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Je suis précédemment intervenu à la suite du commentaire posté par Yves Léonard ici-même et confirme mes propos d'alors. L'ouvrage est très faible.
Il se lit facilement, a le mérite d'être accessible de style. Ceci, pour la forme.
Concernant le fond, j'en ressors encore plus perplexe quant à la hauteur de vue et l'étoffe de l'auteur, ainsi que ses motivations.

Est-ce un livre historique ? Assurément non, et Jospin l'indique. Il est en effet impossible de traiter deux siècles d'Histoire en 200 pages, d'où un survol évident.
Est-ce un essai politique ? Pas sûr, car des passages assez longs sont consacrés à résumer très sommairement les faits historiques -avec des carences béantes, d'où une interprétation personnelle partisane-. Or, comment tirer des conclusions politiques consistantes à partir d'un tel matériau ?
Il s'agit donc de généralités assaisonnées d'opinions régulièrement partiales, parfois caricaturales.
Aussi, quelle est la finalité de ce livre ?

J'ai eu le sentiment que Jospin tournait en rond, par les redondances de l'argumentaire. La superficialité de ce dernier m'a régulièrement étonné. La démonstration n'est pas exempte de contradictions.
Ainsi, en fin d'ouvrage, Jospin assène qu'on ne peut être à la fois républicain et bonapartiste. Pourtant, plus avant, évoquant les Croix-de-Feu dans les années 30, il signale leur inspiration bonapartiste sur plusieurs points essentiels. Or, leur leader, La Rocque, était républicain et Jospin relève à juste titre qu'il a refusé de renverser le régime parlementaire en 1934.
Comment comprendre alors l'impossibilité d'être républicain et bonapartiste, d'après Jospin, alors qu'il a cité un exemple qui laisse entendre qu'une porosité est tout à fait possible ?
Bref, c'est une perception fort contestable, qui se duplique malheureusement en d'autres circonstances au long du livre.

Autre exemple : il évoque le guet-apens de Bayonne en 1808 et la "trahison" faite à l'allié espagnol à cette occasion. Mais il n'écrit rien, notamment, sur les agissements préalables de Godoy, qui tirait les ficelles de la politique espagnole. Dommage, il eut été intéressant de savoir ce qu'il pensait de la proclamation faite par Godoy, le 5 octobre 1806, alors que Français et Prussiens étaient tout près d'en découdre. C'est d'ailleurs sur le champ de bataille d'Iéna que Napoléon prendra connaissance du fait. L'allié espagnol n'était-il pas douteux, pour le moins ?

Le rétablissement de l'esclavage est abordé. C'est un fait incontestable. L'abolition de la traite négrière par Napoléon en 1815 est aussi un fait incontestable. Pas un mot là-dessus.
Il évoque, concernant les nationalités, le rôle que Napoléon aurait pu jouer pour la Transylvanie, sous domination autrichienne, la Valachie et la Moldavie sous occupation ottomane, La Serbie courbée sous le joug ottoman, l'unité italienne ou la reconstitution de l'état polonais.
A chaque fois, l'Empereur a tout faux.
Et comment ce dernier aurait-il mené à terme ceci sans faire la guerre à l'Autriche, à l'empire ottoman, aux Russes ? Dans quel intérêt ? Jospin croit-il que ces puissances se seraient réjouies de laisser ces contrées s'émanciper de leurs tutelles ?

L'Angleterre et Napoléon ? Hormis l'épisode de la paix d'Amiens, la politique de ce dernier n'a jamais varié, il la considère comme ennemi obsessionnel. Jospin souligne qu'en Angleterre, il existe un parti libéral point hostile à la France nouvelle.
Or, c'est précisément lorsque les conservateurs ne seront plus au pouvoir que la paix d'Amiens a pu être conclue ! Et lorsque Fox reviendra aux affaires en 1806, des nouvelles perspectives s'ouvriront qui s'évanouiront très rapidement avec la mort de Fox et le retour des conservateurs à la barre.
Le blocus continental ? Pourquoi donc ne pas rappeler qu'il est consécutif au blocus maritime mis en place par l'Angleterre contre la France ?

