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Bien sur,je le confesse,j'adore Jim Harrison...Quand on a affaire à l'un des monuments de la littérature américaine,on s'attend à l'excellence, et je n'ai pas été déçue.On retrouve dans ces trois nouvelles tout l'univers de l'auteur,sa passion dévorante pour la nature,ses obsessions pour le sexe,l'alcool,la nourriture.Si ses personnages peuvent paraitre parfois un peu frustes,c'est que Jim Harrison ne les envisage pas de façon intellectualisée ,mais au contraire au travers d'émotions brutes..Ses personnages y gagnent en épaisseur,et hantent notre esprit pour longtemps!Un livre magnifique!
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Chaque nouveauté de l'écrivain américain est attendue avec impatience par de nombreux lecteurs dont je fais partie. Ce nouveau livre est un recueil de trois nouvelles d'une centaine de pages chacune où à chaque fois, un personnage solitaire cherche à calmer une souffrance qui le ronge et trouver la rédemption.
La fille du fermier nous narre le désir de vengeance de Sarah, une très jeune adolescente violée par un fils d'éleveur après une fête bien arrosée. Sarah n'a pas d'amis, ou si peu, une copine Marcia beaucoup plus délurée qu'elle et un jeune gars affligé d'un pied-bot. « Son piano était littéralement sa parole, la seule conversation qu'elle entretenait avec le monde. Son père parlait peu, et sa mère, tout occupée à trouver ce qu'elle allait répondre, n'écoutait pas. »
Chien Brun, le retour, comme son nom l'indique nous retrouvons ici Chien Brun, l'ami Indien de l'auteur qui va et vient au gré de l'inspiration de Jim Harrison à travers son œuvre forte aujourd'hui de près de vingt-cinq livres. Aujourd'hui Chien Brun, célibataire endurci, est sorti illégalement des Etats-Unis vers le Canada avec sa nièce que les autorités veulent placer dans un foyer pour jeunes handicapés. Une épopée paillarde où l'Indien nous livre quelques secrets sur sa vie passée tout en étant à l'affût de la moindre occasion pour satisfaire sa libido débordante alors que son amie Gretchen abonnée aux plaisirs saphiques exclusivement, a jeté son dévolu sur lui pour une insémination artificielle !
La dernière nouvelle qui donne son titre à l'ouvrage, Les jeux de la nuit est une variante du mythe du loup-garou. En voulant sauver un louveteau orphelin, un jeune garçon est mordu accidentellement par l'animal et chaque mois quand survient la pleine lune, une puissante force intérieure le ronge et le pousse dans des excès de gloutonnerie et de sexe. La solitude semble inexorable, l'obligeant à ces époques à fuir vers les grands espaces déserts des forêts et montagnes.
Sans entrer dans les détails pour ne pas vous gâcher la lecture, disons que Jim Harrison ménage une porte de sortie plutôt optimiste à ses personnages même si l'avenir de certains ne s'annonce pas vraiment rose. Les trois textes ne sont pas du même niveau d'écriture qui va du très bon (Les Jeux de la nuit) au moyen (Chien Brun, le retour), on trouve des répétitions étranges entre les textes où par exemple tout le monde écoute la même chanson de Patsy Cline, mais on se régale toujours des paysages de cette Amérique chère à l'écrivain et à notre cœur, du Montana au Texas, la nature toute puissante, la faune et la flore, les parties de pêche, les bivouacs au bords des rivières. Les préoccupations basiques de Jim Harrison sont toujours les mêmes, boire de bons coups, bien bouffer mais, et c'est là le bémol que je mettrai à ce livre, ses délires sexuels égrillards d'autrefois semblent prendre une part plus importante et frôler la pornographie, une facilité moins intéressante trahissant les fantasmes d'un vieil homme (73 ans) en difficulté de ce côté-là ? A cette heure le luron est toujours vivant et il nous offre un très bon bouquin, c'est tout ce qui compte pour nous au pays des lecteurs.

