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4,0 sur 5 étoiles
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Film hautement cynique et amoral, « Le Loup de Wall Street » vous gicle en pleine figure. Ça vous met mal à l’aise et ça vous fait rire jaune (ou inversement)... Le Loup de Wall Street est un film qui manipule le spectateur. Amoral, je vous l’avais dit... Et pourtant je lui accorde la plus haute distinction. Pourquoi ? Parce que Martin Scorsese réalise une prouesse technique et cinématographique époustouflante. Mieux, avec ce film démesuré sur la démesure à Wall Street (en gros depuis la fameuse dérégulation de la fin des années 80, avec les conséquences que l’on sait : la crise des « subprimes », Goldman Sachs, Lehman Brothers…), le réalisateur de Taxi Driver et des Affranchis donne une sacrée leçon de cinéma. Sorti en salles le 25 décembre 2013, « Le Loup de Wall Street » est une fresque, un truc de dingue, carrément épique et inoubliable ! La performance de Leonardo Di Caprio est pour tout dire extraordinaire. L'acteur fétiche du cinéaste est carrément impressionnant dans ce rôle de composition (entre gourou, salopard et opportuniste). Avec sa démesure et sa « débauche mirobolante de stupre et de psychotropes » (sic), avec son humour grinçant et sa contemplation du mal absolu (« à Wall Street, ce qui compte, c’est la superposition perpétuelle de toute pulsion-addiction », comme le rappellera Matthew McConaughey au personnage principal incarné par Di Caprio), le film témoigne du pessimisme de son auteur. Tout est « hubris » (excès et arrogance). Ce qui fait du « Loup de Wall Street » une œuvre majeure, c'est bien entendu sa mise en scène. Les trois heures, je ne les ai pas vues passer. Bien sûr, c'est une expérience à vivre d’abord au cinéma. Le cinéma, on ne le répètera jamais assez, c'est une expérience visuelle personnelle, l’occasion d’apprécier ou non les détails et les qualités de la mise en scène. A ce niveau-là, j'ai été bluffé. Du début à la fin. Il y a même quelques clins d’yeux à Orson Welles et Mankiewicz (1).

Aussi tragique, comique et démesuré qu’une pièce de Shakespeare, Le Loup de Wall Street nous raconte la vie d’un jeune courtier débarqué à New-York juste avant la crise d’octobre 1987. Il a l’air normal mais est très ambitieux. Très vite, il comprend les rouages du système et en profite… Hélas, de le revoir dans cette édition dvd (image peu nette par endroits) m’a laissé un léger sentiment de frustration. Ça reste du grand art certes, mais Le Loup de Wall Street appartient à ce genre de films qui ne supporte pas trop la petite lucarne. Peut-être faudrait-il un vidéo projecteur (ou un téléviseur Full HD) pour pleinement l’apprécier de nouveau ? Mais y a autre chose. Si le film est réussi, il ne m’apparaît pas tout à fait l’égal des Affranchis auquel on l’a souvent rapproché. La narration est maîtrisée bien entendu, et Le Loup de Wall Street se doit d’être vu au moins une fois. Mais voilà, de le revoir dans ces conditions m’a procuré moins de plaisir que lors de sa sortie en salles. On évolue certes, et le cinéma reste pour moi un médium puissant. Aussi, à la différence des films précédents de Scorsese, l’immanence n’a pas le dernier mot (souvenez-vous de l’admirable The Departed, connu sous le titre français Les Infiltrés). Et c’est bien là où le bas blesse… Je ne révèlerai rien de l’issue de l’histoire, tout le monde la connaît plus ou moins, mais Scorsese qui me paraît s’être hissé à son plus haut niveau (y a des scènes d’anthologie dans ce film, je vous laisse deviner lesquelles…) réalise au final une œuvre bien noire…

