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le 23 mai 2014
Le premier chapitre décoiffe avec cette idée d'Univers inversé, et les anecdotes historiques bien renseignées. Les arguments sont intéressants, mais je crains que les dernières observations provenant des satellites et télescopes les mettent sérieusement à mal.
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le 2 mars 2014
L'auteur est historien des sciences. Il s'est documenté sur la cosmologie des XXe et XXIe siècles et présente ici des alternatives au modèle du Big bang qui sont moins connues du grand public. Je l'en félicite, il est effectivement intéressant de connaître le cheminement de pensée des chercheurs même quand ces modèles ont fini à la trappe.

Seulement tel n'est pas l'objectif de l'auteur. Il n'écrit pas ce livre pour nous faire découvrir ce que la cosmologie a produit au XXe siècle, quelles idées ont germé dans l'imagination des cosmologistes, quelles modèles ont joué des coudes avec le Big bang et pourquoi ils n'ont pas été suivis.
Non, l'auteur présente ici une thèse, celle que les cosmologistes ont très tôt et massivement adopté le modèle du Big bang avant même que les observations ne le confirme et que ces cosmologistes ont étouffé toute concurrence. La cosmologie se serait construite en dépit du bon sens et contre le principe scientifique de validation par l'expérience et les observations. Soit, pourquoi pas, je ne suis pas historien des sciences. Alors lisons les éléments que l'auteur a recueilli pour voir comment les choses se sont passées.

Très rapidement le ton de l'exposé surprend. On plonge dans une réelle caricature avec d'un côté "les gentils", Fred Hoyle en tête, qui ne croient pas au modèle du Big bang, qui sont rigoureux, courageux, qui font avancer la science envers et contre tout, et d'un autre côté "les méchants", ceux qui croient au modèle du Big bang, qui se font des ennemis mortels de leurs contradicteurs, qui sont fourbes, revanchards, manipulateurs... Chaque phrase est pleine de sous-entendus, le choix des mots, le temps des verbes. On finit par se demander ce qui est vrai et faux dans ce livre.

Si on regarde de plus près la science. Les discussions semblent biaisées. L'auteur va appuyer sur les défauts du modèle du Big bang et oublier ceux des autres modèles. Ou des arguments tels "l'incertitude des mesures" sont parfois utilisé comme une critique ou comme un argument favorable selon qu'ils sont appliqués pour un modèle ou l'autre.

Quelques exemples...
L'abondance d'hélium (qui représente 25% de la matière baryonique quand même) ne peut pas être reproduit dans les premiers modèles de Hoyle. Le problème semble assez minimisé par l'auteur alors que le succès de Hoyle pour reproduire les éléments plus lourds dans les étoiles devrait remettre en cause le Big bang... mais l'auteur concédera quelques pages plus loin que pour le Big bang, on peut avoir la production primordiale des éléments les plus légers et ensuite la production des autres dans les étoiles.

Le modèle d'Alfven est évoqué pour montrer que le Big bang ne répond pas à toutes les questions. Oui effectivement, les cosmologistes cherchent à savoir pourquoi la matière semble l'avoir emporté sur l'antimatière. La piste la plus probable est une violation d'une symétrie en physique des particules. Effectivement, le mécanisme précis n'est pas connu, on sait que cette symétrie est violée dans le modèle standard de la physique des particules mais pas assez pour ce problème cosmologique. Mais l'auteur ne l'évoque même pas. Que propose donc Alfven ? Pour lui, il n'y a pas eu de domination de la matière sur l'antimatière,
l'Univers est composé de régions de matière et d'autres d'antimatière. Est-ce naturel comme séparation ? Quel mécanisme a poussé la matière dans des régions et l'antimatière dans les autres ? Et la frontière entre ces régions où se déroulent des annihilations passives, que devient le rayonnement ? L'auteur ne pose pas la question. Pourquoi ? Ces questions ont-elles mis le doigt sur les faiblesses de ces théories, ce qui les a conduit à disparaître ? L'auteur n'aborde pas ce genre de considérations, ça n'est pas son but de discuter les différentes théories, leurs atouts, leurs défauts. Non, son but est de crier au complot scientifique en faveur du Big bang. Que les autres théories ont été moins performantes sur le long terme ou quand la précision des mesures a augmenté, cela ne semble pas important...

