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Là-bas comme ici : Le Paradoxe de la représentation Broché – 15 septembre 1998

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Description du produit

Revue de presse

Au coeur de la philosophie comme de l'entreprise, la représentation : d'un côté, une mise en forme conceptuelle d'une pensée à la fois compétente et risquée dans un contexte de dialogue entre des «idées» ; de l'autre, une réalisation stratégique d'un projet économique selon un schéma «conviction/anticipation/décision» dans un environnement d'affrontement et de compétition entre des produits (la recherche de la «qualité» et de la différenciation).

Car décider, c'est confronter une représentation présente à une ou plusieurs autres futures (anticipation) en exposant l'avenir d'un micro-organisme (l'entreprise) aux incertitudes d'un macro-organisme régulateur (lois de l'économie mondiale) ; cela par un jeu de comparaison entre des convictions, des attentes, des croyances d'où résulteraient des bénéfices ou des pertes suivant qu'elles entrent en harmonie ou non avec les mutations d'une conjoncture.

Du côté de la philosophie également, une utilisation de la représentation comme modèle dans le sens d'une folle suspicion d'un réel postulé ; pour l'entreprise une suspicion de la représentation comme modèle dans le sens d'une tout aussi folle adhésion à un réel qui s'imposerait à tous, cadres et employés (les «lois du marché»). Et derrière cette mise en regard chiasmatique de la représentation pour la philosophie et pour l'entreprise, il y aurait ce qui les réunit : ériger en art le trouble du juger, celui de trancher entre le dehors et le dedans, entre ce qui est perçu et ce qui est rêvé.

Or, la représentation et ses pièges étant l'objet de Corinne Enaudeau dans ce livre à la fois discret et tendu, leur dénonciation sert aussi bien aux philosophes qu'aux dirigeants d'entreprises. Aux premiers pour qu'ils se déprennent de cette fausse évidence d'une disjonction entre objet sensible et objet discursif, entre l'esprit et la nature, aux seconds pour qu'ils se désenlisent de la conviction que le réel serait ce qu'on peut influencer et modifier grâce à des diagrammes visant à le construire.

Si la représentation habite la philosophie comme l'entreprise, c'est d'abord sous la forme du théâtre (par quoi le livre s'ouvre). L'entreprise est une scène où chacun joue un rôle, et pas toujours celui qu'il croit jouer ; non plus que ce rôle ne serait réductible à des antagonismes de pouvoir ou de classe, mais où des représentations conflictuelles opposent chaque acteur économique moins à d'autres qu'en lui-même à ses propres désirs, modes de satisfaction et connaissance de soi (s'il savait ce qu'il est, il n'entrerait pas aussi souvent en conflit avec lui-même dans des comportements qui, visant à réduire les aléas, les accroissent). Dispositif théâtral aussi, où chacun simule une posture de domination en ayant les yeux fixés sur une carte du monde balisée de repères décisifs pour justifier a posteriori de décisions irrationnelles.

Ensuite, la représentation est présente sous la forme d'une exigence de transparence et de visibilité toujours plus grandes : la représentation s'effaçant devant ce qu'elle est supposée montrer, comme si «la chose» était là (les mouvements de capitaux, ou la main invisible du marché), les dirigeants d'une entreprise, s'ils veulent paraître modernes, sont conduits à inscrire la transparence parmi les critères de gestion (fréquence accrue de la publication de comptes, communication régulière avec les actionnaires, pratique dans les sociétés américaines et, à moindre échelle, européennes des «profit warnings» - avertissements sur des résultats à venir). Cette transparence se mesure aussi, croit-on, par l'opinion de chefs d'entreprises sur la conjoncture industrielle générale, ou sur des perspectives de production dans leur secteur. Mais, si elles sont mesurables (ce dont on peut douter), ces opinions elles-mêmes dépendent de facteurs qui ne sont pas tous économiques, et renvoyant à un système organisé, cohérent ou non, de convictions et de croyances ; donc de représentations.

Transparence, mais aussi opacité : sans accord possible sur ce que sont des variables d'une situation réelle, et en l'absence de toute normalisation qui constituerait une mauvaise entrée dans la question de l'entreprise, la représentation, supplantant et éclipsant «la chose» (le marché), en redouble l'absence.

