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Lettres à mon libraire Broché – 21 septembre 2009

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Description du produit

Extrait

Préface de François Busnel

Le livre que vous tenez entre les mains est une ode au plus beau métier du monde.
Une reconnaissance de dette, également, signée, en bonne et due forme, par des écrivains conscients que les artisans de leur réussite sont aussi ceux qui permettent à une oeuvre de papier de survivre au sein de cette jungle moderne qu'est devenue la vie. Car il ne suffit pas d'être publié pour être lu. Soyons honnêtes : il n'y a pas de livre sans librairie, pas d'écrivain sans libraire.
La lecture est la moins évidente des nécessités et la littérature la plus inutile des activités. C'est ce que l'on entend tous les jours, et ce discours gagne du terrain. Eh bien, prenons-la au sérieux, cette sérénade que nous servent les déclinologues et autres Pythies de l'ère numérique. La littérature (et, donc, la lecture) ne sert à rien ? Tant mieux ! Il est heureux qu'en ce siècle débordé, qui a fait de la vitesse sa valeur suprême et de la superficialité son ange tutélaire, qui a érigé en interrogation métaphysique la question «à quoi ça sert ?» et imposé la rentabilité comme réponse à tout, il est heureux, disais-je, que quelque chose résiste à la terrible tentation de se déclarer «utile». Le beau est inutile, soutiennent en choeur poètes et philosophes. Oui, on peut vivre sans lecture. Oui, on peut vivre sans littérature... mais moins bien, beaucoup moins bien !
Ajoutons que lire permet de faire naître en nous des sentiments qui n'ont rien d'inné. S'affranchir du carcan dont tous les autres s'accommodent, par exemple. Se dérober au sort commun. Ne pas céder à la morale ambiante et au conformisme contemporain. S'évader de la routine. C'est notre armée d'occupation, la routine. La lecture nous apprend à devenir des résistants. Résister, donc, prendre le maquis, entrer dans une clandestinité, prendre des risques. Il y a des gens qui n'ont jamais résisté de leur vie, sinon à la nouveauté, à la fantaisie, au farfelu. Ne jamais être raisonnable («Il n'arrive rien aux gens raisonnables», écrivait Julien Gracq) mais gourmand de tout. Voilà ce que nous apprend la lecture.
Le plus dur, aujourd'hui, est de pousser la porte d'une librairie. Parce que ce lieu impressionne encore. C'est normal, puisque c'est un endroit magique. Les textes qui suivent sont là pour vous aider à accomplir cet acte, d'une liberté et d'une audace folles.
Quel est votre usage de la librairie ?
J'affirme qu'il faut s'y promener comme on déambule dans un jardin public : faussement désinvolte, prêt à se laisser chambouler par une rencontre. Elle advient presque toujours, la rencontre. Là, une couverture, un titre, un bandeau vous semble irrésistible, vous fait de l'oeil, appelle votre regard... Ah ça, mais il vous aguiche, vous surprend, vous interpelle... Bref, il vous drague... Eh bien, laissez-vous draguer ! C'est précisément cela, la littérature : une arme de séduction massive. Oh, bien sûr, les livres sont comme tous les dragueurs : il y a ceux qui ne sont que des beaux parleurs et ceux que l'on aura oubliés au matin, ceux qui ne parlent que d'eux-mêmes et ceux qui théorisent à l'envi, ceux qui exhibent une plastique avantageuse parce qu'ils n'ont rien à dire et ceux qui baratinent dès la quatrième de couverture. Et puis il y a, quelque part au beau milieu des rayonnages, ceux qui vous accompagneront toute votre vie. L'avantage, avec le livre, c'est qu'il autorise la polygamie : il n'y a pas un livre culte, un livre de chevet, un livre ami, mais des dizaines. On passe de l'un à l'autre avec la volupté des amants gâtés, selon l'humeur. Comment choisir ?, demanderez-vous. Laissez parler vos envies. Et si rien ne vient, demandez conseil au libraire. Le libraire est celui (ou celle) qui, pour se faire une opinion, a cédé aux avances de tous ces prétendants sagement alignés sur les tables. Ses lectures sont celles d'un amoureux, mais d'un amoureux qui tient à savoir quel livre est fait pour quel lecteur. Le libraire est indispensable, vous dis-je !
Longtemps, j'ai fait des librairies mes terrains de chasse. J'y poursuivais la beauté ; j'y trouvais d'autres mondes. Ma première librairie était une simple maison de la presse, dans une banlieue grise. Je ne sais plus par quel hasard je fus amené à en pousser la porte. Mais je revois encore les piles de livres de poche à 1 franc pièce qui attendaient sagement que l'on vienne déranger leur bel ordonnancement. Que choisir ? Je suis resté en face d'elles pendant une éternité avant de piocher, parce que la couverture était belle et le résumé mystérieux, Les Beaux Messieurs de Bois-Doré, de George Sand. Quelque temps plus tard, on m'entraîna au marché aux puces de la porte de Saint-Ouen, à Paris. Là, perdue parmi les ruelles de ce qui m'apparaissait comme le plus impénétrable des souks, se dressait une librairie que mes souvenirs enjolivent : des bibliothèques entières de livres rares, des couvertures de cuir tannées par les ans, des nouveautés en vrac surmontées d'un panneau «service de presse» qui, déjà, m'intriguait, et, au beau milieu de ce merveilleux capharnaüm, la rangée des éditions Hetzel puis celle des collections Nelson. Ma grand-mère, je m'en souviens en écrivant ces lignes, me déposait là le matin, disparaissait à travers les ruelles vers de mystérieuses occupations et revenait me chercher des heures plus tard. Le libraire me laissait lire. À son invitation, j'ai pris un livre. Un peu au hasard. C'était un Jules Verne. Vingt mille lieues sous les mers. J'ai essayé de me concentrer sur les premières pages, je n'y suis pas arrivé. Je me sentais dépité, un peu honteux. Le libraire, dont les traits hélas ne me reviennent pas, est venu vers moi. Il a parlé. S'est emparé d'un autre livre. Me l'a tendu. C'était Les Trois, Mousquetaires. Assis entre les piles de ces vénérables volumes, je me suis abîmé dans la lecture. J'ai lu à m'en faire éclater les yeux. Le soir, je repartis avec, serré tout contre moi, Vingt ans après et Le vicomte de Bragelonne. Je venais de découvrir que les livres sont des tapis volants. J'avais huit ans et décidais que, s'il me fallait travailler un jour, j'exercerai ce métier de passeur : je serai libraire. Parce que la vie est un roman et qu'un bon roman ne conduit jamais ses personnages où ils pensent aller, il n'en est rien. Tant pis ! Je me console en continuant d'arpenter les librairies, à Paris, en province, à l'étranger, à la recherche de ce qu'il y a de plus rare et de plus important au monde et que je trouve en ces lieux mieux qu'ailleurs : une émotion qui ne soit pas fausse.

