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Nulle part dans la maison de mon père (Allemand) Broché – 31 octobre 2007

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Extrait

Ultime minute d'arrêt : ma main tendue accroche le coin du voile, tout près du corps masqué de la jeune dame. Est-ce que, dehors, je saurai la guider lorsque, toutes deux, nous nous avancerons ?
Celle que j'escorte porte sur le nez un triangle d'organza qui laisse libres ses yeux - c'est le privilège des femmes de ce port repeuplé de réfugiés andalous, trois siècles auparavant. Dans la rue, la dame blanche marchera, regard fixé au sol, ses cils palpitant sous l'effort : moi, je ne me sens pas seulement sa suivante, mais l'accompagnatrice qui veille sur ses pas.
Ma mère, bourgeoise mauresque traversant l'ancienne capitale antique, elle, la dame d'un peu plus que vingt ans, a besoin de ma main. Moi, à trois ans peut-être, puis à quatre, à cinq, je sentirai qu'une fois dehors mon rôle est de la guider, elle, devant les regards masculins. Nous longeons quelques rues, d'abord derrière l'église, puis nous cheminons le long du cirque romain ; nous continuons devant une enfilade de maisons anciennes - chacune avec porte de bois peint en vert, en bleu et présentant une lourde main de bronze pour heurtoir.
La marcheuse est ensevelie sous la soie immaculée, elle dont on ne pourra apercevoir que les chevilles et, du visage, les yeux noirs au-dessus de la voilette d'organza tendue sur l'arête du nez. Ma main frôle le tissu de son voile; je me sens si fière de paraître à ses côtés ! Je la guide, comme on le ferait pour une idole mystérieuse : moi, son enfant, je dirais son page, ou même son garant, tandis que, s'éloignant de la demeure de sa mère, elle se dirige lentement vers une autre maison familiale.
Les regards des hommes - boutiquiers dressés, badauds assis ou simples curieux - se posent sur nous deux (c'est le début d'un après-midi ensoleillé) ; ils nous réunissent.
Mais si on la fixe, elle, bien qu'invisible, reconnaissable à maints détails du voilement, du gonflement du tissu souple aux hanches, son regard baissé ou se portant au plus loin, moi, la fillette, je ne compte pas !
Je me sens fière car j'introduis ma mère - que je sais la plus belle, la plus désirable - à toute la ville, au monde entier : ceux qui l'admirent, je pressens déjà qu'ils nous jugent, qu'ils nous guetteront, méfiants et circonspects...
Il m'arrivera de penser (mais plus tard) que ces voyeurs, je pourrais les braver - pour elle, pour nous deux !

Revue de presse

Pas facile, pour une petite musulmane, de grandir et de s'émanciper dans l'Afrique du Nord de l'après-guerre. La mémoire vive de l'académicienne Assia Djebar...
Comment, alors, déroger aux préceptes du père tant admiré ? En dévorant Baudelaire, Alain-Fournier, Rimbaud, Péguy et Gide, en s'enivrant de la beauté des mots français et en cachant les promenades avec le fiancé, bien pâles parodies des plaisirs adolescents. L'écriture prendra la relève. Elle se fait ici maternelle, incantatoire, follement affranchie. L'autodévoilement n'est pas achevé. On attend avec impatience la prochaine séquence. (Marianne Payot - L'Express du 13 décembre 2007)

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Que de souffrance(s) subies pour un afffranchissement et une liberté. L'écriture de Assia a toujours tutoyé les sommets.
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