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4,1 sur 5 étoiles
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le 1 juin 2014
Évocation d’un temps révolu, celui, pas si lointain, de nos arrières grands- parents. Fastes magnifiquement décrits d’une caste privilégiée, inconsciente du caractère inéluctable de son déclin. Description sans indulgence de la société sicilienne attardée de l’époque. Paysans et bourgeois refusent de s’adapter à l’évolution morale et politique, au matérialisme de leur siècle, ou bien au contraire, s’y vautrent et s’enrichissent avec cynisme jusqu’à l’ abjection:

«Nous étions des Guépards et des lions. Le temps est venu des hyènes et des loups».

Le «Guépard» est l’histoire d’une famille dont le statut se dégrade, une magnifique histoire d’amour contée sur un ton de nostalgie désabusée : «un an de passions et de flammes , trente ans de cendres.»

Ce très beau roman décrit au plus profond et sans indulgence l’âme humaine, nos passions, nos grandeurs et nos faiblesses, nos turpitudes et notre étonnante aptitude à l’illusion. Le style est splendide, et la traduction de même niveau. Un régal.

L’auteur - prince de Lampedusa - exprime avec amertume ses regrets d’un passé qui avait sa grandeur et son pessimisme pour l’avenir. Mais ne nous parle t-il pas de notre époque désorientée en quête de valeurs?
Quant au film de Visconti, c'est un chef d’œuvre à la hauteur du roman admirable qu'il illustre.
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le 18 juillet 2017
Je dois dire que finalement la traduction traditionnelle n'est pas si mauvaise : j'ai comparé les deux traductions page à page et je ne peux pas vraiment dire que la nouvelle change les choses; en revanche les compléments sont très informatifs & édifiants pour les grands amateurs : mais cela ne représente pas un plus, voilà ce que je peux dire - en revanche je peux dire quand même aussi que la nouvelle traduction n'est pas moins bonne que l'ancienne, ça je peux le dire. Les introduction complémentaires sont aussi très informatives. J'ajoute que je lis le texte en italien. Donc pour le grand amateur pourquoi ne pas acheter le nouveau livre ?
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le 17 septembre 2013
Subjuguée quelques années plus tôt par le visionnage du magnifique film « Le Guépard » de Visconti (et particulièrement par l’interprétation de Burt Lancaster, tout simplement formidable en vieux fauve fatigué !), je me suis plongée en toute confiance dans le roman de Giuseppe Tomasi di Lampedusa. Cette confiance s’est trouvée amplement justifiée puisque j’ai pu y retrouver tout ce qui m’avait tant captivée dans l’adaptation cinévisuelle : une ambiance de fin du monde douce-amère, un mélange de lucidité acide et de nostalgie, des personnages fascinants, pantins conscients et consentants de forces qui les dépassent… Du film comme du livre, exsude la même tristesse infinie, tempérée d’éclats d’humour désabusé.

L’histoire débute en 1860 dans une Sicile orgueilleuse mais somnolente qu’un terrible coup de tonnerre va soudain tirer de son sommeil : l’invasion de Garibaldi et des troupes piémontaises, préfigurant l’unification de la Sicile au reste de l’Italie. Cette invasion va déclencher d’importants changements pour la population sicilienne, notamment pour la classe aristocratique qui se verra forcée de céder petit à petit – puis de plus en plus vite – du terrain face à une bourgeoisie en pleine expansion et à l’échine plus souple. Seul parmi ses pairs à deviner les bouleversements à venir, le prince Fabrizio Salina, aristocrate brillant mais doté d’un tempérament fataliste, s’en attriste sans tenter de les repousser pour autant, conscient que l’heure de la noblesse sicilienne a sonné et que toute lutte ne ferait que retarder l’échéance. Homme brave, fier et sensible, il prend sur ses épaules la lourde tâche d’être le témoin de l’agonie du seul monde qu’il ait jamais connu.

Nul besoin d’être une nostalgique de la vieille aristocratie pour apprécier ce très beau roman. Il y a quelque chose de douloureusement universel dans les thèmes du « Guépard » : le deuil d’un pays, la perte de la mémoire et d’un patrimoine, l’agonie d’une certaine façon de vivre et de concevoir le monde… Le personnage du prince Fabrizio est particulièrement touchant dans son déchirement constant entre deux mondes, celui mourant de l’aristocratie dont il méprise secrètement l’aveuglement apathique et celui florissant mais si repulsivement prosaïque et avide de la bourgeoisie. Les protagonistes secondaires qui l’entourent sont tout aussi marquants, même s’ils n’éveillent pas une sympathie aussi profonde, notamment le neveu de Fabrizio, le cynique et opportuniste Tancredi, et la belle roturière Angelica (respectivement incarnés par Alain Delon et Claudia Cardinal, tous deux excellents, dans l’adaptation cinévisuelle) dont l’amour éclairera d’une flamme fugitive et éclatante les derniers jours du vieux prince. Le tout donne un très touchant roman crépusculaire que je relirai surement un de ces jours – de préférence après avoir revu l’adaptation de Visconti !
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le 12 juin 2007
Le chef d'oeuvre de Tomasi di Lampedusa enfin re-traduit !

