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La Modernité romantique : De Lamartine à Nerval Broché – 1 février 2006

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Extrait

RÉVOLUTIONS

La modernité poétique a sa figure tutélaire : Baudelaire. Et sa définition : baudelairienne. Les auteurs des pages qui suivent en conviennent donc aisément : il y a une manière de coup de force à étendre la modernité en amont des Fleurs du mal et, en l'occurrence, jusqu'à Lamartine, dont l'un des pères fondateurs oubliés de la sociologie de la littérature soutenait, il y a plus d'un siècle, qu'«[il] se souvient de la quiétude des classiques plus qu'il ne pressent les agitations modernes». Mais, mieux qu'un coup de force, c'est une décision de fidélité à l'esprit de la modernité, jusque dans la dimension particulièrement labile que celle-ci affecte. Car si Baudelaire en a forgé le concept, la modernité ne s'y laisse pas envelopper tout entière. Modernes ont été les romantiques, et d'une façon qui décide de toute la dynamique littéraire du XIXe siècle. Les premiers, pour des raisons que nous dirons, ils fondent la littérature sur un principe de rupture et confèrent au discours lyrique, quelque forme qu'il prenne, le pouvoir non seulement de restaurer l'unité perdue du monde, mais de réagir aux sollicitations de l'histoire en fonction de la position que le sujet y occupe. Les premiers aussi, encore que peu suivis en ce sens, ils s'efforcent de concilier l'indépendance revendiquée de la chose littéraire et son articulation à la sphère sociale, selon une logique contradictoire avec laquelle toutes les poétiques à venir devront compter, y compris dans le refus ou la réaction.
Le grand mouvement de 1830 a été, au fond, victime de son succès. Il l'est aujourd'hui de son éloignement par rapport à nous, qui lisse les aspérités qu'il a présentées à ses acteurs et à ses contemporains. Peu de mots, qui furent neufs et cinglants, sont plus dévalués en effet que ceux de «romantisme» ou de «romantique», infléchis tels que ces derniers l'ont été, dans le langage commun, du côté de l'émotion amoureuse et d'une fade élégance des sentiments, ou mis à l'index, dans le langage de la critique littéraire, d'un «mensonge» auquel viendrait enfin s'opposer la «vérité romanesque». Friedrich Schlegel, lui, voyait dans «romantisme» l'enveloppe manifestaire d'un nouveau concept de l'«Œuvre» ; Victor Hugo, un «mot de combat» ; et Baudelaire, après coup, l'expression épanouie d'une «époque de crise féconde5». Concept, combat, crise : mieux qu'une énumération de noms, de titres ou de périodisations fort élastiques (deux décennies des Méditations poétiques à l'échec des Burgraves, ou soixante ans du cénacle de la Bibliothèque de l'Arsenal à ceux du symbolisme vu comme ultime réplique du séisme survenu au début du siècle), voilà qui permet de recadrer le romantisme et de faire valoir ses droits à la modernité, la modernité poétique dont il a été intrinsèquement porteur autant que celle qu'il a rendue possible. Concept, le romantisme nomme une nouvelle idée de la poésie, au sens fort du mot «idée» et au sens large du mot «poésie», sinon la naissance de cette chose appelée désormais littérature, et qui sera pensée non plus comme moyen de représentation, mais comme expérience au plus près du moi et du langage - au plus près d'un moi saisi par le langage et dont aucun d'eux ne sort indemne. Combat, c'est un mouvement plutôt qu'une école, qui s'est défini contre, quand bien même ce contre quoi il s'est tour à tour défini a pu se reformuler, et lui avec, à mesure que changeaient la scène de l'histoire, à laquelle il réagit, et la scène des lettres, sur laquelle il agit. Crise, enfin, parce que le romantisme naît d'une crise de la représentation littéraire et qu'il met en crise, c'est-à-dire en position d'instabilité féconde, la poésie et tout le système des genres.

Présentation de l'éditeur

Lit-on encore les poètes romantiques ? Naufragés de la modernité commençante, ils ont tenté de reprendre souffle dans un monde désenchanté et les voilà engloutis dans les anthologies et les explications de texte convenues. Lamartine ? On ne se souvient guère que du «Lac». Sainte-Beuve ? Le critique dont Proust a basculé la redondante statue a tué le poète. Vigny ? Trop sévère et trop sensuel à la fois pour nos hédonismes obligatoires. Hugo ? Il n'est plus question que du romancier. Musset ? On le joue encore au théâtre, sa poésie est dévaluée. Nerval ? Trop grandi, il est la victime de l'hermétisme qu'on lui suppose. Les «petits romantiques» ? Nous ne les connaissons plus guère que par Baudelaire interposé.

La poésie moderne est incompréhensible coupée du moment romantique qui la propulse en premier et avec lequel elle rompra les amarres. Baudelaire, Lautréamont, Rimbaud, Mallarmé, Apollinaire même seront tous comptables de l'effraction que le romantisme a produite au sein du champ littéraire de la première moitié du siècle.

Un sujet, un monde, un langage. Et entre ces instances, une circulation, des médiations, mais aussi des tensions et des blocages. C'est de ce romantisme-là, loin des mythes et des routines, qu'il s'agit ici de retrouver l'énergie et la force d'invention. Au plus près des textes et de leur mise en dialogue, et dans le rapport si complexe qu'ils entretiennent avec l'histoire. Histoire d'un sujet lyrique, qui se dit et qui se pense. Histoire d'un monde qui se transforme et que la poésie tente de sonder. Il faut prendre la poésie au sérieux : voilà ce que les romantiques, les premiers à l'âge moderne, ont fait savoir. Voilà pourquoi il faut aussi les prendre au mot.

Jean-Pierre Bertrand et Pascal Durand enseignent à la Faculté de Philosophie et Lettres de l'Université de Liège. On leur doit par ailleurs un essai sur Les Poètes de la Modernité. De Baudelaire à Apollinaire (Paris, Seuil, coll. «Points Lettres», 2006).

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