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Journal d'omelette Broché – 1 mai 2011

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Description du produit

Extrait

Extrait de l'avant-propos

«L'émotion qui l'étreint au moment de la révélation...»

Omelette, pour nous comme pour bien d'autres, est un film important parce que ce film cherche à atteindre l'impossible liberté : liberté d'être soi-même à travers l'affirmation de sa sexualité, liberté de filmer en dehors des codes et des contraintes économiques, liberté aussi face à la caméra et au cadre qui savent si bien masquer le vrai. Le film, et Rémi à travers lui, se débat, tire à hue et à dia, cherche sa voie, trébuche souvent et, d'échec en échec, parvient si ce n'est à véritablement se libérer de tout (mais ce n'est pas un défaut car c'est une tentative impossible qui ne doit pas moins être sans cesse renouvelée), du moins à circonscrire et dénoncer les mensonges et les entraves. C'est déjà beaucoup. Nous continuons à nous étonner et à admirer le fait que, selon nous, celui dont on attend le plus de mensonges, celui qui semble avoir fondé toute sa vie sur l'obscurcissement de la vérité, le père, apparaît en définitive comme le seul qui, face à la caméra, tient un discours de vérité, un discours libre. Tous les autres déversent un discours relativement convenu en ce temps-là et que la présence de la caméra contraint : vomir sa haine homophobe devant un objectif, fût-il privé, n'est pas une chose possible, ne l'était déjà plus en 1993, et nous ne nous en plaindrons pas. Leur discours de tolérance peine toutefois à nous convaincre tant l'argumentaire paraît sortir d'une émission de télé-réalité. Et le sida est là, autour de tous, qui permet facilement de dire qu'en effet ce n'est pas la fin du monde que Rémi soit pédé. Et le spectateur (ou le lecteur) se dit avec soulagement que Rémi a juste eu la bonne idée de mettre entre la vérité et lui sa caméra qui, finalement, le protège. Mais le père, lui, redouté depuis le début, laisse entendre une parole qui, allez savoir pourquoi, nous apparaît vraie, honnête, libre enfin, comme si la liberté recherchée par le film était là, dans les propos de cet homme si peu libre lui-même. A bien revoir le film, on se rend compte que ce n'est finalement pas tant la parole qui est différente que le regard : le père est le seul à affronter l'objectif au moment de la révélation, le seul à ne pas détourner les yeux. Les autres, mis en scène par Rémi, ne montrent jamais leur regard : la mère ne se tourne que fugitivement vers l'objectif, revenant sans cesse à son journal, la soeur se cache derrière des lunettes de soleil, la grand-mère, aveuglée par la lumière, plisse trop les yeux pour qu'on puisse y lire quoi que ce soit. Bizarrement (mais ce n'est peut-être pas si bizarre psychologiquement parlant), Rémi a fait en sorte que le mensonge de ceux qui lui paraissent le moins à craindre ne soit pas lisible dans leurs yeux (il a peut-être aussi voulu leur donner la liberté de pleurer, chose qu'il paraît redouter dans son journal écrit) et, en cherchant à mettre à nu son père, celui dont on peut attendre tous les mensonges et qu'il faut débusquer à tout prix, trouve un regard, le seul et vrai regard qui affronte le sien à travers l'objectif de la caméra, un regard franc qui ne cache pas l'émotion qui l'étreint au moment de la révélation et qui donc, enfin, laisse apparaître un fragment de vérité.

Biographie de l'auteur

Rémi Lange a d’abord été cinéaste. Né en 1969, il s’est fait remarquer, à 24 ans, par un premier film intitulé Omelette.. Il a par la suite réalisé d’autres films "underground". Citons Les yeux brouillés, The sex of Madame H, Devotee.

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