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Philby : Portrait de l'espion en jeune homme Broché – 4 novembre 2011

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Extrait

Extrait du prologue

Moscou, août 1938

Où Teodor Stepanovitch Maly se voit refuser une dernière cigarette

Alors, voilà : Le Y de Y. Modinskaïa, sur mon badge, est l'initiale de Yelena. C'était aussi le prénom de ma grand-mère maternelle, l'une des premières femmes commissaires dans la glorieuse Armée rouge à l'époque de la Révolution. J'ai trente-trois ans. Avant ma récente réaffectation au poste d'analyste du renseignement, j'étais assistante de recherche au deuxième directoire général du Commissariat du peuple aux affaires intérieures, plus connu sous le nom de NKVD. Non, je ne suis pas mariée - sauf à considérer, bien sûr, que je suis mariée à mon travail, pour reprendre la formule du lieutenant Goussakov.
Oui, oui, vous êtes l'un des rares à comprendre que pour moi aussi, c'était une épreuve. Il va sans dire que c'en était une pour le condamné (c'est bien le but, n'est-ce pas ?), mais moi, je n'étais encore jamais descendue aux étages où l'on interroge les traîtres et, à plus forte raison, ne m'étais jamais entretenue avec un criminel juste avant son exécution. Depuis qu'on m'avait confié les dix-sept cartons du dossier N° 5581 (chacun marqué du tampon rouge «Top Secret» et «Comité pour la sécurité de l'État du Conseil des ministres d'URSS»), un mois et une semaine et demie plus tôt, j'avais passé pratiquement toutes mes heures de veille à éplucher leur contenu : des pages et des pages de rapports, dactylographiés sur du papier ministre, de ou à propos de l'Anglais ; des mois de télégrammes échangés entre la Rezidentura de Londres et le Centre de Moscou, chaque liasse retenue par un élastique épais ; les appréciations de l'analyste qui avait travaillé sur le dossier avant moi, concernant la bonne foi de l'Anglais. Bien que j'eusse enchaîné les journées de quinze heures à mon bureau, je n'avais réussi à examiner que les deux tiers environ des documents. Pour ce qui était de mes conclusions, en théorie, mon opinion n'était pas encore faite, mais j'avais déjà repéré des incohérences dans le résumé qu'avait préparé mon prédécesseur immédiat, avant d'être déporté dans un camp de travail en Sibérie. Mon chef de section au 5e département du deuxième directoire, le lieutenant Goussakov, m'a accompagnée jusqu'à la porte de la salle d'interrogatoire. Je le vois encore remonter sa manchette amidonnée pour jeter un coup d'oeil impatient à la montre attachée au creux de son poignet dodu. «Vous avez une demi-heure, sous-lieutenant Modinskaïa. Pas une minute de plus. On ne doit pas faire attendre les camarades dans la crypte.»
Un gardien a déverrouillé la porte de ce qui s'est révélé être une pièce étroite et nue, au plafond haut. Je l'ai entendu refermer derrière moi, une fois que j'ai été à l'intérieur. La pièce empestait : une odeur indistincte, mais parfaitement désagréable. La lumière de l'aube, d'une couleur de cendre et d'un poids de plomb, filtrait à travers une fenêtre pas plus grande qu'une fente, haut dans le mur. J'ai cru percevoir le crissement des freins à friction des tramways qui s'arrêtaient sur la place Dzerjinski, devant la prison de la Loubianka, pour faire monter les travailleurs qui avaient fini leur service de nuit. Tandis que mes yeux s'habituaient à l'obscurité de la pièce sans éclairage, j'ai distingué la silhouette d'un homme, assis sur un tabouret à trois pieds. Il était grand, mince, ou même maigre, pas rasé, débraillé, vêtu d'une veste de costume informe sur une chemise blanche sale boutonnée jusqu'à son cou squelettique. Il avait une fine moustache triangulaire au-dessus de la lèvre supérieure. Ses cheveux paraissaient emmêlés. Il portait des chaussures sans lacets et sans chaussettes. J'ai été soulagée de voir qu'il avait des fers aux chevilles et aux poignets.