La caricature va jusqu'au ridicule lorsque l'auteur évoque les soldats mal nourris. Cette situation de disette plus ou moins récurrente affectait toutes les armées d'alors, selon les circonstances. Il suffit de lire quelques mémoires pour le savoir. Pendant qu'on y est, pourquoi ne pas s'étonner aussi que tous les morts n'aient pas eu une sépulture décente ?
Le premier ministre Jospin n'a t'il pas dit jadis : "L'Etat ne peut pas tout" ? Qui oserait lui tenir personnellement grief du fait que les citoyens ne mangeaient pas toujours tous à leur faim ou n'avaient pas forcément de toit régulier, sous son gouvernement ?
Etc.
Certes, l'auteur ne nie pas la subjectivité de ses jugements. Raison de plus pour éviter de s'y commettre.

Le plus surprenant est la fin, où nagent en eaux troubles des digressions généralistes sur le monde contemporain, la démocratie, le populisme, la mondialisation, Mélenchon etc., avec de brèves références au bonapartisme qui m'ont paru décalées -comme un alibi pour revenir au thème principal- dans cette bluette manichéenne, un brin fourre-tout et sans ampleur.

Se commettre dans un tel exercice à cet âge et après avoir occupé des fonctions éminentes, ce n'est pas glorieux. En 2002, Jospin avait annoncé son retrait de la vie politique. Pourtant, début 2015, il est entré au Conseil constitutionnel, à près de 80 ans. Pas de quoi convaincre que notre démocratie respire grâce à des forces renouvelées et un peu purgées du clientélisme qui la pollue. Ni de quoi s'étonner que le populisme ait le vent en poupe puisque régulièrement, ceux qui le dénoncent en sont des pourvoyeurs, par leur comportement. Et ceci ne me fait pas du tout rire, tout comme la montée du populisme.

En conclusion, cet ouvrage sans envergure ne présente pas d'intérêt.

Ajout du 17 décembre 2015

Il est toujours intéressant de laisser passer un peu de temps, afin de revenir pour compléter un brin une analyse.
Jadis, Jospin avait joué avec le « droit d'inventaire » sur Mitterrand. Avec « Le mal napoléonien », il a joué encore avec le concept, sur un autre registre.

21 mois après cette parution, que penser de sa finalité ? Comment expliquer qu'il ait signé un ouvrage aussi ridicule (au vu du nombre de caricatures historiques mais aussi de contradictions dans l'analyse politicienne) ?

Il est entré au Conseil constitutionnel début 2015, à presque 80 ans.
Ceci a évidemment été fomenté en amont, avec ceux qui l'ont coopté.
Pour préparer l'opinion publique à ce "retour" politique (contraire à sa déclaration d'avril 2002), n'aurait-il cherché à miroiter médiatiquement quelques mois avant cette intronisation, et pour ce faire, quoi de mieux que de produire un truc polémique -le ton policé n'y change rien-, lié à un personnage historique d'ampleur ?

L'an dernier, dans une émission télévisée, il indiqua son penchant plutôt vers Jaurès que Clemenceau.
Nous ne saurons jamais ce qu'aurait fait Jaurès pendant la guerre. Nous savons ce que fit Clemenceau.
A l'âge qui est désormais celui de Jospin, le Tigre allait régulièrement aux tranchées pour côtoyer ces soldats qui luttaient et mouraient au nom de la république, quelles que furent leurs opinions.
Jospin ira t'il en première ligne au milieu des soldats engagés au Mali ou ailleurs ? Pour l'instant, il est allé courir les lambris du Conseil constitutionnel.

Pourtant, la France de 2015, comme celle de 1918, est en guerre. Valls l'a dit après les attentats de janvier. Hollande l'a asséné après ceux de novembre (et l'avait implicitement confirmé en actant des frappes en Syrie quelques semaines plus tôt).
La guerre, donc. Deux massacres ont coûté la vie à près de 150 citoyens, et laisseront des centaines d'autres à jamais blessés dans leur chair et/ou leur tête. Tragique.
Ceci a provoqué d'abord l'élaboration d'une loi renforçant la capacité de renseignement, impliquant la restriction de libertés individuelles, puis l'instauration de l'état d'urgence, avec ses mesures d'exception. Enfin, l'intensification des bombardements contre l'EI.
A une échelle différente car les circonstances et les époques sont différentes, nous retrouvons donc un schéma réactif présentant des similitudes avec ceux ayant notamment présidé lors des guerres de la Révolution et de l'Empire, puis de la Grande guerre.

