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Immortelle randonnée (texte intégral illustré de 130 photos et dessins): Compostelle malgré moi par [Rufin, Jean-Christophe]
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Immortelle randonnée (texte intégral illustré de 130 photos et dessins): Compostelle malgré moi Format Kindle

4.0 étoiles sur 5 279 commentaires client

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Format Kindle, 31 octobre 2013
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Longueur : 232 pages Composition améliorée: Activé Page Flip: Activé
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Concours KDP Salon du Livre


Descriptions du produit

Extrait

L'organisation

LORSQUE, comme moi, on ne sait rien de Compostelle avant de partir, on imagine un vieux chemin courant dans les herbes, et des pèlerins plus ou moins solitaires qui l'entretiennent en y laissant l'empreinte de leurs pas. Erreur grossière, que l'on corrige bien vite lorsqu'on va chercher la fameuse credencial, document obligatoire pour accéder aux refuges pour pèlerins !
On découvre alors que le Chemin est l'objet sinon d'un culte, du moins d'une passion, que partagent nombre de ceux qui l'ont parcouru. Toute une organisation se cache derrière le vieux chemin : des associations, des publications, des guides, des permanences spécialisées. Le chemin est un réseau, une confrérie, une internationale. Nul n'est contraint d'y adhérer, mais cette organisation se signale à vous dès le départ, en vous délivrant la credencial, ce passeport qui est bien plus qu'un bout de carton folklorique. Car, dûment fiché comme futur-ancien-pèlerin, vous recevrez désormais des bulletins d'études savants, des invitations à des sorties pédestres et même, si vous habitez certaines villes, à des séances de restitution d'expériences, organisées autour de voyageurs fraîchement rentrés. Ces rencontres amicales autour d'un verre s'appellent «Le vin du pèlerin» !
J'ai découvert ce monde en entrant par une après-midi pluvieuse dans la petite boutique sise rue des Canettes à Paris, dans le quartier Saint-Sulpice, siège de l'association des Amis de Saint-Jacques. L'endroit détone, au milieu des bars branchés et des boutiques de fringues. Il fleure bon sa salle paroissiale et le désordre poussiéreux qui l'encombre a l'inimitable cachet des locaux dits «associatifs». Le permanencier qui m'accueille est un homme d'un certain âge - on dirait aujourd'hui un «senior», mais ce terme n'appartient pas au vocabulaire jacquaire. Il n'y a personne d'autre dans la boutique et j'aurais l'impression de le réveiller s'il ne se donnait pas beaucoup de mal pour paraître affairé. L'informatique n'a pas encore pris possession du lieu. Ici règnent toujours la fiche bristol jaunâtre, les dépliants ronéotypés, le tampon baveux et son encreur métallique.
Je me sens un peu gêné de déclarer mon intention - pas encore arrêtée, pensé-je - de partir sur le Chemin. L'ambiance est celle d'un confessionnal et je ne sais pas encore que la question du «pourquoi» ne me sera pas posée. Prenant les devants, je tente des justifications qui, évidemment, sonnent faux. L'homme sourit et revient à des questions pratiques : nom, prénom, date de naissance.
Il me conduit peu à peu jusqu'au grand sujet : est-ce que je souhaite adhérer à l'association avec le bulletin - c'est plus cher - ou sans, c'est-à-dire en payant le minimum : il me donne les prix de chaque option. Les quelques euros de différence lui semblent suffisamment importants pour qu'il se lance dans une longue explication sur le contenu précis des deux formes d'adhésion. Je mets cela sur le compte d'un désir louable de solidarité : ne pas priver de Chemin les plus modestes. En cours de route, j'aurai l'occasion de comprendre qu'il s'agit de bien autre chose : les pèlerins passent leur temps à éviter de payer. Ce n'est souvent pas une nécessité, mais plutôt un sport, un signe d'appartenance au club. J'ai vu des marcheurs, par ailleurs prospères, faire d'interminables calculs, avant de décider s'ils commanderont un sandwich (pour quatre) dans un bar, ou s'ils feront trois kilomètres de plus pour l'acheter à une hypothétique boulangerie. Le pèlerin de Saint-Jacques, que l'on appelle un Jacquet, n'est pas toujours pauvre, loin s'en faut, mais il se comporte comme s'il l'était. On peut rattacher ce comportement à l'un des trois voeux qui, avec la chasteté et l'obéissance, marquent depuis le Moyen Âge l'entrée dans la vie religieuse ; on peut aussi appeler cela plus simplement de la radinerie.

