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MEMBRE DU CLUB DES TESTEURS500 PREMIERS REDACTEURS D'AVISle 23 juillet 2017
1874, Victor Hugo est au sommet de sa gloire. Après avoir été dans sa jeunesse un royaliste conservateur, il est progressivement devenu une icône républicaine encore toute auréolée de ses 18 ans d’exil sous Napoléon III. La troisième république est alors encore fragile dans une France toujours très affectée par la défaite de 1870 et la guerre civile de la Commune en 1871.
Victor Hugo fait partie de l’élite intellectuelle défavorable à une restauration monarchique encore possible et qui agit pour l’instauration définitive d’une république modérée et démocratique.
C’est dans ce contexte que parait « Quatrevingt-treize».

Victor Hugo a des parents qui ont connu les guerres de Vendée. Son père y était officier dans l’armée républicaine, sa mère d’origine Nantaise a vécu sa jeunesse à proximité des événements.
On pouvait donc s’attendre à l’insertion dans le roman de faits historiques issus d’une tradition familiale. Il semblerait qu’il n’y ait rien de tout cela C’est pourquoi le récit de cette guerre civile sous la plume de notre géant littéraire national peut paraître très décevant.
L’action se situe en Bretagne, l’histoire est totalement inventée et ne repose sur aucune base réelle. La bravoure et l’héroïsme des combattants des deux bords est bien mise en avant, mais il s’avère vite que ce roman est un pamphlet républicain avec un usage politique pour le contexte de 1874.
Lantenac, chef des chouans, est décrit comme un noble dur, cruel et rétrograde à la solde de l’Angleterre, alors que son petit neveu Gauvain, généreux général bleu, et l'inflexible représentant de la République, le curé défroqué Cimourdain, sont présentés comme des héros antiques débordant de vertu.
La fin rééquilibre un peu les choses et met en avant les grandes valeurs morales de chacun.
Mais Hugo prend clairement parti pour la république et dénigre les valeurs monarchistes, même s’il déplore la terreur et ses excès.

Pour faire passer son message politique, Hugo n’est pas toujours inspiré. Certains passages sont carrément lourds, mais le plus consternant à mes yeux est l’utilisation fallacieuse d’enfants pour dénigrer le combat des royalistes. Contrairement à ce qu’évoque Hugo, jamais les chouans ou les vendéens n’ont pris d’enfants en otage. Les jeunes innocents massacrés l’ont hélas toujours été par les troupes républicaines.

L’intérêt de ce roman est donc de constater à quel point l’histoire des guerres de Vendée a été, et est parfois encore un enjeu politique et idéologique. Nous vivons à une époque où prolifèrent les « fake news » et où l’on veut convenir d’un « roman national » pour redonner à nos enfants des repères moraux et les valeurs de leurs aïeux. « 93 » est l’archétype de l’histoire utilisée à des fins politiques. Elle permet de prendre en flagrant délit de manipulation historique Victor Hugo, immense conscience nationale, porté au Panthéon dès sa mort.
A partir de cet exemple on devrait faire réfléchir nos enfants sur le problème moral suivant : « Au nom d’une bonne cause, peut-on prendre des libertés avec la vérité ? ».
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le 8 février 2016
Il est toujours présomptueux de prétendre commenter Hugo. Cependant, Quatrevint-treize, outre sa qualité purement littéraire, au travers d'une érudition bouillonnante, met en lumière plus que d' autres, peut être, certains messages à caractère, disons,"philosophique" de son oeuvre. Hugo profite toujours de la forme romanesque pour diffuser ses idées sur des thèmes qui lui tiennent à coeur. Les Misérables, par exemple, nous parlent en filigrane du Droit des peuples, des Droits de l' Homme, du droit à l' oubli etc... Autant de sujet chers à Hugo le "progressiste" de coeur et l' abolitionniste militant. Ici, je retiendrai plus particulièrement les dix magnifiques dernières pages de ce roman historique. La question est posée: valons nous mieux, que nos ennemis, si nous nous conduisons comme eux ? Sujet que l' on pourrait qualifier de "socrato platonicien". En effet, nous nous définissons par nos actes, seule valeur mesurable, face à de supposées valeurs intrinsèques: c'est la primauté de l' "objectif" sur le "subjectif". Pour Hugo, "valoir mieux que son ennemi", c' est incarner le Droit. Au sens d' un Droit humain" supérieur à celui des lois, compatible avec la "Hauteur d' Ame". Altitude (très romantique) du "savoir faire grâce", cette "faiblesse" qui confère la grandeur. C'est ce que l'on retrouve ailleurs, dans la célèbre phrase: "Donne lui tout de même à boire, dit mon père." Ce thème, avec d' autres cités plus haut, est transversal à l' oeuvre, mais ici, il est presque central.
Valoir mieux que l' ennemi, ça peut être aussi, ailleurs, laisser la vie sauve à Javert. Pour sa part, Hugo a déjà tranché: C'est préférer l' humain.
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le 9 novembre 2014
Le livre est intéressant à lire entre roman et commentaire sur cette année sanglante illustrée de façon classique par l'exemple d'une famille déchirée par la guerre civile avec un parent dans le camp royaliste et un autre dans le camp républicain.
L'auteur ne porte pas de jugement idéologique mais dépeint le fanatisme et la barbarie dans les deux camps, comme il montre l'humanité sous-jacente qui existe en tout être humain à des degrés divers et peut refaire surface de façon inattendue.

