undrgrnd Cliquez ici RentreeLitteraire nav-sa-clothing-shoes Cloud Drive Photos nav_WSHT16 Cliquez ici Acheter Fire Cliquez ici cliquez_ici Bijoux en or rose

Commentaires client

4,2 sur 5 étoiles
12
4,2 sur 5 étoiles
5 étoiles
9
4 étoiles
0
3 étoiles
1
2 étoiles
0
1 étoile
2
Votre évaluation :(Effacer)Evaluez cet article


Un problème s'est produit lors du filtrage des commentaires. Veuillez réessayer ultérieurement.

Quel bonheur de trouver réunis en coffret ces deux films géniaux de Fritz Lang ! Et (pour une fois) voilà des films qui méritent d'être publiés en DVD, et pas seulement diffusés à la télévision, puisqu'ils se regardent et se re-regardent, se parcourent en plusieurs sens, invitant à chaque fois à approfondir une thématique secondaire, à infléchir son point de vue ou à le réviser radicalement. Voilà des films qui forcent à être intelligent : à revenir sur ses interprétations, à changer de point de vue... Finalement, il n'y a pas de vérité définitive qui invaliderait les autres, mais un cheminement, une succession de points de vue, comme la visite d'un jardin qui nous donne différentes visions d'un même bâtiment : la maison n'est pas plus vraie vue de l'avant que de l'arrière ou de côté.
Le couplage de ces deux films leur ajoute une dimension supplémentaire : le fait de voir les mêmes acteurs dans les deux films dans des rôles différents (et pourtant identiques) répercute leur dynamique propre, puisqu'ainsi il nous arrive la même chose qu'à Edward Robinson à la fin de Woman in the Window, lorsqu'il s'éveille de son rêve et en reconnaît les personnages dans la vraie vie sous un autre nom, un autre emploi. Les thèmes de l'onirisme (Unheimlichkeit), du dédoublement, de l'illusion et de la désillusion (comment ne pas penser au David Lynch de Mulholland Drive et Inland Empire ?) se déploient non seulement à l'intérieur de chaque film mais aussi dans le rapprochement entre les deux.
L'édition est réalisée avec soin : bonne qualité visuelle et sonore des films, bonus intéressants, livret illustré.
Je souhaite toutefois relever quelques erreurs commises par l'auteur des sous-titres et par celui du commentaire (long et instructif, mais rédigé dans un français très fautif).
Selon ce dernier, dans Scarlet Street, le peintre de Washington Square reprocherait à la peinture de Cross de manquer « de perspectives », propos bien flou. Il lui reproche en fait de ne pas maîtriser la technique de la perspective (au singulier : "no perspective"). Autrement dit, ce sympathique petit peintre bien formé mais dénué de génie (le symétrique exact de Cross, génie autodidacte) reste sagement prisonnier de sa formation académique désormais archaïque et ne s'est pas rendu compte que l'innovation de la peinture moderne du vingtième siècle est précisément d'abandonner la perspective. En définitive , ce « béotien instruit » porte sur les tableaux de Cross le même regard que les béotiens « purs » que sont sa femme, son collègue, sa protégée, l'amant de celle-ci.
L'auteur fait également dire à Kitty « Si je n'étais pas sensée, je te quitterais », à quoi Johnnie répond « Mais tu n'es pas sensée », autrement dit « Je reste avec toi car je serais idiote de te quitter. - Tu es idiote, donc tu vas me quitter. » En fait la réplique de Kitty commence par "If I had any sense" : « Si j'avais un peu de jugeote, je te plaquerais ». Sa réplique signifie donc : « Je reste avec toi parce que je suis trop idiote pour te quitter », celle de Johnny « Tu n'as aucune jugeote (donc tu vas rester avec moi et je peux continuer de me conduire comme le dernier des misérables) ». Bref, la traduction dit exactement le contraire du dialogue, au détriment non seulement de l'action mais des thématiques de la fatalité et du contrôle exercé sur son destin, de la responsabilité et de l'irresponsabilité morales, etc.
Quant aux sous-titres : toujours dans Scarlet Street, la femme de Cross ne dit pas « il ira en prison », comme le prétendent les sous-titres, mais « il ira à la chaise électrique » ("he'll go to the chair"). Ce détail-là n'est pas négligeable non plus (lequel l'est dans un film de Lang ?), puisque la prophétie de l'épouse est exacte. L'effet si elle se trompait serait totalement différent puisqu'elle apparaît comme un oracle, une pythie.
Que ces malencontreuses gaffes ne vous empêchent pas de jouir de ce diptyque qui invite à la lecture et surtout à la relecture.
0Commentaire| 18 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 18 avril 2011
Ces deux films sont remarquables à tout point de vue. La réalisation de Lang qui est au mieux de son talent, l'interprétation de Edward G. Robinson (parfait comme souvent dans ses personnages) et même de Joan Bennett, parfois limitée dans d'autres productions. Et l'édition proposée est passionnante surtout grâce au livre de Jean Ollé-Laprune qui l'accompagne.
Un achat que je recommande.
0Commentaire| 7 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Oh la bonne nouvelle ! L'un des grands classiques de Lang, période américaine, est bientôt disponible dans ce coffret Wild Side Video (le 02 décembre) ! Ce film produit par Independant (le studio du cinéaste) n'est à manquer sous aucun prétexte, tant la réalisation, le jeu des acteurs ainsi que le montage sont à ce point prodigieux (pas de trucage pour la dernière scène, mais chut, je ne révélerai rien). L'histoire de cet homme, la quarantaine, traqué par ses fantasmes (Edward G. Robinson superbe), puis confronté à une mante-religieuse, sorte de femme fatale, est d'un suspense non seulement jubilatoire mais d'un paroxysme diabolique.

