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Le Postmodernisme ou la logique culturelle du capitalisme tardif Broché – 14 novembre 2007

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Extrait

Extrait de l'introduction :

Le plus sûr est d'appréhender le concept du postmoderne comme une tentative de penser le présent historiquement à une époque qui, avant tout, a oublié comment penser historiquement. Dans ce cas, soit le postmoderne «exprime» un élan historique profond et irrépressible (sous quelque forme biaisée que ce soit), soit il le «réprime» et le dévie efficacement, selon le côté de l'ambiguïté qui a votre faveur. Le postmodernisme, la conscience postmoderne, pourrait bien alors n'être rien d'autre qu'une théorisation de sa propre condition de possibilité, ce qui se résume, au fond, à une simple énumération de changements et de modifications. Le modernisme, lui aussi, réfléchissait compulsivement sur le Nouveau et cherchait à en observer l'apparition (inventant dans ce but des moyens d'enregistrement et de notation analogues à la chronophotographie historique), mais le postmoderne aspire, pour sa part, aux ruptures, aux événements plus qu'aux nouveaux mondes, à l'instant révélateur après lequel il n'est plus le même; au «moment où tout a changé», comme le dit Gibson ', ou, mieux encore, aux modifications et aux changements irrévocables dans la représentation des choses et dans leur manière de changer. Les modernes s'intéressaient à ce qui pouvait résulter de ces changements et à leur tendance générale : ils réfléchissaient à la chose elle-même, substantivement, de manière utopique ou essentielle. Le postmodernisme est plus formel en ce sens, et plus «distrait» comme aurait pu le dire Benjamin; il ne fait que mesurer les variations et ne sait que trop bien que les contenus ne sont que des images de plus. Dans le modernisme, comme je vais tenter de le montrer plus loin, subsistent encore quelques zones résiduelles de «nature» ou d'«être», du vieux, du plus ancien, de l'archaïque; la culture parvient encore à exercer un effet sur cette nature et oeuvre à transformer ce «réfèrent». Le postmodernisme est donc ce que vous obtenez quand le processus de modernisation est achevé et que la nature s'en est allée pour de bon. C'est un monde plus pleinement humain que l'ancien, mais un monde dans lequel la «culture» est devenue une véritable «seconde nature». En effet, un des indices les plus importants pour suivre la piste du postmoderne pourrait bien être le sort de la culture : une immense dilatation de sa sphère (la sphère des marchandises), une acculturation du Réel immense et historiquement originale, un grand saut dans ce que Benjamin appelait «l'esthétisation» de la réalité (il pensait que cela voulait dire le fascisme, mais nous savons bien qu'il ne s'agit que de plaisir : une prodigieuse exultation face à ce nouvel ordre des choses, une fièvre de la marchandise, la tendance pour nos «représentations» des choses à exciter un enthousiasme et un changement d'humeur que les choses elles-mêmes n'inspirent pas nécessairement). Ainsi, dans la culture postmoderne, la «culture» est devenue un produit à part entière; le marché est devenu absolument autant un substitut de lui-même et une marchandise que n'importe lequel des articles qu'il inclut en lui-même : le modernisme constituait encore, au minimum et tendanciellement, une critique de la marchandise et une tentative pour qu'elle se transcende. Le postmodernisme est la consommation de la pure marchandisation comme processus. Par conséquent, le «style de vie» propre au super-État a le même rapport avec le fétichisme de la marchandise de Marx que les monothéismes les plus avancés avec les animismes primitifs ou le culte des idoles le plus rudimentaire; toute théorie élaborée du postmoderne devrait donc entretenir avec l'ancien concept d'«Industrie de la culture» de Horkheimer et Adorno un rapport un peu du même type que celui de MTV et les publicités fractales avec les séries télévisées des années cinquante.
Entre temps, la «théorie» a changé et offre un indice de son cru sur ce mystère. En effet, la façon dont toutes sortes d'analyses tendancielles de types jusqu'alors très différents - prévisions économiques, études de marché, critiques culturelles, nouvelles thérapies, lamentations (en général officielles) sur la drogue ou la permissivité, critiques de manifestations artistiques ou de festivals de films nationaux, cultes ou «renouveaux» religieux -se sont fondues en son sein pour former un nouveau genre de discours, que nous pourrions tout aussi bien appeler la «théorie du postmodernisme», est l'une des caractéristiques les plus frappantes du postmoderne et requiert une attention particulière. Il s'agit clairement d'une classe qui fait partie de sa propre classe, et je ne voudrais pas avoir à décider si les chapitres qui suivent constituent une étude sur la nature de cette «théorie postmoderne» ou n'en sont qu'une simple illustration.

Revue de presse

Publié en 1984 sous la forme d'un article avant de devenir un livre, le Postmodernisme ou la logique culturelle du capitalisme tardif a rencontré une audience considérable aux Etats-Unis, en Amérique latine, en Chine. Vendu à plusieurs dizaines de milliers d'exemplaires, l'ouvrage écarte les slogans sur la société postindustrielle, la fin des idéologies, voire, implicitement, le catastrophisme d'un Baudrillard, dont il fut pourtant proche. Pour lui, le capitalisme a dévoré l'ensemble de la réalité humaine, ses désirs, ses objets, sa culture, son passé. La postmodernité telle qu'elle s'exprime dans l'architecture, au cinéma ou dans la science-fiction, en est comme la deuxième peau culturelle. Une globalisation, une marchandisation générale du monde que Jameson décrit sous le terme de «totalité» : l'idée même de distance (géographique, culturelle, et même la «distance critique» si chère à la gauche) «a très précisément été abolie dans le nouvel espace du postmodernisme».S'il existe encore un «autre» auquel nous sommes confrontés, ce n'est plus la Nature, mais bien «le système-monde» lui-même, où nos «corps postmodernes» sont plongés et dont la spécificité est, puisque tout y est fondu, d'être «irreprésentable»...
Mais là où l'essayiste nostalgique aurait déjà annoncé la fin de la vraie culture et, dans la foulée, de l'espèce humaine, Jameson préfère mettre l'accent sur les efforts consentis par la conscience humaine pour se représenter ce système-monde irreprésentable. Là serait «le moment de vérité» d'une postmodernité fondée sur la culture du faux. (Eric Aeschimann - Libération du 25 octobre 2007)

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