Donc, entre la déception de devoir lâcher la proie pour l'ombre et la jouissance de gagner au change en constituant le pouvoir en totem, l'entreprise devrait se soumettre à d'autres impératifs qu'économiques ou de management : ceux d'une psychologie des hommes. D'où l'intervention d'experts en ressources humaines. Mais, on tomberait alors facilement dans l'illusion que connaître la psychologie des hommes aiderait à agir sur le cours des choses, alors que c'est souvent l'inverse : les pouvoirs de la représentation compliquant bien des situations, car l'activité psychique est à la fois interprétative et auto-référentielle ; au contraire, l'art de la stratégie en Chine, s'appuyant sur un «potentiel de situation», ne nous ferait pas passer par des catégories de la psychologie comme : personne, liberté, volonté, projet... - notre notion de sujet n'y existant pas.

Ainsi, avec les paradoxes et les pièges de la représentation que Corinne Enaudeau analyse dans ce livre, ce serait l'âme des hommes, scindée, qui est sondée : vacance à soi et exil en l'autre, prétendu recours à une psychologie appelée à régler tous les conflits, individuels comme collectifs, et qui fonctionnerait comme une technopuissance arasant des différences et uniformisant des perspectives. Or, si l'on confond l'exigence d'universalité de la pensée (tourner vers l'un) avec la constatation d'une uniformité des produits de la mondialisation (la chaîne de l'identique multiplié), l'on menace, sous prétexte d'améliorer des outils d'observation ou de corriger des myopies idéologiques, de créer l'image d'une sémiologie universelle inscrivant un hypertexte virtuel : «zone frontalière entre l'ailleurs et soi, où les mots et la vue sont les seuls passeurs, négociants d'un réel créé en contre-bande» ; si bien qu'«entre le flegme des morts et l'égarement des fous», on se tiendrait sur une crête incertaine où l'aptitude au rien nous accorde quelque chose : monnayer des espèces dévaluées d'une dialectique entre le présent et le passé, la présence et l'absence, le proche et le lointain, que la représentation prétend épuiser.

Là-bas comme ici. -- Guy Samama -- -- Business Digest

La représentation est nécessairement paradoxale.
Représenter quelque chose c'est le rendre présent - l'amener ici - mais en même temps en souligner l'absence - le laisser là-bas. Que ce soit dans le domaine du théâtre, de celui de la pensée ou du langage, la représentation est le lieu de ce paradoxe, de cette distance jamais résorbée entre «ici»et «là-bas».
Le fantasme de la pure présence aux choses.
L'idée selon laquelle il serait possible d'accéder aux choses sans médiation, les percevoir directement sans en passer ni par le langage ni par la représentation est un rêve propre à la métaphysique, qui se double d'une illusion sur un langage absolument transparent aux choses. Le caractère originaire de la représentation.
La représentation ne se surajoute pas à ce que nous percevons, elle est une manière originaire de se rapporter au monde. Ce que nous appelons le réel n'est rien d'autre que l'ensemble des interprétations qu'on en donne, et le langage une manière toujours singulière et inachevée de les formuler. -- Idées clés, par Business Digest

Quatrième de couverture

D'abord Diderot, car le théâtre concentre sur sa scène le paradoxe de la représentation. Représenter, en effet, c'est se substituer à un absent, vouloir lui assurer une présence effective. Transparence : la représentation s'efface devant ce qu'elle montre, c'est comme si la chose était là. Mais opacité aussi bien : en supplantant et en éclipsant la chose, la représentation en redouble l'absence. Alors, déception de lâcher la proie pour l'ombre, de substituer des fantômes à la chair, ou jubilation d'avoir gagné au change ? À moins que l'illusion ne soit inverse et que nous ne soyons victimes de la croyance en la chose même, en une présence sans médiation qui pourrait se passer de mots, d'images, d'idées.Le paradoxe de la représentation n'a cessé de tourmenter la philosophie, de Platon à Wittgenstein. Freud, en différenciant représentation de mot et représentation de chose, en affirmant l'existence de représentations inconscientes, accentue l'écart entre absence et présence. Avec lui c'est l'âme des hommes qui est scindée, vacance de soi et exil en l'autre.Serions-nous voués, comme cet enfant qu'il a su observer, jouant à faire disparaître et réapparaître une bobine tenue par un fil, à tenter que là-bas soit comme ici ? La représentation, la pensée, le langage seraient-ils notre inlassable Fort-Da ?

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