Sans conteste, The Woman In The Window, réalisé en 1944 (juste avant The Scarlet Street), est un fleuron du Film Noir, à ranger aux côtés d'autres chefs d'oeuvres du genre, comme The Killers de Robert Siodmak, Double Indemnity de Billy Wilder, Laura de Otto Preminger, The Big Sleep de Howard Hawks ou encore The Shadow Of A Doubt d'Alfred Hitchcock (voir listmania).

La synopsis, si je me souviens bien est la suivante : un prof en criminologie, marié et bon père de famille mène une vie paisible mais ennuyeuse. Après avoir accompagné son épouse et son gamin à la gare (ils partent en vacances ou en cure, je ne sais plus), il est invité à retrouver ses amis dans un club. Discussions détendues, plaisanteries savoureuses. A un moment, le sujet de la discussion, pour le moins banale jusqu'à présent, porte alors sur la crise de la quarantaine, des femmes et des tentations, et de l'adultère qui peut mener au crime... Le professeur, sûr de ses principes et de sa morale, tient à préciser que lui, ne tomberait jamais dans le panneau... Même s'il rencontrait le modèle de la femme au portrait (qu'il lorgnait dans la vitrine quelques instants auparavant)...

Ah ! les grands principes et les belles promesses! La vie peut parfois être d'une ironie cinglante... Quant aux fantasmes, ils travaillent notre imaginaire, même à notre insu, et quand la possibilité d'une aventure se présente, si ça paraît doux au début, à la fin ça peut vous laisser un goût bien amer... Aussi amer qu'un cauchemar! C'est un peu la morale du film. Aussi, en sortant du club, il rencontre le modèle de la femme au portrait (Joan Bennett, séduisante en femme fatale, à noter qu'elle ne porte qu'un léger chemisier de satin noir assez transparent révélant de superbes petits seins... vraiment osé pour l'époque!).

Je ne raconterai pas la suite, mais les clairs-obscurs sont sublimes (l'expressionnisme si cher au cinéaste allemand avec ses contrastes d'un romantisme ahurissant). Un scénario efficace bourré de surprises hallucinatoires, une interprétation non seulement crédible mais convaincante (le génial Don Duryea dont on avait pu admirer le jeu dans Criss Cross de Siodmak). Cette histoire qui explore les profondeurs de l'âme rappelle l'intérêt qu'avait alors Hollywood pour la psychologie de Freud (cf. Rebecca d'Alfred Hitchcock ou encore Laura de Otto Preminger).