27 novembre : hommage national aux victimes, hôtel des Invalides. Jospin chante la Marseillaise, avec les autres. L'union sacrée ressuscitée, en quelque sorte, du moins en façade.
Produira t'il un jour un livre critique sur les mesures adoptées par l'exécutif ces derniers mois, depuis que la France est en guerre ?
La démagogie prompte à juger les temps passés et leurs acteurs se fait généralement moins loquace lorsque sont là les heures graves du présent.

Lors de la Grande guerre, la France a perdu plus de 1000 morts par jour, en moyenne, durant 1560 jours. Sans compter ceux qui succombèrent par la suite, et ceux qui avaient tout perdu, notamment les civils dans les zones de combats.
Clemenceau faisait la guerre, et savait bien qu'en période de conflit, la censure reprend de l'allant. C'est ainsi que son journal « l'homme révolté » devint « l'homme enchaîné ». Mais le Clemenceau combatif, quoique pas parfait comme tout autre, faisait essentiellement la guerre, et pas via ces litotes émanant de nombreux cadors politiciens actuels. Il ne posa pas des ersatz de cataplasmes pour camoufler les blessures de ses contemporains, avant de recommencer à ronronner comme si de rien n'était.

Aussi, les digressions sur le populisme, émanant de politiciens s'étant eux-mêmes conduit de manière populiste en jouant notamment avec les communautarismes de tous poils, en paupérisant par leur médiocrité -teintée d'une arrogance régulièrement sectaire- la substance même de ce qui fonde les valeurs républicaines, ne pouvaient qu'amener des conséquences prévisibles.
Il n'est ainsi nullement étonnant qu'une proportion croissante et désormais importante de citoyens, éprouve une défiance voire un rejet envers ce type de politiciens, dont l'obsolescence n'a que trop perduré.

« Le mal napoléonien » n'est qu'un énième avatar de cette caste ayant souvent vécu l'oeil rivé sur son nombril, enfermée dans ses dogmes, engluée dans ses compromissions et sa veulerie, engoncée dans son confort.
Avatar qui fait comme si le bonapartisme avait été un mouvement uniforme dans ses composantes. Il ne le fut pas plus que le socialisme d'hier et d'aujourd'hui, ou toute autre forme de dogme. Il suffit par exemple de voir les clans à l'oeuvre dans les différents partis politiques actuellement.
Jospin indiquait avoir voulu, en élaborant son ouvrage, voir pourquoi Napoléon avait laissé une telle trace dans l'histoire de France et la mémoire collective -il aurait même été possible d'élargir la perspective vu la dimension internationale du personnage-.
Mon opinion est qu'il ne risquait pas d'en voir grand chose, vu le niveau de la restitution. A moins que tout ceci n'ait été prétexte pour masquer d'autres desseins.

Mais, et fort heureusement, dans cette France que le monde regarde encore comme un phare pour la liberté dans le monde, et ce à juste titre -car ailleurs, est-ce plus florissant ?-, tout finit par des rires, y compris dans les périodes tragiques. Je termine donc ainsi :

Advertissement (de fol mais bon alloy, en façon de feu nostre grand maistre Rabelais)

"Attendu que si loing remembrance en tesmoigne, Avant ne s'enfanta gueres intelligible aultre que soubs l'art d'extravaguance, s'ensuyt allors que ne descripteray oncques cecy dedans le propous d'ouvraige icy par paour de me fascher avecques Sainctes Institutions et leurs gens divinateurs. Si ne suys poinct atouré ne monopolé naïfvement comme pescheur abhorrent, et ce par us et coustumes antiquement appaisés, preude parolle occit tout autant que ayde fil d'espée.
Honni ne soit qui mal y pense, l'espovantable anagnoste utopien, icelluy enraigé abhominablement de satyricque comoedie."

