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La plupart des gens d'imaginent pas qu'une pensée puisse se faire sans idéologie. Le problème chez Machiavel, c'est qu'il n'y en a pas...
Alors nos braves penseurs ont imaginé le mot de "machiavélisme" alors que ce livre ne fait qu'expliquer ce qu'il faut faire pour conquérir et garder le pouvoir et avec une vision très réaliste de la nature humaine (certains diront "cynique" mais elle est simplement lucide, même si cette lucidité ne s'encombre pas de sentiments).

Il ne faudrait pas croire qu'il ne s'appuie pas sur des valeurs morales. Nicolas Machiavel condamne dans un long chapitre la perversion et les violences inutiles et il le fait très fermement. Il le fait parce ces actes sont moralement condamnables mais aussi parce qu'elle incitent le peuple à la haine du prince. Et un prince haï ne gardera pas longtemps le pouvoir... sauf si cette cruauté s'applique aux hérétiques. Il faut rappeler que nous sommes à l'époque de la Sainte Inquisition où l'église pratiqua la torture avec une grande générosité envers les infidèles. Voici un extrait qui ne manque pas d'humour : "Après cette entreprise (la conquête du royaume de Grenade), et se couvrant toujours du manteau de la religion, il (Ferdinand d'Aragon) s'appliqua avec une pieuse cruauté à persécuter les Maures et à en purger son royaume : exemple admirable, qu'on ne saurait trop méditer"...

Ce livre est consacré à la recherche de l'efficacité dans la conquête et le maintien au pouvoir. C'est le seul but, même s'il s'appuie sur une grande connaissance de la nature humaine, ce sera toujours avec efficacité (un prince qui traite bien son peuple a plus de chance de rester au pouvoir qu'un prince qui maltraite ses sujets).

Soit on lit ce livre avec une bonne connaissance de la réalité historique de l'époque, soit il est préférable d'en faire abstraction et imaginer une transposition dans notre époque actuelle. Car la nature humaine n'a pas profondément changé depuis le 16ième siècle et la conquête ou la perte du pouvoir se fait de la même façon.

La notion de "pouvoir" ne s'applique pas uniquement au prince mais à tous ceux qui doivent faire preuve d'autorité. Il y a un chapitre que devraient lire tous les enseignants qui veulent éviter le chahut dans leur classe et qui pose la question " faut-il être aimé ou craint ?" et qui explique que si on ne peut être aimé, il faut être craint mais prendre garde de n'être point haï.

Pour ceux qui veulent entrer dans les finesses politiques, un excellent chapitre pose la question "le prince doit-il tenir ses promesses ?"... auquel l'auteur réponds que l'important est que ses sujet le croient... et ces mêmes sujets accepteront que la réalité des choses fait parfois qu'il vaut mieux agir différemment que ce qu'on a promis.
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le 30 avril 2009
Le lecteur que "Le Prince" de Machiavel intéresse aura l'embarras du choix, tant le nombre d'éditions et de traductions est grand. N'étant pas un spécialiste, je m'abstiendrai de comparer ces éditions entre elles, mais ayant écouté ce traducteur-ci commenter Machiavel avec compétence et sens pédagogique, j'ai été convaincu que sa traduction se recommande particulièrement. On n'aborde pas "Le Prince" de plain-pied : c'est un texte de la Renaissance, écrit dans des circonstances précises et dans un univers mental qui nous est peu connu. Une édition scolaire destinée à des élèves du secondaire ou à des étudiants est donc le meilleur moyen de bien comprendre ce livre essentiel, et le point de départ d'une série de lectures que la bibliographie, établie par un spécialiste, guidera avec compétence.
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le 11 janvier 2011
Machiavel simple ? Clair ? Et éclairant dans une seule direction ?

Une erreur à ne pas commettre. Machiavel c'est tout le contraire. Presque on pourrait y trouver tout et son contraire. De plus on ne sort jamais totalement indemne de sa lecture et il est certain que c'est l'un des livres qui marque un parcours politique, intellectuel et philosophique.