Alors bien sûr, cette œuvre basée sur le bouquin de Jordan Belfort (Le Loup de Wall Street, histoire véridique d’un trader sans scrupule) fait montre d’un savoir-faire indéniable. Qui s’en étonnerait ? Scorsese est vraiment au sommet de son art. Cet art de la « narration polyphonique hallucinée » pour reprendre l’expression d’un critique, « cette fresque bouillonnante et euphorique », comme si vous aviez vous-même sniffé un raï de coke, en dérangera certains. Et pourtant, jamais je n’ai senti que le réalisateur encensait ce trader. Il n’y a pas de complaisance, seulement le désir de montrer dans toute sa crudité la cupidité sans limite. Le film, il faut le regarder comme une farce et non comme un documentaire. Beaucoup plus cynique et corrosif que le Wall Street d’Oliver Stone (1987), beaucoup plus éclaboussant que le Margin Call de J.C. Chandor (2012) qui est plutôt un huis clos, Le Loup de Wall Street est un film sur la mégalomanie d’abrutis, hommes ou femmes, le tout filmé avec un goût marqué pour la théâtralité. Et au final, les acteurs, dans leur rôle, nous apparaissent grotesques, et leurs actions dérisoires. Ni expiation, ni rédemption, ni héroïsme, mais l’homme montré dans toute sa pathologie mortifère. L’arnaque est leur seule préoccupation, ainsi que de trouver des « pigeons » ! Les crapules, Scorsese, en a filmés en quantité, mais ici, ça nous touche car ce sont bien ces hommes là qui dirigent le monde et continuent de le diriger. Ne pas croire que ce soient les politiques ! Un critique concluait de façon ironique que « tout ça », c’est parce qu’il n’y avait plus d’histoire ! Extrait : « Nombriliste et auto-satisfait, Le Loup de Wall Street est de ce fait d’autant plus tragique. C’est qu’ici l’histoire, cette juste créance de la morale, ne reprendra rien à Belfort. Pourquoi ? Parce qu’il n’y a plus d’histoire. Et parce qu’il n’y a plus rien à reprendre. Deux raisons terribles, qui valent bien cette satire implacable et monstrueuse. »
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(1) Dans le film de Scorsese (comment ne pas songer à La Splendeur des Ambersons dans l’un des tout derniers plans ?). Dans l’art de filmer la même scène sous deux « angles différents », Scorsese rend indirectement hommage à Joseph L. Mankiewicz. Voir ou revoir Eve (All About Eve), Chaînes conjugales (A letter to three wives) ou encore La Comtesse aux pieds nus (The barefoot comtessa).

(2) On l’aura compris : en attendant une rétrospective (pour celles et ceux qui auraient manqué le film au cinéma), mieux vaut sans doute privilégier l’édition blu-ray (Le loup de Wall Street), ce que je ne manquerai pas de faire sans doute un de ces jours. Bien que le français soit disponible dans cette édition, c’est bien entendu dans sa version originale (anglais sous-titré français) que l’on regardera cette œuvre. Bonus : la bande annonce (et c’est tout).
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le 7 janvier 2017
What I said before remains true. That film is too long and the strong arguments are like drowned in detail. But it sure was popular. DiCaprio is on the bandwagon of Martin Scorsese in his trip and crusade against extreme capitalism, here the extreme financial capitalism that cost the whole world a phenomenal financial crisis in 2008-2009, and we are still not out of it, we are not yet out of it.

The meaning is simple: there is no friend in business, in business we have no friends, and you can be sure your best friend is ready to rat on you if you are ready to rat on him or her. And strangely enough there are always some circumstances that will justify your ratting on your friends and there will no salvation whatsoever on that road.

Life may be fun if there is a lot of money, a lot of fun, many women, a lot of drugs and all that goes along with that but one day all that will collapse, your wife or life partner, you children, your brain and your mind, your friends, your money and even your family. You will end up in prison and you will wane more and more alone in this here everyday life that is so humdrum when you take off your golden coat, waistcoat and shirt. When the gold is gone all you have left is your tears and they are running like hell in paradise. So you will start again somewhere in the desert to train rattlesnakes to woo their preys.

It is a little bit sad this film is so long. 90 minutes would be enough to show the whole picture and the architecture of this successful failure. And yet there are some nice scenes, even when they are gross. Remember there will always be a fink in your band of gangsters. Better retire in some monastery in Thailand or Myanmar than live that absurd life of hypocrisy, privilege and treason. What is worse: to be alone or to be betrayed?

Just for fun I include below my old review of January 26, 2014, two years ago already.

« A surprising film indeed. What is it about?

« First of all it is about 45 minutes too long. The sex scenes and the orgies could have been cut short to a simple ellipse instead of a graphic depiction. That is one easy shortening that should have been used. Same thing with the drug scenes that are by far too numerous and too long. We got the message very fast that to succeed in Wall Street you have to be a sex addict, a drug-cocktail addict, an alcohol addict, a money addict, a money-lifting addict, a thief, a liar and a few other little things like that. We know that, we knew that and we have known it since at least American Psycho.

« So, what is the original message?

« It is simple. Anyone can succeed like that wolf in the USA in the most ruthless way possible with the most illegal and unethical means possible because the system is a filter-less abyss. There is no real filter to prevent these crimes and other offenses. There is no protection of any kind to prevent criminal minds to get into the business. The American system after 1987, date of the beginning of the wolf's career, is absolutely deregulated and it will be so till a very recent period, till a couple of years after the 2009 crisis. What's more most of those who are supposed to look after the various crimes committed in the financial field can be bought for a pittance, at times a little bit more, be they American, or Swiss, or whatever affiliation they have as for financial paradise.