Citoyens, rions donc et ne cessons jamais de rire, gravement si nécessaire.
Vive la République une et indivisible -jusqu'à quand ?- et vive le grand Rabelais (qui n'était ni républicain ni bonapartiste, mais diablement grand tout de même) !
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le 18 mars 2014
Je trouvais l'idée intéressante: un ancient Premier Ministre revisitant l'une des périodes les plus intéressantes/commentées de notre histoire. Ayant gouverné la France, M. Jospin avait - en effet - une certaine légitimité pour analyser la période Napoléonienne.

Le problème est que M. Jospin n'a pas souhaité faire ça de manière objective et s'est au contraire appliqué à écrire un véritable livre à charge. Le contenu du livre est en accord avec son titre: il est affreusement accusateur et manque cruellement de recul. M. Jospin omet complètement le contexte de l'époque et instrumentalise les faits afin de servir ses propos. On ne peut pas juger Napoléon sans remettre les choses dans le contexte de l'époque. M. Jospin semble oublier que la France était dans une situation quelque peu désespérée quand Bonaparte est arrivé au pouvoir: les caisses étaient vides, le régime en place était corrompu et ne fonctionnait pas, l'ennemi était aux frontières... Que se serait-il passé si Bonaparte n'avait pas pris les choses en mains à ce moment crucial?

La période Napoléonienne est une période complexe faite de gloire et de gachis, de succès et d'erreurs. En ce sens, le bilan de Napoléon est nécessairement mitigé. C'est cette réalité que M. Jospin refuse de voir et d'analyser. Et c'est bien dommage car il aurait été intéressant de lire une analyse objective de la part d'un Monsieur qui a dirigé la France. Du haut de son experience, il aurait pu apporter une lumière nouvelle sur Napoléon et son oeuvre. Il aurait pu par exemple nous expliquer ce qui a poussé Napoléon à concentrer toujours plus de pouvoirs entre ses mains. Il aurait pu également nous expliquer les difficultés de gouverner un pays, et par la même faire des parallèles avec Napoléon - tout en gardant en tête le contexte de l'époque, bien évidemment.

