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Lettres à Georges Broché – 4 février 2009


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Extrait

Georges à Veza (Brouillon)
Paris, le 10 juin 1933

Mon excellente Veza,
votre lettre vient d'arriver, et je ne peux m'empêcher de dire qu'elle est carrément incompréhensible, même si je la comprends fort bien. Au moins, il en ressort claire­ment que de nous quatre (vous, Elias, Maman et moi), je suis le seul être à peu près normal. Vous avez mal com­pris ma lettre, c'en est tout bonnement effarant, vous avez lu je ne sais quoi entre les lignes, sous elles et dans la marge, et n'avez répondu qu'à cela - du reste, vous a-t-on demandé une réponse sur cette affaire entre Maman et Elias ? Si je vous ai écrit à ce sujet, cela ne signifie en rien que j'aie voulu vous attribuer le moindre rôle. Vous en aviez certainement un, mais seulement passif, vous n'étiez qu'un prétexte fournissant un nouvel aliment au légitime conflit qui, séparant Maman et Elias, aurait pu être alimenté par cent autres occasions, et c'est bien ce qui s'est passé. Je vous ai écrit à ce propos comme on confie à un ami une nouvelle particulièrement triste qui vous préoccupe, pour qu'il vous donne des conseils et de l'espoir, car d'une façon générale, on aime à s'épancher de temps à autre. Et vous, vous avez tout compris de travers avec une passion qui, pour être belle, n'en était pas moins fort déplacée. Cette preuve de confiance, une des plus grandes qui soient - parler à quelqu'un, fût-ce à vous-même, de questions concernant ma mère -, vous l'avez détournée de son sens en y voyant je ne sais quelle accusation secrète qui, à présent, devrait naturellement sembler aussi stérile qu'absurde, à supposer qu'elle soit fondée. N'avez-vous pas encore compris à mon sujet, Veza, que je ne poursuis jamais de buts sans les évoquer, ou plutôt que si je les tais, c'est seulement en présence de ceux qui pourraient en abuser ? Vous y verrez peut-être la preuve d'une arrogance démesurée - qu'à cela ne tienne. Et ma lettre aurait-elle pu avoir d'autre but que de vous montrer le tort qu'Elias a fait à autrui, même à sa mère, afin de vous peindre sous un jour plus supportable le poids intolérable de la relation mutuelle que vous entretenez avec lui ? Mais que cette pensée eût été erro­née ! Comme si, en pareil cas, le bien le plus précieux que l'on garde n'était pas justement la conscience de la solitude, du moins chez les êtres de valeur... Quoi qu'il en soit, n'ayant pas eu le moindre dessein, je n'ai pas commis d'erreur. Vous voyez qu'il n'y a pas trace d'une attaque «révoltante», si ce n'est peut-être dans la contre-attaque. Comment pouvez-vous imaginer sérieusement que j'aie eu vent de quelque commérage idiot, et, le cas échéant, que je ne vous en aie pas parlé directement plutôt que «par faits interposés*», comme on dit ? Comment pouvez-vous, en outre, imaginer que ma mère en soit l'instigatrice ? Elle ne l'est pas, je vous en donne ma parole d'honneur. Et pour terminer, comment voulez-vous qu'elle s'exprime par le biais de mes lettres ! Il y a de quoi rire, et c'est sans doute ce que vous ferez vous aussi, qui connaissez mon impartialité et n'avez pu l'oublier que sous le coup de l'émotion. Ma chère et bonne Veza, ne laissons pas la détresse de notre entourage entrer dans notre correspondance : cette détresse, je l'ai suivie et j'ai voulu vous en parler, mais vous, vous l'avez subie et votre souffrance vous fait croire que...

Revue de presse

Vingt-six années de missives ardentes entre le romancier Elias Canetti, sa femme Veza et son frère Georges...
Sans le savoir, Georges Canetti livre le mode d'emploi pour décrypter cette correspondance triangulaire inédite, trouvée récemment dans une cave de Suresnes. Car la beauté de ces lettres vient des trous, des absences, des attentes qui les perforent sans cesse, des silences, des cachotteries, des appels au secret qu'il faut déjouer pour goûter la mystérieuse symbiose de ces trois êtres. Eternellement soumis à la tentation de la disparition, les épistoliers échangent des bouées de sauvetage dans le calme et la tempête de l'histoire (les lettres s'échelonnent entre 1933 et 1959), la peur au ventre, la confiance au coeur. Ils s'écrivent en cachette les uns des autres, avec l'espoir que leurs murs intérieurs auront des oreilles, que cette communication franche et impudique suivra quelques lignes obliques. (Marine Landrot - Télérama du 25 février 2009 )

Une correspondance qui révèle un amour interdit et des personnages hantés par la maladie et la folie...
Retrouvée en 2003 dans la cave de leur frère Jacques Canetti (l'ami de Boris Vian), la correspondance d'Elias à Georges côtoyait les échanges secrets entre Veza et son beau-frère, échelonnés entre 1933 et 1959. Georges a conservé les lettres de son frère et de Veza, mais Elias, lui, a détruit les lettres de sa femme et de son frère. Ces missives manquantes, paradoxalement, donnent toute sa force à cet émouvant roman épistolaire, qui recompose un curieux triangle. (Tristan Savin - Lire, avril 2009 )

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