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La réalisation est assez réussie, notamment certains plans séquence (marche puis course de Nelly "transfigurée", plan du pont dominant le train qui passe, discours moral de la nouvelle directrice en surimpression lyrique etc) mais le film brille surtout par l'interprétation de sa bande de femmes : Annie Ducaux, toujours très juste, Maximilienne terrifiante en ganache vieille école, Marguerite Pierry dans son habituel registre foldingue et, surtout, surtout, la jeune Corinne Luchaire (16 ans à l'époque) remarquable de talent et de blondeur dans son tout premier rôle de premier plan. Ginette Leclerc, parangon de vulgarité sensuelle, endosse un rôle de garce qui sera souvent le sien mais, et là c'est plus original, en version nettement saphique. Le thème du film est novateur qui oppose deux conceptions de la justice entre lesquelles notre République, 75 ans plus tard,n'a pas encore vraiment tranché.
Le son est très mauvais comme souvent, hélas, dans cette collection.
A noter que tout ce petit monde (ou presque) se retrouvera au premier rang de la Collaboration après la victoire nazie.
Corinne Luchaire est une des trois filles de Jean Luchaire ("Louche Herr" comme disait Henri Jeanson), grand patron de presse, corrompu notoire, homme à femmes, pro-nazi tapageur, ami personnel d'Otto Abetz, proche de Déat et Darnand, trafiquant de devises et familier des gestapistes français de la rue Lauriston.
Annie Ducaux fut une de ses maîtresses régulières. Remarquable comédienne au ciné comme au théâtre, elle excellera notamment dans "L'Inévitable M.Dubois" (Billon, 1943) ou "Florence est folle" (Lacombe, 1944), tentatives réussies de comédies "à l'américaine" tournées en pleine occupation.
De même Roger Duchesne, jeune premier prometteur, qui dut se ranger des voitures à la Libération. Melville (juif et résistant) lui redonna sa chance avec "Bob le flambeur" en 1955. Ce fut son dernier rôle.
Corinne Luchaire, elle, s'afficha en Rochas ou Jacques Heim au bras de ses amants, dont de fringants officiers nazis, ce qui lui valut une condamnation à 10 ans d'"indignité nationale" en 1946. Morte à 28 ans en 1950, elle a laissé un livre de mémoires ("Ma drôle de vie") dont j'ai écrit une critique à l'article correspondant.
Quant à Ginette Leclerc ("Le Corbeau" pour ne citer que ce chef d'oeuvre de Clouzot), aussi pétasse dans la vie que sur l'écran, experte dit-on en orgies, elle dirigea, grâce au père Luchaire justement, une boîte de nuit, paradis du marché noir, fréquentée essentiellement par le gratin de la SS. Il est piquant de la retrouver en taulière décatie dans "Le Cave se rebiffe", vingt ans plus tard.
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Si les films de prison ou sur la délinquance juvénile étaient dans les années 1930 très populaires aux USA, en France, bizarrement, ce type de film se heurta à la censure. On sait que Carné et Prévert tentèrent de mettre sur pied un projet qui promettait beaucoup mais qu'ils échouèrent malheureusement. Ici, il s'agit d'un film se situant dans une maison de redressement pour jeunes filles. Le film plaide pour une approche plus humaniste du problème, rompant avec les anciennes méthodes autoritaires, incarnées dans le film par la redoutable Maximilienne. Léonide Moguy réussit une mise en scène assez inspirée et on y retrouve de jeunes actrices comme Corinne Luchaire ou Ginette Leclerc. Un film intéressant, un peu trop mélodramatique et certainement daté, mais qui demeure une heureuse exception dans la carrière assez terne de Moguy.
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le 25 février 2013
Incroyable - un établissement de redressement de jeunes filles tenu par des privés
Comme pour Magdalena sisters qui se passe en irlande les pensionnaires sont de pauvres filles dont les familles se séparent
Merveilleuse Corinne Luchaire qui avait 17 ans lorsqu'elle a joué ce rôle
Par ailleurs un film maudit car Corinne Luchaire a été condamné à la libération, car fille de Jean Luchaire
Un film magnifique !
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ce film réalisé par Léonide Moguy en 1938 avec des dialogues d'Henri Jeanson part de bons sentiments. Trop sans doute. Comment transformer une maison de redressement pour jeunes filles délinquantes en résidence surveillée sans barreaux. Une jeune directrice (Annie Ducaux) est nommée pour cette tâche difficile. Elle se heurte d'abord à l'hostilité d'une grande partie du personnel présent dont la gardienne cheffe (Maximilienne) et au scepticisme des jeunes filles détenues puis elle fait confiance à une évadée qui vient d'être reprise par la gendarmerie, Nelly (Corinne Luchaire). Et ça marche. Sans doute un peu trop bien , un peu trop vite mais l'essentiel se trouve dans ces bons sentiments.
Il faut préciser qu'une grande part des jeunes emprisonnées n'ont surement rien à faire en cet endroit. Nelly notamment. Malheureusement vient se greffer une amourette entre le beau docteur de l'établissement (Roger Duchesne) et Nelly. Or celui-ci était fiancé à la jeune directrice...Renée (Ginette Leclerc) une co détenue, les ayant surpris elle fait du chantage envers Nelly pour certaines faveurs. Il est à noter qu'il a été dit que c'est dans ce film que Raimu remarqua Ginette Leclerc et l'imposa ensuite pour jouer avec lui dans "la femme du boulanger". Le film est donc intéressant pour cette opposition entre la pure répression et la compréhension. Au fond le problème est toujours d'actualité. Dommage que le son du DVD soit parfois si médiocre. Pas de bonus ni de chapitrage.
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le 5 février 2011
Je suis enchanté d'avoir retrouvé ce DVD avec la regrettée et excellente Corinne Luchaire en premier rôle.
L'action se déroule dans une maison de redressement pour jeunes filles - le film date de 1938 - où les conditions
des pensionnaires sont très dures. Mais une nouvelle directrice, humaine celle-là, est nommée et elle aura
des difficultés à s'entendre avec les anciennes gardiennes de l'établissement.
Arrive une jeune fille qui s'était évadée (la belle Corinne Luchaire) et a été reprise par les gendarmes :
elle est désormais méfiante.
Le film décrit les relations entre cette jeunes fille, les gardiennes, la nouvelle directrice, un jeune médecin
affecté à cet établissement, et les autres filles qui y sont pensionnaires.
A noter également la présence de la jeune et sensuelle actrice Ginette Leclerc qui joue remarqumablement bien.
Amateurs de bons vieux films Français de qualité, achetez ce DVD : vous serez ravis comme moi par cet excellent film !
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