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Le Manteau de Proust Broché – 1 novembre 2007


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Broché, 1 novembre 2007
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Romans et littérature
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Description du produit

Extrait

Le beau est toujours bizarre Charles Baudelaire

Ils sortent la boîte en carton. Ils la descendent avec soin, mais avec un certain détachement, comme si ce n'était pas à eux d'exhumer ces pauvres choses. Moi, je suis là, debout dans cette grande pièce illuminée au néon, comme quelqu'un qui vient identifier le cadavre d'un proche. Ils posent la boîte sur la table au centre de la pièce, soulèvent le couvercle et, soudain, une odeur de camphre et de naphtaline m'envahit. En un instant, monsieur Bruson et son aide sont couverts de blanc, deux fantômes gesticulant, les bras levés, secouant des feuilles blanches.
Je m'avance lentement, à petits pas, souriant avec em­barras, et je m'approche de la table. Le manteau est devant moi, étendu au fond de la boîte, posé sur une grande feuille comme sur un linceul ; rigidifié par le rembourrage en papier qui l'emplit, il semble vraiment habiller un mort. Des touffes de papier de soie sortent des manches, elles aussi rembourrées. Je me penche davantage, en me pliant au-dessus du plateau en métal de la table où la boîte est posée, et il me semble qu'il y a, à l'intérieur, un pantin sans tête et sans mains. Plein, corpulent, avec un gros ventre.
Je suis gênée par la présence de monsieur Bruson qui, discrètement, cherche à ne pas fixer les yeux sur moi, mais qui, je le sais, m'espionne à la dérobée, avec curio­sité. Ne pouvant résister, j'effleure la laine gris tourterelle, décousue, lisse sur l'ourlet du pli. Le manteau est croisé, fermé par une double série de trois boutons. Quelqu'un de plus maigre, pourtant, a déplacé la rangée de boutons pour le rétrécir, mais les traces des anciennes attaches sont encore visibles, avec leurs noeuds de fil noir, là où les boutons étaient cousus. Un trou signale l'absence de celui qui devait fermer le col et, au revers de fourrure noir, pend, liée à un fil rouge, une étiquette blanche. Je la soulève, il n'y a rien d'écrit. Je déboutonne le manteau à la recherche de quelque marque, une étiquette de magasin ou de tailleur : rien.
Je deviens audacieuse, je glisse les mains dans les poches, rien. Monsieur Bruson semble impatient, mais je ne parviens pas à me détacher de cette idole inerte et poi­gnante. Le manteau gît maintenant ouvert, révélant son intérieur doublé de loutre râpée et mangée par les mites. Je ne me décide pas à m'en aller. Au fond, quelques mi­nutes à peine se sont écoulées et, devant moi, je contemple le manteau dans lequel Proust s'est enveloppé pendant des années, qui était étendu sur ses couvertures quand, couché au lit, il écrivait la Recherche. Les mots de Marthe Bibesco me viennent à l'esprit : «Marcel Proust vint s'asseoir au bal en face de moi, sur une petite chaise dorée, tel qu'il sortait du songe, avec sa pelisse de fourrure, son visage de douleur, et ses yeux qui voyaient la nuit».

Revue de presse

Lorenza Foschini est partie sur les traces des reliques proustiennes. Un délicieux ouvrage de fétichisme littéraire...
Le fameux manteau gris tourterelle doublé en loutre, dans lequel l'écrivain s'enveloppait sur son lit pour écrire son grand oeuvre !...
La journaliste italienne Lorenza Foschini a décidé de partir à la recherche de ce manteau perdu. Elle a fini par retrouver la pelisse dans les réserves du musée Carnavalet, à Paris, où, émue, elle a même pu la caresser. C'est cette quête qu'elle raconte dans ce délicieux petit livre. (Jérôme Dupuis - L'Express du 19 juin 2008 )

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