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Hunky Dory Import

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Détails sur le produit

  • CD (2 avril 1990)
  • Nombre de disques: 1
  • Format : Import
  • Label: EMI
  • ASIN : B0000241GU
  • Autres éditions : CD  |  Cassette  |  Album vinyle  |  Téléchargement MP3
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Descriptions du produit

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Long out of print original 1990 EMI issue featuring 4 bonus tracks not available on any of the later re-issues. Bonus tracks: "Bombers", "The Supermen" (alternative version), "Quicksand" (demo) and "The Bewlay Brothers" (alternative mix)-not available on current remasters. In P/S.

Critique

Hunky Dory   adopte des atmosphères plus traditionnelles que The Man Who Sold The World  . La production est élégante à l’image de la pochette montrant le chanteur dans une pose à la Lauren Bacall. Sont réunis le guitariste Mick Ronson , le batteur Mick Woody Woodmansey et le pianiste prodige Rick Wakeman qui illuminera l’album de couleurs « cabaret ». Trevor Bolder, remplace Tony Visconti à la basse. Le producteur est Ken Scott, à l’œuvre sur les deux précédents disques.

Dans « Changes » , David Bowie décrit ses années d’apprentissage où sa carrière stagnait et son désir de se renouveler. Le refrain si accrocheur « Ch-ch-ch-changes » est un hommage au bégaiement de Roger Daltrey dans le  « My generation » des Who. Il glisse une pique aux vétérans du rock : « Attention les rockers, bientôt vous allez devenir plus vieux ». La perle mélodique très music-hall  « Oh ! You Pretty Thing » reprend le thème du surhomme déjà traité dans « The Supermen » . Dans un registre plus léger, « Kooks » est une comptine dédiée à son fils Zowie : il se moque de ses maladresses de jeune père et prodigue des conseils peu orthodoxes: «Si les devoirs scolaires te sapent le moral, eh bien nous les jetterons au feu ».

« Life On Mars ?» est un  classique. Cette ballade très habitée et très appuyée a un caractère parodique : Bowie se venge qu’on lui ait préféré Paul Anka pour interpréter « My Way »  la version anglaise de « Comme d’habitude » , le standard de Claude François, qui fit un tabac. Le morceau plus intimiste « Quicksand » , laisse poindre angoisse et désenchantement vis-à-vis de la condition humaine. Le mur de guitares acoustiques est inspiré des techniques d'enregistrements de  All Things Must Pass , de George Harrison sur lequel Ken Scott a travaillé. Une reprise un peu décalée de la bluette « Fill Your Heart » offre une respiration bienvenue. L’optimisme du texte sonne ironiquement comparé  à la mélancolie du reste de l’album.

« Andy Warhol » est un portrait au vitriol du peintre (rencontré à la Factory), décrit en  metteur en scène de la réalité transformée en show perpétuel. Le mur de guitares acoustiques  » est reconduit avec panache dans ce titre psychédélique bourré de bruitages.  « Song For Bob Dylan » est un hommage au poète révolutionnaire du folk-rock américain i à l’époque, à l'écart du monde. Bowie l’interpelle par son vrai nom, Zimmerman, le posant en prophète dont la parole peut être message de liberté. Il y a une naïveté touchante et un humour assez dévastateur dans son imitation assez juste du 1er couplet. Le parfum country des guitares de Mick Ronson évoque les derniers disques de Dylan notamment Nashville Skyline . Le 3ème hommage, « Queen Bitch » , s’adresse au sulfureux Lou Reed, parti du Velvet Underground, 1er groupe rock à infuser dans ses textes des descriptions de son milieu interlope (drogues, prostitution, sado-masochisme). C’est le plus beau des trois car il pénètre profondément dans l’univers de son modèle en se le réappropriant. Bowie relancera d'ailleurs en Angleterre la carrière alors dans l’impasse de Lou Reed.

« The Bewlay Brothers »
traite de la relation de David avec son demi-frère Terry schizophrène  interné en milieu psychiatrique. On y parle de deux frères très liés qui utilisent un langage connu d’eux seuls. Le texte fourmille d’images étranges et de références volontairement incompréhensibles. David Bowie continuera à lancer des  fausses pistes sur le sens de cette chanson, une des plus belles de son répertoire.

Hunky dory , pour certains fans, est le premier classique de Bowie. Sa grande cohérence et les immenses progrès vocaux du chanteur font de ce disque un chef d’œuvre indiscuté.  La presse anglaise et une partie de la critique américaine fut extatique et les gens du milieu discographique furent  bluffés par la qualité de l'album. Si les ventes sont encore timides, David Bowie est entré dans la légende du rock.



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Meilleurs commentaires des clients

Par Alexis Bidault TOP 500 COMMENTATEURSMEMBRE DU CLUB DES TESTEURS le 17 novembre 2010
Format: CD
Hunky Dory est pour moi un disque spécial à de nombreux égards. Une des pierres angulaires de ma discothèque :
- Mon premier disque de Bowie, devenu depuis un de mes artistes fétiches.
- Ma première rencontre, intimidante d'abord puis vite rassurante, avec un classique intemporel du rock, avant les Beatles, les Stones, Elvis, le Velvet.
- Le disque sur les partitions duquel j'ai commencé à apprendre la guitare, bien que beaucoup de chansons soient jouées au piano.

