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Nouvelles de petersbourg: - BAC 2000 Poche – 4 janvier 1999
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- ISBN-102080710184
- ISBN-13978-2080710185
- ÉditeurFLAMMARION
- Date de publication4 janvier 1999
- LangueFrançais
- Dimensions10.8 x 1.3 x 17.8 cm
- Nombre de pages de l'édition imprimée282 pages
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Description du produit
Quatrième de couverture
Le contexte de l'oeuvre Genèse des nouvelles Le vertige de l'absurde Modes d'irruption de l'étrange L'art contre le réel
NOUVELLES DE PETERSBOURG
Attaché, tel un diable visionnaire, aux pas chancelants de ses personnages, pantins grotesques autant qu'ils sont pathétiques, Gogol parcourt Pétersbourg, transfigurée sous sa plume en un inquiétant théâtre d'ombres.
DOSSIER
1. Gogol : des diableries ukrainiennes aux Âmes mortes 2. Pétersbourg, capitale inquiétante 3. L'humour : Sterne et le nez de Tristram Shandy 4. Aspects du récit fantastique 5. Récits de la folie 6. Gogol devant la critique
Détails sur le produit
- Éditeur : FLAMMARION (4 janvier 1999)
- Langue : Français
- Poche : 282 pages
- ISBN-10 : 2080710184
- ISBN-13 : 978-2080710185
- Poids de l'article : 200 g
- Dimensions : 10.8 x 1.3 x 17.8 cm
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Cinq nouvelles, extraordinaires, qui n’ont pas pour objet direct de faire une satire de la société russe de son temps, mais d’exprimer plutôt les tourments de la condition humaine, appartiennent traditionnellement au cycle des nouvelles pétersbourgeoises : La Perspective Nevski, Le portrait, Le manteau, Le nez, et Le journal (Les carnets, selon l’édition présente) d’un fou. Elles sont toutes assez célèbres pour avoir fait l’objet d’adaptation au cinéma ou même à l’opéra (Le nez de Shostakovich). Et elles ont toutes effectivement pour point commun de se dérouler à Saint Pétersbourg et de montrer des personnages en proie à des illusions créées par l’atmosphère brumeuse et délétère de la ville construite sur des marécages au bord de la Néva, à moins que ce ne soit le diable lui-même qui soit à l’œuvre pour attirer ces petits personnages dans ses pièges. Tantôt c’est un jeune peintre qui tombe amoureux d’une très belle jeune fille qu’il croise sur la fameuse Perspective et qui est en réalité une prostituée, tantôt c’est un fonctionnaire qui se réveille un matin sans son nez et qui part à sa poursuite à travers la ville, tantôt c’est un fonctionnaire misérable dont les sens se réveillent à l’idée de s’acheter un nouveau manteau, ou encore un autre qui s’amourache de la fille inaccessible d’un haut personnage et sombre dans la folie, tantôt c’est un jeune peintre encore qui cède au charme d’un art factice qui lui ouvre les portes de la haute société et de la fortune.
L’ensemble avec toujours une touche de fantastique, un fantastique du quotidien qui est engendré par la ville fantomatique et ses mirages (est-ce bien le fantôme d’Akaki Akakievich qui vient se venger ou n’est-ce pas plutôt les œuvres du voleur de manteau qui continue d'accomplir ses forfaits ?) et qui crée des situations souvent humoristiques (mais on rit vert, avec Le Manteau ou Les carnets d’un fou), voire burlesques (Le nez, la deuxième partie de La Perspective Nevski), mais toujours tragiques.
Les nouvelles de Pétersbourg, depuis leur parution en Russie dans les années 1830 et 1840, ont fait en France, et partout dans le monde, l’objet de nombreuses éditions et traductions. George Nivat , dans sa préface à l’édition Folio de 1979, rappelait que la première traduction française en avait été faite par Louis Viardot qui ignorait le russe (avec l’aide néanmoins d’Ivan Tourguéniev) !
