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Nanga Parbat Broché – 10 novembre 2010

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Extrait

La vérité ne connaît pas de compromis

Les nombreuses contre-vérités autour de l'expédition de 1970 au Nanga Parbat m'incitent, à elles seules, à prendre position. S'il m'a hier fallu braver l'interdiction expresse du contrat d'expédition, je suis aujourd'hui libre de m'exprimer.

L'ascension des plus hauts sommets fascine un public de plus en plus large et nourrit un nombre grandissant de légendes. Celles-ci naissent de la part d'irrationnel qui motive spontanément nos tentatives de survie en situation extrême, mais plus encore de l'image d'une montagne toute-puissante qui - tout comme l'au-delà - n'est pas à la portée de tous. Les communautés qui érigent, de fait, l'ascension des montagnes au rang de religion ne sont pas des cas isolés. À l'instar de ces dernières qui s'accrochent à leurs croyances, les mythes et rumeurs ne se dissipent pas d'eux-mêmes pour la simple raison que leur origine et leur véracité sont incertaines. Le problème n'est pas tant que ces légendes confèrent un sens à nos actes, mais davantage qu'elles en alimentent sans cesse de nouvelles.
Bien entendu, je respecte tous les alpinistes et leurs récits d'expédition au nom de la liberté d'expression, mais je m'insurge contre ceux qui répandent sans scrupule mensonges et aberrations.

Karl Maria Herrligkoffer, organisateur de l'expédition de 1970 vers le Nanga Parbat, était le demi-frère cadet de Willy Merkl qui périt dans l'expédition allemande de 1934 qu'il avait lui-même dirigée. Depuis cette date, le prestigieux médecin Herrligkoffer considérait la «conquête du Nanga Parbat» - sommet vers lequel il organisa à lui seul huit expéditions entre 1953 et 1975 - à la fois comme un héritage spirituel et un défi personnel.

En 1953, il était aussi le chef d'expédition quand Hermann Buhl, bravant son interdiction absolue, fut finalement le premier homme à atteindre le sommet du Nanga Parbat au terme d'une incroyable ascension. Karl Maria Herrligkoffer, pour sa part, ne gravit jamais aucun des plus hauts sommets du monde. N'ayant cependant pas son pareil pour s'assurer le soutien des sponsors et réunir des fonds, il était en mesure d'imposer aux membres de ses expéditions des contrats lui garantissant les droits exclusifs des différentes ascensions. Dès lors, aucun des participants ne pouvait faire connaître son opinion «divergente». En 1970, j'ai moi-même dû signer - à l'instar de tous les autres participants - un contrat d'expédition similaire.

Présentation de l'éditeur

Il y a 40 ans, le 29 juin 1970, Reinhold Messner perdait son frère cadet Günther dans une avalanche quelques minutes après avoir atteint le sommet du Nanga Parbat, la «montagne du destin», qui fait partie de la chaîne de l'Himalaya. L'auteur lui-même en reviendra avec de graves séquelles. Il entreprit pourtant de raconter les circonstances de la catastrophe dès son séjour à l'hôpital. Mais son récit fut l'objet d'une terrible campagne de diffamation qui entraîna l'interdiction de l'ouvrage : l'auteur ne serait jamais parvenu à gravir les 8125 mètres de cette montagne. Aujourd'hui seulement, cinq ans après la découverte du corps de Günther, le témoignage de Reinhold Messner est de nouveau publié, augmenté de photographies ainsi que d'une nouvelle préface qui évoque ces incroyables calomnies. Loin du désir de vengeance, ce récit est l'aboutissement d'un long combat pour rétablir la vérité et réhabiliter la mémoire de ce frère disparu. L'auteur narre avec talent ce qui fut la toute première ascension du Nanga Parbat par ses flancs les plus escarpés, et l'ouverture d'une voie dangereuse qui coûta la vie à de nombreux alpinistes.

Reinhold Messner est l'un des plus grands alpinistes du XXe siècle et a notamment réalisé l'ascension de l'Everest en solitaire, celle des 14 sommets de plus de 8 000 mètres sans oxygène, ainsi que celle des Seven Summits, les points culminants des sept continents. Il a aussi effectué la traversée de l'Antarctique en traîneau et celle du désert de Gobi à pied. Il a déjà publié plus d'une dizaine de récits.

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Format: Broché
Le Nanga Parbat culmine dans la chaîne himalayenne à 8125 mètres de haut. La simple sonorité de son nom est déjà l’invitation aux plus incroyables rêveries. Mais comme dans toutes les légendes, il comporte sa part d’ombre et de malédiction.

Longtemps réputé imprenable, le Nanga Parbat résista à beaucoup d’assauts, et cela durant des années. Les alpinistes parmi les plus chevronnés de l’époque y risquèrent leurs vies, et beaucoup y restèrent. Le 3 juillet 1953, l’allemand Hermann Buhl réussit l’exploit qui avait coûté la vie à 31 alpinistes avant lui. Celle que l’on appelle alors « la montagne tueuse » commençait à livrer peu à peu ses secrets. Mais approchée ne signifiait pas qu’elle pour autant fût domptée.

En 1970, une nouvelle expédition allemande, menée par Karl M. Herrligkoffer, s’apprête à tenter l’expédition par la face du Rupal, le plus haut versant à pic du monde, et encore invaincu. Reinhold Messner et son frère Günther font partie de l’équipe qui assiège le 9ème sommet du monde cette année là.

Reinhold Messner livre ce récit de l’ascension qu’il mena au péril de sa vie, et dont son frère Günther ne revint pas.

On aimerait penser qu’il en va des sommets comme des alpinistes : qu’ils évoluent dans des hauteurs que le commun des mortels ne peut connaître.

Mais ce livre est au contraire le fruit d’un combat, celui de Reinhold Messner, contre la calomnie, le mensonge et la trahison dont il fut l’objet dès son retour du sommet.
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Format: Broché Achat vérifié
L'histoire reprise ici par Messner commence par un résumé succinct des tractations entre Messner et ses équipiers et le club alpin et sert plutôt d'exutoire à l'auteur. Autant, il semble clair que les critiques et les calomnies étaient injustifiées, autant il manque de détails, d'interprétations et d'analyse pour bien comprendre les tenants et aboutissants. Au niveau du style, Messner réunit les carnets de note de son frère, ses propres commentaires et mixe le tout en un style à la troisième personne vite horripilant.

Le livre devrait offrir une justification à ses actions envers ses détracteurs mais il peine assez à en fournir, ne rend pas trop le contexte dans lequel les décisions sont prises (altitude, manque de jugement, etc). L'individualisme se ressent et pour être alpiniste moi-même, j'ai du mal à comprendre comment il a pu perdre son frère dans la descente, en empruntant tous deux des chemins différents. L'époque n'imposait pas à strictement parlé de cordée mais jamais il m'est arrivé de perdre de vue un coéquipier, épuisé et en difficulté de surcroit...

Cela dit, le livre est tout de même puissant d'évocation, de caractère et on ressent un homme de fer mais fragile aussi et profondément atteint par l'impuissance de cette perte et son injustice (si près du but, la vallée). Il donne envie de comprendre plus avant l'histoire, alors qu'il devrait en fournir la clé. Celle-ci aurait mérité une réécriture par un auteur au style plus soigné, plus littéraire; elle en aurait gagné en clarté et en agrément de lecture
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