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le 23 septembre 2001
Ce coffret de 8CD regroupe les enregistrements réalisés durant les deux soirées de décembre 65 dans le fameux club de Chicago "The Plugged Nickel". Il ravira les amateurs de Miles Davis, alors accompagné d'une des formations les plus interressantes avec lequel il est joué (Ron Carter à la Basse, Herbie Hancock au piano, Tony Williams à la batterie et Wayne Shorter au saxo. Il n'y a aucun doute qu'il s'agit là de sessions fabuleuses, alternant des atmosphères intimes et des titres aux rythmiques endiablées. A noter pour les amateurs qu'ils s'agit là de la version complète des séssions (30 minutes déclarées perdus ont été retrouvées dans les archives Sony et remasterisées). Un coffret à recommander, qu'on soit afficionado ou néophyte.
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Cinq, six, sept, huit, dix étoiles, distribuez-en autant que vous voudrez ! A votre guise ! Désolé de le rappeler ou de remuer le couteau dans la plaie, mais ce coffret colossal en rupture de stock est pour beaucoup d'entre nous la voie lactée de la planète jazz. Ou mieux : le « Saint Graal »... La nature de cette musique et la thématique de la quête qui lui est associée ont donné lieu à de nombreux commentaires au fil des années, ainsi qu'à de multiples illustrations discographiques plus ou moins tronquées (Cookin' At The Plugged Nickel par exemple, ou encore Highlights From The Plugged Nickel et enfin tout récemment At the Plugged Nickel Chicago). Depuis une bonne décennie, des captations « live » de ce quintette ont été publiées (que l’on songe au Live in Copenhagen 1964, mais aussi au Live At Newport 1966-1967 ainsi que le premier volume d'une série de bootlegs édités par Sony Columbia dans lequel figure le légendaire Concert du 06 novembre 1967 à la Salle Pleyel).

Mais ce « Complete Live At Plugged Nickel » tient une place à part. Le coffret constitue, pour nous autres musiciens et amateurs de Miles, une somme musicale impressionnante (huit compacts, près de huit heures de musique d'un niveau i-né-ga-lé). L'immense impact du collectif de Miles communément appelé « second grand quintette » (1) ne fait plus aucun doute aujourd'hui tant celui-ci sonne avec toujours autant d'insolence, nous frappant par son authenticité et son côté explorateur, bien que les thèmes soient essentiellement des standards... Bref, quiconque s'intéresse à la Musique et à cette période particulièrement fertile sait de quoi il en retourne...

Lors de sa sortie en 1995 (2), le coffret édité par Sony Columbia fut un événement sans précédent et rappelle encore aujourd'hui, pour qui l'aurait oublié, l'altitude vertigineuse prise par cette quinte royale composée de Miles Davis, Wayne Shorter, Herbie Hancock, Ron Carter et Tony Williams (respectivement à la trompette, au saxophone ténor, au piano, à la contrebasse et à la batterie). Trente ans plus tôt, Teo Macero mettait en boîte ces traces historiques, LE point culminant d'un jazz hors norme (alors que Trane enregistrait de son côté des perles comme The Quartet Plays, Sun Ship ou encore Ascension).

Malgré les tourmentes politiques de l'époque (début du conflit au Vietnam) et la persistance des troubles sociaux aux Etats-Unis (persistance de la ségrégation, notamment résidentielle, même s'il fut mis un terme aux lois Jim Crow grâce aux efforts conjugués de M.L.K. et des Civil Rights Movements), Miles et son collectif dominaient, sans le savoir peut-être, la stratosphère musicale de façon irréversible. Le monde du jazz n'allait jamais s'en remettre.

Bref rappel des faits : après un album studio enregistré cette année-là (E.S.P. fut gravé sous le label Sony Columbia en janvier 1965), nos cinq lascars se rendent à Chicago (Miles y avait de la famille, son neveu notamment y résidait depuis quelque temps, et de faire une pause dans la ville des Grands Lacs était pour le « Sorcier Noir » l'occasion de célébrer la Noël avec ses oncles et tantes qui habitaient dans l'Illinois...). Miles a invité ses comparses et demande à Teo Macero, le producteur de CBS, de le suivre et d'apporter tout le matériel nécessaire pour y enregistrer l'équivalent de sept sets (soit deux soirées, les 22 et 23 décembre 1965).

Cette tournée informelle en apparence témoigne admirablement de la spontanéité mais aussi du niveau de créativité de ce collectif exceptionnel. En l'espace de deux nuits, le quintette marquera au fer rouge l'histoire du jazz et des musiques improvisées. Une phase créatrice sans précédent, ou sans équivalent, même à l'heure actuelle.

