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Palladium Broché – 21 août 2013

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Description du produit

Extrait

Vendredi 29 juillet 2005.
Service de réanimation neurologique de la Pitié-Salpêtrière.
Chambre numéro 7

Je suis un homme sans âge et un meurtrier. Oh je sais, tu te moques, tu trouves ça prétentieux. «Encore un qui se raconte des histoires», te dis-tu. Tu t'apprêtes à me lâcher, toi aussi. Détrompe-toi, je suis sérieux. Chirurgical. Pas du genre poète. Je n'ai plus d'âge depuis que je suis couché dans un lit d'hôpital. Allongé, telle une momie, incapable de remuer mes membres. Prends ton visage, regarde-le dans le miroir. Oui, observe-toi. Vois le sillon naso-génien, les quelques rides qui se creusent sur ton front, les pattes-d'oie que tu peux faire naître en plissant les yeux. Vois tout cela, les stigmates de l'âge. Chez moi, ils ont disparu. Mon visage ne bouge plus. Il ne remue pas et mes yeux sont immobiles, cachés derrière mes paupières closes. Ma peau est lisse comme une mare au clair de lune. Morte. Oui, souris à tes rides, apprends à les aimer, elles parlent de ta vie ; elles parlent du temps, de l'énergie qui circule. Moi, ma peau est fine et diaphane, elle manque d'air et de soleil. J'ai même des boutons d'adolescent. À part ça, rien, le plat, la mort des muscles. L'enfer à ciel ouvert. Parce que crois-moi, ça bat là-dessous, ça vibre. C'est prêt à tout pour vivre. Tu rigoles moins maintenant, tu commences à me croire. Un homme sans âge et un meurtrier, c'est ce que je suis devenu.
Je ne suis pas le fruit d'une imagination quelconque. Je n'ai pas d'imagination. Je n'ai pas de souffle non plus. Pense donc... C'est une machine qui respire pour moi. Elle m'envoie de l'air, elle le chasse, elle m'envoie de l'air, elle le chasse. Je la hais, cette machine, et je prie chaque seconde pour qu'elle ne s'arrête pas. Je veux vivre encore un peu. De l'imagination, la vie en a eu pour moi. Oui, pour moi plus que pour les autres. Et maintenant, j'attends de me libérer. Ils veulent me juger pour les meurtres que j'ai commis. Ils voudraient bien éclaircir l'énigme, comprendre comment j'ai fait. Si je leur racontais, ils ne me croiraient pas. Ils prendraient ça pour des divagations de soûlard ou de grand malade. Je ne suis ni l'un ni l'autre.
Ils ont dépêché un jeune homme qui entre chaque matin dans ma chambre et passe sa journée à me surveiller. Il attend que je sorte de ma léthargie. Il pénètre à bas bruit dans la pièce - je le soupçonne d'avoir dormi dans le couloir. Il passe devant le lit sans rien dire, il respire à peine, il observe un silence religieux. Il contourne le sommier, longe la fenêtre, hasarde un oeil au-dehors puis vient s'asseoir sur la chaise à côté du lit, en retrait. Comme ça. Il peut ensuite me surveiller, traquer en vain le moindre soubresaut de mon corps. Je me demande s'il saura avant moi que je suis revenu. J'hésite. Comment faire pour déjouer sa surveillance ? Quand ma famille me rend visite, il s'éclipse. Mais dès qu'ils franchissent le seuil de ma chambre, il est là, à nouveau. Assis, calme et posé. Je ne peux pas dire que je le déteste. J'aimerais savoir qui il est, ce qu'il me veut, comment il fait pour rester immobile et silencieux tout ce temps. Moi j'ai des excuses : je ne peux pas bouger, je suis en réanimation, je suis presque mort. Mais lui, où a-t-il été formé pour se montrer aussi implacable ? On dirait une ombre, un fantôme. Ce n'est pas un de ces flics débonnaires qui feuillettent un journal et observent leur suspect d'un oeil distrait. Lui, il a les yeux rivés sur moi. Il me scrute. Comment je le sais ? J'ai beau avoir les paupières scotchées pour les protéger, je sens son regard posé sur mon visage, sur ma bouche. (...)

Revue de presse

Choisis par l'auteur avec sincérité, les exergues d'un roman en donnent si ce n'est une clé, du moins un présage. Au seuil de Palladium, premier roman de Boris Razon, voisinent Lewis Carroll et Homère - Alice captive du pays des merveilles et Ulysse au seuil du royaume d'Hadès, associés comme pour annoncer une épopée, une geste ample et tragique, de l'autre côté du miroir. Dans un monde de ténèbres où se voient repoussées les limites de l'expérience humaine ordinaire...
Cela ressemble à une chute, à un chaos, une «guerre de tranchées» intime, mais c'est aussi un cheminement spirituel et littéraire, une forme d'initiation, qui passe par le dénuement, la confrontation avec le mal, la traversée des ténèbres. Une épreuve au terme de laquelle se réalise la «métamorphose» du narrateur : l'adieu à l'homme qu'il fut, et l'accueil de celui qu'il devient, cet autre lui-même... (Nathalie Crom - Télérama du 21 août 2013)

Une affection brutale terrasse le narrateur. " Palladium ", premier roman saisissant de Boris Razon, est le journal de la paralysie, de la peur de mourir, du délire... et du retour à la normale...
Il faudrait peut-être renverser terme à terme la célèbre définition que donnait le physiologiste René Leriche (1879-1955) de la santé pour essayer, sinon de comprendre, du moins d'entrevoir l'expérience effroyable qui nous est ici décrite. Si la santé est la vie dans le silence des organes, alors la maladie devient la hantise de la mort dans le délire des organes. Car la peur de mourir éclate à chaque page, passant de la conscience au rêve et du rêve à ce que le rêve a pour fonction de cacher. Et ça délire en tous sens dans ce corps plongé hors de lui-même et hors du monde commun...
En un sens, ce roman s'inscrit donc dans le genre aujourd'hui bien établi de la littérature de maladie, sauf qu'ici l'expérience de l'affection organique se transmue soudain en expérience de la folie et le récit de soi en récit de l'autre, celui que le narrateur était avant ou pendant sa claustration. Du même coup, on en sort plus troublé - ce n'est plus l'expérience encore commune d'une conscience en prise aux souffrances du corps, comme on peut en lire si souvent, mais l'expérience plus radicale d'une conscience d'après-coup cherchant comme elle peut à re-fictionner les fictions qui l'envahirent lorsque son corps l'abandonna complètement à elle-même...
En un troisième sens encore, on s'approche plutôt, surtout dans la seconde partie du livre, d'une pure littérature sous drogues qui fait éclater toute séparation stable entre le réel et l'imaginaire. Cet effondrement en soi-même de Boris Razon est un " festin nu " aux hallucinations paranoïaques et amères ; ou encore une " connaissance par les gouffres " qui s'achève en " misérable miracle ". Les drogues hallucinogènes diraient la vérité du corps et de l'esprit poussés à leurs limites : l'expérience de leur naissance et de leur mort. C'est peut-être même ici que Boris Razon s'avère le plus convaincant et le plus touchant (Pierre Zaoui - Le Monde du 29 août 2013)

Un voyage dans des inframondes, une chronique de la douleur, un hommage à la littérature. Il a mis sept ans à l'écrire et à le réécrire. Il projetait d'en faire trois tomes. On se retrouve avec moins de 500 pages serrées, auxquelles il a eu du mal à apposer le point final. Boris Razon a composé avec Palladium un roman picaresque aux larmes séchées...
Le livre s'ouvre sur un compte à rebours. Boris Razon cherche à comprendre pourquoi il s'est retrouvé paralysé de la tête aux pieds sur un lit d'hôpital. "On revisite l'avant à la recherche de l'instant fatidique. Qu'est-ce que j'aurais pu éviter ?"...
On pense à une forme atypique de la maladie de Guillain-Barré. Il est mort à l'extérieur ; il est vivant à l'intérieur. Il va alors, durant ses semaines hallucinées, voyager dans des univers parallèles. Des sentiments (la haine), des actes (des meurtres), des êtres (des hommes légumes). C'est sa réalité. Il n'a pas cru vivre toutes ses aventures, mais il a vécu toutes ses aventures. Boris Razon s'en souvient parfaitement. Son cerveau a enregistré avec minutie. "J'ai visité les bas-fonds de l'humain." Il en est revenu métamorphosé. (Marie-Laure Delorme - Le Journal du Dimanche du 1er septembre 2013)

Ce livre retrace une histoire vraie. Le corps qui lâche pour n'être plus, comme il le dit, qu'un «poulpe endormi», Boris Razon connaît. Six mois d'emprisonnement en soi «transformé en foetus, immobile, et coincé dans mon enveloppe». Intubé, ventilé, dépendant à 100%...
Ce labyrinthe porte un nom : méningo-polyradiculonévrite ou syndrome de Guillain-Barré atypique. De cette affection auto-immune qui touche le système nerveux périphérique et peut conduire à la tétraplégie, on ne comprend pas toujours la cause...
Des profondeurs de son inconscient, «ce magma en nous», dit-il, surgissent à son chevet des putes japonaises aux baisers carnivores, des chiens maquillés, en tenue de soubrette. Des mercenaires veulent sa peau - sans doute les médecins ou les infirmiers qui viennent ajuster les appareillages. La Salpêtrière est devenue un champ de batailles et de haines, un nid d'espions où il s'épuise en vains combats dans les sous-sols de l'hôpital, tel un James Bond spectral et moribond. Tout ce qu'il rapporte, Boris Razon l'a vécu. Dans «Palladium», il donne à voir ce travelling mental apocalyptique (Anne Crignon - Le Nouvel Observateur du 22 août 2013)

De cette expérience, Boris Razon -ancien rédacteur en chef du Monde.fr désormais chargé du multimédia à France Télévisions- tire un texte sidérant...
L'une des grandes qualités de Palladium tient dans sa manière d'agencer les hallucinations du patient avec les extraits bruts de son dossier médical. Comme si la réalité se situait, au fond, entre la froideur de la vérité clinicienne et la liberté délirante des sens. (Baptiste Liger - L'Express, septembre 2013)

Il y a des premiers romans qui surgissent comme des météores, il leur arrive même d'atteindre le Graal (Jonathan Littell ou Alexis Jenni). Palladium, de Boris Razon, est de cette veine-là. Récit impressionnant tant par ce qu'il dit que dans sa forme...
Son corps est son sarcophage. Il tutoie le lecteur en l'appelant «ami» : «Ça t'intéresse, hein, la mort ? Évidemment, tu es comme tout le monde. Tu voudrais savoir ce que ça fait de mourir.» Lui, il le sait. (Le Figaro du 12 septembre 2013)

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le 15 octobre 2013
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le 19 octobre 2013
Format: Broché|Achat vérifié
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le 7 octobre 2013
Format: Broché
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le 17 octobre 2013
Format: Broché|Achat vérifié
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1000 PREMIERS REDACTEURS D'AVISle 5 avril 2016
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le 21 octobre 2014
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le 27 juillet 2015
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le 16 septembre 2014
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