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Oh Mercy Import

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Détails sur le produit

  • Cassette (15 septembre 1989)
  • Nombre de disques: 1
  • Format : Import
  • Label: Sony Music Média
  • ASIN : B00005LVBP
  • Autres éditions : CD  |  Cassette  |  Album vinyle  |  Téléchargement MP3
  • Moyenne des commentaires client : 4.6 étoiles sur 5 11 commentaires client
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Description du produit

Critique

Indirectement, c’est au chanteur Bono qu’on doit la résurrection de Bob Dylan avec l’inespéré Oh Mercy  son meilleur album des années 80. C’est en effet le chanteur de U2 qui lui recommande de faire appel au producteur et auteur-compositeur canadien Daniel Lanois, un assistant de Brian Eno qui fit des miracles sur l’album The Joshua Tree, succès planétaire. La rencontre a lieu lors de l’enregistrement de l’album Yellow Moon des Neville Brothers, le fameux groupe de funk « cajun » de La Nouvelle-Orleans. Bob Dylan assiste aux séances et écoute avec attention deux reprises de ses standards « With God On Your Side » et « Ballad of Hollis Brown ». La voix d’Art Neville, les arrangements vaporeux et envoûtants le convainquent définitivement que Daniel Lanois peut être l’orfèvre idéal pour capter ses nouvelles compositions.

L’enregistrement est fixé en février 1989 dans un manoir victorien avec l’équipe des musiciens de Yellow Moon. Après une période tendue où Dylan teste la patience de Lanois et des musiciens, la fusion opère. La musique est dépouillée, enveloppante avec des accents planants. La plupart des morceaux sont mis en boîte la nuit, baignant l’album d’une atmosphère flottante et cotonneuse.

Les morceaux rocks « Political World » et « Everything is Broken » (tous deux sortis en simples) sont enthousiasmants. Le premier est dans une veine dénonciatrice signe fréquent chez Dylan d’un élan retrouvé. Même si le texte paraît au départ assez simple, « Political World » dévoile des vers moins évidents et plus mystérieux comme si la dénonciation se teintait ici de désillusion. « Everything is Broken », au départ une chanson d’amour, se transforme en attaque contre un monde bruyant et décomposé. Le texte très sombre est contrebalancé par un rythme swinguant teinté de rockabilly.

Toutefois, les morceaux les plus bouleversants sont les cinq ballades « Ring Them Bells », « The Man In The Long Black Coat », « What Good I Am ? », « Disease Of Conceit », et « Most Of The Time ».

 Si « Ring Them Bells », mélopée au piano juste nimbée d’une guitare, rappelle par instants « Chimes Of Feedom » de 64, « The Man In The Long Black Coat » est un  requiem macabre sur un amour perdu chanté d’une voix lente et enrouée. Pour amplifier l’ambiance glaçante du titre, des criquets enregistrés la nuit par Daniel Lanois furent rajoutés. On y parle de foi vacillante, de fantômes et de culpabilité. Quelques touches de dobro jouées par le producteur amènent un feeling blues faisant de ce morceau l’un des plus beaux du répertoire de Dylan.

L’autre joyau de l’album « Most Of The Time » est un tour de force du chanteur. Chaque couplet se finit par l’expression « Most of time » et l’on ne comprend que couplet après couplet que le narrateur, délaissé par sa bien aimée, nie farouchement la douleur de sa perte en montrant qu’il tient parfaitement le choc. Tout le texte doit être lu en devinant l’inverse de ce qui est écrit. La musique est comme saisie par un « chaloupement » lancinant qui accentue la tristesse des vers.

Bob Dylan questionne aussi son rapport au public sur « What Was It You Wanted » où l’auteur est face à un fan dont il ne perçoit pas les intentions. Porté par une basse serpentine et un tempo obsédant, le titre est à sa façon une tentative réussie de « reggae » cajun à la Neville Brothers.

Oh Mercy  est la preuve éclatante que Bob Dylan, quand il est guidé par un producteur doué et attentionné, peut délivrer de belles chansons sans parodier ses anciens classiques. La collaboration entre Bob Dylan et Daniel Lanois sera reconduite en 1997 sur le tout aussi beau Time Out Of Mind.

