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Passeport à l'iranienne Poche – 6 mai 2009

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Extrait

Samedi

Je suis née ici, je connais Téhéran, j'y ai de la famille et des amis. Bientôt, je devrai repartir pour Paris, où je vis. Mon billet de retour, sur Iran-Air, est prêt. Juste un petit souci, presque rien : je dois renouveler mon passeport iranien.
J'ai l'habitude. D'ordinaire, cela prend trois jours. J'ai dix jours devant moi : c'est plus qu'il n'en faut.
Pour renouveler mon passeport, je dois préparer, parmi d'autres documents, des photos d'identité isla­miques : pas de cheveux apparents sous le foulard, pas de maquillage visible, pas de sourire. Il faut, en somme, offrir le portrait d'une femme qui regarde directement l'objectif de l'appareil mais qui n'a pas, dans le quotidien de sa vie, l'autorisation de fixer les yeux de son interlocuteur lorsque celui-ci est un homme.
Pour composer cette photo - il s'agit bien d'une composition et non d'un instantané -, je dois à tout prix aller chercher un photographe professionnel. Ceux-ci ont l'habitude de ce genre d'exercice : ils disposent tous de foulards unis et épais, d'une lotion démaquillante pour les yeux et les lèvres, d'un long manteau à col boutonné et fermé, bref de tout l'attirail nécessaire à la transformation d'une femme ordinaire - que ses cheveux soient courts ou longs, qu'elle soit lourdement ou légèrement maquillée, vêtue d'une robe imprimée ou de jeans et d'un tee-shirt - en une femme islamique.
L'apparence de la femme islamique a été soigneu­sement étudiée. Elle a un sens : le voile qui recouvre sa tête représente le sang des martyrs versé au cours de la guerre Iran-Irak - plus d'un million de morts du côté iranien -, et les boutons de son col, qui serrent son gosier et l'étouffent un peu, sont une allusion à l'honneur sain et sauf de son époux ou de son frère, pour la bonne raison que ces boutons empêchent d'apercevoir sa chair de femme.
Avant de me rendre dans un de ces ateliers de photographie - j'en connais deux, situés non loin de chez moi -, je prends la précaution de ne pas raviver mon rouge à lèvres, au cas où les photographes manqueraient de dissolvant, je choisis un foulard noir et une chemise froissée à col montant achetée à Paris, chez Pleats. Ce modèle ne révèle, ni même ne laisse deviner, aucune rondeur du corps, car il noie la poitrine sous un amas de polyester plissé. En Iran, rares sont ceux qui connaissent le couturier Issey Miyaké, et se couvrir d'un de ses amples vêtements ne peut dénoncer la moindre recherche vestimentaire, attitude qui pourrait paraître suspecte.
Je décide de me parfumer un peu, quand même. Un coup d'oeil à ma coiffeuse et je choisis la Rose de Santa Maria Novella. J'espère peut-être, secrètement, grâce à un vêtement à l'élégance insoupçonnable et à mon parfum, contaminer le prototype islamique de la femme par quelques germes japonais et florentins, invisibles, subtils, indétectables.
Je sors et, après quelques minutes de marche incertaine sur des trottoirs transpercés de câbles et éventrés, j'aperçois les deux ateliers de photographie. Ils ne sont pas loin l'un de l'autre. L'un porte le nom de Mehdi, l'imam caché, celui qui a disparu jadis dans un puits et dont les chiites fervents attendent le retour depuis douze siècles.
L'autre atelier s'appelle Ecbâtâne, du nom de l'antique capitale des souverains achéménides, les bâtisseurs de Persépolis. Je choisis le second. Avant la Révolution islamique, j'aurais opté indifféremment pour l'un ou pour l'autre et peut-être même pour le premier, par sympathie pour un de mes cousins qui porte le nom de Mehdi.
Aujourd'hui je choisis la plus haute antiquité, les temps illustres de la Perse. Je m'arrête devant la vitrine de l'atelier Ecbâtâne et je lis, calligraphié sur le verre : «NOUS FILMONS ET PHOTOGRAPHIONS TOUTES VOS CÉRÉMONIES.» --Ce texte fait référence à l'édition Broché .

