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le 13 août 2017
Je viens de terminer cet ouvrage. J'avais lu "au sud de la frontière..." comme première approche de Murakami et malgré des longueurs j'avais adhéré. Ici, j'ai l'impression de me retrouver dans un univers à la David Lynch, pour ses films bien réalisés. On est fasciné par tant de "délires", on cherche un lien avec la réalité, on tente de s'accrocher à quelque chose, puis on lâche prise et on se laisse mener par la plume (ou le clavier vraisemblablement) de l'auteur sans plus chercher à comprendre quoi que ce soit. A titre personnel, j'ai beaucoup aimé, même si comme je pouvais m'y attendre la fin ne règle rien et que de larges passages du livre restent à mon sens sans aucune suite. Sans doute n'a-je pas tout compris de ses "métaphores" mais peu m'importe.Par moment, cela donne une impression de "bric-à-brac" littéraire qui peut fatiguer ou énerver certains. Quant à moi, j'ai aimé (j'aimerais pouvoir choisir autre chose que "aime" ou "adore" sur Amazon) et intériorise certains propos du livre, mais je peux comprendre tant les critiques négatives que les émerveillements des fans. A lire après s'être un peu renseigné.
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le 3 avril 2017
mon blog: Sagweste In Librio
Murakami fait parti des auteurs japonais que je préfère, chaque livre porte en lui sa propre poésie, son propre monde surréaliste dans lequel, nous lecteurs, devons nous laisser porter sans se poser de questions.
Cette histoire n'y déroge pas, son histoire est à la fois onirique empreinte de philosophie.

Kafka Tamura fuit sa maison et son père, prend un bus et se rend dans une région et une ville qu’il ne connait pas. Avec quelques yens en poche, il a prévu de rester une petite semaine dans un hôtel, de continuer à faire sa musculation (pour savoir se défendre). Il trouvera sur sa route une bibliothèque privée qui lui servira de refuge afin de lire tout son saoûl. Il y rencontrera Mademoiselle SAEKI et le jeune Oshima.

En parallèle, nous suivrons Nakata, un vieil homme, simplet, qui parle aux chats et qui va se voir confier une mission très étrange.

Leurs destins se croisent et s’entrecroisent de manière profonde et superficielle, on devine, on doute, on espère, on cherche à comprendre. Kafka va réfléchir énormément à sa vie, à ce qu’il est, ce qu’il a vécu, à ce qu’il veut pour la suite. Mais à 15 ans, pas facile de se projeter quand on n’a vécu encore qu’une courte vie. Le jeune Oshima-san va se révéler être un ami de réflexion. Murakami les entrainant à philosopher sans le savoir, en leur faisant se poser les bonnes et les mauvaises questions.

Surfant entre cette philosophie et les faits quelques fois surréalistes, Murakami ne laisse jamais le lecteur s’appesantir dans sa propre pensée, un fait viendra chambouler le tout, remettant en place les composantes de la destinée de Kafka et Nataka.

Ce livre je l’ai adoré, je l’ai lu plutôt tranquillement, car chaque chapitre apportait une pierre à la construction de cette histoire magnifique faite de rêves, de désirs assouvis ou non.

Chaque personnage trouve sa place dans cet échiquier, aidant Kafka à se trouver et se retrouver. Aucun personnage superflu donc, tous remplissent une mission bien malgré eux.

Je ne vais pas lire un autre Murakami de suite, je me laisse le temps de m’imprégner de celui-ci. J’en ai besoin tellement il a été puissant en terme de ressentis et d’interrogations sur la vie en générale.

Bravo Monsieur MURAKAMI, vous avez encore su me plonger dans votre univers, inimitable, rien qu’à vous.
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le 3 octobre 2017
"Kafka sur le Rivage" est un Murakami finalement assez risqué. Jusqu'ici, l'auteur distillait des touches de surréalisme et de fantastiques dans ses romans traditionnels, mais le genre de ses romans était assez bien identifé: fantastique et SF pour "La fin du monde", drame conjugal et histoire d'amour pour "Chronique de l'oiseau à ressort".
Mais c'est (à mon sens) ici que pour la première fois la dérive surréaliste et symbolique prend complètement le dessus au fur et à mesure que le roman se déroule. Cette plongée dans l'imaginaire (pluie de poisson et de sangsues, chats qui parlent, pierre qui communique, apparition peu flatteuse des symboles de grandes marques de whisky et de poulet frit...), Murakami la présente avec la plus grande rigeur narrative qui soit, ce qui fait que l'imaginaire devient presque normal.