PS. Le deuxième film est La Rue Rouge (Scarlet Street) tourné l'année suivante avec les mêmes acteurs (Edward G. Robinson, Joan Bennett).
1212 commentaires| 18 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Quel bonheur de trouver réunis en coffret ces deux films géniaux de Fritz Lang ! Et (pour une fois) voilà des films qui méritent d'être publiés en DVD, et pas seulement diffusés à la télévision, puisqu'ils se regardent et se re-regardent, se parcourent en plusieurs sens, invitant à chaque fois à approfondir une thématique secondaire, à infléchir son point de vue ou à le réviser radicalement. Voilà des films qui forcent à être intelligent : à revenir sur ses interprétations, à changer de point de vue... Finalement, il n'y a pas de vérité définitive qui invaliderait les autres, mais un cheminement, une succession de points de vue, comme la visite d'un jardin qui nous donne différentes visions d'un même bâtiment : la maison n'est pas plus vraie vue de l'avant que de l'arrière ou de côté.
Le couplage de ces deux films leur ajoute une dimension supplémentaire : le fait de voir les mêmes acteurs dans les deux films dans des rôles différents (et pourtant identiques) répercute leur dynamique propre, puisqu'ainsi il nous arrive la même chose qu'à Edward Robinson à la fin de Woman in the Window, lorsqu'il s'éveille de son rêve et en reconnaît les personnages dans la vraie vie sous un autre nom, un autre emploi. Les thèmes de l'onirisme (Unheimlichkeit), du dédoublement, de l'illusion et de la désillusion (comment ne pas penser au David Lynch de Mulholland Drive et Inland Empire ?) se déploient non seulement à l'intérieur de chaque film mais aussi dans le rapprochement entre les deux.
L'édition est réalisée avec soin : bonne qualité visuelle et sonore des films, bonus intéressants, livret illustré.
Je souhaite toutefois relever quelques erreurs commises par l'auteur des sous-titres et de celui du commentaire (long et instructif, mais rédigé dans un français très fautif).
Selon ce dernier, dans Scarlet Street, le peintre de Washington Square reprocherait à la peinture de Cross de manquer « de perspectives », propos bien flou. Il lui reproche en fait de ne pas maîtriser la technique de la perspective (au singulier : "no perspective"). Autrement dit, ce sympathique petit peintre bien formé mais dénué de génie (le symétrique exact de Cross, génie autodidacte) reste sagement prisonnier de sa formation académique désormais archaïque et ne s'est pas rendu compte que l'innovation de la peinture moderne du vingtième siècle est précisément d'abandonner la perspective. En définitive , ce « béotien instruit » porte sur les tableaux de Cross le même regard que les béotiens « purs » que sont sa femme, son collègue, sa protégée, l'amant de celle-ci.
L'auteur fait également dire à Kitty « Si je n'étais pas sensée, je te quitterais », à quoi Johnnie répond « Mais tu n'es pas sensée », autrement dit « Je reste avec toi car je serais idiote de te quitter. - Tu es idiote, donc tu vas me quitter. » En fait la réplique de Kitty commence par "If I had any sense" : « Si j'avais un peu de jugeote, je te plaquerais ». Sa réplique signifie donc : « Je reste avec toi parce que je suis trop idiote pour te quitter », celle de Johnny « Tu n'as aucune jugeote (donc tu vas rester avec moi et je peux continuer de me conduire comme le dernier des misérables) ». Bref, la traduction dit exactement le contraire du dialogue, au détriment non seulement de l'action mais des thématiques de la fatalité et du contrôle exercé sur son destin, de la responsabilité et de l'irresponsabilité morales, etc.
Quant aux sous-titres : toujours dans Scarlet Street, la femme de Cross ne dit pas « il ira en prison », comme le prétendent les sous-titres, mais « il ira à la chaise électrique » ("he'll go to the chair"). Ce détail-là n'est pas négligeable non plus (lequel l'est dans un film de Lang ?), puisque la prophétie de l'épouse est exacte. L'effet si elle se trompait serait totalement différent puisqu'elle apparaît comme un oracle, une pythie.
Que ces malencontreuses gaffes ne vous empêchent pas de jouir de ce diptyque qui invite à la lecture et surtout à la relecture.
0Commentaire| 2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 6 mars 2014
Fritz Lang est un de mes cinéastes préférés (du moins sa période parlant, je n'ai jamais été fort adepte du muet).