François Bellion - Copyright 2017 Music Story

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Meilleurs commentaires des clients

Par Jean Bal TOP 50 COMMENTATEURS le 4 novembre 2011
Format: CD
Le grand secret de Dylan, c'est son errance permanente, son incapacité à être immobile. Tout au long de sa "carrière", il n'a jamais cessé d'avancer, de chercher, de sinterroger. Parfois, c'est vrai, il s'est planté. Mais avec cet album, enregistré à la Nouvelle Orléans sous la houlette du bankable Daniel Lanois, il a annoncé une sorte de "renouveau de la maturité".
Comme il l'a amplement expliqué dans le premier volume de son autobiographie ("Chroniques"), Dylan a redécouvert avec ce disque le secret de ses meilleures compositions. L'ambiance de l'enregistrement - très "live" dans une maison ordinaire - n'était d'ailleurs pas éloignée de celle qui avait prévalu au temps de Blonde on Blonde.
Bien entendu, le Dylan d'Oh Mercy n'est pas celui de Freewheelin', de Highway 61 ou même d'Infidels. Mais il est bien loin aussi de ses galettes indigentes de la fin des 80s.
En fait, avec des morceaux comme Political World ou Man in The Long Black Coat, il annonce une évolution qui se concrétisera avec Time out of Mind et Modern Times.
Bref, un album à connaître.
Impérativement.
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Format: CD
Il y a des artistes incontournables et bob dylan fait partie de ceux-ci.
Pour autant, sa discographie est tellement foisonnante, qu'il est difficile d'en avoir une bonne lecture et de récupérer dans sa discothèque l'essentiel de dylan.
Je passerai sur les classiques du bon vieux bob( et la liste est longue)pour m'attarder sur ce chef d'oeuvre qu'est "oh mercy".
Il livre une oeuvre sublime, poignante d'un bout à l'autre.
Les humeurs sont bien retranscrites (bravo à la production), l'ambiance lourde et humide de la nouvelle orléans est là, et l'on embarque avec bob, loin, très loin, dans les méandres de son humanité.
Sa voix nous touche particulièrement et s'inscrit dans son paysage musical, comme un instrument supplémentaire.
Le piano a une sonnorité magnifique et les parties de guitares accompagnent bien le tout.
Et que dire de l'harmonica de dylan, qui une fois de plus nous perce le coeur par sa mélodie.
Le meilleur disque de l'année 1989, de très loin et l'un des tous meilleurs de ce génie du 20 ème siècle, Monsieur Bob Dylan.
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Par Lester Gangbangs TOP 1000 COMMENTATEURSMEMBRE DU CLUB DES TESTEURS le 20 octobre 2013
Format: CD
N’en déplaise aux fans (il en faut, mais leur avis ne vaut rien, ils ne sont pas lucides), depuis sa doublette ô combien magique du milieu des sixties (« Highway 61 revisited » / « Blonde on blonde »), Dylan n’avait sorti en cette fin des 80’s que deux disques dignes de sa réputation (« Blood on the tracks » en 1975, « Infidels » en 1983) … sur au moins une vingtaine de parutions tant en live qu’en studio. Ce qui fait pas une bonne moyenne.
En gros, Dylan était à la rue artistiquement. Il s’en foutait peut-être, il s’en foutait sûrement, mais il était out. Pire, à part des folkeux attardés dans un autre espace-temps, genre Billy Bragg, plus personne débarquant dans le trouble marigot du music-business ne le citait. Ses deux dernières parutions, « Down in the groove » en studio et le live « Dylan & The Dead » avaient été deux flops tant critique que commercial retentissants. Dylan, pas plus sourd ni plus con qu’un autre, le savait. Et comme souvent quand il se sent largué, il va tenter un coup de poker. Va se livrer pieds et poings liés (enfin, pas aussi facilement, les premières prises de contact et séances d’enregistrement ont soi-disant été houleuses) à un jeune producteur canadien, Daniel Lanois, alors sur un nuage. Lanois vient de produire des disques qui ont démesurément cartonné pour Peter Gabriel (« So ») et U2 (« Joshua tree »), bosse sur le « Yellow moon » des Neville Brothers (c’est pendant les séances de ce disque que Dylan viendra l’observer et en profitera pour recruter quelques musiciens). Lanois, c’est le type à total contre-courant de la tendance des 80’s.
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Format: CD
Hubert deshouse exprime très bien ce que j'ai ressenti avec cet album. je soulignerai le morceau ring them bells qui est une complainte extraordinaire de simplicité qui nous décoche un coup de poing dans l'estomac ! la voix de dylan semble sortir tout droit de nos consciences pour nous dire :es-tu sur le bon chemin ? c'est un album fort, musicalement d'abord mais surtout intérieurement.
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Par Yann Cozilis MEMBRE DU CLUB DES TESTEURS le 25 mars 2006
Format: Album vinyle
Après plusieurs disques médiocres, Dylan signe dans les années 80 un chef d'oeuvre qui marque sont retour. Aidé par Daniel Lanois à la production, Dylan enregistre à la Nouvelle Orléans un disque magnifique. Les chansons inspirées sont mises en valeur par Lanois qui arrive à nous faire sentir l'ambiance de la Louisiane (écoutez les grillons au début de Man In The Long Black Coat).
Ce disque est parfait pour une soirée d'été.
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