Revue de presse

L'académicien a pris sur le Chemin de Compostelle, celui du Nord. Il revient de son pèlerinage avec un récit réjouissant...
Il ne relate pas quelque exploit sur le mont Blanc ou le Cervin ou simplement dans les Alpes, ce qui suffirait à lui valoir les honneurs des Éditions Guérin. Mais cet homme en nage a tout de même traversé les Pyrénées, en route vers Compostelle par le chemin du nord - la montagne. À voir son air hagard, il semble avoir souffert. Et pourtant, à première vue, son récit est alerte, rempli de notations drôles et lucides. Il porte un titre intrigant : Immortelle randonnée... (Etienne de Montety - Le Figaro du 28 mars 2013)

Médecin, auteur à succès, ambassadeur, académicien et tout juste lauréat du Prix Nomad's... L'hyperactif impénitent s'est essayé au dépouillement sur le chemin de Compostelle. Un exercice délicat pour cet éternel inquiet...
Marcher en compagnie du pèlerin Rufin, d'Hendaye à Compostelle (par le chemin du Nord, plus difficile et moins fréquenté que le Camina francès), est un enchantement. Pas une seconde d'ennui tout au long de ces 900 kilomètres et 270 pages, où l'on assiste à la mutation de l'académicien-ambassadeur en clochard céleste. (Marianne Payot - L'Express, avril 2013)

Médecin, ambassadeur, académicien, tout récent lauréat du Prix Nomad's, le Goncourt raconte son pèlerinage. Une respiration salutaire...
Et au bout du compte, que réalise notre Candide ? L'expression est peut-être usée, mais elle correspond à la vérité : l'itinéraire a été avant tout humain, et les portraits esquissés par Rufin l'illustrent à merveille. La dimension spirituelle et religieuse est là, bien entendu. Mais la dimension «pratique» prend souvent le pas : quand et où manger, où trouver à boire, comment soigner ses ampoules, comment dormir - l'auteur appartenant à la catégorie des habitués aux interminables heures passées à plat dos, les yeux grands ouverts. On prend le Chemin pour penser, et on en ressort l'esprit vidé. L'écrivain résume tout cela d'une belle formule : «Le Chemin est une initiation par le corps.» (Mohammed Aïssaoui - Le Figaro du 4 avril 2013)

Plus philosophe ironique à la Diderot que lyrique croyant à la Péguy, Rufin croque avec dérision les pittoresques sensations de son long cheminement...
Mais le chemin finit bientôt par hanter celui qui s'y était nonchalamment embarqué. «En partant pour Saint-Jacques je ne cherchais rien et je l'ai trouvé.» Par-delà toute spiritualité, c'est un lancinant apprentissage du vide qu'a vécu le marcheur. Et un vide qui conduit au plein. En témoignent les lumineuses réflexions - sur la religion, l'histoire, la politique même - qui ponctuent son odyssée et éclairent ici la lecture d'un éclat vif. Drôle, brillant, généreux mais sans concession, cet étonnant carnet de route ne donne qu'une envie : tenter aussi l'aventure de Compostelle. Vite. (Fabienne Pascaud - Télérama du 15 mai 2013)

