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L'enfant du 15 août par [DEFORGES, Régine]
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L'enfant du 15 août Format Kindle

3.7 étoiles sur 5 13 commentaires client

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Longueur : 484 pages Composition améliorée: Activé Page Flip: Activé

Descriptions du produit

Extrait

J'ai longtemps rêvé d'être une enfant trouvée... fille de roi, peut-être...
Mais je suis née à Montmorillon, petite ville du Poitou, au domicile de ma grand-mère maternelle, Blanche Peyon, le jeudi 15 août 1935. Les cloches sonnaient la fin de la grand-messe à l'église Saint-Martial. On m'a appelée Régine, choix de ma tante Gogo, une des soeurs de Maman, Marie, parce que j'étais née le jour de l'Assomption de la Vierge Marie et Leone, en mémoire de mon grand-père maternel dont le prénom était Léon. Selon la sage-femme, Mme Couradeau, qui avait également mis ma mère au monde, j'étais un très beau bébé. Elle a inscrit à la date du 15 août, dans l'almanach Hachette que Maman achetait chaque année, mes prénoms et mon poids : trois kilos deux cents. J'étais la première-née de Clément Deforges, âgé de vingt-trois ans, représentant de commerce et de Bernadette Peyon, vingt et un ans, secrétaire. Ils s'étaient rencontrés au printemps 1934 au cours d'un bal et s'étaient mariés en décembre de la même année. D'après mon père, j'ai été conçue à Saintes, pendant leur voyage de noces. Quand il me l'a raconté, j'ai remarqué qu'il avait l'air ému. Et, comment dire ? Cela m'a fait chaud au coeur.
Les parents de mon père étaient agriculteurs à Tussac, près de Leignes-sur-Fontaine, à une dizaine de kilomètres de Montmorillon. Mon grand-père paternel, Alexandre, était mort des suites de la guerre de 14, ma grand-mère, Lucie, avait élevé seule ses quatre enfants, Adrien, Lucienne, Clément et André. Adrien s'étant tué dans un accident de moto, peu de temps avant les noces, la famille de mon père n'a pas assisté au mariage qui eut lieu dans la plus grande intimité. Maman a sans doute été déçue de ne pas porter une belle robe comme ses amies, mariées avant elle. Aucune photo des nouveaux époux n'a été prise. Les parents de ma mère étaient des commerçants : ils tenaient le «bazar», une sorte de grand magasin dans lequel on trouvait de la mercerie, de la quincaillerie, des articles de pêche, de la vaisselle, des vêtements de travail, de la lingerie, des jouets, des bottes et des sabots. Devant la boutique, des photos montrent ma grand-mère tenant un bébé dans ses bras, entourée de ses trois filles aînées. Quand mon grand-père maternel, Léon, pompier bénévole, est mort d'un «chaud et froid» à la suite d'un incendie où il s'était dépensé sans compter, ma grand-mère, Blanche, a dû quitter le bazar et prendre un petit logement en compagnie de sa dernière fille, Mamy, qui était mongolienne, comme on disait à l'époque. Blanche avait donné le jour à neuf enfants : Geneviève, Thérèse, Marguerite, dite Gogo, Jean-Pierre, décédé à la naissance, Jean, Solange, dite Néné, Bernadette, dite Dédette, André, dit Dédé, et Marie-Anne, dite Mamy. La situation financière de Blanche était telle qu'elle fut obligée de se placer comme dame de compagnie à Saintes, auprès d'une femme qui accepta la présence de l'enfant anormale.
Vingt mois après ma naissance est née ma soeur Chantal, à Châteauroux, où mon père, sur les instances de sa belle-famille, avait pris un emploi aux Chemins de fer : être cheminot, c'était la sécurité et la retraite assurées. Pendant toute sa grossesse, j'ai vu Maman pleurer et, à sa naissance, j'ai imaginé que le bébé était la cause de ses larmes. On m'a raconté que j'avais essayé de le retirer de son berceau pour aller le jeter. Papa me l'a arraché des mains et m'a grondée, ce qui a renforcé mon antipathie. Le temps passant, nos relations ne se sont guère améliorées : Chantai était fragile et câline, je ne tenais pas en place et ne voulais pas que l'on m'embrasse, surtout avec les baisers mouillés des vieilles de notre entourage. De cette époque datent nos déménagements successifs : Montmorillon, Vierzon, Bourges, Bois-Colombes, dans la région parisienne, Pindray, près de Montmorillon, Payrac dans le Lot, Limoges et de nouveau Montmorillon. La plupart du temps, nous habitions des meublés sans confort, d'une pièce ou deux. J'ai peu de souvenirs de ces appartements : à Bois-Colombes, je suis nue, debout sur la toile cirée de la table de la cuisine, où Maman me savonne. Je chante : «C'est un mauvais garçon / Il a des façons / Pas très catholiques...» Et cela fait rire Maman et une voisine. Nous sommes retournés à Montmorillon en 1940, à cause des bombardements. Comme il n'y avait plus de place dans le dernier train, Maman, Chantai et moi nous sommes retrouvées sur la paille d'un wagon à bestiaux. Les manteaux blancs que nous portions ne le sont pas restés longtemps ! Je garde un souvenir mitigé de ce voyage : la situation m'amusait. Il faisait chaud et il régnait dans le wagon une tension à laquelle j'étais sensible. Assise contre la paroi de bois, ballottée par les secousses du train qui roulait pourtant à faible allure, je jouais avec mes poupées auxquelles j'expliquais à haute voix qu'elles devaient se tenir tranquilles, sinon les avions allemands nous bombarderaient
- Cette gamine ne peut pas arrêter de parler, elle va nous porter malheur ! s'est écriée une élégante voyageuse.