Mais imaginons que l'auteur a raison, pendant près de 70 ans, les cosmologistes ont plutôt suivi leurs convictions a priori plutôt que les observations. Et oui, ils se sont parfois précipité pour annoncer la mort de théories concurrentes (mais cette observation ne s'applique-t-elle pas à tous les domaines scientifiques où des théories ont été en concurrence ?)

Mais qu'en est-il aujourd'hui ? L'auteur ironise sur l'expression "cosmologie de précision". Pourtant il n'évoque pas du tout les mesures les plus récentes sur les fluctuations du fond diffus cosmologique par les satellites WMAP et Planck. Il y a pourtant quelque chose de très important dans ces mesures. Elles sont hautement contraignantes car très précises. Leur analyse est très complexe et impitoyable pour les modèles. L'auteur se moque de "l'inflation des modèles d'inflation", mais les résultats de Planck commencent à tuer certaines classes de modèles d'inflation.

Et le fond diffus cosmologique n'est pas la seule observation possible, les astrophysiciens regardent les galaxies lointaines (dont la population est très différente de la population proche), les oscillations baryoniques, les supernovas, l'effet Sunyaev-Zel'dovich ; ils font des simulations sur la formation des grandes structures... Et tout ça avec des instruments et des codes informatiques de plus en plus précis.

Alors oui, comme l'évoque rapidement l'auteur à la fin de son livre, le modèle du Big bang a besoin de matière noire et d'énergie noire. Il les évoque si rapidement que ça en est troublant. En général les détracteurs du Big bang poussent des cris devant ces composantes ad hoc pour expliquer l'Univers. Mais la matière noire, par exemple, est nécessaire pour expliquer de façon cohérente de nombreuses observations différentes de par leur nature. Et le modèle de Hoyle, copieusement cité par l'auteur, n'a-t-il pas besoin de matière noire pour faire tourner ses galaxies, sait-il expliquer le spectre des fluctuations du fond diffus cosmologique ? L'auteur ne nous le dira pas, pourtant Narlikar et ses collègues ont tenté d'obtenir le spectre, sans succès...

Alors, au cours de cette lecture, on peut se demander. Y a-t-il vraiment eu complot pour établir l'hégémonie du modèle du Big bang en dépit de la rigueur scientifique ? Les cosmologistes ont-ils eu la bonne intuition et coup de chance le modèle du Big bang était le bon ? Ou ce modèle est tellement adaptable, qu'il pourra survivre à n'importe quelle contrainte, modulo quelques ajustement et ingrédient ad hoc ? Ou les cosmologistes ont fait leur boulot correctement, ils ont fait des hypothèses, qui ont été validées dans la limite des incertitudes des mesures de l'époque, ils ont poussé le modèle dans ses limites, l'ont affiné et il continue d'être satisfaisant ?

