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Journal d'un prisonnier. Le témoignage d'un des quatre généraux du putsch d'Alger Broché – 13 mars 2014

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Extrait

Extrait de l'avant-propos

Samedi 22 avril 1961,10 heures du matin, cour du Lycée Louis-le-Grand à Paris.
Un camarade de classe de seconde m'interpelle : «Dis, Zeller, c'est ton père qui est à Alger ?»
C'est ainsi que j'apprends le déclenchement de ce qui fut dénommé ultérieurement «le putsch d'Alger». Après l'échec du mouvement, nous restons quelques jours sans nouvelles. Le général Challe s'est rendu. Mon père est entré en clandestinité, les généraux Jouhaud et Salan également. Des rumeurs circulent dont la presse se fait l'écho : il aurait quitté l'Algérie pour l'Espagne...
Le 6 mai au matin, à Alger, après mûre réflexion, il se met à la disposition du général Vézinet, commandant le corps d'armée d'Alger, qui lui délègue le général de Belenet. Le soir même, il dort dans une cellule à la maison d'arrêt de La Santé, à Paris.
Les cours du troisième trimestre continuent à Louis-le-Grand...
Le 26 mai, une lettre de mon père arrive à la maison : «Mon petit Bernard, je regrette bien de ne pas t'avoir fait figurer sur la liste de mes visiteurs...» Elle se termine ainsi : «Pour ma part, j'ai du travail car je prépare ma défense, ce qui est une occupation comme une autre, et je suis très peu dérangé. Je ne sais pas ce qu'il adviendra de ce procès ; mais je compte sur le Bon Dieu. Prie-Le aussi pour moi, comme je prie pour vous.»
Le premier jour du procès qui se tient au palais de justice de Paris, les 29, 30 et 31 mai, la famille proche assiste à une messe en fin d'après-midi à la chapelle des dominicains de la rue François-Ier. Je suis vraisemblablement le seul à n'être pas conscient que notre père risque la peine de mort et n'ai aucun souvenir des intentions de prière de ce jour-là - très certainement une imploration de lui épargner le châtiment suprême que réclament véhémentement certaines bonnes âmes.
Le 31 mai, réquisitoire : détention criminelle à perpétuité ; verdict : circonstances atténuantes, quinze ans de détention criminelle.
Courant juin, muni d'une autorisation signée du procureur général Besson, je le vois, pour la première fois, dans sa cellule à la Santé. Rétrospectivement, cette cellule semble extraite d'un décor des films noirs du début des années 1960 : murs ripolinés de couleur indéfinie, bat-flanc repliable verticalement sur le côté, tabouret relié au mur par une chaîne, cuvette de WC sans lunette, porte massive avec oeilleton de contrôle et petite fenêtre grillagée hors de portée. Le contraste est saisissant avec le vaste appartement de fonction du boulevard Latour-Maubourg où, dix-huit mois auparavant, chef d'état-major de l'armée, il recevait le «gratin» de l'armée et de la classe politique dirigeante !
À la fin du mois de juin 1961, c'est Clairvaux - le «petit cloître» baptisé quartier de détention - et, au début d'août, le transfèrement à la maison d'arrêt de Tulle, où il restera cinq années.
Les lieux et conditions de détention des officiers condamnés à la détention criminelle sont l'objet de tâtonnements initiaux comme le montrent plusieurs notes échangées entre le cabinet du ministre de la Justice, Edmond Michelet, et le secrétariat général de l'Élysée, la décision finale revenant au chef de l'État.
Le transfèrement de Clairvaux à Tulle est motivé par l'état de vétusté du quartier politique de la centrale de Clairvaux (les cellules du «petit cloître» ne disposent ni de toilettes, ni de lavabo, ni de chauffage) et par la crainte d'actions visant à faire évader les officiers dans une région où les anciens subordonnés des détenus sont nombreux dans les unités de l'armée retirées d'Algérie. Sans oublier les battements d'ailes amicaux des Mystères IV en vol à basse altitude au-dessus de la centrale.

Revue de presse

André Zeller (1898-1979), grand soldat, engagé en 1915, versé dans la réserve fin 1957 après avoir été chef d'état-major de l'armée de terre, est un Alsacien patriote, issu d'une lignée de militaires, fervent catholique. Pro-européen farouche, il ne voit pas d'autre solution face aux deux blocs qu'une "Europe fédérale pourvue d'une supranationalité"...
Pourquoi un officier supérieur discipliné, modéré, légaliste, revêt-il les habits du putschiste ? Par "idéal", répond Zeller. Rappelé par de Gaulle en juin 1958, il a cru que le nouveau pouvoir défendrait la souveraineté française en Algérie. Lorsqu'il prend acte de son égarement, il maintient le cap, déterminé à ne pas abandonner la population musulmane aux mains du FLN, comme il le dira à son procès, et à ne pas trahir les officiers et les soldats qui lui ont fait confiance. (Emmanuel Hecht et Grégoire Kauffmann - L'Express, mars 2014)

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Finalement et quel que soit le point de vue de chacun sur le sujet de l`algérie française et de
l`oas, il est très intéressant de connaître les états d`âme de l`un des principaux intéressés de cette époque du putsch des généraux.
Je ne suis plus tout à fait certain d avoir toujours la même opinion sur le chef de l'état de l époque car il n y a pas de fumée sans feu non plus.
Témoignage historique intéressant..
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On sent la sincérité totale de l'auteur sans aucune concession. Le style est remarquable, direct et sans fioritures. Il doit être lu par tous ceux qui s'intéressent à cette période de notre histoire.
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Condamnés à de très lourdes peine, les officiers généraux et supérieurs responsables du putsch d'avril 1961 connaissent plusieurs lieux de détention avant d'aboutir à la prison de Tulle où ils passeront le plus de temps avant d'être graciés entre 1967 et 1968. Le général André Zeller tient son journal. On y apprend beaucoup sur l'état d'esprit et les relations de ces hommes qui avaient tous mené d'exceptionnelles carrières au service de la république. André Zeller revient sur le sens de ses engagements, cultive des plate-bandes, lit beaucoup, reçoit les membres de sa très nombreuses famille chaque fois qu'une autorisation de visite le permet. Il se passionne pour le personnage de Rossel, un officier de l'armée française qui s'était placé au service de la Commune afin de poursuivre la lutte contre la Prusse et le paie de sa vie ; un parallèle avec la situation des prisonniers de Tulle s'impose à lui.
Et, loin de la vie quotidienne des Français, les prisonniers suivent, par la presse, la télévision, leurs correspondances surveillées, l'évolution d'une société nouvelle, insouciante, oublieuse du passé, consommatrice, que la Ve République est en train de forger et que de Gaulle va découvrir avec stupeur en mai 1968.
Un document important, écrit avec soin, à lire en parallèle des carnets de captivité de Paul Reynaud. La micro-société des détenus de Tulle y apparaît d'une tout autre tenue que celle du château d'Itter.
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L'on comprend mieux la souffrance de ces hommes qui n'ont jamais changé d'avis et qui se sont battus en vrai soldats jusqu'au bout.
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Par begey le 14 juin 2014
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mon ami ancien combattant de le guerre d'Algérie est très heureux d'avoir pu lire ce livre et pour lui c'est un excellant devoir de mémoire
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