Cette édition est une vrai merveille. Même si pour l'avoir il faut y mettre le prix vous ne pouvez pas être déçu. Contenant à la fois le texte italien et le texte français en face à face il fait montre d'une traduction exemplaire, de commentaires intelligents et importants, de notes instructives un régal. On ne pourrait en tirer toute la substance à la fin de la vie d'un homme ou d'une femme.

Si vous voulez découvrir l'œuvre de Machiavel et son influence c'est la référence. Mais sachez que si vous commencez même si le pot est poisseux et porte le souffre vous aurez la main puis le bras puis le corps happé par celui-ci. En effet on a tant écrit de livres à ce sujet et pas des moindres.

Maintenant vous savez à quoi vous attendre.
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le 16 mars 2013
Ce texte est trop connu pour mériter un commentaire. Pour ceux qui ne l'ont jamais lu, il faut le lire.Machiavel a mauvaise réputation, mais il écrivait pour apprendre aux princes comment régner. Pas pour se conduire comme on pourrait rèver qu'il soit possible de gouverner des hommes parfaits, mais pour gouverner des hommes réels (aujourd'hui on dirait "normaux"...!)
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le 19 avril 2003
Le Prince, grand classique de la philosophie occidentale, est en effet incontournable.
Machiavel discerne, analyse et exploite les ressorts, bons comme mauvais, qui conduisent un homme à se maintenir au pouvoir. Surtout, il le fait avec détachement, sans jugement de valeurs ; et c'est ça qui est intéressant.
De plus, son ouvrage est très accessible, facile à lire : systématiquement, il théorise, puis illustre, puis refait le lien entre théorie et cas pratique. Si bien qu'on a pas besoin de revenir en arrière, tout se comprend au fil de la lecture
Vous verrez que vous apprendrez beaucoup sur la société du VXIe siècle... heu, pardon, du XXIe siècle !
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le 23 octobre 2012
La fin justifie les moyens. Cette maxime pragmatique conforte à elle seule le traité classique de Machiavel, Le Prince. Rédigé en 1513, alors que Machiavel était secrétaire de chancellerie à Florence, ce manuel consacré au pouvoir politique a, plus que tout autre ouvrage, suscité la controverse. En effet, l'aeuvre s'articule autour d'une thématique principale : comment les souverains de la Renaissance devaient agir pour régner. Selon l'auteur, un État fort nécessite un dirigeant prêt à défendre son pouvoir à tout prix. En outre, Machiavel soutient la thèse selon laquelle un souverain est en droit de tromper, de trahir, d'opprimer, voire d'assassiner ses opposants s'il le fait pour le bien et la stabilité de l'État. Il apparaît dès lors, sans conteste, que ce court traité offre suffisamment d'arguments pour diaboliser son auteur. Toutefois, il convient de rappeler que Machiavel n'encourage pas l'usage tous azimuts de la cruauté et de la violence et ne reconnaît aucun objectif justifiant le recours à la violence. Par ailleurs, il ne tente pas d'aligner sa conception de l'art de gouverner avec la morale chrétienne. L'adjectif `machiavélique' est apparu au XVIème siècle pour décrire un tyran sournois et cruel, prêt à tout pour atteindre ses fins. Cependant, Le Prince fut largement discrédité au XXème siècle, lorsqu'il fut encensé par les dictateurs, mais cette aeuvre maîtresse s'inscrit néanmoins dans la réflexion actuelle comme un ouvrage précurseur. Les lecteurs contemporains parviendront à saisir aisément l'essence même de cet exposé grâce à la traduction et aux annotations de Peter Bondanella. Pour inscrire l'étude dans son contexte, Maurizio Viroli explique dans son introduction : « Pour Machiavel, la méthode classique pour établir et maintenir un régime... a dû être abandonnée pour adopter une nouvelle conception... basée sur le principe selon lequel aucun État n'a de véritable autorité s'il ne dispose pas d'une armée constituée de citoyens et de sujets. » getAbstract recommande la lecture de cet ouvrage à tous les férus de littérature ou d'histoire, qu'ils soient sujets ou citoyens, ainsi qu'à tous les experts en stratégie et en politiques pour qui Le Prince constitue un véritable ouvrage de référence.
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le 6 février 2011
Pour moi Machiavel est le premier à avoir compris une chose essentielle : il faut séparer le pouvoir et la religion .
En faisant de la "politique" une science comme les autres ,avec ses règles ,codes , pratiques à éviter , il nous donne en quelques lignes une ébauche des qualités qu'il faut avoir pour accéder au pouvoir ,et le maintenir ...
je ne suis pas tout à fait de l'avis cité plus bas qui dit que ce livre est valable uniquement dans son contexte , et donc ne s'applique pas à toute forme de pouvoir , car pour moi Machiavel donne les "clés" et celles-ci sont universelles et valables quelle que soit l'époque . est-ce d'ailleur un hazard si on le cite encore aujourd'hui , et que nombres de ses détracteurs suivent ,ou ont suivi ses conseils en secret ?