Je n'accorde que trois étoiles à la version kindle qui contient un certain nombre de coquilles, comme œil écrit "il", cœur écrit "cur" par exemple.
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le 15 mars 2014
Une vision un peu partisane de la révolution française et de l'année terrible.
C'est bien de voir les révolutionnaires de manière favorable sans caricatures et avec une certaine emphase.

La fin est Ô combien réaliste et bien significative de ces périodes mouvementées & tragiques.

Un grand roman d'histoire, de politique et d'Aventure.

Beaucoup de plaisir à lire & à relire ce livre. Je viens bientôt le lire sous kindle.
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le 26 octobre 2017
Pourrait-on trouver des éditions sérieuses des classiques français en format kindle? C'est du remplissage de catalogue. Il y a des retours à la ligne approximatifs, des virgules en trop, des caractères mal reconnus ("bêton","l'il fixe",…). Je viens de commander le livre de poche pour le finir dans de bonnes conditions.
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le 8 mars 2015
Très beau livre et très historique et ça m'a appris la souffrance d'un peuple minoritaire comme le mien (la Bretagne) les révolutionnaires ne faisait pas de cadeaux ils exterminait femmes enfants bretons au nom de leur idéal et surtout un fou du nom de Robespierre
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le 18 novembre 2015
Roman mélangeant la réalité et la fiction. Les 3 personnages principaux : Lantenac le Royaliste, Cimourdain le Républicain extrême, et Gauvain le Républicain humaniste, montrent un bel éventail des différentes opinions de l'époque. La conversation (fictive) entre Marat, Robespierre et Danton est géniale. Des passages sont un peu compliqués à suivre avec beaucoup de noms et de dates.
Seul bémol, les commentaires sont trop nombreux, rarement pertinents, et révèlent parfois ce qu'il se passe quelques pages plus loin.
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le 20 juin 2015
Très bon livre, un classique de la littérature française à ne négliger sous aucun prétexte. Surtout pour ce prix :)
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le 9 octobre 2015
Victor Hugo sait nous mener dans ses histoires et nous tenir en haleine jusqu'au bout en nous apprenant tant de choses : histoire, vocabulaire, métiers. Quelle belle illustration de la relation complexe entre les hommes, de la naissance de notre république. Encore une fois merci M. Hugo.
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le 19 mai 2015
QUATRE-VINGT TREIZE.
J'ai voulu lire ce livre que mon père lisait de façon régulière. J'y ai trouvé une histoire d'une partie de la révolution qui montre bien l'ambivalence qui régnait dans les familles à cette époque. J'y ai vraiment trouvé ce que j'attendais de Victor Hugo. Je suis très contente de l'avoir lu. Je pense que plus jeune je ne l'aurais pas autant apprécié. Merci de mettre à notre disposition d'aussi bons ouvrages.
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