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Le Livre du roi par [Indridason, Arnaldur]
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Le Livre du roi Format Kindle

3.0 étoiles sur 5 45 commentaires client

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Description du produit

Extrait

À travers les mugissements de la tempête, le vieux paysan entendit le bruit sourd et il sut tout de suite qu'il avait atteint les planches du cercueil. Appuyé sur sa pelle, il leva les yeux vers le voyageur qui au bord de la tombe suivait les opérations. L'homme s'était énervé et lui avait intimé l'ordre de se dépêcher. Le paysan replongea la pelle dans la terre et continua à déblayer. C'était une tâche difficile, la pluie faisait ruisseler l'eau dans le trou et il avait du mal à caler ses pieds car le terrain, semé de gravillons, était dur, et la fosse étroite. Il était lui-même transi et trempé. De plus, il n'y voyait rien. L'homme sur le bord tenait une petite lampe dont la lueur blafarde dansait sans arrêt au-dessus de la tombe. Vers le soir, les nuages s'étaient amoncelés et le temps s'était dégradé jusqu'à devenir pluvieux et orageux.
- Tu vois quelque chose ? lui cria l'homme.
- Non, rien encore, fit le paysan.
Ils avaient commis un sacrilège dans le vieux cimetière, mais cela ne tracassait pas le paysan. Il remblaierait la tombe, tout simplement. En fait, peu de gens connaissaient l'existence de ce cimetière. On le mentionnait dans les livres anciens, mais on avait depuis longtemps cessé de l'utiliser pour les sépultures. Le voyageur, lui, le connaissait et paraissait savoir qui y était enterré, mais il refusait d'expliquer pourquoi il voulait ouvrir la tombe.
Cela se passait au début de l'hiver, une période où on pouvait s'attendre à tout de la part de la météo. Quelques jours auparavant, cet homme était arrivé à la ferme, seul, à cheval, et avait demandé l'hospitalité. Il avait une bonne monture et avait amené deux autres chevaux de bât avec lui. Dès le premier jour, il s'était rendu au vieux cimetière et avait commencé à prendre des mesures. Il paraissait s'être renseigné sur les anciennes dimensions du cimetière et il l'arpenta depuis un coin imaginaire en se penchant vers le nord puis vers l'ouest, et en s'étendant dans l'herbe pour coller son oreille contre la terre comme s'il voulait ausculter les défunts.
Le paysan ignorait lui-même qui reposait dans ce cimetière. Il avait emménagé dans cet endroit avec sa femme quarante ans plus tôt, accompagné d'une ouvrière et d'un ouvrier. La contrée était très à l'écart et ingrate. Sa femme était morte quinze ans auparavant. Ils n'avaient pas eu d'enfants. Les ouvriers étaient partis depuis longtemps. Avec le temps, le couple s'était approprié le terrain avec les droits et les devoirs afférents. Il avait raconté tout cela à l'homme et lui avait dit que son terrain, Hallsteinsstadir, était le dernier endroit habité sur les hauts-plateaux et qu'ils avaient rarement l'occasion d'avoir des visiteurs. L'hiver, la neige était abondante et personne ne circulait. On aurait dit que le vieux paysan redoutait l'hiver. Il avait avoué qu'il ne voulait plus croupir dans ce trou et qu'il allait demander l'asile à l'un de ses neveux. Ils en avaient discuté. Il pouvait emmener ses moutons avec lui pour améliorer sa situation, mais il ne voulait pas qu'on lui fasse l'aumône.
Le nouveau venu écouta le paysan lui raconter tout cela le soir après qu'ils furent rentrés et eurent soupe. Le premier soir, il coucha dans le séjour après avoir demandé au paysan s'il avait des livres. Il n'en avait pas beaucoup, à part le Psautier. L'homme lui demanda alors s'il s'y connaissait en livres, mais le paysan répondit qu'il s'y intéressait peu et donna à l'homme ce qu'il avait à manger, qui était probablement assez quelconque pour un tel hôte : un brouet aux herbes mélangé à du fromage blanc le matin, du pot-au-feu avec du hachis le soir. Le voyageur avait vraisemblablement mieux mangé dans les villes cosmopolites, lui qui disait avoir vu de ses yeux la cathédrale de Cologne.
Le paysan lui trouvait des manières d'un homme du monde. Ses vêtements étaient ceux d'un homme riche : boutons d'argent et bottes de cuir. Quant au paysan, il n'avait jamais voyagé. Il n'avait aucune idée de l'importance que pouvait avoir ce vieux cimetière pour des gens venus de loin. C'était un cimetière abandonné comme n'importe quel autre en Islande, avec juste quelques tertres herbeux éparpillés çà et là sur un terrain en pente. L'homme lui rappela que Hallsteinsstadir était un ancien lieu de sépulture. Il ne se souvenait plus de l'histoire de la petite église ? Si, elle était à l'abandon car elle avait brûlé, à l'évidence parce qu'on y avait mis le feu par mégarde. En ce temps-là, on n'y célébrait plus l'office depuis longtemps sauf une fois par an, si toutefois le pasteur dipsomane qui résidait alors à Melstadur consentait à y venir.

