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le 8 mars 2010
Finkielkraut travaille sur la modernité. Il en a vu toute la complexité, toute la limite, toute la vacuité. Il se réfère au concept de tradition, et par rapport à cela il se tourne tout naturellement vers le passé pour en extirper une aide, un appui, vers nos problèmes. Et il trouve en Péguy celui qui peut nous apporter des réponses. Les bonnes réponses. Une grande rencontre entre un des plus grands écrivains et un des plus grands philosophes.
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L'esprit de système régnant, il est fréquent que soient mobilisées deux catégories manichéennes pour classer les diverses personnalités : les « infréquentables » et les « inattaquables ». Parlant de patrie, de tradition et même de race, il n'est, dès lors, guère surprenant que Charles Péguy soit renvoyé à la première catégorie, faisant l'objet, en l'occurrence, de critiques véhémentes (Bernard-Henri Lévy, Tzvetan Todorov...). Le livre d'Alain Finkielkraut a alors pour dessein de dépeindre avec plus de mesure et de nuance le parcours de cet écrivain si singulier qu'est Péguy. Rappelant son attachement au peuple, à l'école, à la patrie porteuse des Lumières, à sa position de dreyfusard, Finkielkraut tente de montrer que Péguy n'est pas cet affreux personnage qui se complairait « dans l'enfer idéologique du XXe siècle avec les monstres les plus effrayants » (p. 115). Mais, pour autant, Finkielkraut n'est pas complaisant. Les outrances de l'homme de lettre ne sont pas passées sous silence, lui qui verrait bien Jaurès « dans une charrette et un roulement de tambour pour couvrir cette grande voix » (p. 207) ; c'est assez détestable et indiqué comme tel par Finkielkraut. Demeure, somme tout, un homme et un écrivain d'une grande complexité, mais aussi d'une grande richesse, et plutôt disposé à défendre des valeurs qu'une doctrine, moins encore un parti ou un clan. Au total, un livre intéressant permettant de mieux appréhender un écrivain paradoxalement tout à la fois célèbre et méconnu.
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le 11 juin 2016
Au travers l'examen en vérité du positionnement et du cheminement de l'esprit de Charles Péguy, ce sont des orientations politiques, philosophiques et éthiques toujours actuelles qui sont soulevées et mises en perspective (ce que la nature menteuse et irrespectueuse de la propagande, d'un côté comme de l'autre, n'a évidemment cherché qu'à caricaturer.) Ceci permet aussi de voir que certaines évolutions de points de fixation durant les dernières décennies étaient en fait déjà en germe il y a plus de 100 ans, et même avant.
Le livre est (évidemment) très bien écrit. Mais (outre qu'il est bon, quand on ne baigne pas dedans, de mémoriser les auteurs des différentes œuvres citées) il est dense (et j'ai personnellement dû très vite ralentir par rapport à mon rythme de lecture habituel, programmant en outre une seconde lecture à venir.)
Il m'apparaît en premier examen sur cette base que Charles Péguy se positionne comme socialiste, mais :
1) Ancré dans le réel, contre l'idéalisation qui veut l'ignorer.
2) Réaliste ET éternaliste, contre la croyance au progrès temporel continu, décrété universalisant par nature, et rendant caduc sémantiquement tout le passé ("modernisme" ; le "post-modernisme" sera ensuite une sorte de dissolution de tout cela dans un "relativisme festif".)
3) Intuitif, au-dessus de discursif. La raison pratique au-dessus de la raison théorique.
4) Appuyé sur la tradition d'une communauté humaine nationale de fait (état non donné a priori, et donc mortel en droit), sans pour autant la figer ou la déifier.
