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Journal d'un prisonnier de guerre Carnet, journal – 2 octobre 2007

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Extrait

VIVANT OU MORT ?
«Une sombre curiosité»

Je pensais être attaché à la vie pour vivre, mais en réalité j'y aspirais peut-être parce que j'étais déjà mort.
OOKA Shôhei, Les Feux

Du bist gestorben und weisst es nicht
Heine, «Altes Lied», Romanzero

«Il me faut simplement comprendre en écrivant. Sinon, il est pro­bable que mon expérience de guerre va continuer à me hanter comme un cauchemar et que ma vie présente ne sera guère que somnambulisme.» C'est au rythme du roulement d'un train de nuit que, peu après la fin de la deuxième guerre mondiale, Ôoka Shôhei s'interroge sur la nécessité et la possibilité d'écrire ce qu'il a vécu - ou plutôt : ce à quoi il a survécu - en 1944-1945, en tant que soldat japonais jeté dans la guerre des Philippines, puis comme prisonnier de guerre (POW) des Américains dans l'île de de Leyte. Et Ôoka (qui n'est pas encore l'immense écrivain qu'il deviendra après la guerre) poursuit : «Pour rendre pleinement compte de ce passé qui est maintenant partie intégrante de ce que je suis à présent, j'aurai à prendre en compte les causes qui l'ont produit, y compris celles qui excèdent la sphère de ma propre responsabilité personnelle. Pourquoi un homme sans talent comme moi doit-il faire une chose pareille ? N'y a-t-il personne d'autre ?»
Éprouve-t-il là le sentiment d'être élu - fut-ce en tant que n'importe qui (n'importe quel soldat survivant) - pour une oeuvre à venir, et dont il lui faudrait devenir capable ? Ces instants d'exaltation nocturne succèdent à une conversation avec des amis, dont le critique Kobayashi Hideo. Ils pourraient faire écho à une scène célèbre : Dostoievski (plusieurs fois mentionné dans Journal d'un prisonnier de guerre) raconta comment, écri­vain débutant, il se vit, avec ivresse, reconnu par plusieurs critiques, dont le célèbre Belinski.

«Dans le train de nuit bondé, poursuit Ôoka, au milieu de gens qui dormaient debout, je fus pris d'un accès de pleurs sentimentaux. Je trouvai un soulagement à verser des larmes.»
Mais aussitôt la différence avec toutes les situations littéraires anté­rieures bée à nos yeux. Car Ôoka ne découvre pas quelque sujet magni­fique à traiter. Le défi est, pour lui, de se retourner vers un passé collectif tout récent et insoutenable : un passé affreusement sanglant et, pour la pensée, décomposant.
Aux événements qu'il a traversés en 1944-1945, Ooka ne cessera, sa vie durant, de revenir, par diverses voies - et non sans se trouver, en écrivant, au bord de l'impuissance à les dire. C'est bien ce qu'on entend dans un poème de 19583 - un «requiem» où il parle à ses compagnons disparus :

Je fais tout ce que je peux,
Mais, malheureusement, je suis impuissant,
Aussi impuissant que nous l'étions
Il y a treize ans à San José.

En 1944, à l'âge de 35 ans (marié et père de famille), Ooka avait été appelé sous les drapeaux avant de se retrouver, après un entraînement de trois mois, envoyé dans les Philippines. Il va être chargé des communica­tions pour la Compagnie Nishiya (une unité d'infanterie), dont la plupart des soldats sont, comme lui, d'âge moyen et sans expérience militaire. La compagnie Nishiya est envoyée dans l'île de Mindoro pour occuper San José et quelques autres positions sur la côte.

Revue de presse

L'un des derniers épisodes de l'affrontement entre Américains et Japonais, lors de la seconde guerre mondiale, eut lieu dans les Philippines. De Pearl Harbor à Hiroshima, les Japonais mobilisés sont de plus en plus âgés et de moins en moins convaincus par la propagande militariste. Parmi ces soldats de la dernière heure, contraints et forcés, animés parfois d'un violent esprit critique contre l'horreur de la guerre et contre l'escalade qui devait aboutir à l'apocalypse nucléaire, se trouvait un intellectuel raffiné, Shôhei Ôoka...
Epuisé par la malaria, le soldat Ôoka, presqu'un vétéran à 35 ans, est fait prisonnier. Le récit qu'il consacrera à cette détention est le début d'une oeuvre littéraire dont Kenzaburo Ôé situe très haut l'importance, la comparant à celle de Sôseki (1867-1916)...
C'est en captivité qu'il fait de nombreuses rencontres amicales (avec des Japonais, mais aussi des Américains) et qu'il mesure la nécessité de la littérature, non seulement dans les notes qu'il prend - et qu'il termine par cette épitaphe stendhalienne : "A souffert solitaire, découragé" -, mais dans des romans qu'il rédige pour divertir ses compagnons. De ces romans du camp, rien ne reste. En revanche, sa mémoire et ses facultés analytiques auront conservé des scènes spectaculaires, donnant lieu à des pages bouleversantes qui font de ce Journal un classique. (René de Ceccatty - Le Monde du 22 février 200 )

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le 3 janvier 2011
Format: Carnet, journal
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