Cliquez ici undrgrnd Cliquez ici MUSSO Cloud Drive Photos cliquez_ici. nav_WSHT16 cliquez_ici Cliquez ici En savoir plus Achetez Kindle Paperwhite cliquez_ici Jeux Vidéo

Commentaires client

4,4 sur 5 étoiles
96
4,4 sur 5 étoiles
Format: DVD|Modifier
Prix:5,49 €+ Livraison gratuite avec Amazon Premium
Votre évaluation :(Effacer)Evaluez cet article


Un problème s'est produit lors du filtrage des commentaires. Veuillez réessayer ultérieurement.

le 24 mars 2011
Paris 1960.
Jean-Louis Joubert passe sa vie à saluer sa concierge et à gérer le patrimoine des notables de la ville. Propriétaire d'une charge d'agent de change, il ne serre pas la main en dessous du million. Avec son chapeau de feutre et son costume d'époque étriqué, il arpente les trottoirs de son quartier en saluant les passants d'un petit sourire aimable et condescendant. On n'est pas dans le cénacle de la finance de père en fils sans afficher une certaine hauteur naturelle.

Bourgeois donc, assorti de son clone féminin (Sandrine Kiberlain) qui passe ses journées à s'épuiser la santé, du casque bruyant d'un salon de coiffure aux gestes éreintants d'une partie de bridge, à peine interrompue par le va et vient traumatisant d'une tasse de thé entre la bouche et la soucoupe. Heureusement qu'un gâteau sec redonne le tonus nécessaire à la reprise du combat. Comment ferait-on si les gosses n'étaient pas en pension ?

Patatras ! La domestique française au service de la famille depuis 25 ans décide de s'enfuir, sous prétexte que la nouvelle madame ne respecte pas la mémoire de sa belle-mère en déménageant sa chambre pour en faire un bureau. Et oui, vous pensez comme moi, le service se dégrade.
Qui va minuter dorénavant les oeufs mollets de Monsieur (3mn et demi très exactement) ? Non non, vraiment, il faut faire quelque chose.
Sur les conseils d'une amie du gang de la théière, Suzanne Joubert engage une bonne espagnole, puisque paraît-il, la seule chose qu'elles demandent c'est de pouvoir aller à la messe à six heures du matin. Elles sont mortes de rire, les madames.

Et voilà comment on fait entrer le diable chez soi. Il se cache au 6e étage de l'immeuble, là où sont regroupées quelques bonnes espagnoles dans leurs chambres minuscules.
Monsieur Joubert avait des dons pour danser le flamenco, et il ne le savait même pas. Des dons pour rire aussi, et pour faire plaisir aux autres avec peu de chose, des dons pour manger la paella à dix autour d'une petite table, des dons pour se tromper de verre. Des dons pour vivre.

Fabrice Luchini pourrait baiser des mains dans n'importe quel apéro de Stéphane Bern. Il pourrait tout aussi bien danser sur la table d'une auberge andalouse, au rythme de Camaron et de Paco De Lucia. C'est un transformiste sans habits.
Les actrices espagnoles sont d'un naturel confondant. Elles ont été domestiques, c'est sûr. Leur accent est vrai, sans aucune caricature. Dommage que les sous-titres traduisent à peine ce qu'elles disent réellement.

