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L'universalisme européen : De la colonisation au droit d'ingérence Broché – 14 février 2008

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Extrait

Extrait de l'introduction :

Les premières pages des quotidiens du monde entier regorgent de vocables qui nous sont désormais devenus familiers : Al-Qaida, Irak, Kosovo, Rwanda, Goulag, mondialisation, terrorisme... Chacun de ces termes évoque des instantanés pour le lecteur, des images qui ont été gravées en nous au burin et à l'acide par nos leaders politiques et les commentateurs de la scène mondiale. Pour beaucoup, le monde s'est ainsi transformé aujourd'hui en une lutte entre les forces du Bien et du Mal. Et, bien entendu, nous espérons tous être du côté du Bien. Il peut nous arriver de douter de la sagesse de telle ou telle politique particulière prétendant combattre le Mal, mais il n'en demeure pas moins que nous mettons très peu en question l'importance d'un tel combat et que nous restons rarement dans le doute quant à ce qui pourrait incarner ce Mal.
Le discours des dirigeants du monde paneuropéen - en premier lieu, mais pas seulement, des États-Unis et de Grande-Bretagne - et celui des grands médias et des intellectuels de l'establishment, font constamment appel à l'universalisme en tant que clé de voûte de leur politique. Cela est particulièrement vrai lorsque ces derniers évoquent leurs stratégies vis-à-vis des «autres» - les pays du monde non européen, les populations des nations les plus pauvres et les «moins développées». Leur ton est souvent moralisateur, dénonciateur et arrogant, même si les politiques préconisées sont toujours présentées comme reflétant des valeurs et des vérités universelles.
Il existe trois variantes essentielles de cette invocation de l'universalisme. La première argue que les politiques mises en oeuvre par les dirigeants du monde paneuropéen consistent en la défense des «droits de l'homme» et en la promotion de quelque chose qu'ils désignent sous le nom de «démocratie.» La deuxième revêt le jargon étincelant du «choc des civilisations», suivant lequel il est toujours implicitement supposé que la civilisation «occidentale» est supérieure aux «autres» parce qu'elle serait la seule à être fondée sur de telles valeurs et de telles vérités universelles. Et la troisième proclame les vérités scientifiques du marché, et prétend qu'«il n'y a pas d'autre voie» pour les gouvernements que de l'accepter et de subir la férule des lois économiques néolibérales.
Lisez n'importe quel discours de George W. Bush ou de Tony Blair, (et même de n'importe lequel de leurs prédécesseurs), ou encore de leurs nombreux acolytes, et vous observerez une réitération constante de ces trois thèmes. Ils ne représentent cependant rien de bien nouveau. Comme je vais tenter de le démontrer tout au long de ces pages, ce sont bien au contraire des idées très anciennes, qui ont fourni leur socle rhétorique aux détenteurs de la puissance depuis le début de l'histoire du système-monde moderne, c'est-à-dire au moins depuis le XVIe siècle. Cette rhétorique a son histoire propre. Et il existe, comme son ombre portée, une histoire de l'opposi­tion à cette rhétorique.

Revue de presse

Immanuel Wallerstein traque la logique du monde depuis un demi-siècle. Sociologue, africaniste de formation (...) Son grand oeuvre, en trois volumes, retrace l'histoire du «système-monde moderne», terme qu'il a forgé à partir du concept d'«économie-monde» par lequel Fernand Braudel décrivait la Méditerranée. Dans un système-monde, les Etats, les frontières, les hiérarchies nationales sont des concepts «relationnels» (...) «L' accumulation illimitée est un concept relativement simple : les hommes et les entreprises accumulent du capital dans le but d en accumuler encore et encore», explique-t-il dans un précédent ouvrage (...) Pour le dire autrement : le système-monde où nous vivons est l'autre nom du capitalisme.
Telle une horlogerie subtile, il est animé de forces contradictoires qui travaillent dans un déséquilibre permanent. Les Etats périphériques sont allégrement pillés, mais leur main-d'oeuvre sert de réservoir pour contenir la hausse des salaires ; les entreprises du centre récusent l'immixtion de l'Etat dans leurs affaires, mais ne sauraient vivre sans la protection qu'il leur assure (droit de la propriété, prise en charge des infrastructures) ; elles préfèrent utiliser des «sous-prolétaires» corvéables à merci, mais, ayant besoin de consommateurs, elles finissent par en faire de véritables «prolétaires», mieux formés, mieux payés, capables de revendiquer, etc. Tout concourt à pousser le «système-monde» à «son asymptote», à ses limites, prélude à la transition vers sinon un nouveau système, du moins une nouvelle hégémonie au sein des Etats du centre, une nouvelle superpuissance capable de fixer les règles du jeu. (...)
Prophète inlassable du déclin de l'empire américain, Immanuel Wallerstein est un participant assidu des forums sociaux mondiaux depuis leur création (...) L'altermondialisme est-il la promesse d'un autre «système-monde» ou bien les rouages sont-ils condamnés à de simples ajustements des positions étatiques ? En résumant à outrance : un autre monde, et donc un autre universalisme, est-il réellement possible ? C est précisément le sujet de son dernier livre, déconstruction méthodique de «l'universalisme européen» comme idéologie du système-monde. «Ceux qui dominent ont le besoin constant de se sentir moralement et historiquement justifiée par leur position de domination collective et leur statut de récipiendaires privilégiés du surplus économique généré par le système.» D ailleurs, dans sa version originale, l'ouvrage est sous-titré The Rhetoric of Power.
De cette rhétorique du pouvoir, Wallerstein identifie trois «variantes» aussi vieilles que le système-monde lui-même : le droit d'ingérence, l'orientalisme et la notion de vérité scientifique. Le droit d'ingérence, par exemple, loin d'avoir été inventé par Bernard Kouchner, fut débattu dès 1550 lors de la controverse de Valladolid. Le théologien espagnol Sepúlveda y justifia les conversions forcées et les massacres d Amérindiens, ces «barbares» dont les sacrifices humains violent la «loi naturelle» et continueront de la violer si rien n'est fait ; et dont l'idolâtrie empêche la propagation de la parole de Dieu. Quatre arguments qui «ont servi par la suite à justifier toutes les ingérences des civilisés du monde moderne dans les zones non civilisées : la barbarie des autres, le devoir de mettre fin à des pratiques qui violent des valeurs universelles, la défense des innocents face à la cruauté des autres, la nécessité de faciliter la diffusion des idées universelles.» De même, science des civilisations «autres», l'orientalisme fut dès sa conception l'instrument de cet ethnocentrisme singulier qu'est l'universalisme européen (...) --Eric Aeschimann, Libération, 21 février 2008

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19 juin 2014
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