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L'appartement communautaire : L'histoire cachée du logement soviétique Broché – 22 août 2007

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Extrait

La crise du logement

Dans la Russie du début du XXe siècle, en pleine industrialisation, la population des grandes villes augmente très rapidement. À Moscou, à Saint-Pétersbourg ou à Kiev, la croissance atteint 40-50 000 personnes par an. La crise du logement, l'un des problèmes majeurs du début de l'époque bolchevique, était de fait déjà aiguë avant la révolution de 1905.
Les efforts de la municipalité, des sociétés privées et de divers groupes professionnels étant insuffisants, seuls quelques ensembles de logements ouvriers et quelques immeubles d'habitation à bon marché seront effectivement construits entre 1900 et 1910. En revanche, des principes d'une meilleure organisation de la vie quotidienne pour la population démunie, élaborés au cours de cette période, seront intégrés plus tard dans la réflexion du régime bolchevique sur le projet d'un «habitat de type nouveau», dont ils constitueront la base dans les années 1920.

Le logement urbain des classes inférieures

D'après le recensement de 1882, 10,4 % des logements à Moscou sont des appartements de sous-sol et «de lits et de coins» (koetchno-komorotchnye kvartiry). En 1899, ce taux s'élève à 15,2 %.
Le terme «appartements de lits et de coins» désigne des locaux, loués par portions - généralement attenantes à un mur ou à un angle d'une pièce («coin»), lesquels cependant pouvaient se multiplier à volonté par des cloisons supplémentaires et des paravents - ou encore par «lits». Pour les membres des commissions d'enquête, organisées par les autorités municipales, et pour les auteurs de diverses études, ce terme, employé généralement sans autre explication ou qualificatif, signifiait «insalubre». À la même catégorie appartiennent les locaux de sous-sol et de demi sous-sol, répertoriés souvent aussi comme «appartements de lits et de coins». Bien que ces «locaux» étaient considérés comme invivables pour la population et dangereux pour l'état sanitaire de la ville, l'insuffisance de logements petits et moyens permettait aux propriétaires de tirer profit du moindre mètre carré. D'ailleurs les logements «de lits» et «de coins» à proximité de fabriques et d'usines rapportaient trois fois plus à leurs propriétaires que les appartements de luxe dans les plus beaux quartiers de Moscou.
En 1898 ces logements «des lits» et «des coins» abritait 17,4 % (181 000 personnes) de la population moscovite, et 3 % de la population (26 500 personnes) habitait dans les auberges et les asiles de nuit.
Les immeubles typiques destinés à une population essentiellement ouvrière, sont alors en bois, sur un ou deux niveaux, et comprennent deux à huit appartements. Généralement unique, la cage d'escalier divise chaque étage en deux parties, dont chacune est encore divisée en deux par une cloison. Ainsi il y a quatre appartements par palier avec trois ou quatre pièces habitables de 7 à 20 mètres carrés ; la cuisine, l'entrée et les toilettes sont situées au milieu, dans la partie sans fenêtres. L'appartement est loué par une famille qui sous-loue ensuite les pièces, les «coins» et les «lits», et chaque pièce abrite donc plusieurs familles.
C'étaient les citadins les plus démunis qui louaient les lits et les coins : artisans, ouvriers, familles des employés domestiques, marchands ambulants, mendiants et gens «sans profession». Parmi eux il y avait plusieurs degrés d'aisance : la différence est considérable entre un petit marchand ambulant, qui ne peut se permettre qu'«un demi-lit par semaine», l'autre moitié du même lit étroit étant occupé par un autre, qui lui est parfaitement inconnu, un serrurier qui loue avec sa famille un coin entier et paraît être riche par rapport à ses voisins, et un autre ouvrier qui loue l'appartement, mais ne garde pour lui, sa femme et ses enfants qu'un coin, le reste, en sous-location, lui permettant de payer le loyer.

Revue de presse

La lecture du livre de Katerina Azarova, sur l'appartement communautaire soviétique, que viennent de publier les Éditions du Sextant, un petit éditeur indépendant et original, fait froid dans le dos. Complétant parfaitement les travaux sur la dictature léniniste puis stalinienne, sur la grande terreur ou les folies criminelles des principaux hiérarques de ce régime qui ne fascine plus que certains intellectuels français, version Badiou ou version idiot utile, ce remarquable essai permet de plonger le lecteur au coeur de l'horreur du collectivisme dans sa version au quotidien. Promiscuité, «transparence», absence de vie privée, espionnage mesquin, tous les travers du régime soviétique y sont présents à l'échelle microscopique. Pour un peu, ce travail, tiré d'une thèse mais écrit avec une agréable simplicité, très loin du jargon du sociologisme (cette version moderne de l'ésotérisme), aurait presque l'effet du roman : elle permet de mieux voir un régime en partant de l'expérience individuelle. (Jacques de Saint Victor - Le Figaro du 6 septembre 2007 )

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Format: Broché
On s'aperçoit que la revue de presse est à côté de la plaque par rapport au livre qui note que les carences des logements étaient présents dans l'empire tsar et je rajoute depuis l'industrialisation dans les années 1890. Cela a conduit d'ailleurs à une grande famine que l'intelligentsia occidentale n'accuse pas d'artificielle contrairement à celle des années 1930 qui est pourtant généré de la même manière, c'est à dire par l'industrialisation : les produits agricoles servaient à l'exportation pour financer l'industrialisation. Ces industrialisations (années 1880 et années 1930) ont conduit à un exode rurale très rapide. Les conséquences furent une baisse de la production agricole, mais aussi un entassement des individus dans les villes devenus trop petites. Mais, les idiot utiles du Figaro proclame encore que c'est la faute au collectivisme et à la collectivisation qui d'ailleurs existaient depuis des siècles..

Il n'y a pas d'histoire cachée de la vie quotidienne de l'URSS.
Alexandre Zinoviev avait déjà décrit la situation quotidienne des ivaniens dans ses romans sociologiques.

Mais, comme toute étude par la méthode historique (Darwin, Marx, Wegener, Stephen Jay Gould) ou passage de l'abstrait au concret, elle a été mis à l'écart ou rejeter. La hiérarchie des disciplines veut que les méthodes de laboratoire soient les plus nobles. Or, toutes méthodes empiriques et d'observations ne valent rien sans cadre théorique défini par la méthode historique.
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