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Impardonnable Ferenczi Broché – 17 mars 2012


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Description du produit

Extrait

1- Un compagnonnage sans pareil (1908-1928)

En 1958, dans une retentissante conférence prononcée à la Société française de psychanalyse, Wladimir Granoff redonnait à Sándor Ferenczi la place qui lui revient dans l'histoire de la psychanalyse, entre Freud et Lacan, pas moins. Cette première introduction sur la scène analytique française du plus proche compagnon de Freud partait du constat étonné d'un curieux phénomène : «De-ci de-là on le cite et on le traduit, mais à de rarissimes exceptions, contrairement à Abraham qu'on adopte, à Rank que l'on exclut, on le laisse comme en marge. Ou l'on déplore sa fin, comme si la mort l'avait cueilli en pleine jeunesse, à l'âge des espoirs qui ne se sont pas réalisés. Comme s'il avait beaucoup promis, mais n'avait pas tenu. C'est faux.» C'est le faux débat dont l'auteur tentera longtemps de dissiper le vrai malentendu : «On s'en débarrasse par l'admiration due aux grands hommes, quant à l'oeuvre dans son ensemble, et par quelques coups de goupillon attristés, réprobateurs, mais avec indulgence, quant au personnage et à ses dernières années.» Or, aujourd'hui encore, ce phénomène Ferenczi demeure, et d'autant plus paradoxalement que nous avons à notre disposition ses oeuvres complètes, les diverses correspondances freudiennes qui en éclairent la genèse, ainsi que la multiplicité des recherches et des travaux qui lui sont consacrés. Pourquoi le faux débat naguère dénoncé continue-t-il d'avoir cours alors que sont enfin exhumés «ces renseignements plus ou moins dignes de foi» qui manquaient à l'investigation de Granoff ? Pourquoi les précieux renseignements maintenant à notre disposition restent-ils pour une part sans effet de transmission : «À la population analytique il n'en revient que des propos chuchotes de bouche à oreille» ? Quelle maldonne discrète continuerait, aujourd'hui encore, d'envelopper de brunies l'approche de la vie et l'oeuvre de Sándor Ferenczi (1873-1933), le plus fidèle paladin de Sigmund Freud (1856-1939), l'homme de Vienne ? Pourquoi l'abord de cette oeuvre, et de ce qu'elle doit à l'intime proximité entre l'homme de Budapest et le père de la psychanalyse, se fait-il trop encore sur le mode de la réserve ou d'un oui-mais embarrassé, qui contribue ainsi à ce que Ferenczi ne soir pas encore devenu un auteur classique parmi d'autres ? Cette énigme peut-elle ne pas éveiller la curiosité ?
Sigmund Freud a 52 ans quand, en février 1908, il reçoit à Vienne un visiteur venu de Budapest, Sándor Ferenczi, alors âgé de 35 ans. Entre Freud, l'analyste au long parcours, et le jeune médecin désireux de «l'approcher personnellement» au titre de son «besoin d'être instruit», la rencontre est immédiate. Initié par sa lecture des ouvrages disponibles, ce dernier pressent d'emblée que cette instruction particulière qu'il désire ne peut se satisfaire de ce savoir livresque et qu'il faut en passer par une relation personnalisée. Depuis peu en contact avec Carl Jung et Zurich, Freud se réjouit de l'arrivée de celui qui allait devenir son plus fidèle compagnon de route. Les nombreuses rencontres facilitées par la proximité des deux villes, les vacances d'été partagées, comme les 1 236 lettres de leur correspondance passionnée entretenue sur un quart de siècle, laissent deviner le compagnonnage sans pareil qui s'inaugurait alors. En ces années de maturité, c'est avec Ferenczi que Freud porte à son comble cette culture et cette pratique de l'amitié en lesquelles il ne cessera jamais d'espérer, quels qu'en soient les épreuves et le prix. Il prête en effet à l'amitié entre hommes de science mobilisés sur un même front et dans une même quête de vérité, une dimension éthique : «Il me parut souhaitable, écrit-il en 1914, que les adeptes de la psychanalyse se rencontrent dans un but de commerce amical et de soutien, après que la science officielle eut prononcé contre elle le grand anathème et décrété le boycott des médecins et des institutions qui l'exerçaient.» Ferenczi est et reste celui qui partage le plus cette passion de l'amitié et de la vérité, proche de la philia chère à Aristote. Aussi cette amitié particulière ne relève-telle pas d'une logique du miroir ; plutôt fait-elle jouer l'heureuse et féconde disparité subjective, celle qui résonne dans le dialogue analytique que devient la correspondance entre «Monsieur le Professeur» que restera Freud et le «Cher ami» que sera toujours Ferenczi. Freud, d'ailleurs, n'a-t-il pas très tôt précisé le caractère précieux d'un tel ami quand il confie avoir trouvé en lui «un collaborateur tel qu'il pèse bien autant qu'une association» ? Quelques mois avant la mort de Ferenczi, en mai 1933, Freud souligne la profondeur de leur amitié, non pas simplement une banale «bonne entente», «plutôt, une communauté intime de vie, de sentiment et d'intérêts».

Présentation de l'éditeur

Pourquoi le personnage central de la psychanalyse qu'est Sandor Ferenczi reste-t-il encore aujourd'hui en marge des auteurs classiques ? Que doit cette situation à l'ombre portée du malentendu qui, en 1932, déchire le compagnonnage analytique sans égal tissé sur un quart de siècle entre le père de la psychanalyse et le paladin le plus cher à son coeur ? En quoi, à porter d'abord sur les enjeux de la cure du futur analyste, ce discord terminal est-il l'ultime écho d'un insistant malaise inaugural, déjà là en 1910 quand le spectre de Wilhelm Fliess interfère dans leurs liens transférentiels ? Ferenczi, ne cessera plus d'interpeller Freud sur la nature du travail psychique qui a fait de lui « un » analyste, cela quand il réussit là où le paranoïaque échoue ? Ce dernier ne peut répondre à cette intempestive et impardonnable question.
Pouvons-nous à titre de fiction pressentir le lien logique entre la paranoïa finale de Fliess et les chicanes transférentielles de cette « analyse originelle » dont Octave Mannoni a omis de préciser qu'elle est restée sans fin ? Eclaire-t-elle en retour la place qui revient à Ferenczi dans l'histoire de la psychanalyse, soit celle de celui qui a fait du devenir et rester analyste la question cruciale qu'elle n'était pas pour Freud ? Mais à nous rappeler qu'il est un roc de la transmission de la psychanalyse qui ne peut qu'échapper aux solutions institutionnelles, l'édifiant dialogue inachevé Freud Ferenczi ne fait-il pas ce dernier, une seconde fois, précieusement impardonnable ?

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