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L'Enéide Broché – 10 mars 2015

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Broché, 10 mars 2015
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Romans et littérature
--Ce texte fait référence à l'édition Broché.
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Description du produit

Extrait

MÉMOIRE DE TROIE

LA NUIT DE LA DESTRUCTION

Par un grand récit dans le récit, Virgile, dans l'Enéide, remonte aux commencements de la destinée de Rome. Pour satisfaire la curiosité de Didon, la reine de la terre d'Afrique où la tempête l'a jeté, Enée raconte son histoire à partir de la nuit où Troie fut détruite. La mémoire que Virgile attribue à son héros prend la destruction pour origine. C'est une histoire de bruit et de fureur. Et le célèbre récit s'annonce comme le retour d'une douleur que les mots ne peuvent traduire. Infandum regina jubes renouare dolorem. Tu nous ordonnes, reine, de raviver une douleur indicible (Enéide II, v. 1). La remémoration elle-même est objet d'horreur (animus meminisse horret, II, v. 12). La parole se déclare en défaut, inapte à retracer les malheurs traversés. Cette précaution oratoire invite la reine, gagnée par la pitié et par l'amour, et les lecteurs réels que nous sommes, à dépasser par l'imagination tout ce qui leur sera narré. La réalité fut pire que le tableau qui peut en être tracé. Il ne reste rien de la ville si longtemps défendue, et le sol manque aussi à la parole. Pourquoi, dès lors, ne pas accorder confiance à un récit qui avoue d'emblée l'insuffisance de ses ressources ?
Dans la nuit du désastre, une aide demeure. Des apparitions, des voix divines ordonnent l'en-avant de la navigation, en promettant une terre du Ponant pour la ville nouvelle que bâtira la postérité des vaincus. La nuit fatale aura ainsi été le point nul, sans recul ni retraite possibles, d'où sera partie toute l'action ultérieure. L'incendie, ses lueurs, ses cendres sont des préliminaires, qui impriment un caractère de nécessité à la navigation aventureuse, et aux discours narratifs qui vont suivre.
Dans le terrible nocturne que décrit Virgile, toute forme devenue précaire, est emportée par l'écroulement général. Voix, clameurs, fracas prennent une importance accrue dans l'espace sensoriel. Le récit d'Énée développe ainsi un registre auditif d'une grande ampleur. Du haut langage divin au fracas inarticulé de la catastrophe, l'oreille du lecteur de Virgile est en constante alerte. Un très rapide parcours du texte nous en convaincra.
Enée n'est d'abord qu'un témoin parmi les siens. Il raconte qu'il a vu et entendu comme les autres : les mensonges du faux transfuge Sinon, puis la mort de Laocoon et de ses fils enserrés par deux serpents sortis bruyamment des flots : le prêtre meurt en élevant vers les astres un horrible hurlement (clamores horrendos). Ces cris monstrueux marquent le début du malheur.
Dans la nuit qui s'avance, les paroles et les bruits prendront toujours plus d'importance. À peine entré dans le premier sommeil, Enée est alerté par l'ombre d'Hector. Elle lui enjoint de fuir : sa tâche est désormais de rassembler ses compagnons et de «parcourir la vaste mer pour construire ailleurs de puissants murs». À quatre vers de distance, le même mot moenia (les murailles) désigne les remparts de Troie qui vont s'effondrer et ceux de la ville qu'il faudra construire. Mais la dévastation a déjà commencé, et le rêve s'interrompt, car les bruits deviennent toujours plus violents :

Cependant de tous les murs de la ville se confondent des cris de détresse, et, bien que la maison de mon père Anchise fût reculée, solitaire, entourée d'arbres, les bruits deviennent plus intenses et l'horreur des armes se rapproche. Je suis arraché du sommeil, et je monte en hâte au plus haut de la demeure, l'oreille tendue. Ainsi, quand au souffle furieux des Austers le feu se met dans la moisson ou lorsque le torrent, grossi des eaux de la montagne, ravage les champs, ravage les grasses récoltes et les travaux des boeufs, arrache et entraîne les forêts, le pâtre, de la cime d'un roc, écoute ce fracas, dont il ne sait pas la cause, et demeure interdit (v. 298 et suivants). --Ce texte fait référence à l'édition Broché.

Présentation de l'éditeur

L'ENEIDE

Texte latin. Traduction rythmée de Marc Chouet.
Introduction de Jean Starobinski.
Avec 24 hors-texte en couleurs de Jean-Michel Bouchardy.

Fuyant sa première patrie conquise et incendiée, le prince troyen Énée, fils de Vénus, s'embarque à la recherche d'une nouvelle patrie, terre promise que l'émigrant n'atteindra qu'au prix d'années d'errances méditerranéennes, de vicissitudes, de déchirements et d'âpres combats. Les dieux lui ont confié une immense mission : préparer l'avènement de Rome, de son empire et de la Pax romana. Mais que d'affrontements, de guerres fratricides avant le règne pacificateur d'Auguste, dont Virgile, l'auteur de l'épopée, est le contemporain ! Ces luttes sont préfigurées par les épreuves que traverse le héros, dont la plus célèbre est sa rupture avec Didon, reine de Carthage qui prédit, avant son suicide, le long et mortel antagonisme entre les deux cités.
L'exceptionnelle traduction française rythmée (alexandrins non rimes) du savant latiniste, du fin lettré et humaniste Marc Chouet, et le texte original qui la suit ne nous présentent pas seulement la trajectoire d'un héros, d'un homme dans sa complexité, mais aussi un tableau singulièrement riche du monde, de ses reliefs et de ses reflets, de ses harmonies et de ses stridences - terre, mer, enfers, et l'animal évoqué en tant de comparaisons -, l'aventure humaine (vécue en direct, réveillée par la mémoire ou déchiffrée dans le futur) étant le spectacle, le souci et le lieu d'intervention de divinités à la concorde discordante.
Jean Starobinski ouvre le livre par une étude souveraine intitulée «Mémoire de Troie». Après avoir analysé l'oeuvre elle-même, il nous en révèle l'extraordinaire postérité, le pouvoir fécondant sur la poésie à travers siècles et nations.
Inspiré par le souffle du poème de Virgile, Jean-Michel Bouchardy, en vingt-quatre hors-texte évocateurs, accompagne ce chant de l'homme accomplissant son destin.

Alfred Berchtold --Ce texte fait référence à l'édition Broché.

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