Au final, il semblerait que M. Jospin a simplement appliqué des principes tels qu'on les connait aujourd'hui, à une période qui n'a rien à voir avec celle d'aujourd'hui. D'où cette impression d'un énorme malentendu tout au long du livre. C'est dommage car d'une part M. Jospin avait une vraie légitimité pour écrire ce livre, et d'autre part son oeuvre est clairement documentée.
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le 26 mars 2014
Doit-on éviter de lire un essai signé du nom d'un homme politique, que l'on partage ou non ses idées? J'ai été surpris des commentaires négatifs, parfois de personnes qui n'avaient pas lu l'essai. Alors, puisque j'avais lu D. De Villepin dans un pseudo essai sur la poésie, je pouvais bien lire L. Jospin. D'autant qu'après avoir lu une biographie sur le père d'Alexandre Dumas, le personnage de Napoléon m'intriguait.
Dans cet essai, L. Jospin s'ancre dans la lignée des serviteurs d'état, en opposition avec la logique de toute puissance aspirée par d'autres politiques. Il y décrit Napoléon comme un génie militaire mais un médiocre politicien. Auréolé des lumières de la révolution Napoléon n'aurait pas été convaincu de leurs vertus. L'empire sera une bulle qui éclatera en quelques mois et Napoléon Bonaparte entrera au panthéon de la mythologie politique française.
Dans cet ouvrage, J'ai eu le sentiment que l'on interrogeait plus le mythe de l'homme providentiel que celui de Bonaparte à proprement parler. Les deux se confondent en de nombreux aspects.
La dernière section du livre contient des comparaisons plus ou moins heureuses. Associer Pétain à l'image d'un bonapartisme de la défaite me laisse perplexe: il manque au personnage la dimension de l'homme qui veut le pouvoir pour lui-même, sans négociations avec autrui. La comparaison me semble trop poussée à mon goût; s'ensuit un développement sur le général De Gaulle, qui n'est pas vu comme Bonapartiste (le terme est devenu définitivement péjoratif au cours de l'essai et ce dont on peut affubler les veules et les vaincus, on ne peut l'appliquer aux vainqueurs). Lionel Jospin refuse sans doute d'associer à De Gaulle au bonapartisme à cause du legs pérenne, entre guillemets, de l'institution de la cinquième république. Le legs du code civil ne pèse visiblement que peu face à l'Etat français défait que laisse Bonaparte.
Pour moi, sont escamotés certains hommes-providence qui étaient des serviteurs de l'état, et qui auraient mérités une petite analyse.
Le mal napoléonien est le mal d'un pays fragile de ses institutions, un pays en souffrance, en quête d'hommes providentiels (la tentation autoritaire), d'hommes dont la probité ne doit pas être remise en question... La fin de l'essai glisse vers le thème du populisme et la tentation démagogique. Lionel Jospin y affiche une confiance sereine en la cinquième république et invite à réfléchir sur la recherche d'un modèle social, sur une identité retrouvée, redécouverte, si tant est qu'elle soit perdue.
Dans un style parfois complexe, il m'aura fallu relire plusieurs fois certaines phrases complexes , il partage sa culture et une expérience de l'exercice du pouvoir, qu'il met en perspective. J'aurais aimé un style plus fluide.
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le 9 mai 2016
Enfin un texte un peu discordant sur le mythe napoléonien. Ce livre illustre les mécanismes qui amènent un tyran au pouvoir et qui lui donnent les moyens de s'y maintenir... Un programme qui a été repris par la suite par bien des dictateurs qui à leur tour ont confectionné le cocktail légitimité historique, homme providentiel, rassemblement de la nation dans la guerre.
Bien-sûr Lionel Jospin écrit ce livre en homme convaincu à la base voire partial. Aussi ses paroles sont assez à sens unique. Mais ses arguments sont pertinents et se retrouvent par recoupements.
A lire absolument, pour les détracteurs et les aficionados du Capo Corse!
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le 15 juin 2014
Ce petit livre a visiblement été dicté rapidement et relu sommairement. Le style est confus, avec des phrases à tiroir et des erreurs de transcription (par exemple quand la dactylo écrit "et" alors que l'auteur a certainement dit "mais"). Il est étonnant venant d'un énarque, diplomate et universitaire.

Ceci dit, le sujet est pertinent et actuel. Le titre est trompeur (autre faiblesse de style) : Ce n'est pas Napoléon, mais le Bonapartisme. L'histoire du premier Empire n'occupe que moins de la moitié du livre (et elle aurait pu être encore plus resserrée). Le vrai but de l’auteur est l’analyse de cette forme de gouvernement qu’on appelle aussi « Césarisme ». C’est celle où un homme « providentiel » dirige dictatorialement un peuple qu’il manipule par la propagande et contrôle par la police. L’analyse reste très franco-française : il cite bien Perón et Chavez (dont on aurait aimé qu’il en dise un peu plus), mais oublie complètement Hitler, Mussolini ou Staline, et se contente d’évoquer « la Russie » sans nommer Poutine.

Les nostalgiques de l’Empire supporteront mal la dénonciation des méfaits de l’Empereur et des conséquences catastrophique de son règne. Les admirateurs de de Gaulle partageront l’appréciation assez positive du général. Les autres s’étonneront de lire que le bonapartisme a désormais presque disparu en France, mais qu’il fait des scores honorables dans plusieurs nations d’Europe du nord.