Un petit chef d'oeuvre qu'il faut lire absolument , et qui prend d'autant plus son sens dans le monde d'aujourd'hui .
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le 29 mars 2014
Je ne donnerai pas de résumé : découvrez cet ouvrage classique, à l'aide de cette édition à bas prix !

La pensée de Machiavel est un peu connue, on garde l'adjectif "machiavélique" pour désigner les efforts visant la conservation du pouvoir, en grande partie par la manipulation. "Le Prince" est en effet un traité politique, qui donne de bons conseils en gestion humaine. S'il faut remettre toute chose en contexte, et éviter d'appliquer en entreprise, ou en classe pour les professeurs, la manipulation proposée, l'analyse de la société et des rapports humains reste pertinente. Un bon moment de réflexion, instructive sur l'humanité, autant que sur une période donnée, et sur un courant de pensée : l'humanisme.
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le 22 avril 2013
Cet essai fête cette année ses 500 ans, et portant il semble toujours autant d'actualité. Idéal pour s'initier à la science politique. Le parallèle avec la série Borgia diffusée sur Canal+ est intéressant et permet de rendre l’œuvre de Machiavel plus vivante.
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le 3 avril 2008
On le sait, notamment depuis les pénétrantes remarques de Louis Althusser, Machiavel n'a pas eu de disciples, mais des lecteurs. On sait aussi que ce Florentin, si étrangement dédaigneux de l'économie, a complètement raté sa carrière politique. On sait sur lui, ou on croit savoir, tant de choses, que l'essentiel risque de nous rester dissimulé si nous n'y prenons garde. Et l'essentiel, c'est que Machiavel s'efforce, aec une énergie et une rigueur confondantes, d'établir dans le domaine si fluctuant de la politique et de l'histoire, quelque chose comme un point d'appui absolu. Oui, le commencement radical en philosophie, bien avant Descartes, Machiavel le met en pratique: imputer la méchanceté à tous les hommes; ce n'est pas de la misanthropie, c'est de la prudence, refuser de se payer de mots. C'est aussi ouvrir un espace théorique: celui de l'arithmétisation du pouvoir (contre ses conceptions qualitatives, qu'elles soient mythologiques ou autres). . Machiavel isole une sorte de noyau dur de la politique et y définit quelques lois simples, toutes en rapport avec le souci de durer, dans un domaine où l'ingratitude est de règle. Ce faisant, il détermine l'unique constante de la politique. La réorganisation de tout le système des valeurs morales autour de la "virtu" est elle aussi impressionante, et consistue un point d'inflexion irréversible qui signale le divorce entre la politique et la morale. Tel est Machiavel: décapant, irritant, irrécupérable. Comme l'a dit Croce, "la question de Machiavel ne sera jamais réglée".
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