5) Appuyé sur les valeurs, contre les "accommodements" destinés à assurer une paix molle facile immédiate (qui en général dégénère en guerre à terme...) et même la survie mise au-dessus de tout, comme pour Socrate. Il fut ainsi dreyfusard, de la toute première heure, et aussi dériva "belliciste" (non par goût, mais par devoir impulsif, dans un enjeu d'une concrétude maximale, jugé par lui inévitable de fait devant les menaces explicites proférées par l'empire allemand.) La guerre lui coûtera immédiatement l'existence, comme à beaucoup d'autres déjà, en 1914.

Cela semble assez bien - exaltation belliciste mise à part - décrire Alain Finkielkraut lui-même...
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le 27 octobre 2010
a lire absolument pour effacer cette idée d'un Péghy catho réactionnaire et comprendre ce qu'il peut nous apporter dans la lecture et la fabrication de ce monde moderne
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le 8 mai 2016
Le sujet est intéressant, et le livre nous plonge dans un univers intellectuel assez fascinant, celui du tout début du 20e siècle en France.
Bien-sûr, les débats sont âpres et passionnés, et comme toujours les enjeux rejoignent ceux de notre "post modernité".
Ceci étant dit, j'ai été déçu par le style d'écriture d'A Finkielkraut dans cet ouvrage. Je l'ai trouvé quelque peu confus, contrairement à son habitude.
Pour finir, si le but de l'ouvrage est probablement atteint : réhabiliter la mémoire de Péguy, je suis resté un petit peu sur ma faim côté innovations intellectuelles...
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le 16 novembre 2013
Si Alain Finkielkraut n’est pas nostalgique du passé, du moins peut-on présumer qu’il n’est pas vraiment dans son époque…
Certains affirment qu’il la vomit, d’autres qu’il ne la comprend pas. Mais en définitive, le comprend-elle, cette époque un peu folle, capable de nier tant d’évidences, de s’enticher de tant de chimères, et à la fin, de tirer si peu de leçons de l'histoire ?
Lorsque l’on assiste aux joutes opposant le philosophe à ses contradicteurs, on a souvent l’impression d’assister à un vrai dialogue de sourds. Aux arguments contournés et quelque peu désespérés du premier répondent les forfanteries sommaires et optimistes des seconds. Au lamento tragique célébrant le bon vieux temps, fait écho l’arrogance infatuée des lendemains qui chantent.
A bien y réfléchir, on hésite à prendre parti…
Cet ouvrage assez pénétrant sur Charles Péguy, si proche à bien des égards d'Alain Finkielkraut, n'aidera pas le lecteur à trancher. Il s'agit pourtant d'une analyse assez pénétrante de l'oeuvre d'un penseur dont le nom est resté dans les mémoires, quoiqu'il soit paradoxalement très peu lu. Cherchez dans une librairie, vous aurez de la peine à dénicher ne serait-ce qu'un ouvrage...
La sincérité de son discours est certes impressionnante, mais son style hermétique rebute sans doute un peu. Avec le recul, sa pensée elle-même, éclairée par Finkielkraut paraît très datée. Elle pourrait s'inscrire dans les débats actuels, mais le point de vue paraîtrait discutable, sur au moins 3 lignes directrices principales : rejet viscéral du progrès, poursuite utopique d'un socialisme idéalisé, conception fermée de la nation.
Même si l'observation du monde conduit Péguy (et son épigone Finkielkraut) à un diagnostic plutôt exact sur le monde qui l'entoure, ce dernier reste hélas claquemuré dans une conception archaïque de l'avenir. Autant le constat est pertinent et respectable, autant les perspectives sur lesquelles il débouche semblent fallacieuses et étriquées.
On ne peut adhérer à cette philosophie, lorsqu'on est convaincu que les progrès techniques et scientifiques, bien utilisés, sont de nature à aider l'humanité à s'émanciper. On ne peut suivre longtemps ces théories lorsqu'on appelle de ses vœux l'avènement d'une démocratie libérale responsable, à mille lieues des lubies mortifères du socialisme, Et on ne saurait suivre cette voie, si l'on imagine la nation comme tremplin d'une société ouverte sur le monde, et non comme une forteresse impénétrable...
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