De quoi redécouvrir avec plaisir l'Italie du Risorgimento au travers des yeux du prince de Salina. L'auteur retrace ici l'effondrement de l'ordre ancien et la décadence de l'aristocratie Italienne, face à la force nouvelle du pays incarnée par Tancrède le neveu impétueux, figure emblématique du futur Royaume d'Italie. Entre passé et futur, nostagie et révolte, le guépard peint une fresque splendide d'une Sicile en proie aux tourments des années d'unification du pays, mais aussi le portrait d'un homme, Don Fabrizio, témoin formidable de cette période de bouillements.

Cette nouvelle édition comporte une postface tout à fait utile pour le lecteur curieux.
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Je ne dirai rien de la qualité de la nouvelle traduction, ayant lu la précédente il y a presque 25 ans... mais je peux témoigner que la relecture de ce roman confirme et renforce (peut-être parce que 25 ans sont passés...) la conviction qu'il s'agit là d'un roman indispensable dans la bibliothèque d'un "honnête homme" du XXIème siècle... Mais y a-t-il encore des bibliothèques dans les maisons ? Et "honnête homme" a-t-il encore un sens aujourd'hui ? Ne vivons-nous pas, nous aussi, le déclin d'une certaine conception du monde, la fin d'une certaine culture ? Ce grand roman de la décadence nous fournit ainsi une grille de lecture sur notre époque. Et à ceux qui auraient déjà définitivement fini de lire, nous pourrons toujours conseiller de voir le film de Visconti, et d 'y retrouver Angelica, Tancrède, et le Prince Salina, dont l'histoire est aussi la nôtre...
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le 15 septembre 2009
Classique et toujours d'actualité, le guépard se situe dans la lignée des plus grands romans de l'humanité au même titre qu'Anna Karenine ou la Chartreuse de Parme.

Visconti en a fait une magnifique version cinématographique qui ne diminue pas le plaisir de lire l'original.
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le 11 octobre 2008
Malgré la complexité des descriptions et des retours en arrière, ce classique de la littérature du XXe siècle est tout simplement magnifique. L'auteur traduit très bien la chute du Guépard et de l'hégémonie aristocratique en Sicile. Au risque de me faire lapider par les grands fans de ce chef d'oeuvre, la fin m'a parue obscure (Concetta qui fait jeter par-dessus la fenêtre le cadavre du chien), et il a fallu que ma prof de littérature me l'explique pour que je saissise. Je m'attendais à une fin plus grandiose, une sorte d'apothéose. L'effet global du livre n'en est toutefois pas gâché pour autant.
Impossible de se prétendre cultivé sans avoir lu "le Guépard" !
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le 8 août 2016
Editeur à éviter : très nombreuses absences de ponctuation rendant la lecture pénible d'un texte qui ne le mérite pourtant pas.
C'est vraiment se moquer du monde.
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le 8 octobre 2013
De prime abord, le livre semble sans grand intérêt : il ne s'y passe rien. Il s'agit de la non-histoire du dernier représentant mâle de la lignée des Salina, une famille noble de Sicile, non-histoire qui est, de fait, la sortie de la noblesse de l'Histoire. On se demande alors, à titre de plébéien et de français révolutionnaire, pendant une partie de l'ouvrage (à vrai dire jusqu'à la huitième et dernière partie), pourquoi l'auteur l'a écrit. Homme d'esprit, certes, a-t-il espéré, en tant que noble, nous faire compatir aux souffrances des aristocrates décadents, balayés par la bourgeoisie d'affaires? Veut-il défendre une thèse déterministe, marxisante ou autre?

Quelles qu'aient pu être ses intentions, la dernière partie de l'ouvrage rachète tout, éclaire l'oeuvre sous un autre jour, et autorise à en faire un livre sur la condition humaine. A quelques exceptions près, celles des transfuges qui réussissent une vertigineuse ascension sociale qui les amène dans la sphère dirigeante, les hommes, dans le Guépard, n'ont le choix qu'entre puer s'ils sont pauvres, et s'ennuyer s'ils sont riches. Et qu'est-ce qui condamne une existence à être ce désastre? La huitième partie apporte une réponse sans ambiguïté à cette question : un mouvement d'humeur, un instant de doute, l'interprétation erronée d'un comportement humain, et non, comme on avait pu le penser jusqu'alors, la puissance d'un déterminisme historique.
La lenteur du début de l'ouvrage et son accélération finales ne sont donc pas fortuites, mais semblent destinées à conduire le lecteur à s'interroger au-delà de la lecture évidente de l'ouvrage comme peinture de la décadence de l'aristocratie. Plus qu'une méditation sur le naufrage de l'aristocratie, il semble convier à une méditation sur les naufrages humains en général - le choix du milieu aristocratique s'expliquant par la densité particulièrement élevée de naufragés qui s'y trouve à l'époque où se place l'intrigue.
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le 17 mai 2016
Ce roman est l'oeuvre unique de l'auteur, publiée à titre posthume. Il donne la curieuse impression d'être une ébauche inachevée à la construction peu cohérente, comme si des chapitres bien finis étaient mal reliés entre eux.
Ceci dit, il nous instruit sur la fin d'un monde: celui de la haute noblesse sicilienne, à travers le destin d'un prince désabusé. Quelques réflexions sur la vie, la mort, la mentalité sicilienne enrichissent le récit.
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