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le 8 février 2007
La nouvelle est remarquable (et est suivie d'une autre nouvelle de même tenue), tant par son style (une longue prose qui sait se faire incisive, et des "décrochages" du niveau de langue pour le moins surprenants) que par une histoire, poignante, qui sonne toujours juste (elle peut-être considérée comme une autofiction, tant le lien entre la vie de l'auteur et du héros est ténu).

L'adaptation cinématographique est fidèle à l'esprit du livre, et le choix du film d'animation (qui donne une certaine candeur aux deux personnages du film) est heureux.

La traduction de Patrick De Vos fait honneur à l'œuvre originale. Je n'ai pas eu l'impression de lire un texte traduit, ce qui ne fut pas toujours le cas avec d'autres ouvrages traduits depuis la même langue.

Je conseille donc la lecture de cette nouvelle et de son adaptation en dessin animé à tous les amateurs de culture japonaise.
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le 22 mai 2017
L'histoire est triste,
mais quelle histoire, super bien écrit,
un authentique et grand chef d'oeuvre de la littérature mondiale.
Pas besoin d'un prix nobel pour enfumer les gens, là, on est face à une vraie oeuvre, pas de lobbying .. hein bob..
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le 22 juillet 2017
ce livre m'a été recommandé par un ami et je ne suis pas déçu donc tout est bien je le recommanderais à mon tour
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le 6 juin 2015
Attention : l'édition Picquier poche de 2015 comporte des pages entières en italique. Il suffit d'un mot que l'éditeur a voulu mettre en italique (par exemple, un mot japonais non traduit) pour que la mise en italique se poursuive de page en page jusqu'au mot suivant (un autre mot japonais, dont on attend l'arrivée avec impatience !). Et cela arrive quasiment une fois sur deux !
Le livre fait donc déjà peu de pages, mais en plus la plupart sont très désagréables à lire. :( À un moment, j'en suis sûr, il manque même un saut de paragraphe, obligeant le lecteur à relire le passage plusieurs fois pour ne serait-ce comprendre pourquoi entre deux phrases anodines on a fait un bond dans le temps...

Concernant le texte de la première nouvelle, si on a vu le film d'animation, il n'apporte absolument rien. Les quelques détails infimes "oubliés" n'ajoutent rien à l'histoire, ou plutôt lui portent préjudice. Les quelques éléments ajoutés dans le film sont d'une justesse absolue, et manquent à la lecture. Le reste du texte, qui est très court, est repris au détail près dans le film, et est écrit dans un style tellement sec qu'on n'a aucune chance de retrouver l'émotion du film.

Finalement, c'est la deuxième nouvelle qui donne de l'intérêt au livre. On y découvre la relation qu'a pu avoir le Japon avec son ancien ennemi et vainqueur : les États-Unis. Le style est assez particulier, mêlant la première et la troisième personne sans transition, si bien qu'on comprend bien que l'auteur mélange la fiction avec ses propres souvenirs. Intéressant, mais pas transcendant non plus...

Vite lu, vite revendu.
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La première nouvelle (La tombe des lucioles) expose deux enfants (un garçon et sa petite soeur)soumis aux horreurs de la guerre. Le Japon est soumis aux bombardements, ce sont leurs derniers jours à vivre. C'est émouvant, tragique, cruel et naturaliste. Par l'impact émotionnel et la portée, cela mat ces victimes à côté des Coseette (Hugo),de la petite fille aux allumettes (Andersen) et des autres enfants malhereux de la littérature.

La seconde nouvelle (Les algues d'Amérique) livre dans un registre plus comiquel'image ambigue laissée par les Américains dans l'esprit des Japonais qui ont vécu la guerre : à la fois fascination et mépris rageur pour leur vainqueur.
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La vie de Nosaka ressemble à un roman. Né en 1930 d'un père inconnu, sa mère naturelle meurt en couches. Confié à une famille d'accueil, il perd sa mère adoptive lors d'un bombardement américain sur la ville de Kobé en 1945. Peu de temps après, sa saeur adoptive meurt dans ses bras de malnutrition et de manque de soins. Dès lors, il va devenir l'un de ces multiples enfants des rues du Japon de la fin de la guerre, lorsque le pays est à genoux puis sous le joug de l'occupant américain. Vivant de rapines et de marché noir, il sera arrêté et mis en maison de correction jusqu'à ce que son père naturel, miraculeusement, qui est vice-gouverneur d'une province le fasse libérer. A nouveau, il lui faudra vivre d'expédients occupant successivement des métiers aussi improbables que laveur de vitres, laveur de chiens, fabriquant de machines à sous truquées ou bien encore mannequin. Quelque temps plus tard, il se mettra à l'écriture et publiera un roman choc, une véritable bombe dans le Japon des années d'après-guerre, « Le pornographe ». Se qualifiant comme le témoin d'un pays en pleine déliquescence, il campe dans son livre la face obscure de l'Empire du Soleil Levant et y décrit de façon provocante les fantasmes sexuels qui peuvent habiter les populations stressées et auxquelles il est interdit de s'exprimer à titre individuel. Il s'engagera quelque temps dans la politique, devenant même sénateur pendant quelques mois avant que de démissionner pour tenter de faire tomber le premier ministre véreux de l'époque. Car Nosaka est un provocateur né. Une provocation qu'il mettra au service d'une gigantesque oeuvre littéraire ayant publié plus de cent opus dont très peu sont traduits et disponibles en France.

