin. Huit hectares de blé anéantis et douze de maïs. Des récoltes pour subvenir à leurs besoins. Dieu faisait la pluie et le beau temps, disait Vester.
C'était le mois de mars, à présent, et Line continua à lister leurs malheurs comme un enfant récite un poème, et il l'écouta jusqu'au bout car elle parlait peu, ces derniers temps, et cela la soulagerait peut-être.
Avant les premières neiges, quand ils avaient compris qu'il serait trop compliqué de se nourrir pendant l'hiver, ils avaient envoyé Loney, leur aînée, à vingt kilomètres pour trimer au service d'une famille bien mieux lotie. Pour le gîte dans un lit partagé à trois et le couvert, la pauvre enfant.
Un de leurs boeufs avait attrapé le varron, des vers lui grouillaient sous la peau. On pouvait entailler une boursouflure et tuer les vers en les aspergeant d'huile de charbon si l'on possédait de l'huile de charbon. Au lieu de quoi, les vers dévoreraient le boeuf jusqu'à l'âme, Line en était certaine, et une fois le printemps arrivé, on lui passerait le joug et il tomberait raide mort au beau milieu du champ, le pauvre animal.
Et pour finir, cet hiver infernal. Avaient-ils tant péché ? Il faisait si froid qu'ils étaient arrivés à court de bois et d'épis de maïs dès la fin janvier, et qu'ils avaient dû se chauffer et cuisiner avec leurs réserves de foin. À deux reprises, alors que la température était tombée à -40 °C, ils avaient dû faire rentrer les deux cochons dans la maison la nuit pour éviter qu'ils ne meurent de froid, mais ils les avaient oubliés un soir et une meute de loups les avaient dévorés jusqu'aux os. Les blizzards étaient si violents que l'on ne voyait pas à plus de dix mètres de la porte. Il leur fallait tendre une corde de la porte à l'étable, puis une deuxième vers les toilettes extérieures pour ne pas se perdre. Le révérend Dowd leur avait rendu visite en janvier, durant un court dégel, tout comme Mary Bee qui était venue depuis ses terres, en février, pour leur apporter à manger. À l'exception de ces deux-là - le pasteur itinérant et leur plus proche voisine -, la famille n'avait posé les yeux sur aucun autre être humain en cinq mois. La neige rendait l'école-église inaccessible, personne ne hurlait jamais un salut cordial et ils se languissaient d'entendre l'archet courir sur un violon. Père, mère et les trois filles frissonnaient, ils étaient malades et buvaient dans la même louche.
Et un bébé, à présent, conclut Line.
Vester avait quarante-quatre ans. Il posa la main sur le ventre de sa femme et lui dit que le bébé n'était pas de sa faute. L'homme avait des besoins, dit-il, et le Seigneur avait créé la femme pour les assouvir.

Présentation de l'éditeur

Au coeur des grandes plaines de l'Ouest, au milieu du xixè siècle, Mary Bee Cuddy est une ancienne institutrice solitaire qui a appris à cultiver sa terre et à toujours laisser sa porte ouverte. Cette année-là, quatre femmes, brisées par l'hiver impitoyable et les conditions de vie extrêmes sur la Frontière, ont perdu la raison. Aux yeux de la communauté des colons, il n'y a qu'une seule solution : il faut rapatrier les démentes vers l'Est, vers leurs
familles et leurs terres d'origine. Mary Bee accepte d'effectuer ce voyage de plusieurs semaines à travers le continent américain. Pour la seconder, Briggs, un bon à rien, voleur de concession voué à la pendaison, devra endosser le rôle de "homesman" et l'accompagner dans son périple.
Inoubliable portrait d'une femme hors du commun et de son compagnon taciturne, aventure et quête à rebours, Homesman se dévore de la première à la dernière page. À propos du livre
' Paru en 1988 aux États-Unis, Homesman a obtenu les deux récompenses littéraires les plus prestigieuses décernées pour le genre du Western.
' Une première traduction épuisée depuis plusieurs années avait été publiée en 1992 par les Presses de la Cité sous le titre Le Chariot des damnées. Cette réédition bénéficie d'une nouvelle traduction.
' L'adaptation cinématographique de ce roman par Tommy Lee Jones, qui jouera aux côtés d'Hilary Swank et de Meryl Streep, sortira en salle fin mai 2014.
Dans la presse :
Aucun lecteur ne pourrait se risquer à deviner ce qu'il va se passer. Les surprises se succèdent les unes après les autres. Un roman puissant et haletant. ASSOCIATED PRESS
Un classique. Un roman qu'on a du mal à reposer et qui, une fois fini, sera difficile à oublier. THE MICHIGAN JOURNAL
Glendon Swarthout est un merveilleux conteur, et Le Rapatrieur une sacrée chevauchée. DAILY NEWS