Présentation de l'éditeur

Le Livre du Roi a été écrit en 2006, entre Hiver arctique et Hypothermie.















En 1955, un jeune étudiant en histoire arrive pour faire ses études Copenhague, là il va se lier d'amitié avec un étrange professeur, peu soigné et buvant sec, spécialiste des Sagas islandaises, ce patrimoine culturel inestimable qu'ont protégé les Islandais au long des siècles comme symbole de leur nation. Il découvre le secret du professeur, l'une de ces Sagas, Le Livre du Roi, dont les récits ont été à l'origine des mythes germaniques mis en scène par Wagner dans la Tétralogie, a été volée par les nazis pendant la guerre.







Ensemble le professeur et son disciple réticent qui ne rêve que de tranquillité vont traverser l'Europe à la recherche de l'inestimable manuscrit. Un trésor pour lequel certains sont prêts à voler et à tuer. Un trésor aussi sur lequel on peut veiller et qu'on peut aimer sans en connaître la valeur. Une histoire inhabituelle sur ce qu'on peut sacrifier et ce qu'on doit sacrifier pour un objet aussi symbolique qu'un livre.























Arnaldur Indridason est né à Reykjavik en 1961. Diplômé en histoire, il est journaliste et critique de cinéma. Il est l'auteur de romans noirs couronnés de nombreux prix prestigieux, publiés dans 37 pays.
























Détails sur le produit

  • Format : Format Kindle
  • Taille du fichier : 1458 KB
  • Nombre de pages de l'édition imprimée : 354 pages
  • Editeur : Anne-Marie Métailié (12 septembre 2013)
  • Vendu par : Amazon Media EU S.à r.l.
  • Langue : Français
  • ASIN: B00E5HDS08
  • Word Wise: Non activé
  • Lecteur d’écran : Pris en charge
  • Composition améliorée: Activé
  • Moyenne des commentaires client : 3.0 étoiles sur 5 45 commentaires client
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Commentaires en ligne

Meilleurs commentaires des clients

Format: Poche Achat vérifié
Curieusement décevant .. moi qui adore cet auteur, j'ai suspendu la lecture après 40 pages..

Et lorsque j'écris " j'adore cet auteur " c'est un faible mot.

Ne vous refusez pas de lire tout le reste extraordinaire
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Par Cham le 8 avril 2017
Format: Poche Achat vérifié
Indridason sait nous captiver lors des enquêtes de son célèbre commissaire.
Pour ce "livre du roi", la fin est trop invraisemblable avec des rebondissements tous aussi improbables les uns que les autres, au point que nous ne pouvons y croire .....
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Par jay TOP 500 COMMENTATEURSMEMBRE DU CLUB DES TESTEURS le 24 septembre 2013
Format: Poche Achat vérifié
Arnaldur Indridason semble ne pas vouloir être cantonné à la série policière qu'il consacre à Erlendur. Même à l'intérieur de cette série, il a mis en vacances Erlendur pendant deux tomes et, avant « Le livre du roi », il avait déjà publié « Betty » en marge de son ténébreux commissaire. Bien sûr, l'auteur a parfaitement le droit de surprendre le lecteur mais c'est naturellement au risque de le décevoir. Si le noir « Betty » m'avait séduite, « Le livre du roi » a surtout suscité chez moi de l'ennui. J'ai un peu bataillé pour le terminer.