Ce livre ne vous apportera pas de réponse à ces questions. Peut-être aurait-il été plus intéressant d'évoquer l'histoire de la cosmologie des XXe et XXIe siècle, comme cela est fait mais sans caricaturer, et de décortiquer vraiment les modèles, les uns et les autres, pour pouvoir réellement comparer, et peut-être qu'il aurait été possible de se forger une opinion.
33 commentaires| 15 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 3 mars 2014
-- L’auteur anonyme de ce commentaire semble irrité par le fait que, moi l'auteur de ce livre, je n’effectue pas une comparaison approfondie des modèles cosmologiques que j’évoque dans cet ouvrage et par le fait que j’adopte parfois un ton ironique vis-à-vis des soi-disant "succès" de la cosmologie moderne. Il est vrai que je n’effectue pas de comparaison précise et détaillée de ces modèles. Je le reconnais volontiers. Comme le font beaucoup de livres d’histoire des sciences à propos des théories scientifiques, celui-ci se contente d’en faire une présentation historique, en racontant les débats qu’ils ont suscités, sans porter de jugement définitif sur leurs forces et faiblesses. Si on prend cette spécificité historique de mon livre, l’irritation de l’auteur de ce commentaire n’a déjà pas vraiment de raison d’être. Mais elle est d’autant plus regrettable qu’une des motivations de cet ouvrage est justement le constat d’une absence, dans la littérature scientifique, de comparaison approfondie des modèles cosmologiques. Ma façon de raconter l’histoire de la cosmologie met donc en scène cette absence de débat sérieux entre cosmologistes. Du coup, quel sens y a-t-il à me reprocher de ne pas faire moi-même de comparaison détaillée? Quant à l’ironie de certains de mes propos, elle non plus n’est pas sans justification. Au vu de l’absence de comparaison approfondie des modèles cosmologique au sein de la littérature scientifique, n’est-il pas raisonnable de prendre ses distance vis-à-vis du ton triomphaliste qu’adoptent très souvent les cosmologistes à propos des soi-disant succès de la cosmologie moderne?
-- En outre, cette irritation est encore plus regrettable quand on sait que j’ai moi-même initié une démarche comparatrice dans un autre ouvrage, intitulé "Un autre cosmos?" (Vuibert, 2012). Or non seulement le projet de ce livre collectif a essuyé des refus, teintés de mépris et d’hostilité, de la part de beaucoup de cosmologistes ayant été invités à y participer, mais le livre, une fois fini, a également reçu un accueil négatif au sein de la communauté cosmologique. Ce qui en dit long sur l’intérêt que porte cette communauté au travail de comparaison. L’auteur de ce commentaire ne devrait-il donc pas adresser ses griefs à cette communauté, plutôt qu’à moi qui appelle de mes vœux une comparaison sérieuse des modèles cosmologiques?
-- Ironiquement, sans s’en rendre compte, l’auteur de ce commentaire apporte d’ailleurs de l’eau à mon moulin : en écrivant qu’il faudrait "décortiquer vraiment les modèles, les uns et les autres, pour pouvoir réellement [les] comparer, [afin] de se forger une opinion" sur leur pertinence, il laisse entendre, lui qui semble s’y connaître en cosmologie, qu’il n’existe pas d’ouvrage faisant ce travail de comparaison et qu’on n’a donc pas encore les moyens de se forger une opinion sérieuse. Autrement dit, l’auteur de ce commentaire fait le même constat que celui qui a motivé l’écriture de ce livre, mais refuse, quant à lui, d’être gagné par le moindre doute vis-à-vis du discours dominant, si l’on en juge par la grande confiance qu’il affiche envers les résultats de WMAP et par sa critique de l’ironie que j’exprime à propos de l’expression "cosmologie de précision". On est donc en droit de s’interroger sur les raisons profondes de son irritation: ne vient-elle pas tout simplement d’une gêne viscérale qu’il aurait face à un livre qui prend ses distances avec le discours dominant en cosmologie? L’ironie, là encore, est que ce genre de réaction est justement l’un des thèmes récurrents du livre!
-- Pour résumer, je suis d’accord avec l’auteur de ce commentaire pour dire qu’il serait intéressant d’entreprendre des comparaisons approfondies des modèles cosmologiques. Pour l’instant, en ce qui me concerne, j’ai écrit une histoire de la cosmologie moderne à partir du constat que les cosmologistes ont rarement effectué dans le passé, et effectuent encore moins de nos jours, de telles comparaisons. Si l’auteur de ce commentaire reconnaît ne pas avoir connaissance, et pour cause, de l’existence de ces comparaisons, ne devrait-il pas être rationnel de sa part de considérer, comme je le fais, qu’il y a là une raison suffisante pour prendre ses distances vis-à-vis du triomphalisme de la cosmologie moderne? Pourquoi donc critiquer le ton sceptique de l’ouvrage, si ce n’est pour prendre la défense du discours dominant, avant toute évaluation sérieuse de ses qualités et défauts?
Thomas Lepeltier
11 commentaire| 16 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 3 février 2015
Je suis tombé sur cet ouvrage par hasard et j'ai appris énormément de choses dont je n'avais absolument jamais entendu parler dans le domaine de la cosmologie. Un très bon livre d'histoire des sciences.
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