Mais l’auteur s’est présenté dès l’introduction comme un ancien homme d’état et on sait que sa carrière politique a été brisée par un adversaire qu’on pourrait rattacher au courant bonapartiste. Le lecteur s’attend donc à une explication, et peut-être même des révélations sur ces événements récents. Hélas, il est évident que Lionel Jospin ne veut pas perturber le jeu politique actuel. Sa conclusion ne dit donc pratiquement rien de précis. Elle n’est qu’une vague aspiration à une communauté européenne qui tiendrait enfin compte des besoins et des aspirations des peuples.
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Etre un ancien Premier Ministre qui s'intéresse toujours à la chose publique mais n'aspire plus à des fonctions électives permet une distanciation et oblige au discernement de l'essentiel. En choisissant de s'attaquer au mythe Napoléonien Lionel Jospin a trouvé le bon sujet, non sans un certain courage tant il est toujours difficile de s'en prendre aux idoles, ou, en l'occurrence, à un chapitre majeur du roman national.
Lionel Jospin se défend d'être historien, il fait pourtant œuvre d'historien en ce qu'il brasse en ce livre une matière historique riche et précise s'étendant sur nos deux derniers siècles. Il éclaire cette histoire d'un point de vue mais sans jamais trahir la vérité des faits, son réquisitoire sévère n'est pas injuste. Jospin reconnaît l'apport Napoléonien même si le bilan final de cette épopée lui apparaît catastrophique.
Sur le fond les arguments de Lionel Jospin sont solides et il paraît difficile de contester le mal qu'aura fait l'aventure Napoléonienne à la France et à l'Europe mais aussi à l'idée républicaine et aux conceptions émancipatrices issues des Lumières et de 1789.
Surtout, et c'est là que le propos de Jospin rejoint l'actualité, il nous montre comment sous le nom de Bonapartisme ou sous ses avatars, la tentation autoritaire et antiparlementaire reste présente depuis deux siècles dans notre pays (et ailleurs dans le monde indépendamment de toutes références à Bonaparte). Lionel Jospin nous prévient: "la fortune du Bonapartisme se nourrit toujours de la faiblesse de la République". Dés qu'un régime est présenté comme faible et corrompu il y a risque. Pour lui aujourd'hui ce risque est clairement le populisme et son culte du chef, qu'il soit d'extrême Droite ou d'extrême Gauche. Mais le populisme ne peut l'emporter sur la démocratie que "si les élus oublient les parties du peuple les plus touchées par la crise économique et la mondialisation".
Au final voilà un ouvrage passionnant pour tous ceux qui s'intéressent un tant soit peu à l'histoire et à la vie politique, et aussi un ouvrage d'une certaine manière réconfortant par son engagement et sa lucidité.
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le 16 avril 2014
indispensable pour "voir" la saga napoléonnienne d'un autre oeil. Loin des thuriféraires spécialisés, on a ici une analyse un peu distanciée de l'homme Napoléon. Tout n'est pas négatif, on y dissèque le génie de la communication de Bonaparte. Mais la mort à Sainte Hélène n'est pas une fin du livre car Jospin se livre à une étude du "mouvement bonapartiste" en France en passant par le neveu, bien sûr, mais aussi le général Boulanger, Pétain, De Gaulle. Ceci amène un intérêt sur notre vie politique actuelle.
De plus, ne boudons pas notre plaisir, c'est très bien écrit et très facile à comprendre.
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le 26 mars 2014
Un tissu d'approximations historiques et une analyse café du commerce. Ce n'est pas de l'histoire, c'est un cours de morale d'un socialiste bien-pensant de 2014 appliqué au monde du début du XIXe siècle. Le seul intérêt du livre, c'est qu'il peut se parcourir et s'assimiler en vingt minutes. Cela ne permet pas d'apprendre quoi que ce soit sur Napoléon Bonaparte, mais beaucoup sur le monde vu par Lionel Jospin.
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le 30 juillet 2015
Pour toute personne intéressée par cette époque, voici une approche originale et qui a le mérite de sortir des sentiers battus. A lire tout en prenant le recul nécessaire . Le dernier chapitre est plus discutable. En effet, Mr Jospin se permet de faire des rapprochements discutables entre le règne de Napoléon et le régime de Vichy...
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le 18 mars 2014
Jospin avait prétendu qu'il se retirerait de la vie politique.
Que ne se retire-t-il également de la vie littéraire ?
Je ne suis pas un grand amateur de Napoléon, mais Jospin me le rend brutalement sympathique. J'espère que ce mal n'est pas durable...
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