Revue de presse

Aujourd'hui, il revient sur les années de formation de Philby. C'est l'occasion d'en apprendre un peu plus sur ce personnage mystérieux, bègue et incapable de supporter la vue du sang, un comble pour un espion !...
Fasciné par Staline, héros de son précédent ouvrage, Littell écrit une scène d'anthologie au cours de laquelle le despote, qui attend des preuves de la trahison de Philby, prend finalement fait et cause pour l'Anglais au détriment de ses officiers de renseignements. Le roman, qui a commencé en 1933 à Vienne, s'achève trente ans plus tard à ­Beyrouth. Philby, sous la pression des Anglais, vient d'avouer qu'il est un agent russe et part trouver refuge à Moscou. De passage à Paris, Littell nous confirme qu'arrivé à Moscou, l'espion n'a jamais pu passer du grade d'agent à celui d'officier du KGB. Pas plus qu'il n'a été autorisé à pénétrer le QG du KGB. Jusqu'au bout, les Russes se méfieront de celui qui fut l'ami intime de James Jesus Angleton, patron de la CIA jusqu'en 1975, accréditant ainsi l'hypothèse folle d'un Philby agent triple ! (Bruno Corty - Le Figaro du 17 novembre 2011 )

La manière dont l'auteur donne la parole à divers personnages clés - agents russes ou anglais, complices ou ennemis - évoque un ballet de dupes, un théâtre fascinant où se joue le sort du monde. Du haut de son humour décapant, le romancier tire les ficelles de ces marionnettes parfois pitoyables, et brosse le portrait d'un homme résolument énigmatique, qui, en 1988, sera enterré dans le carré des généraux du KGB, à Moscou. (Christine Ferniot - Télérama du 24 novembre 2011 )

Harold Adrian Russell Philby, surnommé Kim en hommage à l'espion du roman de Kipling, a-t-il vraiment été démasqué ?...
A travers les regards croisés de ses maîtresses, des agents recruteurs du KGB ou de l'Intelligence Service, Littell nous dresse le portrait fascinant et complexe d'un espion qui apparaît à tous ceux qui le croisent sous un jour différent. L'écrivain sème même le trouble en osant une hypothèse audacieuse : et si Philby était finalement un agent triple, donc anglais ? (François Lestavel - Paris-Match du 24 novembre 2011 )

De deux choses l'une. Ou vous savez (ou pensez savoir) tout de Harold Adrian Russell Philby (1912-1988), plus connu sous le nom de Kim Philby, célèbre agent double britannique, espion à la solde du KGB; ou cet illustre membre du groupe de Cambridge (avec MacLean, Blunt, Burgess, Cairncross) vous est parfaitement étranger. Quel que soit votre camp, vous prendrez le même plaisir à la lecture de Philby. Portrait de l'espion en jeune homme, de Robert Littell, tant ce roman du maître américain de l'espionnage déroule avec fluidité, vivacité et clarté les années de formation de l'une des plus fabuleuses taupes de l'Histoire. (Marianne Payot - L'Express, décembre 2011 )

Agent double... ou triple ? Quand on aime, on ne compte pas. Mais Robert Littell, lui, aime et compte. Or, à ses yeux, le calcul ne tombe pas rond. Il y a trop d'hommes : d'abord, le père, Saint John Philby, converti à l'islam et conseiller du roi d'Arabie saoudite, farouche conservateur collaborateur régulier des services secrets de la Couronne ; ensuite, l'ami, James Angleton, figure de la CIA naissante après avoir été formé à Londres, où l'on était plus expérimenté en matière d'espionnage, par... Kim Philby. D'où les doutes de l'auteur, qui défend dans ce roman tourbillonnant une thèse audacieuse : «l'Anglais» n'aurait trahi ni son pays, ni son père, ni son ami, mais, de bout en bout, aurait berné Moscou. Une thèse tout autant séduisante que le roman qui la porte. (Gilles Biassette - La Croix du 14 décembre 2011 )

