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Pensées sur la morale Poche – 12 octobre 2012


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Poche, 12 octobre 2012
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Extrait de la présentation

On se trompe sur la morale. Elle n'est pas là d'abord pour punir, pour réprimer, pour condamner. Il y a des tribunaux pour ça, des policiers, des prisons, et nul n'y verrait une morale. Socrate est mort en prison, et plus libre pourtant que ses juges ou ses geôliers. C'est où la philosophie commence, peut-être : dans la conscience, lorsqu'elle ne se soumet qu'au vrai ou qu'à elle-même. C'est où la morale commence, pour chacun, et toujours recommence : là où aucune punition n'est possible, là où aucune répression n'est efficace, là où aucune condamnation, en tout cas extérieure, n'est nécessaire. La morale commence où nous sommes libres : elle est cette liberté même, lorsqu'elle se juge et se commande.
Vous êtes dans un grand magasin, en train d'admirer un bijou, un vêtement ou je ne sais quelle merveille technologique. Trop beau. Trop cher. Une tentation naît : «Et si je l'emportais sans payer ?» Mais un vigile vous regarde; ou bien il y a un système de surveillance électronique; ou bien vous avez peur, simplement, d'être pris, d'être puni, d'être condamné... Vous reposez l'objet convoité. Ce n'est pas honnêteté ; c'est calcul. Ce n'est pas morale ; c'est précaution. La peur du gendarme est le contraire de la vertu, ou ce n'est vertu que de prudence.
Imaginez, à l'inverse, que vous ayez cet anneau qu'évoque Platon, le fameux anneau de Gygès, qui vous rendrait à volonté invisible... C'est une expérience de pensée, comme on dit aujourd'hui, et l'une des plus fortes que je connaisse. Platon la raconte avec force détails, qui mériteraient d'être interprétés d'un point de vue psychanalytique. Tout commence par un orage, doublé d'un séisme : le sol se fend, s'ouvre, dégage comme une cavité... Gygès, qui n'est qu'un simple berger, y descend. Il y trouve le cadavre d'une espèce de géant, lequel porte à la main un anneau d'or. Notre berger s'en empare. Et découvre peu après, en faisant tourner machinalement sa bague, qu'elle lui confère, tant qu'il la porte, un étonnant pouvoir. C'est une bague magique ! Il suffît de tourner le chaton de la bague vers l'intérieur de la paume pour devenir totalement invisible, comme il suffit de le tourner vers l'extérieur pour redevenir visible... Notre berger, qui passait auparavant pour honnête homme, ne sut pas résister aux tentations auxquelles cet anneau le soumettait. Il profite de ses pouvoirs magiques pour entrer au Palais, séduire la reine, assassiner le roi, prendre lui-même le pouvoir, l'exercer à son bénéfice exclusif, bref devient le plus odieux des criminels et des tyrans. C'est comme le frère inversé d'Oedipe : celui-ci se creva les yeux pour ne plus voir le mal qu'il avait fait; Gygès, grâce à sa bague, peut empêcher qu'on voie celui qu'il fera.

Biographie de l'auteur

André Comte-Sponville, philosophe matérialiste, rationaliste et humaniste, a beaucoup écrit dans la presse grand public et a récemment publié chez Albin Michel Le Goût de vivre (2010) et Le Sexe ni la mort (2012).

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