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L'Université en miettes Broché – 18 mars 2014

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Extrait

Extrait de l'introduction

On pourra évidemment se demander si la rédaction d'un essai portant sur la «crise» qui a affecté les universités françaises en 2008-2009 présente encore le moindre intérêt aujourd'hui. La gauche a en effet remporté les élections présidentielles et législatives de 2012 et la majorité des «intellectuels» qui ont voté pour elle s'attendait sûrement à ce que le nouveau gouvernement s'emploie immédiatement à revenir sur les décisions qui semblaient avoir favorisé l'apparition de cette crise. Chacun dut pourtant se rendre à l'évidence : non seulement la plupart des réformes conduites sous la direction de Valérie Pécresse ne furent pas abrogées, mais elles ont été largement poursuivies et consolidées sous la houlette de Geneviève Fioraso, la nouvelle ministre de gauche de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. Il n'y a sur le fond rien d'étonnant à cela et l'on doit, pour s'en convaincre, rappeler qu'à quelques exceptions près, le long processus de remodelage des universités initié depuis le milieu des années 1980 fut, jusqu'à l'apparition de la «crise» du printemps 2009, l'objet d'un silence assourdissant et pour le moins étonnant. Étonnant, car cela faisait déjà longtemps qu'un climat délétère s'était installé dans de nombreux établissements et avait colonisé les rares échanges qui pouvaient encore y exister, toutes catégories de personnels confondues. Un essai aussi polémique qu'annonciateur de ce que la situation était devenue insupportable à une minorité d'universitaires parut néanmoins en 2005 sous la plume de Nicolas Oblin et de Patrick Vassort ; puis il fallut attendre 2007 pour qu'un ouvrage collectif soit publié sous la direction de Pierre Jourde. Quelques mois avant l'apparition de la «crise», les responsables de la Revue du MAUSS décidèrent à leur tour de consacrer un numéro spécifique à l'analyse et à la critique du projet de réforme soutenu par Valérie Pécresse. D'autres publications suivirent, sur lesquelles je reviendrai naturellement en mettant l'accent sur le fait que, au-delà de la diversité de leurs approches, la plupart de leurs auteurs n'ont jamais abordé frontalement la question de l'implication et donc de la responsabilité des universitaires eux-mêmes dans la production des conditions d'effondrement de cette institution.
Cet essai a pour ambition de proposer un ensemble d'analyses des facteurs, des projets et des décisions qui, avec l'assentiment actif ou passif des principaux intéressés, ont abouti à la dévalorisation des savoirs et au profond remaniement de l'université française et du secteur de la recherche. À partir de 2009 en effet, alors que la «crise» déferlait sur l'ensemble du territoire, certaines langues se délièrent soudainement, les commentaires et les prises de position proliférèrent sur Internet ; la presse, quant à elle, contribua largement à occulter l'essentiel de problèmes qu'elle ne se donne dans la plupart des cas plus la peine d'interroger dans toute leur complexité, et dont on pouvait sans grand risque diagnostiquer qu'ils n'aboutiraient ni à la mort ni à la résurrection de l'université, mais à la poursuite de son profond remaniement. On peut ainsi considérer que ce que la plupart des «spécialistes» a improprement qualifié de «crise» était devenu perceptible dès le début des années 1980 et fut le résultat paradoxal, un peu comme en Chine, d'une hybridation entre deux conceptions apparemment antithétiques de la vie en société, entre la poursuite offensive et défensive de la tentation technocratique et bureaucratique d'un côté, et l'adhésion à l'idéologie néolibérale et managériale de l'autre, les deux n'ayant pu se cristalliser que par le développement d'un individualisme exacerbé et de ses avatars : la fascination par les performances que l'on prête aux nouvelles technologies, le narcissisme lié au désir de reconnaissance, mais aussi l'envie, la haine quelquefois, et le ressentiment. Comme l'a souligné Jean-Paul Malrieu, auteur de l'un des meilleurs ouvrages sur la «crise» des universités : «Le néolibéralisme, qui veut faire de la concurrence l'alpha et l'oméga de l'organisation sociale, se voit conduit à l'imposer d'en haut, disciplinairement, et aboutir à un hybride cumulant les défauts du marché et de la bureaucratie. C'est en ce sens qu'il est permis de parler pour la France d'un néolibéralisme d'essence dirigiste.»

Revue de presse

Défendant " une interprétation anthropologique de la crise de l'université ", il voit poindre, sous l'effet de ce changement de structures soudain mais massivement occulté, des manifestations de violence et la désignation de boucs émissaires (le " candidat local ") très comparables à celles qui accompagnaient le regain des procès en sorcellerie, au moment de la modernisation du monde paysan. La disparition d'un monde, en somme. (Julie Clarini - Le Monde du 17 avril 2014)

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le 1 février 2015
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le 30 mars 2014
Format: Broché
0Commentaire| 2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus

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