« Ce premier automne, nous faisions de longues virées parmi les collines des environs, cachant nos vélos avant de poursuivre à pied dans les canyons, tuant des serpents à sonnette avec la Remington de calibre .22 à un coup de Lawrence. Il achetait des cartouches bourrées de chevrotine et dégommait des cailles qu'Emelia cuisait ensuite avec habileté sur une pierre plate entourée de braises. Petit Dicky avait toujours du sel sur lui, dans une bourse fixée à sa ceinture. »
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Ce nouveau recueil de Jim Harrison se compose de trois nouvelles de facture assez imposantes (il ne serait d'ailleurs pas spécialement scandaleux de parler quasiment de "mini-romans" !). Comme souvent, Harrison dépeint avant tout des solitudes qui cohabitent tant bien que mal, se croisant parfois au gré des aléas que la vie dispose ça et là, sur la route. Il y de la pauvreté, de la maladie, du sexe, de la vengeance... C'est donc parfois rude, parfois violent, parfois plus léger. Mais, toujours, on sent la vie qui palpite au fil des pages.
Le style est puissant, sans chercher à faire de l'esbroufe, ce qui rend, à chaque fois, l'histoire qui nous est racontée percutante, d'autant plus que la nouvelle est un genre littéraire qui implique d'aller droit au but. C'est ce que fait Harrison dans "Les Jeux de la nuit".
Les trois nouvelles rassemblées ici sont de haute tenue. On pourra cependant avoir une préférence pour la première et la dernière (c'est elle qui donne son titre au recueil). En effet, la deuxième nouvelle, "Chien Brun, le retour", possède moins le charme de la nouveauté, puisque l'écrivain y convoque à nouveau un personnage déjà connu du lecteur assidu de Harrison (ce qui l'oblige, ici, à revenir - à l'attention du nouveau lecteur - sur l'histoire antérieure de ce Chien Brun).
Dans l'ensemble, c'est un livre qui offre de grands moments (Harrison a l'art de raconter en emportant le lecteur sur des chemins de traverse, au détour desquels surgit parfois, soudain, une fulgurance littéraire dont la beauté atténue un peu la dureté du propos, sans jamais l'occulter).
Jim Harrison est l'un des plus grands écrivains américains vivants. Il dit la violence et la solitude de son (notre ?) monde de manière directe, sans fioriture, avec une profondeur et une subtilité qu'on aimerait voir plus souvent en littérature, ce qui ferait presque de lui l'égal de l'indépassable Raymond Carver ("le" maître américain incontesté de la nouvelle et de la solitude).
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Jim Harison a construit son univers romanesque sur quelques éléments caractéristiques essentiels. La nature omniprésente, celle des grands espaces sauvages et quasi déserts qui parcourent le continent Nord-Américain, celle de lieux souvent hostiles du fait de conditions météorologiques extrêmes et rapidement changeantes. Une nature faite pour chasser, pêcher ou élever le bétail en grande quantité sur des ranches infinis. La brutalité des rapports humains où les conflits se règlent à coups de poing ou à coups de revolver. Celle qui fait exploser les couples souvent mal mariés et qui, le temps passant, ne se supportent plus si bien qu'il faut que l'un des deux s'en aillent, quel qu'en soit le prix, avant qu'un meurtre ne soit commis. Une brutalité de la vie qu'on assomme le plus souvent à coup d'alcool consommé à haute dose, en tous genres, à toute heure du jour ou de la nuit car il faut oublier et avancer, coûte que coûte. Une obsession du sexe permanente, instinctive et quasi bestiale.

C'est tout cela que l'on retrouvera ici dans trois longues nouvelles de chacune une centaine de pages. Trois nouvelles mettant en scène trois personnages principaux en proie à la solitude, à la difficulté à trouver leur place dans la vie, à une certaine mélancolie aussi parce qu'ils ont tous quelque chose à accomplir qui les mine ou les motive et dont ils finiront, chacun à sa manière, par trouver comment y parvenir afin de pouvoir continuer à avancer dans une vie parsemée d'embûches.