Présentation de l'éditeur

Obtenir le renouvellement de son passeport, en Iran, relève du parcours du combattant ! Et c'est l'expérience qu'a vécue l'auteur de ce livre, une aventure qui mobilise tout le petit peuple de Téhéran, prétexte à une galerie de portraits irrésistibles : deux photographes spécialistes de portraits islamiques, une maquerelle qui veut envoyer des filles à Dubaï, une grand-mère qui offre une poule vivante à un militaire implacable, un technicien qui cache une parabole TV dans une marmite d'offrandes religieuses... À l'encontre des idées reçues, Nahal Tajadod décrit un Iran généreux, drôle, où la débrouillardise est le maître mot de la vie quotidienne, un pays qu'elle aime passionnément.

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Format: Poche
J'ai adore ce livre ou la fiction rejoint aisement la realite. L'auteur nous fait decouvrir une face bien cachee de l'Iran dont les medias ont trop souvent tendance a ne nous montrer que des horreurs. On s'attache vite aux personnages du livre et on lit avec ferveur chaque page pour savoir ce qui va arriver a l'auteur.

Je ne suis pas d'accord avec le commentaire precedent. Il est evident que l'auteur porte beaucoup d'affection a son pays d'origine et aux iraniens, sans etre hautaine. Les iraniens sont decrits dans le livre comme des gens chaleureux, qui vivent de leur mieux les restrictions de leur regime. Ce livre est interessant pour les lecteurs qui s'interrogent sur le quotidien des iraniens (comment vit-on au quotidien les restrictions vestimentaires, la religion etc...). Personnellement, ce livre m'a donne envie de visiter un jour l'Iran et de connaitre l'hospitalite de son peuple.
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Par Solenn Donnio MEMBRE DU CLUB DES TESTEURS le 11 janvier 2010
Format: Poche
Venue rendre visite à sa famille et à ses amis avec sa fille en Iran, Nahal Tajadod doit aussi faire renouveler son passeport avant de rejoindre son mari (Jean-Claude Carrière, qui signe d'ailleurs le dessin de la couverture) resté en France. Mais face à la lenteur de l'administration iranienne, elle accepte l'aide de deux photographes du quartier qui connaissent un médecin qui connaît un officier qui connaît... Commence alors pour Nahal une quête absurde et une succession de rencontres à travers Téhéran pour obtenir le fameux sésame qui lui permettra de rentrer en France.

La chasse au passeport n'est finalement ici qu'un prétexte pour découvrir Téhéran, et dresser les portraits de personnages plus pittoresques les uns que les autres, notamment un médecin légiste qui ressemble à un chanteur pop, et qui manie à merveille l'art du pot-de-vin et du trafic d'organes... A travers le quotidien de ces personnages, Nahal Tajadod confronte les deux visages de l'Iran: Celui de la République Islamique, où la religion est loi, et où la moindre fantaisie (un trait de maquillage, un regard ou une poignée de main entre un homme et une femme) peut vous valoir coups de fouet et prison. Mais Nahal Tajadod décrit aussi un Iran fier et chaleureux, un pays généreux où règne le partage et la solidarité. La coutume du tarof qui consiste à toujours refuser d'emblée l'aide ou l'argent que l'on vous propose par politesse (y compris pour les commerçants) provoque des situations assez drôles!
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Format: Poche Achat vérifié
Il est souvent question en Occident de bureaucratie francaise. Le livre presente la bureaucratie iranienne sous un jour à la fois drôle et bienveillant. On a presque envie de renouveler ses papiers pour pouvoir rencontrer tous ces gens si différents.
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Format: Broché
J'ai acheté ce livre parce que j'avais envie de mieux comprendre l'Iran, après toutes ces images qu'on voit à la télé. Mais j'avoue que j'ai été déçu. Le titre, « Passeport à l'iranienne », était pourtant très alléchant. Il m'avait laissé penser que cet ouvrage me permettrait de voyager à travers l'Iran et de m'aider à mieux comprendre ce pays si complexe. Mais en fait, on se perd souvent dans les histoires personnelles de cette femme, issue d'un milieu élitiste et bourgeois du Nord de Téhéran. Je se demande, par exemple, ce que viennent faire les éternelles références à son mari (On a compris, c'est Jean-Claude Carrière, et alors ?). J'ai été aussi parfois choqué par la prétention de ses propos (surtout quand elle se vante d'avoir refilé une robe Tati à sa femme de ménage iranienne, laquelle y voit un luxueux cadeau de Paris).
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Format: Format Kindle Achat vérifié
J'ia passé un bon moment en lisant ce livre sans vraiment y trouver ce que je cherchais c'est à dire le témoignage d'un iranien lambda. Les situations m'ont toujours paru irréelles, je n'ai jamais été complètement à l'aise.
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