Revue de presse

La romancière à succès et éditrice sulfureuse se dévoile sans fard dans ses Mémoires...
Femme affranchie et brodeuse au point de croix, terrienne en province et germanopratine à Paris, écrivant ses Contes pervers avant de se pencher sur le destin de la reine pieuse Radigonde, affolant les gendarmes à l'adolescence et bête noire de la Mondaine quelques années après, Régine Deforges a déjà livré des bribes de sa vie mouvementée dans des romans et récits. Elle solde aujourd'hui les comptes dans ses Mémoires...
Régine ­Deforges, qui fut la première femme à avoir fondé sa maison d'édition, se vit aussi retoquer sa première ­publication par la ­censure, Le Con d'Irène, réédition ­d'Aragon qu'elle avait simplement titré Irène en un geste d'autocensure qui s'avéra inutile. Le livre fut saisi quarante-huit heures après sa mise en vente. Elle s'accrocha, lança bien avant l'heure d'Internet et de sa pseudo-confidentialité une bibliothèque érotique par correspondance, publia le premier livre du jeune Hervé Guibert, choquée mais fascinée par ce qu'il écrivait...
Il y a dans ses Mémoires une franchise étonnante et quelques costumes taillés sur mesure à ce petit monde qui daigna faire place à la scandaleuse. De Lacan à Mitterrand en passant par Françoise Giroud, tous n'en sortent pas grandi. ­Régine Deforges solde ses comptes sans s'épargner pour autant. Une seule chose la terrorise aujourd'hui : cette vieillesse sournoise qui la déconcerte et la fragilise, elle qui n'a jamais rien voulu laisser ­paraître. (Françoise Dargent - Le Figaro du 26 septembre 2013)

Championne du point de croix, elle tisse le récit de son existence à nulle autre pareille avec clarté, sans fioritures, sans digressions, au plus près des souvenirs et des sentiments. Elle est comme ça, Régine Deforges : nature, une sacrée nature ! Et au diable les clabaudages, rumeurs et médisances, puisque c'est le prix à payer pour la liberté. Elle qui a commencé sa carrière d'éditeur de livres érotiques par Le Con d'Irène, d'Aragon, n'aime rien tant dans l'art religieux que le kitsch saint-sulpicien. Elle qui a publié la plupart des classiques de la littérature pornographique refusait de participer à des soirées orgiaques et, dans sa vie amoureuse, se montrait sentimentale, parfois même un peu fleur bleue...
Elle qui a fait faillite en publiant, le plus souvent par correspondance, des livres interdits, est devenue une romancière riche et populaire avec l'immense succès de La Bicyclette bleue (1981) et des tomes suivants qui racontent la Résistance à Paris et dans le Bordelais, à travers sa séduisante héroïne, la jeune Léa Delmas...
Autant de contradictions chez Régine Deforges ? Il faut y voir plutôt un goût pour l'éclectisme, le danger, l'autre face de l'évidence, les stimulantes disputes. De l'appétence pour la vie dans ses antinomies et ses mystères. Elle a combattu ; on l'a combattue. Elle s'est trompée ; on l'a trompée. Mais, au bout du compte, cette femme multiple, sinueuse et droite, a gagné. (Bernard Pivot - Le Journal du Dimanche du 6 octobre 2013)