Avec « Le livre du roi », l'auteur semble vouloir se lancer dans le roman d'aventures en envoyant un professeur et son disciple à la recherche du fameux livre du roi. Pour le professeur, cette saga islandaise est le texte fondateur de l'Islande mais pour ses principaux adversaires, de nostalgiques nazis, il serait plutôt le ferment des théories aryennes. La grande admiration de l'auteur pour les grandes sagas islandaises est manifeste mais il n'est pas parvenu à m'en transmettre le goût. Alors qu'il met en relief avec soin les dates et les noms associés au livre, alors qu'il détaille scrupuleusement les notes en marge, le papier ou même la couverture, il passe finalement très vite sur le contenu qui m'aurait pourtant intéressée. Seul le sacrifice des deux frères occupe une place notable et c'est à mon avis dommage qu'il n'y ait pas d'autres occurrences. J'ai eu par conséquent du mal à considérer la recherche du livre du niveau de celle du Graal... Quant à la trame, elle m'a également déçue.
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Format: Poche
Évidemment il déçoit les fanas d'Erlendur... Mais ce livre a été écrit en 2006, pendant les Erlendur - les traductions ne suivent pas la chronologie originelle des parutions...
Un peu lent à démarrer il est vrai, mais finalement passionnant pour les passionnés de l'Islande et de son âme...
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Format: Poche
Le début est lent, l'intrigue pourrait etre originale, mais elle tourne vraiment uniquement autour du livre. Heureusement, la fin est un peu plus excitante, même si j'ai eu beaucoup de mal à finir ce livre alors que j'ai dévoré tout les autres livres de cet auteur.
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Format: Format Kindle Achat vérifié
Il est difficile de reconnaître le style d'Indridason dans cet ouvrage qui paraît bien plus mal écrit que d'habitude. Peut-être est-ce un problème de traduction ?Histoire assez mal construite, beaucoup de répétitions, mais on y retrouve tout de même l'attachement des Islandais à leur patrimoine culturel.
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Format: Poche
J'ai acheté ce livre les yeux fermés parce que j'ai rarement été déçue par les polars d'Indridasson... Mal m'en a pris ! Le livre du roi m'a profondément ennuyée, je n'ai pas réussi à aller jusqu'au bout... Pour moi c'est un ramassis de clichés digne du Da Vinci code (bon, mieux écrit quand même il faut l'avouer !)... Cette histoire de quête extrêmement poussive, entreprise par un professeur alcoolique et caractériel et un étudiant falot, partis à la recherche d'un manuscrit ancien m'a laissée je dois dire presque indifférente ! Les situations sont cousues de fil blanc, on se croirait dans les vieux romans pour ado des années 60 ! Bref, un livre à éviter !
Vivement le prochain Erlendur !
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Format: Poche
Je dois dire que c'est le premier roman de cet auteur que je lis. Forcément, je n'ai pas le même attachement que d'autres qui ont pu lire ses ouvrages policiers et qui peuvent se trouver déroutés par ce nouvel opus. En effet, ce roman n'est pas un policier, maixs bien plus une chasse au trésor.

Le sujet de cette quête peut surprendre le lecteur tant il paraît exotique. On peut se demander comment certaines personnes peuvent aller à de telles extrêmités pour un livre. Les connaisseurs de lislande et de ses sagas savent cependant que c'est loin d'être invraisemblable, tant les islandais ont cultivé cette partie de leur histoire culturelle et y sont restés très attachés.

L'Edda dont il est question ici ne sert que de prétexte au scénario. Il est en effet dommage que l'auteur n'explique pas un peu mieux en quoi ces textes sont complètement fondateurs de la société islandaise. De la même manière, les motivations des nazis ou anciens nazis ne sont que peu expliquées, notamment en quoi ce livre tant recherché pouvait servir leurs intérêts. En ce sens, le roman me semble manquer de profondeur sur les tenants et les aboutissants de l'intrigue pour se concentrer sur les faits de la course poursuite. Ces derniers ne sont pas initéressants, mais le dénouement et les explications de Valdemar en fin de roman sur les explications qu'il a donné aux autorités m'ont paru un peu rapide et peu claires. De même, on ne comprend pas pourquoi à cette étape Joachim choisit de ne pas donner sa propre version des faits et suive Valdemar dans cette explication.
Remarque sur ce commentaire 2 personnes ont trouvé cela utile. Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non Commentaire en cours d'envoi...
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