Au-delà de cet envrionnement narratif qui revient à faire une plongée à 50m de profondeur alors qu'on était parti pour une petite virée avec masque et tuba, Murakami resserre son intrigue autour de deux couples masculins dont les aventures vont alterner au fur et à mesure des chapitres: le vieux Nakata et le routier Hoshino d'un coté, le héro Kafka et son ami Oshima de l'autre, avec le personnage mystérieux et symbolique de la jolie Mlle Saeki comme centre d'intrigue.

Comme l'a écrit for justement André Clavel dans l'Express, Murakami fait se succéder les ténèbres et la grâce. Les chapitres 15 et 16 en particulier qui enchaînent la perception de la forêt par le jeune Kafka, et des meurtres d'animaux sauvages et gratuits de l'autre - est un très bon exemple de ce contraste stylistique brutal - qui ne se renouvellera jamais avec un tel niveau d'intensité - Murakami étant dans l'ensemble un auteur plutôt "doux" quel que soit le tragique des circonstances, ce qui le rend extrêmement attachant à mes yeux.

J'aimerais pouvoir mettre le doigt de façon plus concrète sur ce qui fait de ce roman d'apprentissage, de cette quête d'un garçon de 15 ans, un chef d'oeuvre total.
Malheureusement c'est très dur. Etant moi-même en pleine phase de transition, j'ai été fort sensible au trajet émotionnel et physique de ce garçon de 15 ans, qui essaie de se trouver et qui part loin, pour pouvoir le faire. L'objet de sa quête n'a finalement que peu d'importance, l'important c'est le voyage et celui que nous offre Murakami dans ces 600 pages est exotique, merveilleux et dépaysant...et qu'importe la destination.

Comme dans un film de David Lynch (auquel on peut sainement comparer "Kafka sur le rivage"), il ne sert à rien de s'attarder sur tel ou tel détail - ou bien de vouloir tout comprendre. Néanmoins quand on arrive à la fin du voyage, tout a un sens, tout se ressent, et tout est clair - même si cette clarté n'est pas explicite. Miracle de la littérature où le mot écrit joue sur l'intégralité de nos sens, et nous donne une merveilleuse leçon de vie. Chapeau à Corinne Atlan d'ailleurs pour une magnifique traduction.
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500 PREMIERS REDACTEURS D'AVISle 23 juin 2014
« Kafka sur le rivage » est une œuvre de maturité et s’impose comme l’un des chefs-d’œuvre, si ce n’est le chef-d’œuvre de cet immense romancier qu’est Murakami.

Il reprend le principe qui présidait à la construction d’un roman antérieur, « La ballade de l’impossible » en menant en parallèle deux récits, au départ sans point commun apparent et qui petit à petit vont donner lieu à la construction d’un immense et complexe puzzle qui prend un sens global.

Ce roman fait aussi penser à l’une des toutes premières œuvres de Murakami, « La course au mouton noir » puisqu’une grande partie du récit se déroule sur l’une des petites îles de l’archipel, montagneuse et recouverte de forêts au sein de l’une desquelles se trouve une cabane isolée, comme l’était la maison du précédent roman. On y retrouve cette atmosphère d’étrangeté, de menace que fait peser la solitude, de silence troublé par les multiples bruissements d’une nature inquiétante et immédiate.

Il y a deux façons d’aborder Murakami et tout particulièrement ce roman essentiel. La première approche est fondée sur un rationnel cartésien, sur une recherche de sens à tout prix. L’autre est de se laisser porter par un récit qui emprunte aux multiples influences de l’auteur dont la culture est profondément nippone mais repose sur une maîtrise des classiques grecs et de la tragédie. Une culture solidement nourrie par la connaissance des auteurs américains contemporains (Murakami est, entre autres, traducteur de Carver) et par la philosophie occidentale.

La première est presque automatiquement condamnée à l’échec car elle mutilera l’œuvre. La seconde ouvre des perspectives infinies si on se laisse porter par la poésie, la fantaisie et l’originalité du récit.

