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Ils ont acheté la presse Broché – 1 mars 2012

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Extrait

Extrait de l'introduction

«Vous n'avez pas, Monsieur Mitterrand, le monopole du coeur ! Vous ne l'avez pas...». Chacun se souvient de cette phrase prononcée par Valéry Giscard d'Estaing en mai 1974, au cours du débat télévisé de l'entre-deux-tours de l'élection présidentielle, en réplique à la phrase de François Mitterrand : «C'est une affaire de coeur et non pas seulement d'intelligence !»
C'était il y a trente-sept ans. La politique était simple, au moins dans l'esprit des électeurs français : Valéry Giscard d'Estaing représentait l'intelligence selon la tradition française : le polytechnicien, l'énarque inspecteur des Finances. Celui qui saurait gérer le pays. En deux mots : la droite. Face à lui, François Mitterrand incarnait le candidat du programme commun, celui du socialisme et du communisme réunis. Pour une France plus solidaire, plus généreuse, où l'on ne parlerait pas que de crise, fut-elle pétrolière, mais où l'on attacherait davantage d'importance à la morale et à des valeurs plus humaines telle que la fraternité. En deux mots : la gauche. Depuis, l'eau a coulé sous les ponts. Valéry Giscard d'Estaing a été élu. Puis ce fut au tour de François Mitterrand, deux fois, suivi de Jacques Chirac, également deux fois, et enfin de Nicolas Sarkozy.
Économiquement, rien n'a vraiment changé depuis. La crise pétrolière a laissé place à une crise financière, plus violente encore. Certains se sont dits gaullistes, d'autres socialistes, d'autres «pragmatiques» mais finalement le résultat de leur politique fut globalement le même : des millions de chômeurs, loin du seuil de 3 % de 1974, des dépenses publiques et des subventions en pleine explosion. A l'éternelle question «qui va payer ?» l'addition de ces acquis, la réponse fut à chaque fois la même : «le déficit» ! Nom abstrait pour désigner une dette colossale imposée sans scrupule aux générations suivantes. Elles payeront pour notre égoïsme et nos échecs, selon un vieux principe communément appelé «cavalerie» dans le secteur privé : les revenus incertains de demain payeront les dépenses irresponsables d'aujourd'hui... Inch'Allah !
Pourtant, politiquement, un séisme s'est produit durant cette période. Au désespoir de nombre de ses fidèles militants et sympathisants de base, le Parti socialiste n'est plus le parti du coeur, mais bien celui de l'écoeurement. Grâce à sa direction, il est devenu à l'image de son adversaire de droite : rongé par des haines internes et des luttes d'ego pour le pouvoir, obsédé par son image et sa communication, sans vision claire ni projet de société défini à opposer à une société de consommation de plus en plus envahissante... Bref, le Parti socialiste de 2011 n'est plus que l'ombre de celui qui avait rendu tant de gens heureux, un soir de mai 1981. Ce soir-là, un projet politique avait gagné. Trente ans plus tard, gagner est devenu le projet. Gagner certes pour que ça change (mais pas trop, qu'on se rassure), gagner surtout pour relancer la croissance et la consommation... bref, faire du Sarkozy, à la place de Sarkozy, voilà la triste perspective offerte par un socialisme devenu lui aussi conservateur. Ce substitut du socialisme revêt désormais le doux nom consensuel de social-libéral. La croissance pour quoi faire ? La croissance vers où ? Le plus de consommation jusqu'à quand ? Au diable ces questions qui demeurent sans réponse. Désormais, la cause est devenue plus importante que l'objectif avec comme principal moteur la détestation de l'adversaire, Nicolas Sarkozy. La maladive compétition mondiale tous azimuts a aussi gangrené la tête du parti de l'espérance. Ici comme ailleurs, ne compte plus qu'une chose : gagner ! Coûte que coûte. Par tous les moyens. Au prix de dangereux mensonges, s'il le faut.