Dans « La fille du fermier », Sarah est une adolescente qui doit composer avec de multiples difficultés. L'arrachement à son milieu d'origine pour suivre la lubie de son père décidé à s'installer comme rancher au beau milieu du Montana. Puis le départ d'une mère qui n'en peut plus d'un mari qu'elle ne comprend plus et qu'elle n'aime plus. La découverte d'une intelligence hors norme qui lui ouvre les portes d'universités offrant des horizons que la vie rurale et rude ne laissait pas soupçonner. Un viol enfin qu'il faudra venger à tout prix, ceci devenant une idée fixe oblitérant tout le reste. Jim Harison signe ici une très grande nouvelle, la meilleure de ce récit.

Avec « Chien Brun, le retour », c'est la difficulté de vivre en métis au quart indien que nous conte l'auteur. Une difficulté d'autant plus grande que Chien brun est obsédé par le sexe qu'il pratique lubriquement avec toute partenaire prête à ses fantaisies et ses besoins quasi compulsifs. Difficulté accentuée par un besoin de solitude permanent pour se plonger au caeur de la nature et survivre à une fille handicapée et abandonnée par sa mère qu'on décide de lui arracher et à une nouvelle compagne qui veut à tout prix un enfant de lui mais sans pratiquer de rapport sexuel. Une quadrature du cercle qui finira par trouver une conclusion dans une grande débauche rabelaisienne.

« Les jeux de la nuit » qui conclue l'ouvrage revisite le mythe de la lycanthropie. Voici un homme qui, à chaque changement de lune, bascule dans des jeux nocturnes d'une extrême violence et dont il ne conserve que de très vagues souvenirs. Comment mener une existence normale quand on est une sorte de monstre et que l'on se sait condamné à moyen terme par une maladie du sang incurable ? Une nouvelle troublante, épique mais aussi très romantique comme nous finirons par le voir.
Moins abouti que « Légendes d'automne », ce recueil de nouvelles n'en reste pas moins recommandable pour entrer dans le monde fascinant de Jim Harrison.

Publié aux Editions Flammarion - 2010 - 334 pages

Retrouvez mes notes de lecture sur thierrycollet-cetalir.blogspot.com
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3 nouvelles.
La première m'a beaucoup déçue. J'attendais mieux de cet auteur, surtout quand on nous dit que ce recueil vaut celui des "Légendes d'Automne". Je l'ai trouvée froide, sans passion, longue à lire. Comme si l'auteur ne s'était servi de ses personnages que comme pretexte à faire aimer le Montana.
La seconde est délicieuse : Chien >Brun le retour, un titre tout trouvé. Le revoici notre voyou au grand coeur dans des situations plus truculentes les unes que les autres. Et émouvantes aussi. Ce n'est pas la nouvelle de l'année, mais elle donne le sourire!
La troisième est à la fois la plus improbable et la plus réussie. Enfin, du bon Harrison ! Du bizarre, de la violence, de l'amour. Elle vaut bien la peine d'arriver jusqu'à elle.
Pour résumer, un avis mitigé, mais je suis ravie de l'avoir lu.
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On attend toujours avec impatience les livres de Jim Harrison, l'auteur de "Légendes d'automne".
Dans "les jeux de la nuit", il nous livre trois nouvelles, qu'on pourrait croire trés différentes mais qui ne le sont pas tant que ça.