« Kafka sur le rivage » est avant tout un conte initiatique, souvent aux bords extrêmes du fantastique. Il joue de la confusion permanente entre le réel observable, les rêves qui font partie de nos vies jusqu’à s’y immiscer pour les transformer, le psychisme qui nous détermine malgré nous. C’est une narration subtile et d’une rare intelligence du passage du monde adolescent à l’âge adulte, un passage qui quitte une rive faite de facilité relative pour rejoindre un terrain où l’essentiel dépend de soi, de ses choix, de ses rencontres et de l’usage que l’on sait en faire. C’est aussi un récit sur la mort, omniprésente dans nos vies, inéluctable au point d’en être parfois inhibant.

Pour cela, Murakami convoque deux personnages essentiels. Kafka Tamura, jeune adolescent de quinze ans, qui s’est choisi ce prénom d’emprunt par référence à la machine infernale de l’auteur tchèque dont il se croit la proie. Un garçon frappé par la malédiction d’un père qui l’a prophétiquement condamné au parricide, au viol de sa mère et à celui de sa sœur. Un garçon qui trouve une paix provisoire dans une étrange bibliothèque, accueilli par un androgyne cultivé et sensible et dirigée par une femme d’une superbe cinquantaine profondément troublante et inaccessible.

Nakata est un vieil homme, légèrement débile, qui gagne sa vie en retrouvant les chats perdus d’un quartier de Tokyo. Une sorte de sage condamné à tuer malgré lui un démon qui emprunte la tenue de Johnny Walken, l’emblème de la célèbre marque de whisky, parce qu’il assassine sauvagement les chats dont il découpe les têtes pour voler leurs âmes afin de constituer un flûte aux super pouvoirs. Un homme qui va fuir malgré lui en embarquant dans son sillage un routier un peu naïf mais qui découvrira ce que la vie recèle de surprises et de beauté si l’on sait les cueillir.

Kafka et Nakata ont beaucoup de points communs sans le savoir et la vie de l’un va inexorablement affecter celle de l’autre.
Alors laissez-vous porter par l’irruption de l’impossible, par ces pluies de sangsues ou de poissons qui se déclenchent à chaque fois que le vieil homme franchit une étape qui le mène vers la liberté. Au bout du récit, vous y trouverez votre propre vérité car Murakami ne donne jamais son point de vue et laisse le choix à ses lecteurs de s’autodéterminer sur le sens.

Publié aux Editions Belfond – 2006 – 619 pages

Retrouvez mes notes de lecture sur thierrycollet-cetalir.blogspot.com
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le 25 octobre 2015
Haruki Murakami (1949- ) est un écrivain japonais contemporain. Auteur de romans à succès, il a reçu une douzaine de prix et autres distinctions. Depuis 2006, il est pressenti pour un prix Nobel de littérature.
"Kafka sur le rivage" parait en 2002 au Japon (2006 en France).

Les histoires croisées de 2 personnages dans le Japon du XXI ième siècle.
Kafka Tamura est un adolescent de 15 ans qui quitte le domicile familial pour échapper à une malédiction proférée par son père. De Tokyo à Takamatsu, le jeune Kafka va rencontrer des personnages hauts en couleur.
Mr Nakata est un vieillard un peu simplet, ne sachant ni lire, ni écrire.Sans souvenirs, ni amis, il vit le présent avec bonheur. Suite à un improbable concours de circonstances, il va devoir quitter son domicile et prendre la route pour accomplir une mission.

