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Philosopher avec la littérature: Exercices de philosophie littéraire Broché – 11 avril 2013


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Extrait

Extrait de la préface à la seconde édition

L'ouvrage que Franck Salaün et les éditions Hermann m'ont proposé de reprendre dans la collection «Fictions pensantes», ce dont je les remercie, avait paru en 1990 aux Presses Universitaires de France, dans la collection «Pratiques théoriques» alors dirigée par Etienne Balibar et Dominique Lecourt, sous le titre A quoi pense la littérature ? J'avais d'abord envisagé de l'intituler «Les idées dans les lettres», titre écarté par l'éditeur qui l'avait trouvé lourd et trop peu commercial. Ce que ces différentes formules entreprenaient de cibler, c'est le problème des rapports entre philosophie et littérature, qui n'avait cessé de me préoccuper, en particulier depuis 1966, où j'avais publié dans la collection «Théorie» dirigée par Althusser aux éditions Maspero un premier livre consacré à la littérature, Pour une théorie de la production littéraire.
J'avais été amené précocement à m'intéresser à ce problème pour des raisons qui tenaient en premier lieu à la manière dont mes études scolaires s'étaient déroulées. Comme tout élève de Lycée, de mon temps on était lycéen dès la sixième, j'avais été initié à la littérature, à la richesse inépuisable de son corpus et à la complexité de ses codes d'expression, bien avant de découvrir, en classe terminale, le domaine déconcertant, aride, difficilement situable, de la philosophie. Au moment où s'est effectué pour moi ce nouvel apprentissage, vers le milieu des années cinquante, il n'était pas habituel d'étudier la philosophie dans ses textes, pratique qui ne s'est imposée que plus tardivement, et l'expression «littérature philosophique» était largement privée de sens : la philosophie était normalement présentée dans les manuels qui servaient à l'enseigner comme un agglomérat d'idées dont les philosophes avaient le parrainage, - littéralement, ils les «soutenaient» -, sans en être à proprement parler les «auteurs», ce qui les distinguait des écrivains ; ces idées détenaient elles-mêmes l'étrange particularité de circuler et de s'entrecroiser sans reposer sur aucun support matériel, fût-ce celui de signes d'écriture dans un certain ordre agencé, ce qui avait pour conséquence de les installer dans un régime généralisé d'opinion, relevant exclusivement d'une doxographie ; y régnait en dernière instance, sous les apparences de la discussion rationnelle, l'arbitraire du Kampfplatz dont parle Kant, où s'affrontent des thèses privées de consistance, de pures abstractions, ce qui les rend échangeables à la manière de marchandises. Comme c'était le cas pour la plupart des élèves de cette époque, la littérature et la philosophie m'étaient donc apparues sous des figures on ne peut plus contrastées : d'un côté, un ensemble bariolé de discours stylisés qui évoquaient et mettaient en forme des expériences vécues dont le contenu était en principe accessible à n'importe qui (encore que, pour un élève des premières classes de l'enseignement secondaire, la passion amoureuse, l'enthousiasme soulevé par le sentiment de la beauté, la crainte de la mort, et bien d'autres thèmes traités par les écrivains dits classiques, soient surtout des vues de l'esprit !) ; de l'autre, de secs philosophèmes, l'être, la vérité, la liberté, la justice, la personne, etc., qui flottaient dans le vide de l'universel, et que leur creuse abstraction rendait d'autant plus fascinants à leur manière, comme si leur acquisition représentait l'accession à un nouvel âge de la vie, une sorte de droit d'entrée dans un univers adulte où domine l'esprit de sérieux, prioritairement attiré vers le traitement de grandes questions générales. Toutefois ce contraste avéré laissait subsister quelques zones d'ombre, où régnait une certaine équivoque, ce qui l'empêchait de dégénérer en une séparation absolue : lorsque, dans les dernières années du parcours des études secondaires, on se mettait à lire des écrivains comme Montaigne, Pascal, Voltaire ou Rousseau, le partage du littéraire et du philosophique se mettait à vaciller ; entre les deux ordres, celui des lettres et celui des idées, passait, par-dessus les clivages disciplinaires, un début de communication, dont cependant la légitimité n'allait pas de soi, ce qui favorisait l'enclenchement d'une réflexion. En particulier, on était amené à se demander si un discours en forme, stylisé, portant la marque de son auteur, est uniquement susceptible, que sa destination soit narrative, oratoire ou poétique, d'une approche esthétique, ou bien relève d'autres critères, qui mesurent sa capacité à remplir une fonction, disons, cognitive, donc porteuse d'une certaine valeur de vérité, sans pourtant renoncer au caractère libre d'un jeu de l'esprit.

Présentation de l'éditeur

« Philosopher avec la littérature, formule qui représente le mieux l'esprit de ma démarche actuelle, ce n'est surtout pas philosopher sur la littérature, en cherchant à plaquer sur elle des catégories préfabriquées qui en dénaturent le libre jeu en le canalisant, en en rabotant les aspérités à coups d'abstractions convenues en vue de le ramener dans l'ordre du bien connu. Ce n'est pas non plus chercher les bribes de philosophie susceptibles d'être extraites des oeuvres de littérature où elles subsisteraient au titre d'éléments rapportés. Mais c'est faire ce que j'avais proposé d'appeler, et je maintiens cette proposition, des exercices de philosophie littéraire : c'est-à-dire, sans prétendre élucider leur sens final, car de sens final, justement, elles n'en ont pas, aborder la lecture d'oeuvres dites, en partie par convention, de littérature en essayant de dégager de cette lecture une incitation à faire de la philosophie autrement, d'une manière qui ne se substitue pas à celle que pratiquent ordinairement les philosophes, qui sont eux-mêmes des écrivains d'un type singulier, mais qui l'accompagne, sans la compléter, en lui offrant de nouvelles orientations, de nouvelles manières de poser les problèmes traditionnels de la philosophie, à défaut de pouvoir en esquisser les solutions, pour autant que les problèmes soulevés par la philosophie soient destinés à être résolus. » Cette réédition de l'essai de Pierre Macherey, paru en 1990 sous le titre À quoi pense la littérature ?, est l'occasion pour son auteur d'une mise au point. Dans sa Préface, il revient sur son parcours intellectuel et caractérise l'évolution de sa conception du rapport entre littérature et philosophie.

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