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Police : des chiffres et des doutes Broché – 1 octobre 2007

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Description du produit

Extrait

Extrait de l'introduction :

Les chiffres fascinent.
Ils s'affichent dans les journaux pour mieux marquer les esprits. Ils ponctuent les articles comme autant d'arguments d'autorité. Ils donnent au non-spécialiste le sentiment de disposer rapidement de clefs de lecture pour mieux comprendre les problèmes. Diagrammes et courbes offrent ainsi des images compréhensibles et facilement memorisables, qui permettent une grande lisibilité des situations. Alors que les longs discours ou les raisonnements fatiguent, les affirmations fondées sur quelques chiffres bruts ou quelques pourcentages parlants suffisent à énoncer des vérités réputées indiscutables, parce que «scientifiquement prouvées».
Ce constat s'applique particulièrement bien aux statistiques policières, diffusées avec grand fracas tous les mois et amplement reprises par les médias. Même si les variations énoncées d'un mois sur l'autre sont parfois infimes, les commentaires font régulièrement la «une» des journaux. Un jour ils s'inquiètent de l'accroissement du nombre de délits constatés, un autre ils se félicitent de la baisse du nombre de plaintes enregistrées par les services de police. Si quelques critiques émergent çà et là, bien peu de gens en définitive comprennent ce que signifient réellement ces chiffres. Alors que des élections se gagnent ou se perdent sur des thèmes comme l'insécurité, beaucoup de commentateurs se gargarisent de chiffres interprétés souvent de manière abusive. Bons et mauvais chiffres sont analysés comme révélateur d'une dégradation ou d'une amélioration du climat social et de l'état de la délinquance, d'un accroissement ou d'une baisse de l'efficacité policière, ou bien du succès de tel ou tel ministre de l'Intérieur, surtout lorsque celui-ci veut se présenter à l'élection présidentielle.

Les médias ne sont d'ailleurs pas les seuls à user et abuser des chiffres : ils ne sont finalement que le reflet de pratiques solidement ancrées dans les ministères et les organisations policières. Ces institutions se focalisent de plus en plus sur la culture du chiffre, qui se manifeste à la fois dans leurs rapports avec l'extérieur et dans la gestion interne. Vis-à-vis du grand public, la publication des chiffres de la délinquance et des taux de réussite de la police est devenue un événement majeur du calendrier politique, au même titre que ceux de l'inflation ou du chômage. Sur le plan politique, des ministres ont demandé à être jugés en fonction de résultats chiffrés. En interne, de plus en plus, policiers et gendarmes sont évalués en fonction de ces chiffres : taux de criminalité, taux d'élucidation, nombre de gardes à vue, nombre de personnes mises à disposition de la justice, etc. Des systèmes sont mis en place pour conditionner le versement de primes et un «salaire au mérite» en fonction de ces résultats.
Pourtant, il reste une question de fond trop peu évoquée : que veulent dire ces chiffres ? Quelle crédibilité leur accorder ?
Une première remarque de bon sens s'impose : les policiers et les gendarmes sont dans cet ensemble juge et partie. Ce sont eux qui «produisent» l'essentiel des chiffres concernés. Parallèlement, ils sont évalués sur ces mêmes chiffres. Grande est alors la tentation de peser sur les indicateurs qui vont déterminer leur image et leur rémunération. Il n'y a là rien de surprenant. Bien des travaux de sciences humaines ont montré que, loin de refléter de manière neutre l'activité des personnes concernées, ces chiffres étaient une construction sociale. En d'autres termes, s'il sait qu'il est jugé sur un chiffre, l'homme fera tout ce qui est en son pouvoir pour que celui-ci corresponde le mieux à ce qui est son intérêt. Il existe donc de multiples façons de «jouer» sur la production des chiffres, et ce, à tous les échelons de la hiérarchie, depuis le gardien de la paix en patrouille dans la rue jusqu'aux cabinets ministériels...
À cela s'ajoute la complexité technique à laquelle se heurte toute classification d'une telle ampleur, à la base des statistiques publiées mensuellement. Comment arrive-t-on à ce chiffre de la délinquance constatée ? Que signifie-t-il ? Comment est organisée au quotidien la classification des crimes et délits ?
L'objectif ici n'est pas de dénoncer ces pratiques en les pointant d'un doigt accusateur, mais d'en expliquer les raisons et les mécanismes, de comprendre comment se construisent ces chiffres qui constituent, malgré leurs défauts, un des éléments essentiels de jugement des politiques publiques en matière de sécurité. Jumelée avec les faits divers, l'exploitation des mauvais résultats statistiques du gouvernement Jospin a amplement contribué à discréditer la réforme de la police de proximité, dont les conséquences se font sentir aujourd'hui, et a considérablement influé sur les résultats des élections municipales de 2001 et de l'élection présidentielle de 2002. Plus récemment, on observe que les statistiques policières sont toujours un enjeu politique essentiel et qu'elles participent à la construction de stratégies individuelles de conquête du pouvoir. Malgré leur absence de fiabilité, elles suscitent de nombreux commentaires ou analyses plus ou moins pertinents dans les médias et influent sur les perceptions de l'insécurité dans l'opinion.

Présentation de l'éditeur

DES CHIFFRES ET DES DOUTES

La publication des chiffres de la délinquance est devenue l'un des moments clefs de la vie politique et médiatique : la criminalité baisse, la police est performante et l'on s'extasie sur cette amélioration mathématiquement prouvée. Pourtant, contrairement à ce que l'on voudrait (nous faire) croire, ces chiffres si rassurants relèvent davantage d'une fabrique bien huilée que d'une véritable approche scien­tifique. La «vérité» des chiffres dissimule des constructions comptables chaotiques et... inquiétantes. Plongée détaillée dans l'univers des commissariats et des gendarmeries où s'élaborent ces chiffres, ce livre dévoile toutes les recettes utilisées pour construire les résultats souhaités en haut lieu et raconte comment s'est bâti un système qui, depuis le gardien de la paix jusqu'au ministre, «piège» l'ensemble des participants. Produire les «bons chiffres» devient la préoccupation principale, même si cela a des conséquences néfastes sur le travail policier, même si cela signifie reléguer le public au second plan, même si cela nuit à leur mission même : la lutte contre la délinquance.
Jean-Hugues Matelly est chercheur associé au Centre d'études et de recherche sur la police à l'IEP de Toulouse. Christian Mouhanna est chargé de recherches au CNRS. Ils sont spécialistes des questions de police et de justice.

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6 octobre 2007
Format: Broché
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