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le 30 avril 2013
Mo Yan croise ici un fait historique (une émeute rurale dans la Chine de 1987) et une tragique histoire d'amour dans une chronique de la vie à la campagne chinoise.

Le livre vaut surtout pour sa peinture du milieu rural chinois de l'époque, une spécialité de Mo Yan. La narration est assez calme dans le rythme, on va d'accidents en accidents qui se fondent dans une réalité terne et cruelle, comme une chronique ; et belle dans la forme, Mo Yan sautant dans ses descriptions du réalisme abrupte à la poésie tirant sur la superstition paysanne.
C'est parfois drôle, souvent méchant, cruel ; ça met à jour la racine humaine, avec tous ses reflets de souffrance et de joie.
C'est politique, aussi, mais Mo Yan aurait pu éviter le matraquage superflu du dernier chapitre.

Pour mon opinion, après cette lecture je n'ai pas envie de reprendre un livre de cet auteur. Un constat de la bassesse des gens ne m'intéresse pas, et cette répulsion prend le pas sur la beauté de la peinture qu'il fait de la vie paysanne.

Par ailleurs, je recommande une autre traduction s'il en est, celle-ci est parfois maladroite ('Il ne s'agissait pas de laisser le moindre espace aux plus culottés' au lieu de 'Il s'agissait de ne pas...', pas exemple).

Enfin, je précise que 'La mélopée' a été recommandée par Peter Englund (secrétaire de l'Académie Suédoise) comme une bonne introduction pour ceux qui souhaitent découvrir Mo Yan.

Pour finir, un extrait :

"Le clair de lune permettait maintenant de distinguer les hommes et les attelages. Les deux bœufs ruminaient. A leurs lèvres coulait un filet de bave semblable au fil du vers (sic) à soie. Deux des hommes debout près des charrettes fumaient tandis que le troisième tapotait sa main avec son fouet. Ces visages lui disaient vaguement quelque chose. Tous ces hommes étaient du même canton, de villages voisins, peut-être même les avait-il déjà rencontrés. Quant aux femmes dans les charrettes, elles étaient si sales et si mal coiffées qu'elles n'avaient plus guère apparence humaine. La femme qui était dans la charrette la pus proche du champ de patates se mit à hurler. Ses cris et ses pleurs étaient insoutenables. Son homme tournait autour de la charrette en bougonnant : 'Tais-toi, mais tais-toi donc ! On va se moquer de nous !'
La porte de la maternité s'ouvrit avec un bruit sec. Une lampe s'alluma sous l'auvent. Dans la lumière apparut un médecin vêtu de blanc : c'était une femme. Elle portait des gants en caoutchouc qui lui montaient jusqu'aux coudes, tout mouillés. C'était sûrement du sang. L'homme qui faisait les cent pas devant la porte s'était déjà avancé et demandait avec inquiétude : 'Docteur, qu'est-ce que c'est ?
- Une fille ! marmotta le médecin.
En entendant cette nouvelle, l'homme vacilla puis tomba à la renverse. Sa tête heurta une tuile sur le sol. Etant donné le bruit, la tuile avait dû se casser."
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le 9 août 2010
Fresque dure du Monde agricole de la Chine, mais livre passionnant je découvre ici Mo Yan, j'aime beaucoup cette écriture, le fait aussi que chacun se repasse en rêves les événements de sa vie et quelle vie ! je vais découvrir l'ensemble de l'oeuvre de Mo Yan - bonnes lectures et bon été -
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le 2 octobre 2014
Je me suis forcée à terminer ce livre, me disant que j'allais peut-être arriver à un passage meilleur. Déçue par l'écriture d'un prix Nobel de littérature. Le fond de l'histoire nous ouvre les portes d'un monde assez inconnu.je connais des personnes qui ont aimé....
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le 5 juin 2010
On n'arrive que laborieusement à se glisser dans l'histoire,même si l'humour et la finesse de Mo Yan sont toujours à l'oeuvre.
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