« Yet the FBI cannot be bought up. They are incorruptible, which I doubt very much. But well we can always think there is an Eliot Ness in every FBI special agent.

« The worst part is that these people when they are caught will become, in their own interest, the most talkative monsters you can imagine. They will accept a deal at once. The principle is simple: "In Wall Street there is NO friend!" Partners, associates, colleagues, collaborators are ALL, all of them, nothing but competitors, enemies. As long as they can work as a pack they will, but as soon as the pack is under a real menace each one will go alone against the pack if necessary. A starving pack in the Rocky Mountains may die though if it comes to that the outcome will be ONE survivor and ONE survivor only. Wolves are cannibals in situations where survival is at stake.

« As for a meaning that is very light and very naïve. "Lupus est homo homini, non homo, non quom qualis sit novit" (wolf is man to man, no man when he does not know who the other is). Erasmus (15th-16th centuries) quoted it from Plautus (3rd-2nd centuries BCE), the original author, and then Thomas Hobbes in the 17th century made it a central concept of his vision of humanity in his work Leviathan. Nothing new under the sun. This phrase "Man is wolf to man" has become a catch phrase with the Industrial Revolution and Marxism. Though capitalism, and any form of it, did not invent it. Gladiators were Romans. The Celts burnt their criminals. And the modern times invented a lot of such cruel treatment of human beings as slaves or as playthings for sadistic or didactic practices, even calling it the death sentence. A woman was recently raped in public by more than fifteen men in a village in eastern India on the order of the village elders because she refused to break off with a man, her lover, who was from another village that was sexually off limits for these elders. Maybe the saying does not apply to women?

« When we thus look at the film and wonder what makes it in anyway different, original, new, we have to say it is a brilliant cinematographic illustration of a common place idea and situation. The catch phrase of the film is that New Zealand has become the haven, paradise, refuge and shelter of all those criminals, financial, copyright or data all together and the same, where they can go on striving without any menace from the FBI. Australia is a second haven of the type and then Russia too is trying to set her feet in that juicy field. The juice is not only money, it is also a lot of blood.

« That last remark, the catch phrase, the final scene of the film is the most powerful argument for a shorter film, a film that could have been a lot shorter. "Sell me that pen" becomes very shallow and trite after three hours of ranting, raving, partying, raping, raging, and so many other off-normalcy attitudes, actions and principles. The film is in itself an orgy of ever and endlessly repeating sequences: we are framed in a million images of exactly the same value and tinge and color and hue. What a shame! Scorsese could do better. »

Dr. Jacques COULARDEAU
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le 12 mars 2017
Un film très fort, divertissant, mais que je trouve inutilement provocateur. Le personnage central dégoûte, mais je pense que c'était voulu.
Les scènes sexuels sont trop nombreuses, l'humour est lourd et graveleux.
4 étoiles, parce que je pense que tout cela était pleinement désiré par le réalisateur, pas 5 étoiles parce que je n'ai pas adoré.
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le 23 mai 2017
Blue ray de très bonne qualité avec un son impeccable. Offert en cadeau à une personne qui l'a particulièrement apprécié.
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le 14 juin 2017
rien a dire sur se dvd et super film a voir absolument l.autre coté du bisseness avec tout ce que cela engendre
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le 9 septembre 2016
Un film dont le scénario est à la fois drôle, étoffé et prenant. Le film est certes long mais on ne s'ennuie jamais.
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Avis à tous ceux qui n'ont pas encore vu le film et qui risqueraient d'être déçus (car on nous ment !) : Il n'y a pas de loup dans le film !

Sinon, le film raconte l'histoire de Jordan Belfort, un jeune courtier de Wall Street qui se retrouve impliqué dans des histoires de drogues, d'argent, et encore de drogues durant les années 80-90.

Très clairement, le script de Terrence Winter est une machine extrêmement bien huilée que Martin Scorsese n'avait plus qu'à peaufiner.

Le film est très bon, selon moi l'un des meilleurs du réalisateur, qui traite une fois de plus l'un de ses sujets préférés : suivre un homme de son ascension fulgurante à sa chute tout aussi soudaine.

Prévoyez tout de même 3h de votre temps (donc au moins 1 kilo de popcorn !).
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« Le loup de Wall Street » est un film de trois heures, réalisé par le grand Martin Scorcese, qui s'inspire de la vie édifiante de Jordan Belfort, un trader ayant bâti sa fortune, en très grande partie illégalement, dans les années 1990 sur le marché de junk bonds.