Quant on est sensible à quelque chose, on n'a pas envie de chercher la petite bête. Ce film n'est qu'un petit film ? Tant mieux. Il ne vous plaira pas du tout ou juste un peu ? Désolé de vous l'avoir conseillé.
Pour moi ce film est un petit miracle.
Ludi
33 commentaires| 77 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 26 août 2015
L’académie des César, dans sa grande mansuétude lorsqu’il s’agit d’honorer une comédie française (!), a récompensé Carmen Maura pour sa prestation fort honorable dans ce film mais c’est toute l’équipe qui aurait dû être félicitée. « Les femmes du 6e étage » est Génial. L’histoire, d’abord, rappelle le scénario du très dépassé « Papa, maman, la bonne et moi » en 1954 avec l’inoubliable Robert Lamoureux, les mœurs et usages de ces années-là n’étant plus adaptés à notre « modernité ». Faire reposer un film psychologique sur les mentalités de l’époque en l’adaptant à notre vision actuelle et à notre compréhension des relations humaines cinquante ans plus tard, voici une preuve d’une action de très grand professionnalisme. Fabrice Lughini est superbe car totalement convaincant et, chose rare, il ne parle pas tout le temps. La caméra sait utiliser la technique du cinéma muet où l’image, seule, permettait de véhiculer les sentiments. En filmant les regards, les mimiques, les gestes des personnages, le réalisateur empêche le spectateur de se noyer dans les paroles ce qui apporte à l’histoire une dimension supplémentaire à la fois poétique et intransigeante avec la crédibilité. En musique, tout bon musicien sait que les silences comptent autant que les notes. Idem pour le cinéma, l’image doit rester prépondérante sur un bla-bla inutile. La musique du film est également excellente, toute en finesse et, nouvelle chose rare, joliment mélodique et très bien orchestrée avec des cordes chantantes. Rien d’étonnant à ce que les français se soient rendus en masse dans les cinémas (plus de deux millions d’entrées), un public toujours aussi bon public qui sait apprécier une œuvre bien construite et très bien réalisée. À tous ses étages.
0Commentaire| 2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 23 août 2011
Film plein de joie et de bonne humeur. A regarder quand on déprime ! Plein d'optimiste. Vous passerez un excellent moment avec ces joyeuses bonnes espagnoles !
11 commentaire| 10 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Réalisé par Philippe Le Guay ('Les deux Fragonard', 'V comme Vian'), qui avait déjà dirigé Fabrice Luchini dans 'L'année Juliette' en 1995 et qui est le fils d'un ancien agent de change (le Baron Le Guay), 'Les femmes du 6° étage' raconte l'entrée dans la lumière, dans la France du début des années 60, d'un agent de change justement, très aisé, marié à Sandrine Kiberlain (qui a dû beaucoup s'amuser à jouer cette bourgeoise complètement à côté de la plaque) et qui a deux garçons (encore plus engoncés dans la lourdeur bourgeoise que leur père), des domestiques et des employés à ne savoir qu'en faire, mais surtout s'ennuie mortellement dans ce monde figé qui est le sien jusqu'à ce qu'une petite troupe de bonnes ibériques (dont l'excellente Carmen Maura) tire ce raide nanti de son sommeil.

Confortablement installés dans leur imposant appartement situé dans un magnifique immeuble haussmannien avec concierge (Annie Mercier, la 'Ma Dalton' de 'Braquo 2'), ascenseur, mais aussi (c'est l'envers du décor) de minuscules chambres de bonne, sans eau courante ni chauffage et avec les toilettes (turques et bouchées) dans le couloir, Fabrice Luchini et Sandrine Kiberlain et leur deux fils jouissent sans entrave de leur statut de privilégiés jusqu'à ce que leur domestique bretonne les quitte. Elle est aussitôt remplacée par une bonne espagnole (la belle argentine Natalia Verbeke) qui prend rapidement une place prépondérante au sein de cette famille de capitalistes conservateurs égoïstes. Et alors que son épouse le soupçonne d'être sensible au charme de la somptueuse Audrey Fleurot ('Engrenages' et 'Un village français'), c'est plus simplement vers leur domestique venue du pays du soleil que notre bourgeois gentilhomme se tourne...

Formidablement interprétée (avec aussi Lola Dueñas, la bonne communiste, vue dans 'Parle avec elle', 'Mar adentro', 'Volver', 'Etreintes brisées', 'Yo Tambien' et 'Angèle et Tony'), cette lumineuse comédie sociale mitonnée aux petits oignons (les décors et les costumes sont à s'en lécher les babines) a tout de la délicieuse fable cinématographique comme nous l'aimons : celle qui sait nous divertir tout en nous faisant réfléchir. Et si vous sautiez le pas ?
22 commentaires| 12 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 29 novembre 2011
Loin de comparer ce film à la noirceur du roman de Zola, je ne me suis attachée qu'à la chaude fraternité de ces humbles bonnes femmes venues en France pour fuir la misère et, pour certaine, l'horreur du franquisme. Leur courage, leur gaîeté font plaisir à voir et il est bien naturel que le propriétaire soit attiré par leur vivacité et leur franchise, alors que sa femme est un peu "coincée". Les acteurs sont tous parfaits . Particulière mention à Fabrice Luchini qui, pour une fois, ne fait pas du "luchinisme" et à Sandrine Kiberlain, parfaite dans son rôle de grande bourgeoise snob, mal dans sa peau et pathétique par moments. La fin est un peu "fleur bleue" mais bien dans la ligne. Bravo.
11 commentaire| 6 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Jean Louis et Suzanne habitent un bel appartement du VIe arrondissement de Paris. Germaine qui était à leur service depuis près de 25 ans, vient de leur donner sa démission. C'est Maria, jeune et jolie Espagnole qui est à l'essai : son embauche ne tient qu'à la réussite des... oeufs à la coque.
C'est en aidant Maria à monter quelques objets au dernier étage que Jean Louis fait la connaissance des femmes du 6ème. Là, il découvre l'état de vétusté de ces pièces que ces femmes se partagent...