Biographie de l'auteur

Benjamin Dormann a été journaliste dans la presse financière,
trésorier d'un parti politique "divers gauche" et candidat à des
élections européennes et législatives. Diplômé d'un MBA en
finance de l'université de Chicago, il est depuis quatorze ans
associé d'un cabinet de consultants indépendants, spécialisé en
gestion de risques et en crédit aux entreprises, et executive
chairman d'une structure internationale active dans trente pays.

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Meilleurs commentaires des clients

Format: Broché Achat vérifié
Le mérite de cet ouvrage est le sérieux de sa démonstration de l'hypocrisie et de la duplicité totales de la presse dite de gauche. Cette presse d'opinion n'a rien à envier aux manoeuvres de prédation qu'elle dénonce à grand renfort de moralisme. Les magouilles financières auxquelles se livrent quelques personnages peu ragoûtants donnent envie de vomir. Ses liens avec des lobbies aux origines entre autres américaines sont dignes d'un régime bananier au service d'une pensée unique. Il ne reste plus qu'à décrire le contenu principal de cette presse de désinformation clairement mondialiste obsessionnelle et immigrationniste pour compléter cet environnement glauque sur tous les plans et qui explique la chute vertigineuse du lectorat... compensée par l'argent du contribuable en prime.
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Format: Broché
Un essai très fouillé et caustique qui analyse l'état de la presse française dite de gauche (Le Monde, le Nouvel Obs, les Inrocks), à l'heure de l'arrivée de leurs nouveaux actionnaires.
Ne subsistant que grâce aux subventions étatiques, gênée par la participation de ses dirigeants à des groupes proches du pouvoir, recyclant les mêmes experts et recettes, cette presse ne joue plus son rôle d'investigation et de contre-pouvoir. Curieuse schizophrénie pour une presse qui serait si partisane aux dires de l'UMP, mais qui reste un « nouveau chien de garde » assez docile.
Au passage, le livre met en lumière la portée réelle des groupes d'influence tels que le Siècle, Terra Nova ou les Bilderberg et révèle leur financement, qui ne manque de soulever des débats.
L'essentiel du livre porte toutefois sur le démontage impitoyable de la façade humaniste et rock'n roll de Denis Olivennes et Matthieu Pigasse, pour mieux exposer leur comportement de patron capitaliste et leur double langage.
A quand un tome 2 sur la presse de droite ?
Pour info, un débat est ouvert sur la page [...]
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Par oscar la canaille TOP 1000 COMMENTATEURS le 11 septembre 2012
Format: Broché Achat vérifié
Indispensable pour être un citoyen un peu moins conditionné et se faire une idée précise sur un système qui pratique une corruption de fait . Beaucoup d'écoeurement aussi à voir fonctionner la gauche institutionnelle ?voire la gauche qu'on pourait dire "professionnelle" dont la soif d'argent est à peu près le seul moteur .Lisez ce livre : ils sont au pouvoir .
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Format: Broché Achat vérifié
je n'ai encore lu que la première partie mais déjà je recommande cet ouvrage. Le travail d'investigation très documenté est remarquable. La presse de gauche et ses patrons en prennent pour leur grade. Le comportement de ces dirigeants qui se proclament de gauche est à vomir. les patrons de droite ne sont pas plus tendres mais ne sont pas si menteurs, manipulateurs et cyniques que ces représentants de la pire gauche caviar qui soit. Les travers suicidaires de la presse, en déficit permanent malgré des subventions faramineuses et qui requiert en permanence des actionnaires politiquement corrects qui vont y perdre leurs investissements ... étonnez vous qu'ils ne cherchent pas à peser sur les rédactions ... Tant qu'on ne sortira pas de ce cercle vicieux la presse ira tout droit dans le mur.....
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Format: Broché Achat vérifié
l'auteur revient sur le mécanisme de prise de pouvoir de la presse par les financiers; certains rappels sont assez décapants et contredisent les appels à la morale tenus par certains media dits progressistes qui sont passés de l'extrème gauche au conformisme capitaliste financier. Pas étonnant après cela que l'homme de l'année de Libération ait pu être ET. Le temps de l'ouvriérisme est passé et leurs références sont très libérales.
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