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Par Jean-pascal Guillet TOP 500 COMMENTATEURSMEMBRE DU CLUB DES TESTEURS le 26 mai 2014
Format: Broché Achat vérifié
On avait découvert Glendon Swarthout en 2012 avec un excellent roman" le tireur" édité par les non moins excellentes éditions Gallmeister , qui récidivent ici avec ce petit chef d'oeuvre de littérature western. Nouvelle parution donc , nouvelle traduction et aussi sortie du film de Tommy Lee Jones tiré de ce livre.
"Homesman" que l'on peut traduire par le "rapatrieur" nous plonge dans le grand mythe de la conquête de l'ouest, mais on est loin des chevauchées épiques, des ranchs imposants.... Swarthout nous fait cotoyer les pionniers confrontés à la vie rude de la "frontière", terrés dans des grottes creusées à flanc de colline, subissant les assauts d'hivers implacables. Famines, maladies, insécurité , conditions de vie plus que précaires qui voient les enfants tomber comme des mouches, les femmes devenir folles de douleur ou de terreur ou les deux à la fois...

Ce sont justement quatre de ces femmes qui ont perdu la tête, et qui doivent être ramenées vers l'est dans leurs familles d'origine que va convoyer l'héroïne Mary Bee Cuddy avec l'aide de Briggs un solitaire pas très recommandable.

"Homesman" fait partie de ces bouquins que l'on a du mal à poser et que l'on souhaite retrouver au plus tôt. A ranger tout près des grands classiques du genre: "Contrée indienne" de Dorothy Johnson ,"Lonesome Dove" de Larry McMurtry, "La dernière frontière" d'Howard Fast, tous chez Gallmeister, mais cela doit être un pur hasard....
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Par Eminian TOP 500 COMMENTATEURSMEMBRE DU CLUB DES TESTEURS le 20 mai 2014
Format: Broché
Glendon Swarthout (1918-1992) est un écrivain américain, auteur de romans de westerns et de polars. Professeur d'anglais à l'Université Concordia Ann Arbour, dans le Michigan, il publie son premier roman en 1943. Il écrit ensuite pour le théâtre. En 1958, Ceux de Cordura lui vaut la notoriété quand ce roman est adapté au cinéma l'année suivante, sous le titre éponyme, par Robert Rossen. En 1975, Glendon Swarthout fait paraître Une gâchette (The Shootist) adapté au cinéma par Don Siegel sous le titre Le Dernier des géants. Son roman, Homesman, est paru en 1988.
Au cœur des grandes plaines de l'Ouest, au milieu du XIXe siècle, Mary Bee Cuddy est une ancienne institutrice solitaire qui a appris à cultiver sa terre et à toujours laisser sa porte ouverte. Cette année-là, quatre femmes, brisées par les conditions de vie extrêmes en hiver et un choc psychologique dramatique ont perdu la raison, « L’une a assassiné son bébé. La deuxième a eu tellement la frousse des loups qu’elle est devenue timbrée. Une autre a essayé de descendre son gars. La plus jeune, elle a perdu trois gamins en deux jours. De la diphtérie. ». A l’initiative du pasteur qui a déjà testé la méthode l’année précédente, la solution consiste à rapatrier les démentes vers l'Est, vers leurs familles et leurs terres d'origine. Mary Bee accepte d'effectuer ce voyage de plusieurs semaines à travers le continent américain.
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Format: Broché Achat vérifié
un magnifique roman a la fois western et drame d'un auteur coutumié du fait qui a donné lieu a un très beau film qui reprend une grande partie des qualités du roman qui est certes plus comédie dramatique que western classique mais n'en reste néanmoins un bon western quand meme parfois un peu lent
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Format: Broché
Vous voici en présence d'un de mes gros coups de cœur de l'année voire de ma vie : un livre magistrale, un grand roman à mettre dans toutes les bibliothèques !

Homesman est une ode à la vie, au courage, à la femme. C'est une œuvre, je dirai même un chef d'œuvre dur, humain, profond...sublime ! Tout est parfait dans ce livre qui m'a ému en tant que femme, qu'être humain.

Tout d'abord les personnages. Les portraits effectués tout le long du roman - comment ces femmes sont devenues folles mais aussi sur la solitude de Mary Bee - sont magnifiques. Je m'y suis attachée, je me suis ancrée dans leurs histoires et j'ai vraiment encore du mal à parler de ce livre tellement il m'a touché...
Cette femme - Cuddy - qui décide de traverser d'Ouest en Est les Etats-Unis pour permettre à ses êtres de retrouver un espace, un cocoon protecteur dans leurs familles, est une femme comme on en rencontre peu. Ces femmes qui forgent l'histoire, ces femmes qui n'ont pas autant la reconnaissance qu'elles méritent, qui n'ont pas forcément le physique qu'il faut - point souvent mis en avant dans le récit - mais qui ont bien plus : une personnalité, une âme charitable, un être pur et courageux, altruiste et opiniâtre.

Le rapport homme-femme est aussi bien expliqué pour cette époque, ces femmes qui sacrifient tout même leur jeunesse pour partir loin de tout repère et rester seule, travailler, toujours et encore. Des maris inconscients de ce qu'ils leur demandent. Ce roman nous apprend qu'il ne faut pas se fier aux apparences, le seul homme qui va aider et soutenir Cuddy est le voleur, le bon à rien le déserteur.
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