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le 12 septembre 2012
Point de vue d’un golfeur.

Voici un bon petit livre et fort bien écrit de surcroit. Petit parce qu’il ne fait que 140 pages, bien sûr, 35,000 mots qu’on absorbera au cours d’un long après-midi de farniente, ou presque. Une œuvre humoristique sous le couvert d’une passion dévorante et fatale. Les grands héros romantiques peuvent aller se rhabiller. Vronski et Anna Karenine, Jeanne et Ravic dans Arc de Triomphe, Charles et Sarah de John Fowles, ceux-là ne font pas le poids quand on les oppose au couple que fait Denis Dupré Dumont (DDD) avec la frétillante Candice/bonbon.

L’auteur n’en voudra pas à ce lecteur de prendre le point de vue des golfeurs dans ce livre où on les déteste avec un enthousiasme qui frise la partisannerie. Ces golfeurs qu’on oppose à l’Homus Quebecus vu comme un modèle de tout ce qu’un héros doit être, ce héros qui échouera néanmoins lamentablement dans sa quête de… mais qu’est-ce qu’il attend de la vie ce héros, et bien, en y repensant bien, je ne sais pas.

Il s’avoue indépendantiste, ce qui en fait un être évolué, il ne possède pas d’auto, - il habite sans doute sur le Plateau, mais ça n’est pas précisé -, il s’abreuve de thé dans l’après-midi et croyez-moi, ce n’est pas du Red Rose, il voterait Vert si ceux-ci avaient un peu de fibre nationaliste, il ne bouffe pas de smoke meat sauf quand il s’encanaille, avec des golfeurs s’entend, on plutôt une golfeuse. DDD, un écolo bon ton tout de même puisqu’il s’inquiète du coefficient de jouissance d’un sport en fonction de la superficie de pelouse utilisée pour le pratiquer. Il déteste les terrains de golf qui dénaturent l’environnement et les idylliques forêts qu’on a dû bouleverser pour leur faire de la place. Sous bois, qu’une irrésistible ensorceleuse décrira pour sa part comme rien de mieux que des superficies boueuses abandonnées aux mouches noires, vision plus terre à terre de la réalité et que la belle introduira dans l’univers du héros en même temps que certaines autres distractions non négligeables.

Bref, il faudra aussi compter dans le palmarès des grandes passions dévorantes celle de DDD pour l’odoriférante enjôleuse Candice, cette extravagante bombe sexuelle qui ne tardera pas à le plonger bien capricieusement dans les affres d’une jalousie corrosive, elle à la source d’un malheureux dérapage dont le pauvre PIT - une allusion à quelqu’un d’autre ici, peut-être? – fera les frais en lui valant d’être dépêché dans un monde meilleur, si ce concept, loin de Candice, puisse avoir du sens.

Pierre PIT Pichette qui a tous les torts, celui d’être un plouc d’abord, sans oublier qu’il est l’escorte momentanée de la sexy Candice, mais au-delà de ces imperfections mineures, on devine qu’il en est de bien pires, comme celles d’apprécier Jean Chrétien et d’aimer pratiquer le jeu infect avec des petites balles qui portent l’infâme signature sur le terrain même où le scandale à commencé. Vraiment, le "chérubin gonflable" porte bien son nom. Et le lecteur de se réconforter sur une sorte de justice immanente. Après tout, on en a tué des biens plus grands et des bien plus importants pour moins que ça.

Le reste du récit est consacré à la déconstruction du personnage principal, déboulonné vis par vis jusqu’à ce qu’on arrive là où se cache son âme. Quand DDD arrive victorieux aux termes de sa quête, qu’il aura la belle dans le mariage, et le bungalow en banlieue, et la ribambelle d’enfants dans la piscine et les BBQ avec les amis durant les fins de semaine, et les vacances dans le Maine, bref quand il est sur le point d’avoir ce à quoi toute une génération de boomers golfeurs a rêvé d’avoir, et bien, lui DDD, il tourne le dos à tout ça. Ce qui permet à ce lecteur de tirer en guise de conclusion que Richard Nixon avait bien raison quand il a écrit dans ses mémoires :

« WHEN YOU ARE THERE, THERE IS NO THERE. »
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