Et par conséquent ce coffret m'a ravi pour plusieurs raisons:
-il réunit deux oeuvres similaires dans le thème , le style , "Scarlet" et "window" mettant en scène les mêmes héros principaux.
Selon moi "Scarlet Street" constitue une perfection de "Woman in the Window".
- la présentation infaillible de "Wild Side" qui s'évertue encore et toujours à présenter des bonus papier magnifiques (le bouquin qui accompagne avec ses photos et ses détails de tournage d'époque remplace à merveille des bonus cinéma , d'ailleurs tàf hypothétiques pour des films aussi vieux)
-les acteurs de ces deux films (Joan Bennett et E.G. Robinson ainsi même que tous les rôle secondaires) sont merveilleux , justes et tout à fait crédibles.
-ces deux films reproduisent à nouveau et à merveille les obsessions de Fritz Lang (jalousie, vengeance , remords, châtiment inéluctable, la folie faisant ici office de justice): ces thèmes universels intemporels rendent ces films indémodables, et loin d'être marqués par le sceau du temps (ils datent de 1945 et 1946!!!!!!!).
En conclusion, PAR-FAIT!!!
0Commentaire| Une personne a trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 7 mars 2016
Il n'est pas question ici de commenter ou de refaire une énième critique de ces deux perles du film noir signées du génie qu'était Fritz Lang. Non, juste un coup de gueule contre Wild Side qui a sorti ce coffret, pourtant magnifique mais qui souffre d'un gros défaut: les deux DVD sont insérés dans des logements cartonnés placés dans les couvertures du livre, des logements tellement serrés qu'il est impossible de sortir les disques sans les rayer de façon importante. j'ai contacté l'éditeur qui me répond laconiquement qu'il est au courant du problème et que le défaut a été corrigé pour les autres titres de la collection! Merci c'est gentil mais je m'en fout, je fais quoi maintenant? Pour un coffret vendu environ 30€, c'est un peu abusé, non?
0Commentaire| 3 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 29 décembre 2015
Je ne m'amuserai pas à raconter le contenu de ces deux magnifiques films car j'ai horreur qu'on me raconte moi-même ne serait-ce que le début d'un film, mais d'une part ce sont deux grands films d'un des plus grands maîtres du septième art : tout, que ce soit la mise en scène, le scénario, le jeu d'acteur sont ici immenses.
Par ailleurs, l'objet lui-même est (presque) à la hauteur de ces deux oeuvres d'art. Un très beau coffret, comprenant un gros livre, un objet qu'on a plaisir à avoir dans sa dvdthèque.
En revanche, je suis un peu déçu des bonus des films. A mon sens un petit documentaire sur l'histoire des films ou du réalisateur aurait été bienvenue. Mais bon, on a le bouquin ! C'est déjà pas si mal :-)
0Commentaire| Une personne a trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 14 juillet 2010
Superbe coffret de fritz lang dont un des deux n'est sorti que dans ce coffret ( la femme au portrait ) , la rue rouge est sorti seul mais nous préférons ce coffret avec deux bijoux du film noir . je le recommande à tous.
De plus il est sorti chez wild side donc vous vous doutez déjà de l'état de votre pièce ! c'est à dire TRES BON

Dans cette collection avec un livret intérieur comme très bon film ,vous trouverez la chevauchée des bannis avec robert ryan ! EXELLENT comme les 2 autres !
0Commentaire| 6 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 7 novembre 2015
Beau coffret regroupant deux films noirs jumeaux de F. Lang, the Woman in the Window et Scarlet Street. On retrouve les 3 mêmes acteurs principaux dans les deux films considérés à juste titre parmi les meilleurs de la période hollywoodienne de Fritz Lang (Il était d'ailleurs particulièrement fier de La Rue Rouge). Le livre de 80 pages de Jean Ollé Laprune complète à merveille le visionnage des films avec des informations sur le tournage, les relations avec le producteur Walter Wanger (mari de l'actrice Joan Bennett qui était la muse de Lang dans quatre films). Les nombreuses photos de tournage ainsi que les bonus de la partie CD-ROM (notamment les scripts) permettent d'avoir une bonne idée du processus de création chez F. Lang. Je le recommande aux amateurs de films noirs.
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 7 octobre 2013
Wildside est au top encore une fois! 2 films cultes dans un coffret digne de leur prestige, voila en gros tout ce qu'il y a à dire.
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus