undrgrnd Cliquez ici NEWNEEEW Stockage illimité pour les photos et bien plus encore cliquez_ici nav_TPL0516 Cliquez ici Acheter Fire Achetez Kindle Paperwhite cliquez_ici Jeux Vidéo Bijoux en or rose

Commentaires client

5,0 sur 5 étoiles
3
5,0 sur 5 étoiles
5 étoiles
3
4 étoiles
0
3 étoiles
0
2 étoiles
0
1 étoile
0

Votre évaluation :(Effacer)Evaluez cet article
Partagez votre opinion avec les autres clients

Un problème s'est produit lors du filtrage des commentaires. Veuillez réessayer ultérieurement.

Jacques Deray (1929-2003), un grand spécialiste du film policier, devenu célèbre avec ‘La piscine’ en 1969, puis immédiatement après avec ‘Borsalino’ en 1970, et qui a surtout fait tourner Alain Delon et Jean-Paul Belmondo, a probablement signé son meilleur film avec ‘On ne meurt que deux fois’. Adapté d’un roman noir du britannique Robin Cook (qu’il ne faut pas confondre avec son homonyme américain spécialisé dans les romans policiers médicaux ; le titre original du livre est ‘He died with his eyes open’, il date de 1983 et a obtenu en France le Prix de la critique l’année d’après ; un autre de ses romans a inspiré à Bertrand Tavernier un scénario pour Laurent Heynemann, en l’occurrence celui de ‘Les mois d’Avril sont meurtriers’) par Jacques Deray lui-même et Michel Audiard (dont ce fut l’avant-dernier film, puisqu’il est mort cette année-là) , dialogues -exceptionnels- de celui-ci, musique de Claude Bolling, ‘On ne meurt que deux fois’ (1985, 105mn) est un formidable film noir dans la plus grande tradition du genre, qui oppose un flic (qui pourrait être un privé d’ailleurs, vu qu’il travaille pratiquement en solo) et une femme fatale. C’était le troisième film qu’Audiard écrivait pour Michel Serrault après ‘Garde à vue’ et ‘Mortelle randonnée’.

Un pianiste est retrouvé mort dans un terrain vague. Michel Serrault, « le roi de la parenthèse et de l’entre-guillemets », est chargé de l’enquête. Au domicile du mort, il trouve des cassettes enregistrées qui servaient de journal au pianiste et découvre ainsi le lien qui unissait celui-ci à Charlotte Rampling, une femme d’une beauté redoutable, « belle même le matin », un véritable appel au viol, dont il s’éprend immédiatement. S’identifiant de plus en plus au pianiste décédé au fur et à mesure de son enquête, il entre progressivement dans la peau de celui-ci, jusqu’à revivre ainsi son chemin de croix...

Avec aussi Jean-Pierre Bacri (le barman), Maurice Barrier (le premier mari de Charlotte), Gérard Darmon (le photographe), Jean-Pierre Darroussin (le chevelu bras droit de Serrault), Xavier Deluc (le frère de Charlotte), Elisabeth Depardieu (la veuve du pianiste), Riton Liebman (le fils du même) et Jean-Paul Roussillon (le concierge).

Un Michel Serrault impérial (dont le personnage est aussi fasciné par celui que joue Charlotte que son autre personnage de ‘Mortelle randonnée’ l’est par celui que joue Isabelle Adjani), une Charlotte Rampling envoûtante (dont le personnage n’est pas sans faire penser à celui que joue Isabelle Adjani dans ‘Mortelle randonnée’), des dialogues qui sont un véritable bijou (« Nous n’avons que 300mio de neurones, alors ne les encombrons pas ! » ou « Comment peut-on faire l’amour à un flic ? On éteint la lumière, on ferme les yeux et on pense à autre chose ! ») et bien sûr et surtout du mystère, beaucoup de mystère, font de ce long-métrage exemplaire un joyau du film noir, une sorte de déclinaison, encore plus réussie que l’original, de ‘Mortelle randonnée’. Si le noir tranchant vous sied, ne vous privez surtout pas : ‘On ne meurt que deux fois’ rase de très près !
0Commentaire| 4 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Adapté d'un roman de Robin Cook, auteur d'une très grande noirceur, ce film est avec UN PAPILLON SUR l'EPAULE, le chef d'oeuvre de Jacques Deray. Dialogué par Michel Audiard, il bénéficie de la composition remarquable d'ambiguité de Michel Serrault et celle, non moins estimable, de Charlotte Rampling. Un des grands films français des années 80.
0Commentaire| 2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 6 novembre 2015
Sur YouTube par hasard, j'avais visionné un clip de Serge Gainsbourg et Claire Bouquet aux Césars, en train de remettre le prix de la Meillleure Actrice à Sandrine Bonnaire pour Sans toit ni Loi d'Agnès Varda. Parmis les choix mentionnés, il y avait aussi Police avec Isabelle Adjani et cette autre perle qui a eu une sacré d'ovation dans le public des Césars.
Charlotte Rampling pour On ne meurt que deux fois. Dans le rôle d'une femme blessé interpellant un policier joué par Michel Serrault et dont le dialogue dénotait quelque chose de grave.

Alors curieux je suis tombé sur la bande annonce du film et delà, j'ai eu envie de voir ce film. Débusqué sur Amazon France, dans un excellent coffret DVD. Quoique j'aurais bien aimé que l'arrière du DVD soit plus subtil dans ses détails car il dévoilait un pan important du dénouement. Chose qui je trouve ne devrait pas se faire. Néanmoins, le film m'a été pour moi un plaisir de spectateur non seulement pour l'intrigue que je voyais, mais aussi la brillance des dialogues de Michel Audiard. L'histoire de Staniland, un inspecteur de police dont le quotidien le fait s'identifier à un pianiste retrouvé mort sur une voix de chemin de fer. Un pianiste dont les problèmes maritaux et professionnels l'ont fait tomber dans les bras d'une certaine Barbara, femme trouble et mystérieuse qui finit par devenir l'amant de Staniland.

Du film policier, on a en général une enquête avec un mystère sur l'identité du coupable et un dénouement à la Sherlock Holmes. Mais dans ce cas-ci, c'est plus une plongée psychologique dans la personnalité et solitude des personnages principaux. Une histoire tellement captivante dont j'aurais bien aimé que le film ait une suite. Avec Staniland dans une autre en quête, soit une suite avec l'histoire; une preuve irréfutable du succès d'un film. D'ailleurs, si vous écoutez l'entretien du réalisateur, il dévoile aussi comment il considère la suite du film en tant que spectateur. Il en profite aussi pour nous raconter sa méthode de travail, comme celle d'un homme qui ne dévoile pas toutes les pièces du puzzle, mais laisse le spectateur coller les pièces manquantes avec son raisonnement et son imagination. Une tactique qui entre en conflit avec la mentalité Hollywoodienne où "tout doit être expliqué au spectateur sinon il sera perdu car il est trop paresseux et stupide pour réfléchir et se questionner sur ce qu'il regarde"; préjugé que Dario Argento a vécu avec Sherri Lansing, responsable de la Fox à l'époque où il a voulu présenter Inferno aux États-Unis, et aussi David Lynch avec Twin Peaks et son mystère sur Laura Palmer dont les gens d'ABC voulaient un dénouement. Quoiqu'avec la nouvelle saison en cours, on peut s'attendre à quelque chose proche de ce que Lynch souhaitait.

Quant aux acteurs du film, les rôles principaux sont impeccables. En particulier Charlotte Rampling, dont la chimie avec Serrault, sublime aussi, démontre une passion qui cache autre chose. Quelque chose de dramatique. Et c'est une bonne chose que le réalisateur ait pu défendre son choix de Charlotte devant Audiard qui trouvait son accent anglais "négatif" pour le travail. J'ignore si l'information que Barbara a vécu son enfance et adolescence en Irlande était un ajout pour expliquer cet accent, mais je trouve ce détail magnifique puisqu'il ramène à la base que cette histoire est une adaptation d'un roman anglais. De plus, ça rend l'histoire plus multi-culturelle, moins renfermée dans les frontières françaises. Mais d'un autre côté, je me demande si l'autre membre de la famille de Barbara, joué par Xavier Deluc, n'aurait par dû avoir lui aussi un accent irlandais au lieu d'un accent parisien étant donné que lui aussi il a vécu en Irlande; plus longtemps même que Barbara.

Cinématographiquement, la lumière est superbe et adéquate selon les souhaits du réalisateur. Une histoire où l'aspect technique ne suffoque pas le récit. Laissant le jeu des acteurs, l'intrigue, et la subtile musique de jazz créer la tension. Une mise en scène plutôt classique. Mais tout de même très efficace.

Quant au transfert en DVD, le film ressort très bien en cinémascope et les couleurs sont fidèles à l'aspect hivernal du film. Froides, tendues, et tristes. Pour les bonus, les bande-annonces en français et italien et même une présentation du livre par un expert en roman policier.

Au final, un beau moment de cinéma qu'on ne devrait pas oublier. Qui a même reçu un prix au Festival des films du Monde de Montréal en plus d'un prix aux Césars pour la photographie.
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus


Avez-vous besoin du service clients? Cliquez ici

Liens Sponsorisés

  (De quoi s'agit-il?)