Un incroyable roman ou le réalisme se mêle au fantastique.
A de nombreuses reprises, il est difficile de cerner le vrai du rêve.
Il y a de la magie dans la vie de Kafka et Mr Nakata.
"La vie est une métaphore" se plait à écrire Murakami.
Les 2 personnages sont très attachants et il devient rapidement indispensable de savoir ce qu'ils vont devenir.
Accompagnés de leur ange gardien, de leur conscience, ils vont traverser les situations, le temps, la vie.
Une oeuvre empreinte de poésie, le réel est mouvant , sans contour distinct.
Je partage l'avis d'une majorité de lecteurs: un petit bijou.
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le 30 mai 2016
Du rêve à la réalité, pas facile de faire la part des choses dans ce roman à double entrée où tous les genres se croisent. En tout cas c'est bon, c'est agréable à lire, c'est intéressant et souvent instructif. Pas de doute HM est un grand auteur. Un livre à déguster (lecture rapide en diagonale interdite!) puis à ranger dans votre bibliothèque. À conseiller aux amateurs d'œuvre forte.
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le 30 juillet 2017
Poésie, magie, délicatesse, amour et mort.
Je lis quelques passages à mes enfants, quand le vieux papi Nakata parle avec les chats, ils sont captivés.
Je suis content même si la fin de l'intrigue ne ressemble pas à un dénouement à l'occidental.
Un livre magique et très dépaysant.
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le 10 mars 2011
J'ai trouvé curieux et plutôt réjouissant au fond, en lisant quelques-uns des commentaires, de constater à quel point les avis sont tranchés à propos de ce livre, y compris (et c'est le plus intéressant) parmi celles et ceux qui, comme moi, aiment beaucoup Murakami : certains le trouvent le plus faible de ses romans, d'autres (dont je suis) y goûtent un chef d'oeuvre de la littérature universelle. A quoi cela peut-il bien tenir ? En ce qui me concerne, j'y trouve un modèle d'équilibre, de cohérence, de concentration, de toutes les qualités de Murakami, notamment la puissance magico-réaliste, pourrait-on dire, de son écriture, et l'imagination hypnotique qui semblent à la fois inspirer et aspirer l'auteur lui-même au moment de la création autant que son futur lecteur au moment de la re-création et récréation que constitue la découverte qu'est la lecture. Le style, mais pas seulement : dans ce roman, la trame est particulièrement serrée, autour entres autres d'une brillante variation sur le thème du double, et le récit se clôt parfaitement sur lui-même, Murakami finit son livre en réunissant les morceaux qui semblaient épars, sans couture, sans débordement ni redondance ni redites ni" fausse fins" (à la différence de "Chroniques de l'oiseau à ressort", par exemple). Le livre se termine comme un fruit de la mer se referme après avoir baigné longtemps au fil des courants du monde imaginaire, se nourrissant au passage d'une multitude resplendissante et variée de créatures improbables et mythiques, autour de la perle qu'il a su créer. L'éclat étrange de cette perle brille longtemps dans la mémoire. Gràces soient rendues, encore, à Corine Atlan, pour la sûreté et la beauté de sa traduction.
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le 28 août 2017
Livraison rapide et conforme.J'ai acheté ce livre pour ma femme qui adore Murakami et le trouve génial,pour ma part je n'ai pas encore eu l'occasion de le lire.
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MEMBRE DU CLUB DES TESTEURSle 29 novembre 2015
Dans le Japon d'aujourd'hui, et à différentes époques de 1944 à nos jours.
Un génie qui ne sait ni lire ni écrire, qui sait parler avec les chats et en osmose avec la nature. Un routier qui sait lire mais n'a jamais lu. Un garçon de 15 ans qui vit comme un samouraï abandonné par sa mère et sa soeur, et qui fugue de chez un père démoniaque qui l'a menacé de la prophétie faite à Oedipe. Des chats, le Japon, la musique, la forêt, un road movie, une enquête en 1946, deux soldats de l'armée impériale ayant déserté dans les années 1930. MURAKAMI nous emmène entre rêves, rencontres initiatiques, crimes et quêtes métaphysiques. Tous les personnages sont lucides, vérités et illusions se confondent parfois, avec une violence croissante. La musique et les rêves les sauveront tous ou les délivreront d'une vie pleine de douleurs, pour enfin être eux-mêmes. MURAKAMI mérite le Nobel de littérature. Tous les styles s'y mêlent: dialogues, récit autobiographique, description, genre érotique, onirique, genre policier, genre fantastique. 650 pages que j'ai dévorées en 4 jours et qui m'ont changé. Avec une culture musicale et littéraire ahurissante, MURAKAMI fait l'éloge de la bonté et de l'intelligence, du courage et de la lucidité. Belles interrogations sur la violence, le sens de la vie, ce que c'est qu'être soi.
On est loin du Japon nostalgique des samouraïs, du Japon des financiers et des jeux vidéos ou mangas. Poésie des haïkus, du monde onirique si riche du Japon (si vous avez vu -et revu- Dreams de Kurosawa, vous aimerez ce roman). Chose rare: on y découvre un Japon pauvre, chiche, qui survit face aux éléments et à la crise financière et immobilière, sylvestre et sauvage. On est loin de Tokyo et de ses clichés. Avant, ici et après: tel est notamment le sujet de ce roman. Je le relirai, livre de chevet...un ami, donc.
PS parfaitement subjectif : ayant réellement (cela m'est arrivé plusieurs fois) l'impression d'avoir lu un chef d'œuvre, je redoute un peu de lire les autres romans de MURAKAMI. Ce qui compte c'est l'œuvre, pas l'auteur...
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