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Trois femmes, un homme. Au fil des chapitres, quatre voix se font entendre, tissant peu à peu l'écheveau de l'histoire et révélant les liens qui unissaient les personnages. On pense au Le Fusil de chasse de Yasushi Inoue. Mais très vite, le roman de Linda Lê se révèle très différent. On est bien loin en effet de la passion amoureuse, de l'intensité dramatique et du style remarquable de l'auteur japonais.

Si le premier chapitre est plutôt prometteur - faire parler un mort du fond de son cercueil - et s'annonce comme une farce ; très vite pourtant Linda Lê nous dépeint un monde plutôt sordide, peuplé d'êtres pleins de rancœur, de souffrances, de doutes. Des mères absentes et tyranniques, des filles paumées, des relations familiales rompues ou conflictuelles ; au fil des pages, le récit se fait de plus en plus noir, frôlant parfois la caricature et le récit de fait divers.

Le style, enfin, est très inégal. Certes, cette irrégularité est voulue. L'auteur utilise différents registres de langue délibérément en fonction du narrateur. Résultat, le style est quelquefois très travaillé, trop, avec une surabondance de vocabulaire peu usité qui finit par créer une certaine lourdeur ; quelquefois excessivement relâché et familier. Ce procédé nuit à la lecture car l'écriture finit par manquer d'unité et par apparaître un peu fabriquée et factice.
Reste cependant un souffle dans les 277 pages de ce roman qui tient peut-être à la description assez habile de la psychologie des personnages.
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le 22 mars 2014
Livre à 4 voix. Linda Lê dépeint minutieusement l'univers psychologique d'une famille composée de Van, le mari, Lou, sa femme, Laure, sa fille et Ulma, sa maîtresse. Tour à tour, chaque personnage prend la plume pour donner sa vision de ses rapports avec les 3 autres. Belle prouesse même si parfois le récit s'enlise quelque peu.
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le 7 octobre 2014
J'aime les histoires racontées par plusieurs personnes simultanément concernant le même événement mais là ce n'était pas transcendant! !! Ce que j'ai beaucoup apprécié c'est le vocabulaire, beaucoup de termes peu courants et le plaisir de se cultiver, de les rechercher ! Très érudit
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le 27 juillet 2014
Belle histoire, originale. La façon de la raconter est aussi très originale et les personnages évoluent et régissent d'une manière tres proche des personnages de la vie de tous les jours, et c'est bien,
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le 10 mars 2013
Quel plaisir de retrouver la plume de Linda Lê ! Après "Le complexe de Caliban" et "A l'enfant que je n'aurai pas", c'est son tout dernier, "Lame de fond", qui m'a accompagné ces quelques jours.

Que ce soit un mort qui raconte son histoire m'a tout de suite semblé intéressant et intrigant. Le récit est en fait choral car il alterne les voix de Van (le père de famille), Lou (sa femme), Laure (leur fille) et Ulma (la maîtresse). Van débute la prise de parole avec ce qui semble être une confession, celle de sa vie qui n'a pas été rectiligne et ni même tournée vers un même but, la justice. Fils d'un père vietnamien, c'est un déraciné qui a appris le français en s'installant dans sa jeunesse en France, grâce aux sacrifices de sa mère. Il y a trouvé une terre d'adoption accueillante où la culture s'est mêlée à son métier puisqu'il est devenu correcteur (ironie pour un expatrié). De sa rencontre avec Lou, s'est fondée une relation forte bâtie sur un mariage et la naissance de leur fille unique, choyée et portée à devenir une brillante jeune femme.
En somme, la relation familiale est on ne peut classique avec un duo de parents présent et avec leur progéniture, parfois très en rébellion. L’élément déclencheur qui fait basculer tout l'équilibre patiemment établi, c'est Ulma, l'intruse qui était bien là à l'enterrement. Quelle est son implication dans le malheur survenu? Quel lien entretenait-elle avec Van?
Le mystère ne demeure pas longtemps car on apprend que c'est Lou qui a renversé Van, de son plein gré et par jalousie fomentée dans le temps. Le nerf du problème n'est donc pas de savoir qui a fait cela mais plutôt pourquoi et comment l'acte dramatique a-t-il pu avoir eu lieu.
Même si l'homme n'est plus, il a toujours voix au chapitre, entouré de ses trois femmes essentielles de son vivant. Car à l'heure où il faut aller de l'avant, chacun s'appesantit et prend sa part de faute et de culpabilité.
Je crois que ça ne se commande pas mais je suis extrêmement sensible au style de Linda Lê. Son ton n'est pas au jugement mais à l'expiation par la parole. Et elle raconte si bien !

Je la relirai car certains passages m'ont bouleversée comme celui-ci où la fille part d'un fait pour offrir une série de négations de tout ce que son père ne fera plus avec elle. Je me suis arrêtée en cours de page mais ça se poursuit encore et encore et c'en est obsédant. Quelque part, ça prend aux tripes !

Il y a les histoires d'amour, celles qui durent et celles qui, éphémères, peuvent tout briser. Ici tout y est et le quatuor infernal pourrait bien arriver à sa perte avec l'éviction du seul homme. Cela reste à voir et, seule certitude, c'est ingénieusement mené !

Linda Lê, une auteur à retenir ! La rentrée littéraire de septembre recèle bien des perles, preuve en est.
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le 28 novembre 2012
Un livre étonnant, un peu trop bien construit peut-être mais plein de personnages tout à fait réalistes. Seize chapitres regroupés en quatre temps d'une journée, mettent quatre fois en scène chaque personnage. Un certain suspense est ménagé nous découvrons peu à peu les personnages et les événements.
Le début surprend, c'est Van qui nous parle du fond de son cercueil. La suite est plus classique, Lou sa femme, Laure sa fille, et Ulma... sa maitresse, écrivent leur histoire. Chacun a son style, Van, le fin lettré, d'origine vietnamienne féru de langue française, lui il n'écrit pas mais il est raconté et ce récit est le fil directeur du roman. Lou vient de perdre son mari, elle fait le bilan de sa vie, Laure pleure un père qu'elle ne croyait pas aimer autant, avec ses 17 ans et sa jeunesse "déjantée", Ulma l'eurasienne, écrit à son psy, elle parle surtout de sa mère, la hippie en recherche, et de sa grand-mère qui l'a quasiment élévée. Peu à peu nous avançons dans le roman, passant d'un style à l'autre avec plaisir.
Linda Lé, originaire de Dalat, maitrise superbement le français, Van c'est un peu elle, elle joue avec les niveaux de langue.
Sans qu'on y prenne garde au début, c'est aussi un roman sur l'écriture, aucune des trois femmes n'avait écrit jusque là.
Un bémol cependant, Van et ses deux amis Hugues et Rachid ont des références culturelles, en musique, cinéma, littérature qui ne sont pas familières... et Laure dans un autre registre avec son copain junkie Rommy dans la musique et la littérature underground. C'est peut-être un peu long et un peu trop appuyé pour le lecteur moyen.
Un roman qu'il faut lire et auquel on s'attache.
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