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Les Morues Poche – 2 mai 2013

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Extrait

L'enterrement et les Morues

Depuis une dizaine de minutes, Ema gardait la tête obstinément levée vers la voûte. En suivant des yeux les courbes compliquées des arches gothiques de l'église, elle espérait éviter de pleurer. Mais d'une elle commençait à avoir sérieusement mal à la nuque et de deux il devenait évident qu'elle ne pourrait pas échapper aux larmes de circonstance. Bien qu'elle eût pris la ferme décision de vider son esprit de toute pensée ayant un quelconque lien avec elle, rien ne pouvait effacer cette assemblée vêtue de noir au milieu de laquelle flottaient des visages familiers aux traits tirés et blafards. Ça lui foutait une boule dans la gorge. De l'autre côté de l'allée, elle pouvait voir la famille et l'éternel - et très éphémère - fiancé, Tout-Mou Ier. Le pauvre garçon était complètement effondré. Son visage, qui déjà habituellement présentait la virilité d'une pâte de guimauve, avait littéralement fondu. Même Antoine, assis à côté d'Ema, était pâle comme un linceul. Ses mains, posées sur ses cuisses, restaient aussi inertes que le reste de son corps. Il semblait tendu vers un point fixe, peut-être l'immense crucifix doré qui les dominait. Elle ne voulait pas avoir l'air d'espionner la tristesse des autres ni soupeser les oripeaux de leur malheur mais elle ne pouvait pas s'empêcher d'épier l'attitude de chacun. En attendant la cérémonie, un entremêlement de vagues chuchotis résonnait dans l'église. Si le simple spectacle du chagrin des autres suffisait à la bouleverser, elle n'osait imaginer comment elle allait réussir à affronter l'enterrement proprement dit. En fait, Ema avait deux trouilles bien précises. Option numéro un : être prise d'un fou rire, un ricanement démentiel à gorge déployée, a les yeux exorbités, les veines du cou gonflées et les E g bras agités de mouvements incontrôlés, le genre de comportement qui vous fait partir direct pour l'asile. Option numéro deux : plus simple, s'effondrer, se jeter à terre au moment de la crémation. Dans les deux cas, elle passerait pour une hystérique et serait sans nul doute soupçonnée de trafic de drogues, qui plus est dans un lieu de culte - ce qui constituait sûrement une circonstance aggravante. Heureusement, pour le moment, le cercueil était invisible. Déjà, pour préserver sa santé mentale, elle avait fermement refusé d'assister à la mise en bière. «Mais les thanatopracteurs ont fait un formidable travail de reconstruction du visage, tu sais.» Par déduction, sans doute la présence du «mais», elle supputait que cette phrase avait été formulée pour la rassurer. Sur un être à peu près normal comme Ema, elle avait eu pour seul effet de la pétrifier d'effroi et de lui faire rajouter une centaine de mètres de distance entre le salon funéraire et elle. Reconstruction du visage... Ema ne voulait voir ce visage ni mort, ni reconstruit. --Ce texte fait référence à l'édition Broché .

Revue de presse

C'est la radiographie d'une bande de filles contemporaines qui se surnomment elles-mêmes "les Morues". Les symposiums de greluches, les délibérations sentimentales, les couples qui se défont et se refont, c'est leur chose..
Titiou Lecoq a choisi des couleurs acides pour son roman-pamphlet sur les jeunes femmes contemporaines. C'est un livre saillant habité par la fascination de l'ordinaire. (Marc Lambron - Le Point du 1er septembre 2011 )

Son roman est un parfait miroir de la France des années 2000, celle de Pôle emploi et de MySpace, de la révision générale des politiques publiques, des plate-formes téléphoniques délocalisées et des bureaux en open space. Tout ce qu'on aime. Les personnages, une poignée de sympathiques trentenaires, forment un bel échantillon des différentes espèces de jeunes bobos parisiens. (Astrid de Larminat - Le Figaro du 22 septembre 2011 )

L'écrivain est dynamique, elle décrit ceux qu'elle croise, ceux qu'elle écoute, ce qu'elle aime, ce qui ne lui plaît pas. Elle n'a ni cible précise, ni volonté claire de s'inscrire dans aucun mouvement. Elle soulève des questions sans me donner de réponse. Je vais parler de son style. Zut ! Elle écrit bien, mais elle écrit aussi comme elle parle. Un langage châtié avec parfois un vilain mot au beau milieu, bien mis en avant. Ça percute...
A qui se livre s'adresse-t-il ? Les morues sont des filles, j'entends d'ici une langue trop rapide vagir : "C'est un livre pour filles !", comme si les romans sur Napoléon étaient des livres pour hommes d'Etat et guerriers. "C'est pour les bobos !", comme si Vipère au poing n'était destiné qu'à ceux qui ont souffert dans leur enfance. Est-ce un polar, un livre drôle, la critique d'une société ? Un cheminement interne ? C'est tout à la fois. C'est le roman d'une morue qui ne regrette pas de vivre, même si parfois, c'est fatigant. Je referme Les Morues, j'aimerais bien le voir au cinéma, j'aimerais bien être Ema. (Sylvie Testud - Le Monde du 6 octobre 2011 )

Les morues, trois filles et un garçon féministes et fêtards, se réunissent chaque semaine dans un troquet de quartier. Emma, l'héroïne, vient de perdre son amie d'enfance, suicidée, une balle dans la bouche. Un mystère plane. Aidée de sa bande, elle cherche une autre explication. L'intrigue s'emballe, politico-journalistique, révélant les dessous de la privatisation des services publics, des ­histoires d'amour chaotiques et des amitiés ambiguës arrosées de vodka. Titiou Lecoq a un style, détendu, sans prétention. On la lit d'une traite, en riant beaucoup et avec quelques frissons... (Pauline Delassus - Paris-Match du 13 octobre 2011 ) --Ce texte fait référence à l'édition Broché .