Le livre dont il est question ici regroupe deux nouvelles intitulées respectivement « La tombe des lucioles » et « Les algues d'Amérique ». Il s'agit très clairement de deux récits à caractère autobiographique. La plus connue, la première, relate ni plus ni moins sa propre vie d'adolescent. Elle commence avec la narration poignante de la mort du personnage principal, devenu SDF dans une gare. Sous-homme, repoussé de tous, pouilleux parmi les pouilleux, il expirera dans l'indifférence générale et son corps sera rapidement enlevé pour finir dans une crémation aussi anonyme que la pauvre vie qu'il abrita. Commencera alors le récit de cette descente aux enfers dont l'origine se trouve dans le bombardement de Kobé, tuant sa mère, déjà orphelin putatif d'un père parti sur un navire de guerre dont on reste sans nouvelle depuis des années. Tenant sa jeune soeur sur son dos, il sera envoyé chez une tante qui n'a d'autre objectif que de dépouiller les enfants de leurs maigres biens pour nourrir sa propre famille et leur laisser de vagues restes. Une misère qui les envoie dans une sorte de grotte précaire, les obligeant à vivre de rare charité et d'un peu de rapines jusqu'à ce que la cadette décède dans les bras de son frère de malnutrition tout juste éclairée par les lucioles qui leur servent de maigre lampe naturelle.

Avec « Les algues d'Amérique », c'est du Japon du début des années soixante dont il est question. Un pays qui commence à reprendre du poil de la bête, qui s'est défait de l'envahissante présence américaine et où, précisément, un couple d'Américains vient passer quelques jours de vacances. Comme, lors d'un voyage à Hawai, l'épouse japonaise avait été accueillie par le couple, elle leur rend la monnaie de la pièce en les accueillant à son tour chez elle un peu "contre le plein gré" de son mari et avec l'indifférence de leur enfant. Rapidement, cet hébergement va virer au cauchemar. Un cauchemar qui trouve son origine dans le rappel d'un passé profondément enfoui des deux hommes qui vont faire connaissance lors de virées glauques dans le Tokyo de l'underground. Tous deux connurent l'occupation, l'un comme quelqu'un devenu expert en marché noir et entremetteur auprès des soldats américains, l'autre comme espion chargé de repérer les mauvais-pensants, parlant parfaitement japonais, et vivant à la solde du pays. Un cauchemar induit par un comportement sans-gêne et grossier du couple américain qui n'a que faire de leurs hôtes dont ils cherchent simplement, une fois de plus, l'histoire bégayant, à tirer profit. Un cauchemar parce qu'il déclenche chez les Japonais des comportements déviants où les réminiscences du pornographe se font nombreuses.

Ces deux nouvelles noires et admirables valurent à Nosaka la plus haute distinction littéraire nationale, le Prix Naoki, en 1968.

Publié aux Editions Picquier Poche - 2004 - 140 pages

Retrouvez mes notes de lecture sur thierrycollet-cetalir.blogspot.com
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Trop violent et glacé en même temps, le récit est beaucoup trop déstabilisant pour de jeunes lecteurs, contrairement au film d'animation qui révélait une poésie totalement absente à mon goût de ce texte qui accumule des scènes à la limite du supportable. Un style certes original mais qui me semble gêner l'empathie du lecteur par sa sécheresse. Un chef-d'oeuvre paraît-il, que j'ai eu bien des difficultés à apprécier...
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le 1 février 2014
C'est une histoire très touchante, j'ai beaucoup aimé l'adaptation faite par Miyazaki, mais malheureusement pas très bien traduite, je ne vous recommande pas cette édition.
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le 30 novembre 2009
Après avoir lu ce livre dans une version texte, j'ai parcouru avec émotion cette magnifique version illustrée par de bouleversantes images. A découvrir.
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le 20 février 2011
La tombe des lucioles, récit saisissant d'un naufrage, celui d'un enfant qui a vécu les derniers bombardements, celui d'un Japon qui renonce à comprendre sa défaite et qui préfère l'oubli à l'autocritique. Les phrases insolites, expurgées de tout verbe d'action, renforcent un vrai sentiment d'impuissance.
Les algues d'Amérique, chronique d'un séjour chez un couple de Japonais, vingt ans après la guerre. Souvenirs de l'occupation, sentiments mêlés de fascination et d'appréhension envers les hôtes américains, qui vont façonner le complexe d'infériorité des vaincus. Sensible et drôle.
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