L’édition ici commentée mérite de retenir l’attention à deux titres. D’abord elle propose une nouvelle traduction. Pour apprécier en toute conscience la qualité d’une œuvre littéraire, il faut pouvoir faire confiance à la traduction. Le premier mérite de celle-ci est de s’appuyer sur le texte original non amputé par la censure à l’époque où elles furent publiées, comme l’indique la très intéressante postface. Le second mérite tient, semble-t-il, à ce qu’elle essaie de se rapprocher au plus près du style savoureux de Gogol. Les traducteurs antérieurs avaient souvent la mauvaise idée de lisser le style de l'écrivain. On sait, même si l’on ne connaît pas le russe, que l'écriture de Gogol n’avait pas la pureté que les traductions françaises un peu anciennes laissent entrevoir : les paragraphes sont longs, le vocabulaire n’est pas toujours très châtié, il y a des répétitions ou des pléonasmes (un exemple caractéristique en est la formule de « Moujik russe » qui revient plusieurs fois). Et les phrases sont souvent longues elles aussi, ce qui permet au style souvent digressif (combien de figurants et de détails apparaissent ainsi au détour d’une phrase) de Gogol de s’épanouir. André Markowicz semble avoir respecté ces tournures si particulières (sur ce style lire le petit ouvrage que Vladimir Nabokov a consacré à Nikolai Gogol ou encore le chapitre inséré dans ses fameuses Littératures ).
Par ailleurs, cette édition pour la première fois en France, semble-t-il, reprend dans son intégralité le troisième volume des œuvres de Gogol publié en 1842. Or on apprend alors d’une part que Gogol n’a jamais donné à ce volume le titre de Nouvelles de Pétersbourg, qui n’est apparu que par la suite à l’occasion d’autres éditions. D’autre part que ce volume contenait deux textes supplémentaires qui figurent dans l’ouvrage publié par Babel : La calèche et Rome. Le premier est un texte assez court dont l’action se situe non pas à Saint Pétersbourg, mais en Province. Le second est présenté comme le fragment d’une nouvelle incomplète et se passe en Italie, à Rome. Et c’est elle qui achève le volume.
Or il apparaît que l’ordre des nouvelles tel qu’il se présente ici respecte scrupuleusement le choix opéré par Gogol en 1842, sans lien avec l’ordre d’écriture ou de publication. Gogol avait l’habitude de découvrir la signification de ses œuvres après les avoir écrites et publiées. C’est donc ainsi qu’il semble avoir découvert dans ces sept nouvelles une sorte de plan caché, une progression logique dont la postface de Jean-Philippe Jaccard tente de dévoiler le sens, de manière assez convaincante, même si cela reste une simple explication après coup. Dans cet ordre, la nouvelle intitulée Rome apparaît comme l’épilogue du cycle qui figure la délivrance de l’homme : la délivrance n’est possible que par la fuite, loin de la ville de Pierre et loin de la Russie. Outre les considérations esthétiques, l’explication religieuse n’est pas loin. On sait que Gogol était très croyant et qu’à la fin de sa vie la religiosité était devenue une obsession pour lui, ce qui l’a conduit à détruire la suite non publiée des Ames mortes, dont les fragments ayant échappé aux flammes, cependant, montrent que le roman avait pris une tournure très différente (et très décevante) de celle de la première partie. Avec Rome, on a un peu la même impression : la saveur et l’originalité du style de Gogol sont effacées au profit d’une sorte de profession de foi pour la simplicité du peuple italien et la beauté divine de la ville éternelle.
Il s’agit donc d’une édition très intéressante et très réussie, à quelques réserves près qui justifient que je ne mets que quatre étoiles. D'abord, on aurait en effet souhaité que le texte de Gogol soit accompagné de plus de notes pour préciser le sens de tel ou tel passage peu accessibles pour un non russe (tel jeu de mot sur les noms des personnages, telle référence littéraire, etc.). Ensuite, il y a aussi, de manière très surprenante, quelques coquilles qui émaillent le texte : mots absents ou doublés (ce qui n’est en rien lié au style de l’auteur), fautes de conjugaison ou d’orthographe. C’est un peu dommage de la part d’un éditeur de cette qualité.
En revanche, on ne peut dire combien d’étoiles les nouvelles de Gogol mériteraient à elles seules : cet ensemble est un chef d’œuvre éternel.