La France s'arrache les sagas de celle qui choquait autrefois les bourgeois du Poitou. L'amazone plaît à François Mitterrand et à l'abbé Pierre. La brodeuse convertit les femmes au point de croix. A 78 ans, il ne lui restait plus qu'à rédiger ses Mémoires. Elle s'y oblige plus qu'elle n'en a envie. Car se souvenir, c'est vieillir. Et la pasionaria est fatiguée de chercher son cahier volé, lutter contre «la bêtise qui voulait (l)'abattre», et cacher ses larmes. Dans les dernières pages de son livre, on croit voir alors défiler tous les titres de Sagan : «Un certain sourire», «Bonheur, impair et passe», «Des bleus à l'âme», «De guerre lasse», «...Et toute ma sympathie». La nôtre, aussi. (Jérôme Garcin - Le Nouvel Observateur du 3 octobre 2013)

Cette sulfureuse femme de lettres, aujourd'hui âgée de 78 ans, remet les choses en place dans des Mémoires captivants : L'Enfant du 15 août. L'ancienne gamine de Montmorillon, dans la Vienne, revient sur sa jeunesse, les années de guerre...
Mais le plus passionnant dans ces presque 500 pages tient dans le récit de ses ennuis avec la censure, lorsqu'elle était éditrice (ou même libraire), les livres érotiques qu'elle publiait se voyant quasi systématiquement interdits. (Baptiste Liger - L'Express, novembre 2013)

Régine Deforges n'aurait pas l'indécence de se plaindre d'avoir écrit des best-sellers, à partir de 1981, avec La Bicyclette bleue et les neuf volumes qui ont suivi. Mais ce succès populaire a un peu fait oublier Deforges l'insoumise, l'enfant insolente, l'adolescente révoltée, la libraire passionnée, l'éditrice courageuse, censurée, plusieurs fois condamnée pour outrage aux bonnes moeurs. L'Enfant du 15 août (Robert Laffont, 480 p., 22 euros), les Mémoires qu'elle a publiés cet automne, après trois ans de travail, viennent réparer cette erreur et la faire redécouvrir dans sa complexité. Elle a su éviter ce qui rend parfois les autobiographies de gens célèbres lassantes, une sorte de catalogue de leurs rencontres, de leur fréquentation d'autres célébrités : de sa vie romanesque elle a fait un récit romanesque. (Josyane Savigneau - Le Monde du 19 décembre 2013)

Détails sur le produit

  • Format : Format Kindle
  • Taille du fichier : 1395 KB
  • Nombre de pages de l'édition imprimée : 484 pages
  • Editeur : Robert Laffont (3 octobre 2013)
  • Vendu par : Amazon Media EU S.à r.l.
  • Langue : Français
  • ASIN: B00FFIJ4NQ
  • Word Wise: Non activé
  • Composition améliorée: Activé
  • Moyenne des commentaires client : 3.7 étoiles sur 5 13 commentaires client
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Commentaires en ligne