C'est un joli film que j'ai eu beaucoup de plaisir à regarder. Une comédie tout à fait agréable et fraîche servie par des acteurs authentiques. L'occasion de faire connaissance avec des femmes travailleuses et solidaires qui ne rechignent pas devant les corvées et qui n'hésitent pas à tout laisser pour aider une des leurs. Des femmes pleines de vie qui savent apprécier les petits bonheurs, rire, danser, chanter, partager une paella...
Un film sur les relations humaines qui met l'accent sur les difficultés de ces femmes pleines de dignité, ayant le véritable sens des valeurs quand d'autres ne réalisent pas qu'ils se sont juste donné la peine de naître.

C'est aussi la prise de conscience d'un homme, agent de change gagnant très bien sa vie, que le vrai bonheur n'est pas forcément celui qu'on croit. Lui qui jusqu'alors ne s'était jamais soucié du bonheur ou du malheur d'autrui deviendra un homme transformé, généreux et bon, véritable coqueluche des ces dames qui le considèrent comme un saint. Un "patron" qui réussira à voir un peu plus loin que le bout de son nez et qui n'hésitera pas à "chambouler" les convenances.

C'est une comédie légère et touchante dans laquelle toutes les actrices tirent leur épingle du jeu, rivalisant de talent face à un Lucchini à l'aise dans son jeu d'acteur.
0Commentaire| Une personne a trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 1 février 2015
Oui, c'est un film sur l'arrivée des espagnolette en France et l'idée de départ ne m'a pas trop alléchée mais quelques amies me l'ont conseillé. J'ai finalement bien aimé, parfois ça ma fait rire. Maintenant le contraste entre la femme frigide, pincée, bornée de Lucchini (la bourgeoise blanche qui s'ennui, quoi) et les espagnolettes heureuses malgré leur conditions de vies, amicales et bien évidemment le cliché absolu " fière" quand même est un peu simple. . .
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 31 octobre 2012
Excellent moment passé à visionner ce film qui sait faire ressortir l'ambiance de cette époque. Fabrice Luchini est toujours impressionnant dans la justesse de son rôle et il est extrèmement bien entouré.
0Commentaire| 3 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Les films communautaristes sont une tendance de fond du cinéma français. On y retrouve des discours un peu préchi-précha sur la tolérance et le savoir vivre ensemble dans le pire des cas, un regard décalé et amusant dans d'autres cas. Dire que ce film penche vers l'une ou l'autre de ces tendances est difficile à dire. Il a pour lui une bonne interprétation, un humour bon teint, un très grand soin dans la réalisation, les costumes et les décors. Pour autant, c'est un sujet de comédie qui me laisse assez de marbre tant il semble décalé par rapport à la réalité des années 60. On semble projeter dans les évènements du passé des idées d'aujourd'hui : le divorce, le vivre-ensemble, la mixité sociale. Je n'ai pas l'impression que tout cela existait à cette époque, que ce soit dans les milieux bourgeois tel que celui qui est en place dans ce film, que dans les milieux populaires ou la séparation sociale avec la communauté d'en face existait tout autant qu'aujourd'hui.

Pour autant, ce film n'est pas un documentaire mais une comédie assez agréable qui sera d'autant plus apprécié par le spectateur si celui-ci parle espagnol. En effet, les sous-titrages, incomplets, ne rendent guère compte des expressions utilisées par ces dames des chambres de bonne.
33 commentaires| 4 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 23 juillet 2014
Très bon film qui se passe dans les années 1960. A priori le sujet ne me semblait pas tellement intéressant mais on est vite conquis par l'atmosphère vieillotte qui est très bien rendue, par l'atmosphère qui s'en dégage. Les fans de Luchini ne seront pas déçus non plus.
0Commentaire| 2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus

Les client ont également visualisé ces articles

5,85 €

Avez-vous besoin du service clients? Cliquez ici

Liens Sponsorisés

  (De quoi s'agit-il?)