Les amoureux de Compostelle le savent bien  : le récit jacquaire est un genre presque aussi embouteillé que l'antique «camino frances» menant au sanctuaire galicien. Un énième carnet de route n'a donc rien de franchement nouveau. Faut-il pourtant passer son chemin  ? Non, car il n'est pas si courant qu'un membre de l'Académie française, couvert d'honneurs et de prix littéraires, se frotte à un tel exercice  : ceux qui apprécient Jean-Christophe Rufin y retrouveront avec bonheur le style incisif et évocateur qui fait la marque de cet écrivain prolifique. L'autre mérite de cet ouvrage est de rendre hommage à un itinéraire peu emprunté, l'âpre «Camino del Norte» qui longe l'Atlantique à travers le Pays basque, la Cantabrie, les Asturies et la verte Galice. (François-Xavier Maigre - La Croix du 6 juin 2013)

En fait, l'écrivain a compris que cette voie usée par le piétinement sourd des légions de fidèles, dans le ressassement des siècles, possédait un véritable génie : celui de faire oublier au marcheur les raisons qu'il a de s'y engager. C'est même sa principale vertu : «On est parti, voilà tout.» Tel Diderot dans «Jacques le fataliste», l'auteur y puise la matière d'un formidable divertissement philosophique. La leçon de ce «Jacquet le fataliste» serait qu'on s'allège, en marchant, de tout ce qui afflige et pèse, les illusions, les mensonges, les duperies. «C'est bien pour cela que, d'ici peu, je vais reprendre la route», conclut Jean-Christophe Rufin. (Jean-Louis Ezine - Le Nouvel Observateur du 9 mai 2013)

L'académicien, Goncourt 2001, embarque son lecteur avec des anecdotes pittoresques et une autodérision salutaire. Il décortique le «façonnage du marcheur» au fil des jours et des kilomètres, l'«alchimie du temps sur l'âme». Il y a les transformations physiques du marcheur de longue haleine, mais surtout la métamorphose spirituelle : «On devient à la fois complètement étranger à ce que l'on était avant et prêt à rencontrer les autres.» (Eliane Patriarca - Libération du 27 juin 2013)

Détails sur le produit

  • Format : Format Kindle
  • Taille du fichier : 13789 KB
  • Nombre de pages de l'édition imprimée : 232 pages
  • Editeur : Gallimard Loisirs (31 octobre 2013)
  • Vendu par : Amazon Media EU S.à r.l.
  • Langue : Français
  • ASIN: B00FS1P0F6
  • Word Wise: Non activé
  • Composition améliorée: Activé
  • Moyenne des commentaires client : 4.0 étoiles sur 5 279 commentaires client
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Commentaires en ligne