On ne voit guère que le roman pour élever le fait divers à la hauteur d'un symbole du temps ou encore discerner dans les entrelacs d'intrigues d'espionnage certains ressorts subtils des grands affrontements idéologiques. Pour s'en assurer, il suffit de relire le récent Tout, tout de suite, de Morgan Sportès, formidable allégorie de l'époque présente inspirée par la lecture de Marx (les Luttes de classes en France). Et, sur l'univers des agents spéciaux comme révélateur d'un état du monde, les romans de Somerset Maugham, Graham Greene, John Le Carré. Ceux également de Robert Littell, dont le Philby confirme l'intelligence historique et la stature littéraire...
Une personnalité composite se révèle, un personnage fondamentalement romanesque dont Robert Littell dessine la multiplicité des visages. (Jean-Claude Lebrun - L'Humanité du 2 février 2012 )

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Format: Broché
Comme le sous-titre l'indique, ce roman de Robert Littell raconte les années de formation de "Kim" Philby. L'un des espions les plus connus du XXè siècle.

Issu de la gentry britannique, ancien élève du très prestigieux Trinity College de Cambridge, Harold Adrian Russel Philby, surnommé "Kim" par allusion au personnage de Kipling (Kim), est le fils de l'orientaliste Saint John Philby, agent britannique et rival de Lawrence d'Arabie. De ce père aventurier, le jeune homme hérite un goût affirmé pour le "grand jeu" de l'espionnage.

Réduisant son récit à la jeunesse de son personnage, Littell commence son roman dans la Vienne pré-nazie, lors de l'écrasement des socialistes et des communistes par Schuschnigg. S'en suivent alors les grands épisodes historiques auxquels Philby fut mêlé : la guerre d'Espagne, la drôle de guerre, le blitz, l'Operation Barbarossa, la préparation du débarquement, et jusqu'au Projet Manhattan.

Chaque chapitre évoque un épisode de l'histoire des années 30 et 40, selon un point de vue toujours différent : tout le roman est à rédigé à la première personne, un narrateur différent pour chaque chapitre. Ce portrait kaléidoscopique du jeune espion amène le lecteur à confronter des points de vue fuyants, contradictoires, partiellement complémentaires.
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Format: Broché
Une nouvelle construction de " légende ", basée sur des faits réels dans une élaboration convaincante et excitante. Philby appartient à cette étrange catégorie de personnages qui flattent l'imaginaire et troublent notre entendement. Robert Litelll s'empare de ce mystère en le replaçant magistralement dans les contextes historique et idéaux de l'époque.
Graham Green n'est pas loin et le plaisir ne se dément à aucun moment. Un régal pour les amateurs !
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Par watson221 le 28 décembre 2011
Format: Broché
Je ne connaissais pas Robert Littell. C'est désormais chose faite et je ne regrette pas mon achat. Une histoire d'espionnage menée tambou battant par le prisme des différents protagonistes, à l'exception du principal, Kim Philby. Un enchantement, vraiment. Le mystère d'un homme autorise évidemment bien des hypothèses sur ce qu'il fut vraiment. Cinq étoiles et même plus si c'était possible. On ne s'ennuie pas une seconde avec cette grandiose galerie de magnifiques faux jetons.
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Par BAGRATION COMMENTATEUR DU HALL D'HONNEUR le 14 août 2012
Format: Broché
Kim Philby, l'Ennemi Absolu de la Classe Dominante..Qui en situation inversée aurait mené avec autant de maestria une telle dissimulation ? Les Brittons pris à leur propre piège...Cela signe leur Waterloo au Grand Jeu...De ce point de vue, les Soviétiques étaient vraiment excellents....Heureusement, George Smiley a remis de l'ordre dans tout cela....
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