Seul Wadada Leo Smith peut aujourd'hui se targuer d'enregistrer une somme aussi colossale. Faut dire que comme témoignage, la quinte de Miles réussit là une ascension époustouflante, et ce, par tous les versants du jazz (free, modal, hardbop, swing, freebop). Un truc de malade ! Mais peut-on parler d'ascension ? Ces gars-là étaient toujours au sommet. Quant à l'oxygène, seul produit dopant reconnu par les musiciens et amateurs de jazz, ici, il ne semble pas manquer à nos amis. Cette musique-là est tellement tendue, tellement élevée de par la qualité des interventions et des improvisations que l'on se demande comment ces jeunes gens ont pu réaliser de tels exploits, de telles prouesses... comment ont-ils pu gravir de pareils itinéraires sans montrer la moindre difficulté ?

On a souvent dit que Miles n'était pas très en forme (il venait de se faire opérer du rein), mais son engagement, ses prises de risque ne font aucun doute ! Quant à la section rythmique, elle atteint ici des sommets inégalés. Pour chaque pièce, Miles laisse son pianiste et sa rythmique explorer tous les contours et bifurcations imaginables. Avec le concert de Berlin (Miles Davis In Berlin) et celui donné à la salle Pleyel (novembre 1967), c'est de mon point de vue la troisième plus grande captation « live » de ce quintette de feu... et ce concert, « a MILESTONE », une borne, dans l'histoire de la Musique.

L'arrivée de Wayne Shorter fut bien sûr déterminante (Berlin, septembre 1964), tout autant que celle de Trane quelques années plus tôt. Les albums studio enregistrés par la suite (Miles Smiles, Sorcerer et Nefertiti apparaissent d'emblée comme des « monuments » et font montre du talent, et surtout de la puissance créatrice de chacun de ses membres (en tant que compositeurs et improvisateurs). Mieux, on avait là des albums dont la fulgurance et l'effet météore allaient marquer des générations d'auditeurs et de musiciens. Forever ! Dès la pièce d'ouverture du disque 1 (« If I Were A Bell », d'une durée de plus de dix-sept minutes), la quinte royale annonce la couleur par des signes avant-coureurs (perturbations de l'humeur, sens de l'exploration et de l'espace, maîtrise absolue de la thématique, libération exceptionnelle du jeu et de l'improvisation, euphorie contrôlée, frisées du batteur, accélérations des tempos, cascades de notes ciselées et culbutées, rythmes impairs à n'en plus finir). La richesse au niveau des idées est inouïe.

Les thèmes s'étirent jusqu'à plus de vingt minutes (« No Blues », disque 7). Les voici donc en orbite pour plus de sept heures de musique, dessinant les uns autour des autres, sous l'effet d'une gravitation surréaliste (« Yesterdays », disque 8), des thématiques inoubliables (les pièces ne sont que des standards, hors mis « Agitation », sur le disque 2b). On retrouvera ainsi des thèmes davisiens par excellence comme « On Green Dolphin Street », « I Fall in Love So Easily », « Milestones », « All Blues », « I Thought About You », « Oleo », « So What », « Walkin' », « Stella By Starlight », « No Blues », « My Funny Valentine »... interprétés une ou deux fois (première et deuxième soirée), mais de façon différente ! Les thèmes sous ce déluge de feu sont remplis d’adrénaline, et bien sûr ils sont tous transfigurés, voire méconnaissables.

Tony Williams propulsant de façon inouïe ses comparses. Monument musical sans comparaison aucune. L'épanouissement harmonique, rythmique et mélodique des intervenants étant à ce point exceptionnel ! L'acquisition de ce coffret réunissant huit compact discs (3) est archi-difficile encore aujourd'hui de par ses prix prohibitifs et purement spéculatifs (à l'époque, je l'avais trouvé à la F--- pour bien moins cher que ce qui est proposé ici (4), ce qui signifiait qu'il allait falloir quand même se serrer la ceinture pendant quelque temps...). Sachez toutefois que quelques sites en streaming (notamment spotify) proposent l'écoute gratuite (sic) de ces huit heures de musique exceptionnelle. Enfin, je ne serai pas étonné si au cours de l'année prochaine Sony Columbia rééditait ce coffret, histoire de marquer les cinquante ans de cet enregistrement historique...

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(1) En référence au premier grand quintette composé de Miles, John Coltrane, Red Garland (ou Bill Evans / Wynton Kelly), Paul Chambers, Philly Joe Jones (ou Jimmy Cobb).

(2) Personnellement, vu le prix, je dus attendre six longues années après sa sortie avant de pouvoir me le procurer...

(3) Le coffret comprend bien huit compact disques et non sept, comme c'est annoncé. Cela s'explique du fait que le deuxième compact est un double CD (et les deux disques numérotés 2a et 2b). C'est bien entendu un magnifique objet (carton dur et épais pour le coffret, et les huit disques sont insérés dans des boitiers que l'on peut sortir sans problème).

(4) Vous pouvez diviser le prix par quatre, voire cinq et plus...
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le 8 mars 2010
Je ne sais pas comment dire la force, la beauté de ces enregistrements.
Dans un coffret plutôt assez sobre, le pouvoir du quintet de Miles qui n'en était pourtant qu'à ces débuts est déjà immense. Il annonce les oeuvres futurs.
C'est ce que j'aime dans l'oeuvre de Miles, c'est qu'elle est toujours en devenir, jamais assise.
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