Meilleurs commentaires des clients

Format: Broché
J'ai toujours eu un vif intérêt pour la matière de Compostelle, de la randonnée en général. J'ai aussi toujours beaucoup apprécié l’œuvre de Rufin. J'ai donc été très surprise de retrouver ici notre Académicien avec sa "mochila" (sac de pélerin) sur les Chemins de Santiago. Et très agréablement surprise par ce récit très personnel. Il s'y montre avec ses chaussures crottées de boue dans son visage le plus dépouillé et le plus humain, loin des fastes de la Diplomatie et de l'Académie. Le récit est très équilibré et adroit : une réflexion sur le Chemin, ce qui pousse les Jacquets à se mettre en route, des explications historiques, les anecdotes personnelles. La lecture de ce livre est donc vraiment agréable mais aussi aisée. On reconnaîtra le style Rufin avec peut-être un peu plus de dépouillement. Immortelle randonnée ou comment l'itinéraire d'un retour à l'essentiel.
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Format: Broché
Je viens de terminer cette "Immortelle randonnée"en compagnie du maestro Rufin. Depuis de longues années il est l'un de mes auteurs favoris mais je dois avouer que son récit de Compostelle est pour moi son meilleur texte. Avec un humour et une auto-dérision inhabituels chez lui il nous raconte comment il s'est "lavé" de la gloire et des honneurs en devenant un vagabond (céleste) sur les chemins espagnols. Et si j'ose une anecdote, lorsque "l'ambassadeur-académitien-prix-Goncourt" (et j'en passe) se retrouve à devoir soulager un besoin naturel dans un parc public, son récit devient alors totalement désopilant. Reste une interrogation : quid de la nature réelle de sa relation avec une certaine pèlerine teutonne à la gourmandise troublante (dont l'évocation semble incomplète) ?
Et enfin je trouve cela vraiment sympa qu'il ait publié ce récit avec ses amis de Chamonix, les éditions Guérin, une bien belle maison qui méritait cette heure de gloire !
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Format: Format Kindle Achat vérifié
Ce bouquin de JC Rufin sera donc un des "tubes" de l'été, rayon bouquin. L'humour de l'auteur, sa vision du Chemin, donnent envie d'aller y faire un tour. Non seulement cette lecture m'a distrait, mais elle m'a appris des choses et elle a nourri de multiples conversations avec plein de gens très différents. Bravo.
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Par kachémax TOP 1000 COMMENTATEURS le 7 juillet 2013
Format: Format Kindle Achat vérifié
J'ai aimé ce voyage sur le chemin de Compostelle. Le démarrage m'a donné envie d'entamer le voyage, un peu comme l'auteur et son impatience. Puis est venue la lenteur, calée elle aussi sur son périple : le chemin est si long, les rencontres souvent bien superficielles et la tête si vide...
Enfin, la dernière partie du voyage reprend du rythme, l'auteur regagne un peu son esprit d'analyse et d'observation et nous redonne envie de l'accompagner jusqu'au bout.

J'ai toutefois été un peu déçue car j'ai eu l'impression que ce livre n'était autre qu'un carnet de voyage. Brut. Or l'auteur nous explique bien qu'il l'a écrit bien après son retour. Il m'a manqué le recul du pèlerin une fois rentré chez lui, un oeil autre et plus construit que ce qu'il nous a livré de façon un peu trop brute à mon goût.
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Format: Broché Achat vérifié
quel merveilleux moment de lecture ,un grand bonheur de voyage .... prenez le chemin le chemin vous prendra......a recommander sans reserves...plein d humour mais très profond....et quelle belle écriture..a ne pas manquer ..un livre pour soi et a offrir a ceux qu on aime
Remarque sur ce commentaire 23 personnes ont trouvé cela utile. Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non Commentaire en cours d'envoi...
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Format: Broché Achat vérifié
Si vous recherchez des impressions et des informations en vue d'un prochain départ vers Compostelle alors ce livre n'est pas celui qu'il vous faut.
Que de préjugés, que d'idées fausses jamais remises en question !
En choisissant le camping sauvage JC Rufin se coupe d'emblée de l'essentiel, le partage, les belles rencontres avec les autres marcheurs/pèlerins et se coupe des installations sanitaires, de l'hygiène que l'on se doit et que l'on doit aux autres.
Est-ce pour justifier la crasse et les vêtements sales du "personnage" qu'il s'est créé que l'auteur déclare : les pèlerins sont tous pouilleux ?
Les connaît-il ? Apparemment non. Il ne partage pas les albergue.
Pour lui tous les marcheurs portent des Tong ou des Croc... un code de pèlerins juge-il. Eh bien non M. Rufin , si ces marcheurs/pélerins que vous jugez pouilleux et mal odorants portent des Tong, c'est pour des raisons d'hygiène (et de faible poids dans le sac); contrairement à ce que vous pensez dès l'arrivée à l'albergue le premier souci du marcheur riche ou pauvre, est de prendre une douche et les Tong, les Croc sont avant tout destinés à isoler les pieds des bacs à douche où fourmillent, on le devine, d'inévitables bactéries...
Les deux premiers tiers de l'ouvrage de JC Rufin m'ont fortement agacée, que d'assertions irréfléchies, futiles...

Ce livre semble avoir été écrit au fur et à mesure du voyage et non remanié avant publication.
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Remarque sur ce commentaire 18 personnes ont trouvé cela utile. Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non Commentaire en cours d'envoi...
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