Le film a été tourné avec le parti pris d'observer cyniquement - sans le juger a priori - le monde dissolu des traders de la fin du XXe siècle. L'argent n'est pas que le roi de ce monde, il est la seule préoccupation, la seule unité de mesure, le seul aboutissement, la seule motivation et la seule raison de vivre de personnes qui en sont devenues dépendantes (au sens médical du terme), tout autant que de toutes les drogues imaginables. La vie de Jordan Belfort (Leonardo di Caprio) est une spirale sans fin qui s'organise autour de quatre piliers - travail, drogue, sexe et dollars - sans autre ligne directrice que celle du « rêve américain », détourné sans scrupules de ses idéaux moraux. Avec une certaine maestria, Scorcese nous emporte dans le rythme effréné de cette course en avant pour laquelle, comme l'affirme très tôt le père de Belfort, « il faudra bien un jour payer les pots cassés... ».

L'absence de moralité du héros est à peine compensée par quelques une de ses « qualités » : son génie de vendeur, son énergie pour tenter de s'extraire de son milieu, sa fidélité envers ses amis ou sa sincérité dans sa volonté de fonder une famille idéale. Mais aucune d'elles ne résistent à l'engrenage des compromissions et des transactions illégales. De Robin des Bois, dont il dit par moment s'inspirer pour plumer des riches, Belfort en arrive rapidement à voler tout le monde pour n'enrichir que ceux qui ont eu la « chance » d'entrer à son service. C'est d'ailleurs en vivant en milieu fermé que Belfort parvient à ne pas comprendre ce qui l'emportera vers la chute.

De ce cocktail explosif, Scorcese est parvenu, grâce à un casting éblouissant - Leonardo Di Caprio (impeccable), Jonah Hill (fabuleux), Margot Robbie, Kyle Chandler Jean Dujardin ou Matthew MacConaughey - a réaliser un film à la fois, vif, intense, rythmé et souvent original (par exemple la double scène en miroir du trajet en Ferrari d'un Belfort particulièrement défoncé). Malgré un propos assez répétitif, le film n'ennuie jamais et progresse, de rebonds en rebonds, vers son épilogue inéluctable. Mieux, dans sa conclusion très sobre, il évite les grandes leçons de morale tout en étant redoutablement efficace dans son jugement de valeur final.

L'édition collector est somptueuse, avec un excellent Blu-ray, un boitier bien conçu et un livret très bien fait. La B.0.F. vaut également le détour !
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le 13 mars 2016
DVD acheté pour Martin Scorcese... Énorme déception ! Malgré un rythme effréné on finit par s'ennuyer, se perdre dans des longueurs interminables, des redites permanentes. À force de dérision cet autoportrait d'un golden boy made in US devient dérisoire.
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Soyons clairs, c'est le meilleur film de Scorsese depuis... hummpfff... je ne sais même plus quand. Pourtant d'un âge vénérable, le grand Martin retrouve ici des couleurs qu'on ne lui connaissait plus: sex, drugs & rock'n'roll, en gros. On retrouve enfin sa patte ainsi que la façon qu'il avait, autrefois, de lâcher les chevaux dans des séquences assez dingues. Doté d'un casting impeccable, le film enchaine plusieurs séquences plutôt insensés qui ne doivent qu'à Scorsese, la plus folle étant sans doute celle d'un DiCaprio explosé qui tente de rentrer chez lui en voiture dans un délire toxico de première bourre, une séquence cartoonesque géniale. Mais il y a beaucoup de passages assez jouissifs dans ce film speed et alerte. Vrai, Scorsese signe ici une grande fresque délimitant un territoire balisé comme il en avait le secret. Il arrive à nous faire aimer un personnage dont, au départ, on n'est guère enclin à sympathiser avec, aidé, il est vrai, par un DiCaprio magistral. Jonah Hill est énorme également et la courte prestation de Matthew McDonagh vaut son pesant. Scorsese filme tout cela brillamment et le film se révèle être, tout simplement, de l'excellent boulot. Petits bémols: malgré tout son allant, le sujet nous laisse largement indifférent (les courtiers de Wall Street, on ne peut adhérer totalement, c'est une évidence) et on reste donc en-dehors du coup, regardant le film avec plaisir pour ce qu'il est techniquement mais impossible d'être réellement touché et donc ému. Enfin le film est d'une longueur déraisonnable: 2 h 52, c'est quand-même bien long, surtout au vu du sujet. Certes, cela permet à Scorsese de peindre un personnage fort et non manichéen, mais cela reste rudement long de suivre ses aventures et déboires puisqu'on en imagine bien le déroulement, somme toute très classique: ascension, gloire, déchéance et rédemption plus ou moins réussie. Un bon film à l'arrivée, il n'y a pas photo, impossible de nier le contraire, qu'on pourra visionner de nombreuses fois car très riche et indéniablement intelligent mais qui ne vous bouleversera pas non plus. En tout cas, très content de retrouver Scorsese à ce niveau, c'est-à-dire présent sur tous les plans qui nous l'ont fait aimé.
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