La fille du fermier :
Montana - Dans cette région désertique vit Sarah, une jeune fille à la recherche d'elle-même et qui, délaissée par ses parents apprend la dureté des sentiments. Sa vie se résume à l'amitié qu'elle voue à Tim, un vieux fermier qui lui offrira ce qu'elle aimera le plus dans sa vie : son vieux cheval Lad et sa chienne "Vagabonde". Le temps passe autour de ses trois personnages qu'elle aime par-dessus tout et Sarah ne connait rien d'autre que les paysages du Montana.
Un soir, elle décide avec son unique amie d'aller à la fête du comté. Elle rencontre deux garçons qui leur font boire une soit disant bière, mais qui les met complétement dans les choux. Sarah se réveille plus tard avec des douleurs horribles et comprend ce qui lui est arrivée. Dés ce jour son amie et elle ne se fréquenteront plus et Sarah n'en parlera jamais à personne. Dés lors elle décide de se venger de l'homme qui l'a rendu comme ça, c'est à dire incapable de supporter les mains d'un homme sur elle. De blessures en courage, Sarah fera tout pour retrouver Karl. Jusqu'au jour, où il est face à elle...

Chien Brun, le retour :
Canada - Chien Brun, CB pour les intimes, est un demi indien qui n'a que trois passions dans la vie : manger, boire et les femmes. Un attrait plus particulier pour Gretchen, que son corps trop maigre attire comme un aimant.
Toute l'histoire se déroule de femme en femmes, de villes en villes sans réelle trame.

Les jeux de la nuit :
Un peu partout dans le monde - "Il" ne supporte pas de rester longtemps au même endroit, ses parents s'étant peu aimés, il avait oscillé entre chez son pére et chez sa mère chacun à l'autre bout des USA. A douze ans, il se prit d'amour pour son amie Elemia et pensa toujours à elle malgré les années qui défilérent sans elle. Un jour, par hasard il se fait mordre par un louveteau et dés lors sa vie bascula. D'hôpitaux en médecins, tous cherchérent ce qu'il avait et toutes les théories, même les plus folles, lui fûrent infligées. A l'approche de la pleine lune, Il se sentait mal, et ne se rappelait plus le lendemain ce qu'il avait fait la veille au soir. Obligé de fuire pendant les trois jours de la pleine lune, sa vie dûe s'harmoniser autour de ces moments d'enfer.

Ces trois nouvelles ne sont pas à la hauteur espérée, nous restons chaque fois sur notre faim. Si la première et la troisième histoire donne de l'espoir, la seconde est plate, sans saveur, on ne sait même pas où veut nous mener l'auteur. Peut-être nulle part aprés tout...
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Dans la lignée des auteurs majeurs Américains, Jim Harrison nous emmène aux confins d une Amérique profonde, dans le Montana, à la découverte de 3 personnages attachants et uniques : Sarah, une adolescente victime d un viol qui la marquera à vie et influencera toute la trajectoire de sa vie ; Chien Brun, à la poursuite de l amour impossible ; et un dernier personnage, dont on ne sait s il est loup-garou ou créature mystérieuse, en quête d une vie tout simplement normale.
La force du récit dans ces nouvelles tient à la simplicité apparente des mots qui transcendent ces 3 destins complexes et insolites. On retrouve avec bonheur, la douceur et la beauté de la nature, non sans rappeler Légendes d automne et la recherche commune d un idéal, d un amour.
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le 12 février 2011
Trois récits composent ce livre, où l'on suit trois personnages qui ont en commun un amour des grands espaces américains, la nature et la liberté qu'elle inspire.
Suivant ses parents dans le Montana, Sarah, une belle jeune fille solitaire, intelligente, découvre les promenades à cheval dans ces superbes paysages. Droguée et abusée par un homme de passage, elle décide de se venger. Alors qu'elle planifie le meurtre de son violeur, elle mesure les conséquences que cette histoire fait planer sur son avenir qui lui ouvre les bras...
Les amateurs de Jim Harrison retrouveront avec plaisir Chien Brun, le marginal favoris de l'auteur, sa figure de liberté par excellence, dans le second récit. Devant les difficultés que pose l'éducation de sa belle-fille retardée et celles de trouver l'âme soeur, Chien Brun doit supporter un exil forcé au Canada et l'inévitable mal du pays qui en résulte.
Enfin, l'écrivain nous met en présence d'un personnage très particulier, un jeune garçon atteint d'un étrange virus qui le rend victime de monstrueux accès de violence à chaque pleine lune. Le mythe du lycanthrope est réinventé, rationalisé, si l'on peut dire.