Meilleurs commentaires des clients

Format: Broché
Je ne m'étonne qu'il n'y ait encore aucun commentaire sur ce livre.
Sachant que j'aimais l'auteur, on m'a offert ses mémoires....Régine Deforges c'est le chaud, le froid, la tendresse, la cruauté , la délicatesse et la brutalité...J'ai été profondément touchée par ses premiers romans : "Le cahier volé" et "Blanche et Lucie", puis troublée et parfois heurtée par ses ouvrages érotiques, et, finalement happée par la saga de la bicyclette bleue.
Dans ce document, on retrouve dans la première partie la jeune Régine et toute l'émotion du "cahier volé", l'amour et l'admiration qu'elle voue à ses grands-mères et à son Poitou natal. Et, déjà, dans l'adolescente blessée et violentée, se dessine la femme rebelle, fragile, libérée et déterminée.
J'ai eu un peu plus de mal à la suivre dans la deuxième partie : un mélange d'engagement littéraire, humain, politique et un inventaire un peu trop détaillé -pour qui n'est pas de la partie- de ses amis, relations, écrivains ou autres personnages publics, ainsi que de son parcours d'éditeur...
Elle reste le personnage attachant qu'on aime voir aussi penchée sur ses ouvrages au point de croix ou sur ses marmites en cuisine..
Amusant de savoir que nous aurions pu nous croiser à Kankan, Dakar, Conakry, en banlieue Parisienne...etc. et que je retrouve mon grand-père Albert Sallet dans la bibliographie de La rue de la Soie...
Mais ce n'est pas ce qui explique mon attachement à Régine Deforges !
J'ai aimé la retrouver dans cette biographie telle que je l'imaginais à travers ses œuvres.
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Par Ashley TOP 500 COMMENTATEURS le 8 mai 2014
Format: Broché Achat vérifié
Régine Deforges était une femme libre, ouverte aux autres comme le prouva sa réponse à ma lettre d'adolescent où j'évoquais la ressemblance de sa Bicyclette bleue avec Autant en emporte le vent. Je l'ai conservée. Ses premiers mots, tracés d'une haute écriture, sont :"c'est parce que vous avez treize ans que je vous réponds" et sa missive se conclut sur le meilleur conseil qu'on m'ait jamais donné : "de toute façon continuez à lire". Dans ces mémoires qu'elle a terminées moins d'un an avant sa mort, Régine Desforges, dans un style simple et direct, fait preuve d'une rafraichissante franchise, revenant sur le drame fondateur de sa jeunesse qui a inspiré Le cahier volé puis racontant son parcours d'éditrice de romans érotique et d'écrivaine à succès jalonné de rencontres amicales, sentimentales et professionnelles où, à travers des commentaires affectifs récurrents comme "cela m'a fait plaisir" ou"cela m'a peiné", le lecteur sent battre le cœur d'une femme ultra sensible alors qu'il tourne les pages. Comment ne pas être ému par les derniers chapitres où l'auteure de best-sellers doute de son talent et de sa capacité à encore écrire (elle pensait reprendre les aventures de Léa et donne un résumé de l'intrigue de ce roman qui ne verra jamais le jour)? Comment ne pas être bouleversé quand la femme à l'opulente chevelure rousse qui aimait tellement plaire évoque la vieillesse, sa vieillesse qui lui "salit le visage" ?Lire la suite ›
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Format: Broché Achat vérifié
Ai acquis cette bio à l'occasion du décès de Mme Deforges que je lis depuis mes 14 ans. On retrouve là la genèse de bien des romans, et l'explication de certaines histoires concernant la femme. Intéressant même si on ne connait pas toute son œuvre, bien plus éclectique que ce que la plupart pensent...
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Par Collection95 MEMBRE DU CLUB DES TESTEURS le 14 février 2014
Format: Broché
Lecteur depuis le début de la formidable saga La Bicyclette bleue, j'ai eu envie de savoir qui était cette femme qui m'avait autant régalé avec ses livres. Je n'ai pas été déçu. Le parcours de cette femme que rien ne prédisposait à devenir libraire, éditrice et écrivain est étonnant et prouve que rien n'est jamais écrit d'avance et que tout peut basculer à partir d'un événement traumatique comme celui de son « cahier volé » où elle racontait ses amourettes avec une autre jeune fille. Obligée de brûler son cahier devant témoin, la révolte à toute forme d'atteinte à la liberté est née là et à construit la femme. Éditrice aux livres interdits, féministe tout en se revendiquant femme, mère présente mais libre, et plaçant cette liberté au-dessus de tout.
Seul petit bémol, on sent que Régine Deforges n'a pas tout dit, par pudeur, sans doute, c'est dommage pour nous, ses lecteurs.
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Format: Broché
Je tiens à remercier Régine DEFORGES par delà la mort des merveilleux moments que j'ai passé à lire ses Mémoires.
Tout sonne vrai. Quelle femme! Quelle vie intense!
J'ai particulièrement apprécié le récit de son enfance et de son adolescence tourmentées par la bêtise des autres; de ceux qui se croient normaux lorsqu'ils contestent le choix de l'autre parce qu'il est différent. Ils ne pardonnent tout simplement pas à la jeune Régine DEFORGES d'être heureuse et d'assumer ses choix; ce qu'elle fera jusqu'à son dernier jour. Qu'elle revanche sur la vie? Qui se souvient d'eux? Personne. Qui se souviendront de leur bête noire? Des milliers de lecteurs et d'hommes de cœur.
J'ai aussi beaucoup goûté ses souvenirs de voyages à CUBA, un CUBA qui hélas n'existe plus.
Enfin ses propos sur la vieillesse sonnent justes. On sent Régine DEFORGES épuisée à la fin de son récit, si peu de temps avant sa disparition beaucoup trop rapide.
Comme j'aurais aimé pouvoir lui écrire mon admiration pour elle, pour ce qu'elle a été.
Bravo Madame et qui sait peut-être aurai-je un jour la possibilité de le dire à votre âme.
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