François Busnel n'est pas écrivain, aurait pu être libraire mais est devenu journaliste. Directeur de la rédaction du magazine Lire et éditorialiste à L'Express, il anime tous les jeudis «La Grande Librairie» sur France 5 et, tous les dimanches, «À livre ouvert» sur France Info (avec le site www.lechoixdeslibraires.com).


Présentation de Jean Morzadec

Après avoir travaillé de belles années à France Inter, j'ai la chance aujourd'hui d'animer www.lechoixdeslibraires.com, en partenariat avec France Info et France 5 («La Grande Librairie»).
La vocation principale de notre site est de permettre à tous les amoureux des livres de découvrir les choix, les recommandations de nos amis libraires.
Parallèlement, nous avons demandé aux écrivains de raconter, en mots simples, quelle place tiennent les librairies dans leur vie.
Nous avons reçu des joyaux (voir notre rubrique «Le Courrier des auteurs»).
L'idée nous est venue rapidement de réunir les plus belles «Lettres à mon libraire» dans un recueil élégant, coédité par France Info et le Rouergue.
Ce livre original est un enchantement grâce à la fidélité des auteurs qui nous ont souvent comblés.
François Busnel, qui reçoit chaque dimanche sur France Info trois libraires, en partenariat avec Lechoixdeslibraires.com, nous offre une préface inspirée. Nous y apprenons notamment qu'il aurait rêvé d'être libraire ! Tout s'explique !
Un grand merci à vous, lecteurs, libraires, auteurs, éditeurs sans oublier bien sûr François, les équipes de Radio France, et du Rouergue.

Présentation de l'éditeur

«Le livre que vous tenez entre les mains est une ode au plus beau métier du monde.
Une reconnaissance de dette, également, signée, en bonne et due forme, par des écri­vains conscients que les artisans de leur réussite sont aussi ceux qui permettent à une oeuvre de papier de survivre au sein de cette jungle moderne qu'est devenue la vie. Car il ne suffit pas d'être publié pour être lu. Soyons honnêtes : il n'y a pas de livre sans librairie, pas d'écrivain sans libraire.»

François Busnel

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10 octobre 2009
Format: Broché
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25 janvier 2010
Format: Broché
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