Les récits sont intéressants, mais il faut aimer l'écriture de Jim Harrison, un peu sauvage, charnelle, parfois brutale et crue, où se succèdent les détails de chaque événement, sans pour autant s'arrêter sur de longues descriptions, où l'on suit chaque pérégrination des personnages.
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Jim Harrison nous conte ici trois histoires où la nature est omniprésente. Les nouvelles se passent principalement dans les États américains où vivent cowboys et indiens . Les mœurs y sont assez primaires, voire bestiales.
Dans chaque récit, le personnage principal est très attachant. On y découvre ses origines, le fait déclencheur qui va conduire sa route vers son destin, sa quête de vengeance ou d'amour.
La première histoire est celle d'une jeune fille intelligente, amoureuse des grands espaces et des animaux qui rêve de se venger de son violeur. Son amitié pour un vieux cowboy est très émouvante.
Le second récit est celui d'un indien, Chien Brun, et de sa fille muette, Baie. Il a une gentillesse naturelle et une grande simplicité de vie. Il cherche l'âme sœur et sera lui aussi très déçu de perdre la garde de sa fille.
Enfin, la dernière histoire évoque la vie d'un jeune homme devenu un loup-garou suite à des morsures d'animaux.
J'ai été séduite par l'environnement des grands espaces, les forêts, les lacs. Les histoires sont très bien construites et les personnages sont riches et intéressants.
La bestialité des relations humaines peut être choquante mais l'auteur ne sombre jamais dans la vulgarité et parvient à y glisser beaucoup de sensualité.
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Il y a longtemps que je regarde avec envie les couvertures des romans de Jim Harrison et « Les Jeux de la nuit » marquent finalement ma première rencontre avec l'auteur. Ce recueil regroupe trois nouvelles. Dans « La fille du fermier », une jeune fille pense trouver dans la vengeance une réponse au viol qu'elle a subi. Dans « Chien brun, le retour », C.B. a fui au Canada pour empêcher Baie d'entrer dans un établissement spécialisé pour handicapés et effectue un voyage retour aux États-Unis, explorant alternativement sexualité et paternité. Enfin, « Les Jeux de la nuit », qui donnent leur titre au recueil, présentent une version du loup-garou assez loin des canons de la SF.

Les sujets des nouvelles sont dissemblables mais pourtant beaucoup d'éléments les relient. La nature y est vaste, sauvage et omniprésente et c'est bien l'image que j'avais des romans de Jim Harrison. Elle accueille, transforme et/ou révèle à eux-mêmes les personnages qui y vivent, chassent ou méditent. Elle les rapproche à l'excès des principes de vie. Ils mangent et boivent sans modération. Les jeunes ont leurs sens en émoi, les moins jeunes une sexualité très active et les vieux restent libidineux. Ce qui est plus étonnant pour un auteur qui est censé beaucoup parler de nature, c'est qu'il parle aussi énormément de culture. Les références aux livres, au cinéma et à la musique s'insérent au fil des pages et sont comme d'autres portes vers la compréhension des personnages. Ainsi, une chanson, "The last word in lonesome is me", parcourt les nouvelles comme un refrain pour ces trois solitaires. Nature et culture sont pour eux des valeurs-refuges par opposition à la société hostile qui les entoure. Les parents ne s'entendent pas, sont néfastes ou au minimum absents pour leurs enfants et ne risquent pas de constituer un modèle. A ce titre, les grands-pères ont des rôles ambivalents. Ils se montrent capables d'être des figures parentales de remplacement mais le regard concupiscent de ces vieux hommes met en même temps mal à l'aise.

Au final, j'ai aimé « Les Jeux de la nuit » car ils m'ont fait voyager dans les grands espaces américains aux côtés de personnages insolites et attachants et ils m'ont donné envie de continuer la route avec Jim Harrison comme guide.
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