Cette découverte fondatrice a eu lieu il y a près 20 ans, 20 ans après la sortie du disque, et encore 20 ans plus tard Hunky Dory n'a a l'évidence rien perdu de sa consistance ni de sa pertinence. Je l'ai écouté en boucle, j'ai cru en explorer le moindre de ses recoins mais aujourd'hui encore chaque nouvelle écoute me révèle des détails auxquels je n'avais pas suffisamment prêté attention.

Assez éloigné musicalement des deux albums qui l'entourent dans la discographie de Bowie, à savoir The Man Who Sold The World et Ziggy Stardust, bien plus agressifs et outrés, Hunky Dory est avant tout un disque ravissant rempli de magnifiques chansons pop, aux mélodies sophistiquées et accrocheuses et aux arrangements fastueux (piano, cordes, cuivres).
C'est beau, ensorcelant, facile à apprécier, agréable à l'oreille, remarquablement travaillé et inspiré.
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Par Melomaniak COMMENTATEUR DU HALL D'HONNEURTOP 100 COMMENTATEURS le 23 mai 2013
Format: CD
Hunky Dory a beau être le, déjà !, 4ème album de David Bowie, c'est une avancée décisive dans une carrière qui peine à combler les rêves de gloire d'un jeune auteur, compositeur, interprète et multi-instrumentiste plein de talent mais n'ayant pas encore à son catalogue une collection aussi intouchable artistiquement parlant que commercialement gorgée de tubes imparables... Jusqu'à Hunky Dory, donc.

On peut attribuer, outre le hasard cosmique qui fait se rencontrer un artiste et sa muse, le succès de l'entreprise à une équipe et d'abord à un groupe - avec le guitariste /co-arrangeur Mick Ronson et le batteur Mick Woodmansey déjà présents sur The Man Who Sold The World, le tout récemment disparu (21 mai 2013) Trevor Bolder à la basse et à la trompette, et le revenant Yes-man Rick Wakeman (déjà aperçu sur Space Oddity où il mélotronisait à merveille le morceau éponyme) au piano - mais aussi un producteur, Ken Scott, transfuge des studios Abbey Road présentement résident des studios Trident qui suivra Bowie jusque Pin Ups (soit 4 albums consécutifs), avant que Bowie ne prenne lui-même les choses en main pour Young Americans.
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Par Un client le 10 novembre 2002
Format: CD
"The man who sold the world" avait annoncé un potentiel certain de composition, mais de là à nous sortir un album tel que ce "Hunky dory", il y avait un fossé... Parce que là, ce quatrième LP de Bowie n'est pas un album exceptionnel, c'est LE chef d'oeuvre ! Non, parce que franchement, la perfection est toute proche. C'est simple, il n'y a aucun point faible, la musique revient à un style plus folk, plus posé que sur l'album précédent, avec ici une maitrise particulière des morceaux. Les arrangements sont magnifiques, et Rick Wakeman, de Yes, aux claviers, fait étalage de tout son savoir-faire sur des joyaux comme "Kooks", "Quicksand" ou encore "Life on Mars ?". D'ailleurs, sur ce dernier titre, Bowie est à l'apogée de ses capacités d'interprétations avec un chant à la fois juste, fragile et totalement maitrisé, avec en plus une bonne part de naïveté. David Bowie nous présente aussi quelques-unes de ses principales influences, Andy Warhol et Bob Dylan entre autres... Avec cet album, David Bowie s'impose comme un très grand de la pop/rock anglaise. A la fois diversifié et d'un niveau hallucinant, ce "Hunky dory" totalement intemporel rest un incontournable pour tout fan de rock ! Monumental !
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Par Darko TOP 500 COMMENTATEURS le 14 mai 2014
Format: CD
Quatrième album de Bowie et premier sommet de sa longue discographie, "Hunky Dory" parait en 1971 et se voit immédiatement hissé au rang de classique des classiques au Panthéon de la pop britannique, et ce avant même les délires de la période Ziggy Stardust. Il faut dire que le pas encore Thin White Duke a placé la barre très haut avec ce disque qui contient son lot de hits imparables et de ritournelles pop étincelantes : l'archi connu "Changes", "Oh ! you Pretty Things", le fabuleux "Life on Mars", "Song for Bob Dylan", le loureedien "Queen Bitch".....

Tout a été dit sur cet album magnifique, pas la peine d'en rajouter donc...

On signalera cependant que la réédition CD Ryko de 1990 comprenait, en sus des 11 titres originaux, 4 titres bonus ("Bombers", "The Supermen", "Quicksand" et "the Bewlay Brothers" ), titres bonus qui seront supprimés de la version remasterisée EMI de 1999, certainement pour des questions de gros sous. Le même traitement sera appliqué par EMI à l'ensemble de la discographie de Bowie. J'ignore si tous les bonus supprimés sont ultérieurement réapparus quelque part, mais ce serait dommage qu'ils soient perdus à jamais...

Le son remasterisé est certes plus puissant, mais je ne suis pas sûr qu'il soit meilleur...
12 commentaires 2 personnes ont trouvé cela utile. Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non Commentaire en cours d'envoi...
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