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Format: Broché Achat vérifié
C'est l'histoire, très dans l'air du temps, d'une bande d'amis tout juste trentenaires. Mais c'est aussi un petit traité allégé de féminisme, un plaidoyer contre le libéralisme et la réforme des services publics, une enquête policière et une étude de mœurs de la génération Y...ce qui fait beaucoup! Du coup, le livre fait un peu foutoir : on y trouve de tout, pas toujours quand on s'y attend. La narration n'est donc pas le point fort de Titiou Lecoq.
Quant aux idées féministes exposés sur la sexualité, le viol, la prostitution, le couple hétérosexuel, elles ont déjà été exprimées par Virginie Despentes dans King Kong Théorie et avec dix fois plus de rage et de brio.
Que nous reste-t-il alors ? Et bien finalement un livre très sympa à lire. Ce n'est pas que ce soit particulièrement brillant mais ça fait tellement de bien une histoire de filles qui sorte du schéma traditionnel "je-suis-obnubilée-par-la-recherche-de-l'homme-de-ma-vie/ma-vie-de-couple". La charte des Morues, quelle belle trouvaille!
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Format: Broché
Le style de Titiou Lecoq est très agréable à lire, même si son blog est plus incisif car plus resserré, ses personnages parfaitement (trop?) dans l'air du temps sont attachants, mais l'ensemble laisse une impression de confusion avec une superposition d'intrigues et de digressions qui alourdissent le roman.
On a l'impression qu'elle cherche à caser tous les clichés de la génération Y dans un roman en parallèle de son intrigue principale plus sérieuse, mais pas toujours bien maîtrisée.
Au final des passages drôles et agréables, des pistes de réflexion intéressantes mais beaucoup trop de longueurs qui rendent la lecture pénible. On se surprend à sauter des pages.
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Format: Broché
"Alors les morues, c'est ma robe à 200 euros qui vous dérange?" Avec cette phrase insolente, Gabrielle (descendante de Gabrielle d'Estrées s'il vous plaît, la maîtresse d'Henri IV) ne se doutait pas qu'elle allait sceller son amitié avec Alice la barman et Ema la journaliste, sous le nom de ralliement du fameux Gadiforme, la morue!
Libérées, provocantes, drôles et indépendantes, les Morues entendent boire des verres, commenter le comportement bipolaire de la gent masculine et ne pas s'en laisser compter.

Mais ce livre ce n'est pas qu'une histoire d'amitié "girly" telle que la bloggeuse Titiou Lecoq saurait nous en régaler (visitez d'ailleurs son site : Girlandgeek )
Son héroïne, Ema, perd son amie d'enfance, Charlotte, qui se serait mystérieusement suicidé, alors qu'elle enquêtait pour un article qui la passionnait, une affaire de privatisation d'entreprise.
Replongée malgré elle dans un passé qu'elle croyait derrière elle (son viol, sa façon de le gérer qui mettait Charlotte mal à l'aise, son ex un peu trop rabat-joie Antoine, son frère Fred brillant geek bloqué à l'âge adolescent et qui a mystérieusement sabordé sa carrière brillante, les tee-shirt nirvana et les joints qu'on fait tourner entre amis) Ema décide de rendre à la mort de son amie la vérité qu'elle mérite.

Ce livre en comporte en fait trois: histoire d'amitié "girls and geek" qui ravira les amateurs du genre, enquête sur des magouilles politique, et réflexion sur des sujets d'actualité.
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Par Laure COMMENTATEUR DU HALL D'HONNEURTOP 500 COMMENTATEURSMEMBRE DU CLUB DES TESTEURS le 9 janvier 2012
Format: Broché
« C'est l'histoire des Morues, trois filles et un garçon, trentenaires féministes pris dans leurs turpitudes amoureuses et professionnelles. » Cette première phrase issue de la quatrième de couverture résume bien le livre. Ema assiste à l'enterrement de Charlotte, son ex meilleure amie qui s'est suicidée. Elle peine à croire à la thèse du suicide, et va se pencher sur l'enquête journalistique que menait Charlotte : un projet sur la RGPP, la réforme générale des politiques publiques, notamment ici dans le domaine des musées. Prétexte plus que réel fil rouge du roman, cet aspect est malheureusement assez vite écarté (passées quelques idées prêtes à penser) pour s'attarder davantage sur le mode de vie des Morues, la place d'Internet dans leur vie, leur branchitude parisienne et beaucoup de beuveries en cerises sur le gâteau.
Bon reflet d'une bande de trentenaires modernes qui se comportent en ados attardés, qui repoussent les responsabilités et flirtent avec un vide sentimental et un vide tout court. Ils se laissent porter, refusent d'assumer les conséquences de leurs actes, ont peur de s'engager, etc.
Roman écrit sans véritable style (à la va comme j'te cause) et aux propos parfois limite vulgaires, il s'inscrit par ce biais-là aussi dans ce concept « moderne » qui se voudrait reflet de la société. Il se révèle hélas un peu trop brouillon, trop de pistes soulevées ne trouvent pas la suite qu'elles méritent, un peu trop de confusion et de légèreté qui peut faire pencher la balance du côté de la superficialité. Ce n'est pas un grand roman, il se lit néanmoins très bien et sans prétention, mais il s'oublie tout aussi vite.
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