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L'Argent et le Travail Broché – 8 juin 2003

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Extrait

Extrait de la préface

Lettre au traducteur

Mon cher confrère, Vous me communiquez en épreuves L'Argent et le Travail de Tolstoï, et vous voulez bien me demander ce que je pense de cette étude.
D'abord, je n'ai aucune autorité pour aborder un si gros sujet. Tout au plus, m'en suis-je préoccupé, lorsque j'ai écrit mon roman L'Argent. Et puis, le problème soulevé est si vaste, si grave, que ce n'est pas en quelques pages qu'on peut avoir l'outrecuidance de l'examiner. Je me contenterai donc, bien modestement, puisque vous désirez connaître ma façon de voir, de vous dire quelle a été mon impression en lisant la nouvelle oeuvre de Tolstoï.
Avant tout, ce qui m'a le plus intéressé, ce sont les pages où il demeure l'analyste puissant, le profond psychologue de Guerre et Paix et d'Anna Karénine. Je veux parler de ses visites aux maisons hospitalières de Moscou, de ses courses frissonnantes et éperdues au milieu des affreuses misères d'une grande ville. Il y a là des tableaux saisissants, dignes du grand artiste qu'il est encore. Puis, quelle admirable analyse de l'aumône, avec ce qu'elle emporte presque toujours de vanité personnelle et ce qu'elle laisse souvent de malaise et de mécontentement contre soi-même. Pour moi, romancier endurci, ce sont là les pages vivantes du livre, oserai-je dire les pages utiles, celles qui font voir et qui resteront.
Mais il faut bien que j'en arrive à la thèse. Tolstoï entre dans le grand mouvement, déjà vieux et toujours accru, qui condamne l'antique charité et fait appel à la seule justice. Devant les maux effroyables du monde, on a pensé longtemps que donner était l'unique soulagement possible. Aujourd'hui, la charité est déclarée mauvaise, ne guérissant rien, aggravant la plaie. Et la justice est exigée, elle qui veut que tous les hommes aient la même somme de peines et de joies. Peut-être Tolstoï, qui s'appuie en tout sur l'Évangile, semble-t-il là en contradiction avec la séculaire charité chrétienne, un peuple de riches soutenant un peuple de pauvres, ce terrain de l'aumône sur lequel l'édifice social, malgré de furieux ébranlements, a pu subsister pendant dix-huit siècles, sans crouler. Seulement, il répondrait sans doute qu'il est toujours pour la charité, mais pour la charité totale.
Le système de Tolstoï est peu compliqué, d'ailleurs. L'argent est mauvais, il faut s'en débarrasser, et tout de suite, en un coup. L'argent est si mauvais en soi, que même le donner aux autres, c'est les gâter, c'est faire oeuvre de pourriture sociale. Donc, on le supprimera, simplement. Ensuite, il faudra vivre à la campagne, parce que les villes sont des foyers de pestilence morale et physique. Et, quand il n'y aura plus d'argent, qu'il n'y aura plus de villes, tout le monde travaillera et vivra de son travail. Ce sera l'âge d'or, l'humanité entrera dans la justice et dans la béatitude.

Présentation de l'éditeur

L'Argent et le Travail est une réflexion, d'une étonnante actualité, sur l'argent comme fait de société, où assurément celui-ci est désigné comme symptôme et moyen d'asservissement, mais qu'il convient de replacer dans un mécanisme plus général de violence exercé par les uns contre les autres : la ville et ses accumulations parasitaires n'en sont que l'ultime manifestation, la plus perverse, la plus criante, la plus injuste. Le travail manuel devient alors une nécessité vitale et la seule vraie valeur traditionnelle.
Le problème central, selon Tolstoï, est donc l'argent : en théorie, il devrait représenter le travail, dans la réalité il n'est que le signe conventionnel qui donne le droit ou le moyen de profiter du travail d'autrui. Tolstoï distingue dans l'histoire de l'humanité trois formes de servitude : l'esclavage personnel imposé par la violence ; l'esclavage imposé par la faim et, enfin, l'asservissement par l'impôt, caractéristique des systèmes monétaires et du despotisme centralisé.
Dans ces conditions, que faire ? Retourner à la campagne, donner son argent et se débarrasser ainsi de la source du mal ? Supprimer les villes, foyers de parasites où le plus riche appauvrit le plus démuni ? Se mettre au travail, en supprimant tous les facteurs d'inégalité, en se rapprochant de la production réelle en vue d'une société fraternelle ?
Les deux textes rassemblés ici sous le titre L'Argent et le Travail ont été publiés pour la première fois en 1892. On y découvre l'homme et l'écrivain contestataire, engagé, conscient des contradictions dues à sa propre condition. Ses réflexions trouvent un écho prophétique et visionnaire dans les grands bouleversements politiques du XXe siècle et dans les secousses économiques du XXIe siècle.

Léon Tolstoï (1828-1910) est issu d'une famille de la haute noblesse russe. Après des études à l'université de Kazan il entre dans l'armée et se rend dans le Caucase. En 1852 paraît sa première nouvelle, Enfance, qui le rend immédiatement célèbre. Il continue ses récits autobiographiques avec Adolescence (1854) et Jeunesse (1857). Il participe à la défense de Sébastopol, qui lui inspire ses Récits de Sébastopol (1855). Après deux ans passés à l'étranger, il revient à Iasnaïa Poliana où il fonde une école pour les paysans. Rendu mondialement célèbre par ses deux romans, Guerre et Paix (1869) et Anna Karénine (1877), il traverse ensuite une véritable crise religieuse et morale, décrite dans Confession (1884). Désormais, Léon Tolstoï devient un écrivain moralisateur et se met à condamner toute recherche de plaisir ou de luxe. Son point de vue rationaliste sur l'orthodoxie le fait excommunier par le Saint-Synode en 1901. De plus en plus en contradiction avec son mode vie, il décide de quitter la maison familiale, en octobre 1910, et meurt dans la petite gare d'Astapovo.

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Format: Broché Achat vérifié
Le livre m'est parvenu entouré d'une bandelette portant la mention "Tolstoï gauchiste ?" La formule a été choisie pour son côté racoleur mais je n'y adhère pas. L'ouvrage débouche plutôt sur un constat que ne renieraient pas les objecteurs de croissance. Tolstoï reste profondément chrétien dans sa démarche, ce qui ne correspond pas vraiment au modèle marxiste. Son analyse sur les effets délétères de l 'argent correspond aussi beaucoup plus à une analyse "décroissante" du capitalisme triomphant. Par ailleurs, son approche s'inspire de la société russe de la fin du 19ème. siècle. Autre lieu, autre temps et ses réflexions sur le servage et son abolition, entre autres, datent bien sûr sensiblement. Il convient d'intégrer cette dimension en se disant que ce qu'il n'apporte pas sur le plan de l'actualité est compensé par ce qu'il nous révèle sur la société de l'époque. Son côté idéaliste enfin, l'éloigne d'une stricte analyse scientifique. Mais quand on aime Tolstoï, on passe sur ce détail. Un dernier mot pour souligner l'intérêt de la préface d'Emile Zola ainsi que de la postface de Georges Nivat.
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